Bénin/Agenda du secteur du numérique et de la digitalisation : 2023, année de passage à l’échelle

Bénin/Agenda du secteur du numérique et de la digitalisation : 2023, année de passage à l’échelle

La salle « Fleuve jaune » du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, a servi de cadre le vendredi 03 février 2023 à la présentation de l’agenda 2023 du secteur du numérique et de la Digitalisation, présidée par la Ministre Aurelie ADAM SOULE ZOUMAROU. Impact, renforcement de la résilience, passage à l’échelle, seront les maitres-mots de cette année 2023 dans le secteur du numérique et de la digitalisation. 2023 sera l’année de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Intelligence et des Mégadonnées (SNIAM) et de la poursuite de nombreux chantiers tels que le déploiement des salles numériques et e-services, le cadre règlementaire notamment le code du numérique, la loi sur la radiodiffusion numérique et la protection des données. L’extension des sites mobiles et la phase pilote de la 5G, seront également des points marquants de l’année 2023. La Ministre Aurelie ADAM SOULE ZOUMAROU annonce également deux réformes majeures à savoir la mutualisation des travaux de construction d’infrastructures passives et l’insertion de la formation aux compétences numériques minimales dans les cursus de formations classiques et de certification. Dans le secteur des médias, l’accent sera mis sur la poursuite de la modernisation de l’ORTB, le lancement de la chaîne A+ Bénin, la mise en place d’un cadre pour l’organisation du secteur de la publicité et le lancement de la TNT avec la mise sur le marché des décodeurs. Pour rappel, les crédits alloués au Ministère du Numérique et de la Digitalisation au titre de l’exercice budgétaire 2023, s’élèvent à trente et un milliards soixante-quinze millions quatre-vingt-un mille (31 075 081 000) FCFA soit 9 003 433 000 F CFA pour les dépenses ordinaires et 22 071 648 000 F CFA pour les dépenses en capital. Les principales actions envisagées sont : La présentation de l’agenda du secteur, a été également l’occasion pour le secteur privé (FAI et opérateurs de téléphonie mobile), l’Alliance Smart Africa et les partenaires au développement tels que le PNUD, la GIZ d’exposer les actions phares en lien avec le secteur du numérique, prévues pour l’année 2023. L’activité a connu la participation du Président de l’ARCEP, Flavien BACHABI ; du Président de l’APDP, Yvon DETCHENOU ; de l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Son Excellence Monsieur Brian Shukan du Directeur Général de Smart Africa, Lacina KONE.

Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025 présenté à Yaoundé pour accélérer l’agenda de la Zone de libre-échange continentale africaine

Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025 présenté à Yaoundé pour accélérer l’agenda de la Zone de libre-échange continentale africaine

Le ministre de l’Économie, de la planification et de l’administration du territoire, également gouverneur de la Banque africaine de développement pour le Cameroun, Alamine Ousmane Mey, a ouvert, lundi 16 septembre à Yaoundé, au Cameroun, l’atelier de restitution du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025 (DSIR-AC). L’atelier de restitution a réuni les ministres gouverneurs du Tchad et de la République centrafricaine : Issa Doubragne, ministre tchadien de l’Économie et de la planification du développement, Félix Moloua, ministre centrafricain de l’Économie, du plan et de la coopération, ainsi que Daniel Ona Ondo, président de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), et Daniel Molongandzeyi, directeur général de l’intégration au ministère du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale de la République du Congo. « C’est avec beaucoup d’espoir, d’intérêt et d’attention que nos pays et nos communautés accueillent le nouveau Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025, dans le but d’accélérer l’intégration en Afrique centrale », a déclaré Alamine Ousmane Mey, saluant la publication du nouveau DSIR-AC 2019-2025. « Au niveau continental, les objectifs et piliers du DSIR-AC sont en adéquation avec ceux de l’Union africaine en matière d’intégration. Au niveau régional, il prend en compte la vision stratégique à l’horizon 2025 de la CEEAC et le programme économique régional 2017-2021 de la CEMAC » a ajouté le ministre. Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de la région Afrique centrale à la Banque africaine de développement, Ousmane Doré, a indiqué que le nouveau DSIR-AC 2019-2025 avait été élaboré dans un contexte de changements institutionnels majeurs à la Banque, notamment le rapprochement avancé des régions à travers une décentralisation désormais effective. « Cette stratégie d’appui à l’intégration régionale tient compte du contexte socio-économique actuel de la région, de ses défis et faiblesses, mais aussi, de ses forces et opportunités. Il propose de tirer parti des avantages comparatifs de la région, notamment de ses abondantes ressources forestières et minières, de ses diverses zones écologiques et sa situation géographique stratégique » a souligné Ousmane Doré. « Une intégration régionale effective en Afrique centrale permettra, en outre, de stimuler l’essor des marchés nationaux, d’accroître les flux commerciaux et d’investissement, d’atténuer les carences institutionnelles et d’infrastructures, et d’impulser une transformation structurelle en vue d’un développement plus équitable et durable, qui contribuera à réduire les facteurs de fragilité » a-t-il poursuivi. « Ce nouveau document d’assistance régionale de la Banque pour l’Afrique centrale a été conçu en étroite concertation avec la CEMAC, la CEEAC, les gouvernements de la région, le secteur privé et les partenaires au développement. Doté d’un programme indicatif de près de 30 opérations régionales pour un montant global de 4,4 milliards de dollars américains, sa mise en œuvre nécessitera un partenariat renforcé » a précisé Solomane Kone, responsable-pays de la Banque au Cameroun. Le Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 couvre sept pays : Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo et Tchad. Il répond aux priorités des communautés économiques régionales et de leurs pays membres. Les échanges tenus lors d’une table ronde organisée pour la circonstance ont mis en exergue la nécessité, pour les différentes parties prenantes, de s’approprier le contenu du Document adopté le 28 mars 2019 par les Conseils d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, pour une opérationnalisation et une accélération de l’agenda de l’intégration régionale en Afrique centrale, en particulier celui de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).