L’Afrique du Sud peut réaliser son potentiel gazier grâce à une stratégie équilibrée de conversion du gaz en liquides

L’Afrique du Sud peut réaliser son potentiel gazier grâce à une stratégie équilibrée de conversion du gaz en liquides

TRIBUNE ECO. Il n’est pas exagéré de dire que les découvertes de gaz offshore en Afrique du Sud offrent à ce pays un potentiel de transformation économique comparable à celui du boom pétrolier en Guyane ou du secteur énergétique émergent au Suriname.  Les estimations pour le projet de gaz à condensats Luiperd-Brulpadda, dans le bloc 11B/12B au large de la côte sud de l’Afrique du Sud, évaluent ses réserves à 3,4 billions de pieds cubes (tcf) de gaz et 192 millions de barils de gaz à condensats. La production sur ce site permettrait de créer des milliers d’emplois et de revitaliser des régions telles que Mossel Bay, où la raffinerie de gaz liquéfié d’Afrique du Sud alimentait autrefois l’emploi et l’industrie locaux avant que le déclin de la production n’oblige à procéder à des réductions.  Malheureusement, tout cela pourrait n’être qu’un vœu pieux, car le retrait de TotalEnergies de ce projet en 2024 a révélé un obstacle majeur.  Le potentiel gazier de l’Afrique du Sud est actuellement bloqué, en partie à cause des contestations judiciaires engagées par des groupes d’activistes environnementaux qui ont stoppé des projets d’une valeur de 1,6 milliard de dollars, mais aussi en raison de l’incapacité de toutes les parties concernées à s’entendre sur le prix d’achat du gaz.  La solution GTL  Une stratégie de conversion du gaz en liquide (GTL), qui lie les prix aux marchés spot du gaz naturel liquéfié (GNL) et inclut une participation significative de la communauté, contribuerait à équilibrer les besoins des investisseurs en amont, des utilisateurs en aval et des communautés côtières, tout en assurant une croissance durable pour le reste du pays.  Le dilemme du prix du gaz est le principal obstacle.  Les entreprises en amont telles que TotalEnergies exigent des contrats libellés en dollars afin d’atténuer le risque de change et de garantir le retour sur leurs investissements considérables dans l’exploration. Le gouvernement sud-africain se méfie à juste titre des accords libellés en dollars et préfère des prix en rands afin de protéger les consommateurs locaux et de maintenir des prix abordables. L’impasse rencontrée par TotalEnergies sur cette question est l’un des facteurs qui ont motivé son retrait du bloc 11B/12B, malgré les découvertes prometteuses et difficilement acquises sur le site.  Le marché intérieur complique encore davantage la situation.  Les producteurs d’électricité ont besoin de prix du gaz bas, car leurs marges sont faibles une fois pris en compte les coûts liés au carbone. Les opérateurs en amont, en revanche, doivent obtenir des prix plus élevés pour justifier le développement de leurs projets en eaux profondes, qui nécessitent d’importants investissements. Parallèlement, le marché mondial du GNL devrait rester saturé pendant les trois à cinq prochaines années, ce qui rend l’exportation de gaz sous forme de GNL moins compétitive pour l’instant. Sans compromis sur les prix, le gaz sud-africain reste inexploité, laissant de côté tous les profits et les opportunités qu’il représente.  