Convergence Citoyenne : Makambou Jean Phaite désigné Représentant régional de la CPAAD pour l’Afrique centrale

Convergence Citoyenne : Makambou Jean Phaite désigné Représentant régional de la CPAAD pour l’Afrique centrale

La Convergence Citoyenne annonce la nomination de son secrétaire national chargé de l’organisation, Makambou Jean Phaite, en qualité de Représentant régional de la Coalition pour la Prévention et l’Action contre l’Abus de Drogues (CPAAD) pour l’Afrique centrale. Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, la formation d’opposition de la République du Congo a exprimé « sa profonde fierté » face à « cette reconnaissance internationale (qui) vient consacrer le travail rigoureux mené par notre mouvement et confirme la pertinence de notre engagement pour une transformation politique profonde et durable ». Cette désignation constitue également une reconnaissance internationale de l’engagement de la Convergence Citoyenne en faveur d’un renouveau de la gouvernance et d’une transformation politique durable. A cet égard, le mouvement souligne que la transition politique en son sein « n’est pas un slogan, mais une dynamique concrète, portée par une nouvelle génération d’acteurs engagés, résolus à rompre avec les pratiques du passé et à instaurer une gouvernance fondée sur la justice, la transparence et la responsabilité ». Il ne fait aucun doute qu’« à travers cette nomination, c’est toute une vision qui se renforce : celle d’un renouveau politique ancré dans l’action, la crédibilité et la proximité avec le peuple », affirmnt les membres du mouvement qui saluent l’engagement et la détermination de leur camarade, et lui souhaitent plein succès dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités. Patricia Engali

Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République Gabonaise et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Monsieur Dmitrii KOREPANOV a reçu (récemment, DNR) en audience le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA. Le diplomate russe a adressé ses vives félicitations au Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC le 12 septembre 2025 et de celle de toute l’équipe dirigeante depuis le début de ce mois de mars. Dans son propos liminaire, le Président de la Commission de la CEEAC a remercié son Excellence, Monsieur l’ambassadeur de la Fédération de Russie pour l’intérêt qu’il accorde à la Commission de la CEEAC et surtout pour sa Disponibilité. Il s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre la CEEAC et la Fédération de Russie à Travers entre autre, l’accréditation, le 26 juillet 2024, de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la CEEAC au Gabon pays siège de la CEEAC, mais aussi par l’accréditation à Moscou des Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de tous les Etats membres de la CEEAC, témoignant de l’excellence des relations entre ses Etats membres et la Fédération de Russie. L’Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA a émis le souhait que le renforcement de la coopération entre la Commission de la CEEAC et la Fédération de Russie devienne un instrument au service des Etats de la région Afrique centrale et de l’intégration régionale en particulier. Il s’est ensuite livré à un plaidoyer consistant à rappeler à son hôte que la Zone CEEAC est dotée d’énormes potentialités qui font d’elle un excellent espace pour les investissements russes. La CEEAC est engagée dans la mise en œuvre de son chantier d’intégration économique et sociale à travers six axes prioritaires que sont l’Intégration Politique, Paix et Sécurité ; l’Intégration Économique et Financière ; l’Intégration Physique régionale ; l’Intégration Environnementale, Agriculture et Développement Rural ; l’Intégration Sociale et Développement Humain ; et la Poursuite de la réforme, a-t-il martelé. Le Président de la Commission de la CEEAC a insisté sur le rôle que pourrait jouer la Fédération de la Russie auprès des Etats de l’Afrique centrale pour soutenir les stratégies de défense et de développement de ceux-ci, pour l’investissement inestimable dans le développement du capital humain de l’Afrique centrale, raison pour laquelle depuis l’aboutissement de sa réforme institutionnelle, la CEEAC ambitionne d’accélérer le processus d’intégration à travers des partenariats forts et adaptés à ses nouveaux enjeux de développement. Les deux interlocuteurs ont passé en revue les relations de coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Ils se sont réjouis de l’existence d’un Mémorandum d’Entente (Mou) signé en juillet 2023, en marge du 2ème Sommet Russie-Afrique, et qui constitue le cadre global de l’action des deux entités institutionnelles. Pour mémoire, le Mou a retenu de nombreux axes de coopération notamment la coopération politique, la coopération sécuritaire, la coopération économique, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la pêche et l’aquaculture, le secteur énergétique, la gestion des ressources en Eau, le secteur des infrastructures en l’occurrence le transport et les TIC, l’éducation et l’enseignement secondaire, la science et l’innovation, la santé et la gestion des pandémies, la jeunesse et la culture. Soucieux de la mise en œuvre desdits axes de coopération les deux diplomates ont instruit leurs collaborateurs présents à l’audience de revisiter le plan d’action. Il s’agit de monsieur le Conseiller politique du Président de la Commission de la CEEAC, Monsieur Abraham Roch OKOKO ESSEAU et la Directrice de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources Mme Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO pour le compte de la Commission de la CEEAC et Monsieur Maxime, chargé du Protocole et de la Coopération à l’ambassade de la Fédération de Russie Le Président de la Commission de la CEEAC a salué la longue expérience diplomatique de Monsieur Dmitrii KOREPANOV en Afrique, une opportunité selon lui, d’approfondir la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Monsieur Dmitrii KOREPANOV a occupé diverses fonctions diplomatiques en Afrique. Depuis 1982 il a été nommé à divers postes au sein des représentations de l’URSS /Fédération de Russie en Algérie (1984-1988), au Sénégal (1996-1999), au Mali (2001-2006), en République Démocratique du Congo de 2008 à 2012, en République du Zimbabwe de 2015 à 2019 et comme Directeur adjoint du Département d’Afrique du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie ; de 2020 à 2024. Le 16 janvier 2024, il a été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République Gabonaise. L’ambassadeur de Russie qui travaille en Afrique depuis une quarantaine d’années espère mettre à profit cette longévité professionnelle au service du renforcement de la coopération entre la Russie et l’Afrique centrale. Il a enfin souhaité que la paix règne en Afrique centrale. L’ambassadeur Dmitrii KOREPANOV est diplômé de l’Institut d’État des Relations Internationales de Moscou (MGIMO, 1982). Il est marié et père d’un fils et d’une fille. Outre la langue russe, Il parle français et anglais. CP

