Ryanair salue les décisions de la Cour de justice de l’UE sur les aides d’état d’air France-KLM

Ryanair salue les décisions de la Cour de justice de l’UE sur les aides d’état d’air France-KLM

Hier, mercredi 20 décembre, Ryanair s’est félicitée de l’arrêt du Tribunal de l’UE jugeant illégale l’aide d’État liée à la Covid-19 de 7 milliards d’euros accordée à Air France-KLM en 2020 et de 4 milliards d’euros en 2021. La compagnie aérienne annonce qu’elle « demande maintenant à la Commission européenne d’ordonner à la France de récupérer immédiatement ces aides d’État illégales de plusieurs milliards d’euros auprès d’Air France-KLM et d’imposer des mesures correctives adéquates pour réparer au moins en partie les dommages causés à la concurrence par cette aide massive de l’État », souligne-t-elle dans un communiqué. Un porte-parole de Ryanair a déclaré : « L’une des plus grandes réalisations de l’Union européenne est la création d’un véritable marché unique du transport aérien. L’approbation par la Commission européenne de l’aide de l’état français à Air France-KLM allait à l’encontre des principes fondamentaux du droit communautaire, comme le principe de non-discrimination sur la base de la nationalité. Les arrêts rendus aujourd’hui confirment que la Commission doit agir en tant que gardienne de l’égalité des conditions de concurrence dans le transport aérien et qu’elle ne peut pas approuver les aides d’État discriminatoires accordées par les gouvernements nationaux. L’intervention de la Cour est un triomphe pour la concurrence loyale et les consommateurs dans l’ensemble de l’UE. L’approche laxiste de la Commission européenne en matière d’aides d’État depuis le début de la crise de la Covid-19 a permis aux États membres de signer des chèques à durée indéterminée à leurs compagnies aériennes zombies inefficaces au nom d’un prestige national défraîchi. Au cours de la pandémie de la Covid-19, plus de 40 milliards d’euros de subventions publiques discriminatoires ont été accordés aux compagnies aériennes de l’UE. Le Tribunal de l’UE a déjà statué dans d’autres affaires concernant les aides d’État Covid-19 que des milliards d’euros d’aides reçues par SAS, Lufthansa et certaines compagnies aériennes italiennes étaient illégales. La direction générale de la concurrence de la Commission européenne n’a toujours pas agi pour imposer la récupération des aides illégales, ni imposé de mesures pour remédier aux dommages causés à la concurrence par les gouvernements suédois, danois, allemand et italien qui ont favorisé leurs compagnies aériennes locales au détriment d’autres compagnies aériennes de l’UE, en violation du droit européen. Les arrêts rendus aujourd’hui soulignent la nécessité pour la Commission européenne d’agir immédiatement pour récupérer ces aides d’État illégales et d’ordonner des mesures correctives pour réparer au moins une partie des dommages causés à la concurrence. La concurrence non faussée élimine l’inefficacité et profite aux consommateurs grâce au choix et aux tarifs bas. Les subventions injustifiées, en revanche, encouragent l’inefficacité et nuiront aux consommateurs pendant des décennies ».

Hervé Kozar, directeur général adjoint commercial de Transavia : On est passé de 10 à 15% de clientèle business en 2016

Hervé Kozar, directeur général adjoint commercial de Transavia : On est passé de 10 à 15% de clientèle business en 2016

Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, va renforcer son réseau sur les lignes marocaines, a annoncé Hervé Kozar, directeur général adjoint commercial de Transavia, lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca. Vous êtes présent au Maroc depuis 10 ans. Pourquoi êtes-vous resté discrets pendant toutes ces années ? Hervé Kozar: Effectivement au tout début, notre business se faisait surtout avec les tour- opérateurs. On n’était pas une marque B to C alors qu’aujourd’hui on l’est complètement. On fait à 90% des ventes clientèles individuelles. On est de ce fait plus présent en tant que marque. En 2016, on a 1 million de sièges à offrir sur les lignes marocaines et l’été prochain, comme je le disais, on en rajoute 100 mille. On va continuer à être de plus en plus présent parce que le Maroc est un marché clef sur lequel on se développe depuis ces dix dernières années. Transavia opère sur six destinations au Maroc. Comptez-vous en ouvrir de nouvelles? Notre compagnie renforce son offre au Maroc en rajoutant de nouvelles fréquences sur Paris-Agadir, Paris-Oujda et Nantes-Marrakech. Il n’y aura donc pas de nouveaux départs, mais des sièges supplémentaires au départ des routes existantes. Votre clientèle est à majorité française. Ce profil a-t-il évolué ? Aujourd’hui, il y a un rééquilibrage en faveur des marchés étrangers. On est plus dans un rapport de 75 – 25 qui viennent aussi de l’étranger. Et puis, on espère bien avoir de plus en plus de Marocains dans nos vols grâce à l’ouverture vraisemblablement début en 2017 de ventes en dirham. Ce qui devrait être un accélérateur à la croissance au départ du Maroc. Par ailleurs, on voit aussi émerger dans le profil une clientèle de plus en plus business qui emprunte des low-cost et donc Transavia. Nous, on est passé de 10 à 15% de clientèle business en 2016, ce qui fait 50% d’augmentation en un an. Grâce à des offres de produits incluant un certain nombre d’attributs que l’homme d’affaire apprécies comme le flexibilité du billet, le coupe-file à l’aéroport, la fluidité à l’aéroport et puis le fait qu’on soit à Orly, un aéroport facile pour les hommes d’affaires désireux de rejoindre Paris.