Une stratégie GTL offre toutefois une solution à plusieurs facettes. En revitalisant l’installation GTL de PetroSA à Mossel Bay et en convertissant le gaz naturel en combustibles liquides à haute valeur ajoutée tels que le diesel et le kérosène sur place, l’Afrique du Sud pourrait réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de combustibles, renforcer sa sécurité énergétique et offrir des opportunités d’emploi à des milliers de travailleurs.  Le précédent est clair : au Suriname, le projet en eaux profondes GranMorgu de TotalEnergies devrait créer 6 000 emplois locaux et injecter au moins 1 milliard de dollars dans l’économie. Une initiative similaire dans l’installation inactive de Mossel Bay pourrait transformer la côte sud de l’Afrique du Sud, fournissant au gouvernement de nouvelles recettes et une plus grande stabilité économique.  Il ne s’agit pas là d’un simple optimisme ; ce plan d’action serait un moyen pratique de tirer parti des infrastructures existantes pour stimuler le développement régional. Mais, une fois encore, la viabilité économique d’une stratégie GTL comme solution pour la production de gaz sud-africaine dépend de la conclusion d’un accord sur les prix du gaz qui satisfasse à la fois les producteurs et les consommateurs.  Pour résoudre cette impasse sur les prix, l’Afrique du Sud devrait adopter une formule qui lie le prix d’achat du gaz au prix spot mondial du GNL, moins un pourcentage reflétant l’absence de coûts de liquéfaction et de transport. Cette approche permettrait aux entreprises en amont de recevoir des paiements en dollars, satisfaisant ainsi leurs besoins financiers tout en s’alignant sur les fluctuations inhérentes au marché mondial. En aval, les producteurs d’électricité et les opérateurs GTL bénéficieraient de prix réduits, rendant les projets économiquement viables aux deux extrémités de la chaîne d’approvisionnement.  En outre, le gouvernement pourrait encourager le développement du GTL par des allégements fiscaux, des subventions aux infrastructures ou des partenariats public-privé, de sorte que les avantages économiques de ces projets seraient plus susceptibles de l’emporter sur les coûts initiaux. Ce modèle de tarification constituerait un compromis équitable qui éviterait les écueils des contrats basés sur le rand et répondrait aux besoins de toutes les parties prenantes.  Autres obstacles  Surmonter l’opposition environnementale est une autre étape cruciale pour faire progresser le développement gazier, et négliger l’engagement communautaire à cet égard ne fait que donner aux organisations non gouvernementales (ONG) les moyens de contester les projets devant les tribunaux. Les campagnes de sensibilisation communautaire de l’Agence pétrolière sud-africaine, qui informent les populations locales sur les avantages et les risques du développement gazier, offrent un modèle d’amélioration dans ce domaine. L’extension de ces efforts pour inclure une participation précoce et transparente au processus d’évaluation de l’impact environnemental (EIE) contribuerait à instaurer la confiance et à réduire les motifs d’action en justice.  Les réunions publiques et les résumés accessibles de l’EIE seraient un moyen de mettre en évidence les avantages économiques d’une stratégie GTL. En impliquant les communautés en tant que parties prenantes, le gouvernement et l’industrie peuvent travailler ensemble pour démontrer que le développement gazier peut créer une prospérité partagée.  La mise en œuvre d’une stratégie GTL est en soi un autre moyen