CEEAC–NORCAP : vers un partenariat renforcé pour l’action climatique en Afrique centrale

CEEAC–NORCAP : vers un partenariat renforcé pour l’action climatique en Afrique centrale

La Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) a accueilli, à son siège à Libreville, une délégation de NORCAP, conduite par sa Directrice Exécutive Mme Bénédicte Giaever, accompagnée de Mme Yacine Fall, dans le cadre d’une mission consacrée au renforcement de la coopération entre les deux institutions. À l’issue de cette rencontre, les discussions ont abouti à la signature prochaine d’un Mémorandum d’Entente (MoU), destiné à soutenir les efforts régionaux en matière de finance climatique, d’adaptation au changement climatique et de gestion des risques de catastrophes. Dans sa communication officielle, Son Excellence Monsieur le Président de la Commission de la CEEAC, l’Ambassadeur Dr Ezechiel Nibigira, a souhaité la bienvenue à la Directrice Exécutive de NORCAP et à sa délégation. Il a exprimé la reconnaissance de la Commission pour l’appui technique et financier apporté par NORCAP, notamment dans l’organisation de cette mission et dans le déploiement d’un expert en finance climatique, dont l’accompagnement est jugé « inestimable » pour la CEEAC. Le Président de la Commission a également salué la mobilisation des cadres et responsables de l’institution, présents pour cette rencontre qualifiée d’importante. Un processus engagé depuis 2023 Le Président de la Commission a rappelé que cette coopération s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis septembre 2023, période durant laquelle la CEEAC et NORCAP ont engagé des consultations autour de la mise en œuvre de la stratégie de réponse climatique de la CEEAC. Les échanges ont également porté sur le renforcement des capacités du Centre d’Application et de Prévision Climatologique de l’Afrique Centrale (CAPC-AC), afin de fournir des services climatiques plus performants aux pays de la sous-région. La COP28, une étape décisive vers un accord Les discussions ont connu un tournant majeur lors de la COP28 à Dubaï, où les délégations de NORCAP et de la CEEAC ont approfondi les axes de collaboration. Les deux parties ont alors convenu : • d’une mission de suivi, • d’une évaluation des besoins, • et de la préparation d’un accord de coopération formel. Cette étape a permis de structurer une vision commune centrée sur l’adaptation climatique, la prévention des catastrophes et l’amélioration des services climatiques dans la région. Des missions techniques et un expert déployé pour appuyer la CEEAC Dans la continuité de ce processus, une mission d’évaluation des besoins et des capacités a été menée du 29 avril au 06 mai 2024, à la fois au siège de la Commission de la CEEAC à Libreville et au CAPC-AC à Douala, au Cameroun. Par ailleurs, en juillet 2025, un Mémorandum d’entente a été signé entre l’UNOCA et NORCAP, visant à renforcer les capacités techniques et institutionnelles dans les domaines humanitaire, climatique et du développement durable. C’est dans ce cadre qu’un expert en finance climatique a été déployé en novembre 2025 pour accompagner la CEEAC dans la mobilisation des ressources. Un cadre de coopération au service des États membres L’objectif principal du Protocole d’accord entre la CEEAC et NORCAP est d’établir un cadre structuré permettant de développer des programmes et projets d’intérêt commun. Les actions qui seront mises en œuvre dans ce partenariat viseront directement à soutenir la CEEAC et ses États membres dans la réponse aux défis urgents de développement en Afrique centrale, notamment : • l’adaptation au changement climatique, • la gestion des risques de catastrophes, • le renforcement des institutions, • et l’accès à la finance climatique. Une coopération saluée par la Commission de la CEEAC En clôturant son intervention, le Président de la Commission de la CEEAC a renouvelé ses remerciements à la Directrice Exécutive de NORCAP pour sa disponibilité et son engagement dans ce partenariat. Il a également félicité les experts des deux parties pour la qualité du travail accompli, ayant permis d’élaborer un Mémorandum d’entente jugé solide, dont les retombées devraient bénéficier durablement à la CEEAC et à l’ensemble des États membres. Avec ce partenariat, la CEEAC et NORCAP franchissent une nouvelle étape dans la construction d’une réponse régionale plus efficace face aux défis climatiques, en misant sur l’expertise, la mobilisation des ressources et une coopération concrète au service des populations d’Afrique centrale.