CSA s’associe à Crunchyroll en tant que sponsor associé de l’équipe masculine des Proteas pour la prochaine série de matchs en Inde

CSA s’associe à Crunchyroll en tant que sponsor associé de l’équipe masculine des Proteas pour la prochaine série de matchs en Inde

SPORTS. Cricket South Africa (CSA) a annoncé aujourd’hui que Crunchyroll, leader mondial de l’anime, sera le sponsor associé de l’équipe des Proteas Men’s Series en Inde, qui se déroulera du 14 novembre au 19 décembre. Dans le cadre de ce partenariat, la marque Crunchyroll figurera en bonne place sur les maillots de l’équipe masculine des Proteas dans tous les formats : Test, One Day International (ODI) et Twenty20 (T20). Cela marque une expansion significative de la présence mondiale de Crunchyroll dans le domaine du sport et amène la marque sur l’une des plus grandes scènes internationales du cricket. Ce partenariat marque une nouvelle étape dans le développement de l’engagement de Crunchyroll auprès des acteurs du sport international. L’anime et le cricket suscitent tous deux des communautés de fans passionnées, nourries par l’émotion, le suspense et des récits inoubliables. Ensemble, ils tissent un lien qui transcende les frontières, unissant les fans en Inde, en Afrique du Sud et au-delà. Pholetsi Moseki, directeur général de CSA, a déclaré : « CSA est fier d’accueillir Crunchyroll comme sponsor officiel de l’équipe pour la prochaine India Series. L’anime étant devenu l’un des phénomènes de divertissement les plus importants au monde, avec bientôt plus d’un milliard de spectateurs, nous considérons ce partenariat comme une célébration de valeurs partagées et une volonté de nous connecter avec un public international. » Kartik Gandhi, vice-président senior en charge de la croissance et de la planification chez Crunchyroll, a déclaré : « Nous sommes ravis de nous associer à Cricket South Africa pour cette série passionnante avec l’Inde. Le cricket et l’anime reflètent tous deux l’intensité de la compétition et la joie d’une passion partagée. Ce partenariat renforce notre engagement constant à rapprocher les univers du sport et de l’anime, en combinant l’esprit de l’anime avec celui du cricket sur deux marchés dynamiques où la popularité de l’anime est en pleine croissance : l’Inde et l’Afrique du Sud. » AMA

La République du Congo mettra en avant sa vision stratégique en matière d’énergie avec le Premier ministre Anatole Collinet Makosso lors d’un événement consacré à l’énergie au Cap

La République du Congo mettra en avant sa vision stratégique en matière d’énergie avec le Premier ministre Anatole Collinet Makosso lors d’un événement consacré à l’énergie au Cap

La République du Congo sera à l’honneur lors de l’African Energy Week (AEW) 2025 : Invest in African Energies au Cap, où le Premier ministre Anatole Collinet Makosso dirigera une délégation de haut niveau représentant le président Denis Sassou Nguesso. La présence du Premier ministre souligne l’engagement du gouvernement à intégrer la croissance du secteur énergétique aux priorités nationales en matière de développement, témoignant à la fois de la stabilité politique et d’une vision claire pour une expansion économique durable. Le projet Congo LNG est au cœur de la stratégie du Congo. En août 2025, l’unité flottante de GNL Nguya, d’une capacité de 2,4 millions de tonnes par an (MTPA), a quitté Shanghai pour rejoindre la concession offshore Marine XII. Cela fait suite à l’exploitation réussie du Tango FLNG, qui a commencé sa production en décembre 2023. Ensemble, ces installations porteront la production de GNL du pays à 3 MTPA d’ici la fin 2025, renforçant ainsi le rôle du Congo en tant qu’exportateur régional de GNL. Au-delà de la production d’énergie, ces projets contribuent au développement national en générant des emplois, en renforçant les compétences locales et en créant des opportunités pour la participation du secteur privé dans les infrastructures et le transport maritime. En aval, la raffinerie de Fouta, située près de Pointe-Noire, devrait entrer en service en 2025. Avec une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de produits raffinés, notamment de l’essence, du diesel, du kérosène et des matières premières pétrochimiques, elle réduira la dépendance du pays vis-à-vis des importations tout en soutenant la croissance industrielle et le développement du contenu local. Ce projet, associé à la modernisation en cours de la raffinerie CORAF, représente un point de convergence entre la stratégie énergétique et la politique économique, offrant aux investisseurs des possibilités de partenariats, de fourniture de technologies et de contrats de gestion opérationnelle qui contribuent à des objectifs socio-économiques plus larges. Le gouvernement investit également massivement dans les infrastructures énergétiques, notamment dans un pipeline reliant le port occidental de Pointe-Noire à Brazzaville. Ce projet, mené en collaboration avec des partenaires internationaux, améliorera l’efficacité du transport de carburant, renforcera la sécurité énergétique nationale et favorisera l’intégration régionale. Cette initiative illustre l’approche du Congo, qui consiste à combiner une planification stratégique avec des opportunités d’investissement concrètes, créant ainsi les bases d’une croissance durable à long terme. « La présence du Premier ministre Anatole Collinet Makosso à l’AEW 2025 souligne l’engagement de la République du Congo à transformer son secteur énergétique en un moteur de la croissance nationale. En développant la production de GNL, en développant les raffineries locales et en modernisant les infrastructures, le gouvernement crée un environnement propice à l’investissement tout en favorisant le développement socio-économique et la sécurité énergétique », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. AEW 2025 : Invest in African Energies offre à la République du Congo une plateforme pour présenter sa stratégie énergétique intégrée, attirer des partenariats internationaux et mettre en évidence la manière dont la croissance du secteur énergétique peut favoriser la construction nationale et la réalisation des objectifs politiques. La présence du Premier ministre Makosso montre que le pays se positionne activement comme un partenaire fiable et tourné vers l’avenir dans l’expansion énergétique de l’Afrique. African Energy Chamber.

Coupe du Monde U-20 : Les Africains fixés

Coupe du Monde U-20 : Les Africains fixés

L’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria et l’Égypte savent désormais ce qui les attend. À quatre mois de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA (27 septembre – 19 octobre 2025), les représentants africains connaissent leurs adversaires. Et le tirage, effectué à Santiago,vendredi n’a pas été tendre. C’est un frisson d’anticipation qui a parcouru les rangs africains au moment où les boules se sont ouvertes, une à une, dans l’auditorium de la Fédération chilienne. Le Nigeria a été le premier à entrer en scène. Logé dans le chapeau 2, le sextuple champion continental s’est vu offrir un groupe dense et ouvert : Colombie, Arabie Saoudite, Norvège. Un cocktail de puissance physique, de discipline tactique et d’inspiration sud-américaine. Rien d’impossible, mais rien de confortable non plus. Championne d’Afrique en titre, l’Afrique du Sud savait que les projecteurs seraient braqués sur elle. Le tirage l’a placée dans un Groupe E redoutable, aux côtés des États-Unis, de la France – championne en 2013– et de la Nouvelle-Calédonie, habituée des joutes océaniennes. Une double confrontation de prestige pour l’Amajita, qui aura là une occasion unique de mesurer leur niveau face à deux grandes écoles du football mondial. Pour le Maroc, le tirage a pris des allures de parcours du combattant. Le Groupe C, dans lequel les Lionceaux de l’Atlas ont été versés, est un concentré de talent brut : Brésil, Espagne, Mexique. Enfin, l’Égypte, qui revient à ce niveau après une décennie d’absence, retrouvera le goût du très haut niveau dans un groupe relevé, dominé par le pays hôte, le Chili, dans ses terres, et complété par la Nouvelle-Zélande et le Japon. Un groupe où le moindre détail comptera, où la gestion émotionnelle sera primordiale, notamment face à un stade plein de supporters chiliens. Les groupes de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2025  Groupe A Chili Nouvelle-Zélande Japon Égypte* Groupe B République de Corée Ukraine Paraguay Panama Groupe C Brésil Mexique Maroc* Espagne Groupe D Italie Australie Cuba Argentine Groupe E États-Unis Nouvelle-Calédonie France Afrique du Sud* Groupe F Colombie Arabie Saoudite Norvège Nigeria* CAF

CAN U-17 CAF TotalEnergies : Le Cameroun tenu en échec par l’Afrique du Sud

CAN U-17 CAF TotalEnergies : Le Cameroun tenu en échec par l’Afrique du Sud

Après sa courte défaite 2-1 face au Burkina Faso, le Cameroun était face à l’Afrique du Sud pour son deuxième match du Groupe B de la Coupe d’Afrique des Nations U-17 CAF TotalEnergies avec une seule idée en tête : la victoire. Malgré de nombreuses occasions de but et une domination tout au long du match, le Cameroun n’a pas réussi à trouver le chemin des filets, concédant un match nul et vierge face à Amajimbos. Les Sud-Africains, quant à eux, sortaient d’une impressionnante remontée contre l’Égypte, un résultat qui les plaçait favoris avant la rencontre. Ce sont cependant les Lionceaux camerounais qui ont dominé les Sud-Africains, les privant de leur jeu de passes habituel qui leur avait permis d’inscrire quatre buts plus tôt dans la semaine. Le Cameroun a manqué la chance d’ouvrir le score sur une frappe bien exécutée de David Bondoma qui a heurté le poteau en première mi-temps. Bondoma, qui restait une menace pour la défense sud-africaine, a failli ouvrir le score dans les dernières minutes, après une impressionnante course solitaire, ponctuée par un dernier tir dans la surface. Si ce résultat ne signe pas l’élimination du Cameroun, il met en difficulté les Lionceaux et les contraint à s’imposer face à l’Egypte lors de la troisième et dernière journée de la phase de poules pour espérer une qualification. Amajimbos, quant à lui, qui espérait un deuxième succès pour décrocher directement sa qualification pour les quarts de finale et pour la prochaine Coupe du Monde de la FIFA, devra attendre les derniers matchs du Groupe D pour connaître officiellement son sort. L’Afrique du Sud prend néanmoins la  tête de la poule avec 4 points, devant le Burkina Faso, deuxième, qui affronte l’Égypte dans une rencontre dont l’issue pourrait changer le classement actuel. Avec son seul point, le Cameroun se classe troisième devant l’Égypte. Caf

La transition énergétique juste en Afrique : Les leçons de l’Afrique du Sud et du Sénégal

La transition énergétique juste en Afrique : Les leçons de l’Afrique du Sud et du Sénégal

TRIBUNE. Des « Just Energy Transition Partnerships » (JETP) ont été mis en place ces dernières années pour apporter un soutien financier aux pays en développement dans leur transition vers l’abandon des combustibles fossiles. En 2021, lors de la26e Conférence des parties sur le changement climatique (COP26), l’Afrique du Sud est devenue la première nation à signer un tel accord. Le Sénégal et l’International Partners Group (IGP) ont signé un JETP en juin 2023. J’ai déjà dit que la meilleure façon pour les pays occidentaux, et le monde développé dans son ensemble, d’aider l’Afrique à sortir des combustibles fossiles est l’investissement et la collaboration, et non la condescendance. C’est précisément ce que les programmes JETP cherchent à faire : aider les économies émergentes dépendantes du charbon à abandonner les combustibles fossiles tout en laissant une marge de manœuvre pour traiter les conséquences sociales qui en découlent. Il s’agit là d’un investissement, d’une collaboration et, surtout, d’un respect de la réalité, à savoir que l’Afrique ne peut avancer qu’à son propre rythme dans ce domaine. Nous interdire arbitrairement d’utiliser nos ressources naturelles ne fera que plus de mal que de bien. Jusqu’à présent, l’Afrique du Sud et le Sénégal sont les seuls pays africains à avoir accepté un JETP, l’Afrique du Sud ayant conclu un accord pour un montant de 8,5 milliards de dollars, tandis que le Sénégal en a obtenu un pour un montant de 2,7 milliards de dollars. La manière dont l’Afrique du Sud et le Sénégal entendent tirer parti de ces accords diffère toutefois radicalement, tout comme leur situation en matière de production d’électricité. L’Afrique du Sud : Tiraillée entre les priorités Le charbon continue de dominer le portefeuille énergétique de l’Afrique du Sud, avec plus de 80 % de la production d’électricité du pays. En raison de problèmes chroniques de load-shedding et de pénurie d’énergie, le pays est aujourd’hui tiraillé entre deux priorités : assurer la sécurité énergétique et adhérer à ses plans de décarbonisation. Les pannes générales d’électricité frappent le pays depuis 2008, mais elles se sont intensifiées ces dernières années et ont effectivement paralysé l’économie sud-africaine, qui n’a même pas dépassé 1 % de croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) au cours de la dernière décennie. Le parc charbonnier vieillissant du pays est confronté à d’importants problèmes de maintenance qui ont conduit à la mise hors service de plusieurs des plus grandes unités charbonnières du pays en 2023. Cette année-là, le pays a également connu le pire délestage auquel il ait été confronté, plus de deux fois supérieur à celui de 2022, entraînant des pénuries d’énergie pendant 335 jours sur l’année. Ce délestage a entraîné une forte augmentation de la demande de panneaux solaires et de batteries, mais Eskom (la compagnie d’électricité sud-africaine) a dû plutôt donner la priorité à la sécurité énergétique, en prolongeant sa dépendance aux centrales à charbon et en ralentissant leur mise hors service. À leur crédit, Eskom a apporté des améliorations significatives à la maintenance et à la réparation de leurs centrales à charbon grâce à une stratégie de relance lancée début 2023, et ils n’ont pas subi d’autre épisode de load-shedding depuis le 26 mars 2024. Néanmoins, la décision de prolonger leur dépendance au charbon est en contradiction avec le JETP de l’Afrique du Sud. Elle a également conduit le gouvernement sud-africain à chercher à renégocier les accords de financement liés à sa transition vers des sources d’énergie plus propres, pour un montant de quelque 2,6 milliards d’USD sur les 8,5 milliards d’USD initialement convenus. Avant tout, l’Afrique du Sud a besoin d’une solution qui garantisse sa sécurité énergétique tout en lui permettant de respecter ses engagements dans le cadre du JETP, d’autant plus que sa demande de pointe devrait atteindre 38 gigawatts (GW) d’ici à 2030, soit 6 GW de plus que le pic actuel. Et même si 13,6 GW de nouvelles centrales électriques devraient être mises en service d’ici 2027, avec plus de la moitié de l’énergie solaire photovoltaïque et 25 % de l’énergie éolienne terrestre, le charbon devrait encore répondre aux deux tiers de la demande quotidienne. Les actifs de stockage de batteries attribués par le programme sud-africain d’achat de producteurs indépendants d’électricité pour le stockage de l’énergie (BESIPPP) contribueront également à cette nouvelle capacité. La production d’énergie renouvelable en Afrique du Sud devrait également passer de près de 14,1 % actuellement à près de 29 % d’ici à 2030. Je tiens à être très clair sur ce point : La croissance des énergies renouvelables en Afrique du Sud est louable, et la décision d’Eskom de donner la priorité à la sécurité énergétique via le charbon lorsqu’une solution alternative n’était pas immédiatement disponible était compréhensible et pragmatique. Mais les énergies renouvelables du pays ne progressent pas assez vite pour compenser le vieillissement de son parc de centrales au charbon, et aucune campagne de maintenance d’urgence ne peut garantir que des problèmes similaires ne conduiront pas à une nouvelle crise de load-shedding. Si l’on n’y remédie pas, on s’expose au risque de pénurie lorsque le parc de charbon sera inévitablement fermé à la fin de sa durée de vie. La production d’électricité à partir du gaz est donc l’option la plus prudente à laquelle l’Afrique du Sud doit donner la priorité pendant qu’elle continue à travailler à l’expansion de ses sources d’énergie renouvelables. La flexibilité offerte par la conversion du gaz à l’électricité permettra de répondre à la demande lorsque le parc de centrales au charbon ne pourra plus fournir l’électricité de base de l’Afrique du Sud, ne lui laissant que sa centrale nucléaire de Koeberg et des ressources solaires et hydroélectriques actuellement limitées pour combler les lacunes. Non seulement le gaz naturel est une source d’énergie plus rentable et plus efficace que le charbon, mais il est également relativement peu coûteux de moderniser une ancienne centrale au charbon avec des turbines à gaz, ce qui permet à l’Afrique du Sud d’éliminer progressivement le charbon tout en économisant de l’argent qui serait autrement dépensé pour construire des

RDC et Afrique du Sud : un partenariat solide et une coopération renforcée

RDC et Afrique du Sud : un partenariat solide et une coopération renforcée

Ce jeudi à la Cité de l’Union Africaine, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a accordé une audience à Dr Bejani Chauke, porteur d’un message du Président sud-africain Cyril Ramaphosa, concernant le renforcement des relations bilatérales sur le plan gouvernemental et politique entre la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Afrique du Sud. Cette visite fait suite au dernier séjour de travail du Président sud-africain à Kinshasa, au mois de juillet 2023, au cours duquel les Présidents Tshisekedi et Ramaphosa avaient réaffirmé leur volonté de renforcer des relations d’amitié et de partenariat entre les deux pays, en donnant une large place à la coopération sécuritaire. Plusieurs protocoles d’accord portant notamment sur les mines, l’emploi, les transports et les infrastructures avaient été signés entre les deux pays. « En Afrique du Sud, nous avons un nouveau gouvernement issu des dernières élections et nous sommes décidés de faire en sorte que ce qui était conclu avec le gouvernement congolais soit mis en application », a fait savoir l’émissaire sud-africain, au sortir de l’audience. Dr Bejani Chauke a, par ailleurs, rassuré à ce sujet que « très prochainement une commission mixte composée des ministres ainsi que d’autres officiels des deux pays sera mise en place ».

Coupe d’Afrique des Nations 2025 : La RD Congo assure, l’Afrique du Sud et l’Ouganda dos à dos

Coupe d’Afrique des Nations 2025 : La RD Congo assure, l’Afrique du Sud et l’Ouganda dos à dos

FOOTBALL. Cinq matches au programme et aux fortunes diverses pour la suite de cette première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025. RD Congo 1-0 Guinée But : E. Kayembe 27’ Pour ce remake du quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies 2023, les Congolais ont une nouvelle remporté la mise. Grâce à Edo Kayembe, les hommes de Sébastien Desabre empochent les trois points de la victoire et lancent parfaitement leur campagne qualificative. De leur côté, les Guinéens devront se racheter face à la Tanzanie. Tunisie 1-0 Madagascar But : F. Sassi 90+8’ À la 98e minute de la rencontre, les protégés de Rôrô Rakotndrabe ont succombé sur le fil, malgré le fait que le seul but de la partie ait été marqué par Ferjani Sassi. Les Tunisiens, qui avaient participé au dernier Mondial, semblent avoir éprouvé des difficultés à se débarrasser de l’équipe malgache, malgré leur expérience dans des compétitions internationales de haut niveau. Les défenseurs malgaches ont tenu bon pour empêcher les avancées tunisiennes. Néanmoins, beaucoup estiment que les Tunisiens ont bénéficié de certaines décisions arbitrales, ce qui aurait perturbé le sélectionneur malgache, entraînant des erreurs dans la gestion du temps et des joueurs. Afrique du Sud 2-2 Ouganda Buts : L. Foster (14’), T. Mbatha (90+5) pour l’Afrique du Sud/ D. Omendi (51’), R.Mato (53’) L’Afrique du Sud a réussi à égaliser à la dernière minute face à l’Ouganda. Après l’ouverture du score par Lyle Foster à la 14e minute, les joueurs ougandais ont pris l’ascendant en seconde période avec deux buts consécutifs à la 51e et à la 54e minute. Cependant, Thalente Mbatha a permis aux Bafana Bafana de revenir à 2-2 en fin de match. Par ailleurs, bien qu’un but tardif de Kevin Denkey à la 79e minute ait mis la pression, le Libéria a réussi à égaliser avec un but dans le temps additionnel (90+2e) contre le Togo. Togo 1-1 Libéria Buts : K.Denkey (72’) pour le Togo / W. Gibson (90+2) pour le Libéria À l’issue d’un match difficile, les Togo ont été les premiers à prendre l’avantage à la 78e minute, grâce à Denkey. Néanmoins, les Libériens ont réussi à rétablir l’équilibre dans le temps additionnel avec un but de Gibson à la 90+2e minute. Sierra Leone 0-0 Tchad Les Sierra-Leonais et les Tchadiens se séparent sur un score nul et vierge. Caf