Libreville : nouvelle dynamique de collaboration entre l’UA et la CEEAC

Libreville : nouvelle dynamique de collaboration entre l’UA et la CEEAC

Paix, sécurité, climat et santé au cœur des échanges La Représentante résidente de l’Union africaine (UA) auprès des États membres de la CEEAC, Son Excellence Dr Hortense Nguema, a conduit une délégation de haut niveau lors d’une rencontre stratégique avec le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), le 27 janvier dernier, au siège de l’institution. Cette réunion a permis d’évaluer la coopération entre les deux organisations et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration, indique la CEEAC dans un communiqué. La même source précise que Son Excellence Dr Hortense Nguema était accompagnée de ses collaborateurs, notamment le Dr Douadeu Deblondet Bleu, Coordonnateur de l’action climatique, de la sécurité climatique et de l’action humanitaire de l’Union africaine, ainsi que le Dr Brice Wilfried Bicaba, Directeur régional d’Africa CDC pour l’Afrique centrale. La délégation de l’Union africaine a été reçue par le Président de la Commission de la CEEAC Dr Ezéchiel Nibigira, au siège de la Commission. Les discussions ont principalement porté sur le bilan de la coopération entre l’Union africaine et la CEEAC. Les questions relatives à la paix et à la sécurité, aux changements climatiques ainsi qu’à la santé publique ont été largement abordées. Le Président de la Commission de la CEEAC Dr Ezéchiel Nibigira a exprimé la volonté de l’institution et de ses États membres de bénéficier davantage des appuis institutionnels, techniques et financiers de l’Union africaine afin de renforcer les actions régionales dans ces domaines prioritaires. Les deux parties ont également évoqué le Mémorandum d’entente (MoU) d’Africa CDC, actuellement en attente de signature, qui devrait être rendu effectif très prochainement. Cette avancée marque une étape importante dans le renforcement de la coopération en matière de santé en Afrique centrale. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale et constructive, témoignant de la solidité des relations entre les deux institutions. À l’issue des échanges, les deux parties se sont engagées à se rencontrer régulièrement afin de consolider leur partenariat, dans l’intérêt du bien-être et du développement des populations de la région. Avec CP

Afrique centrale : à Brazzaville, les dirigeants de la CEMAC ont appellé les institutions financières internationales à un engagement plus efficace

Afrique centrale : à Brazzaville, les dirigeants de la CEMAC ont appellé les institutions financières internationales à un engagement plus efficace

La situation économique et financière de la CEMAC a fait l’objet d’une session extraordinaire des chefs d’Etat de cette communauté, ce 22 janvier 2026, à Brazzaville. Convoqué sur initiative du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, président en exercice de la CEMAC, ce sommet visait à anticiper un choc économique, financier et monétaire susceptible de frapper la sous-région, au premier trimestre 2026. Le sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est tenu dans un contexte international tendu, a été consacré à l’évaluation de la situation économique et financière de la Communauté, caractérisée, entre autres, par la chute continue des réserves d’échange de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Au terme du sommet, les chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont pris une série de mesures rigoureuses pour redresser la situation macroéconomique jugée préoccupante de la sous-région. La feuille de route contraignante issue du sommet est articulée autour de plusieurs axes prioritaires, telle que la discipline budgétaire et la transparence. Ici, les États sont sommés de mettre en cohérence leurs lois de finances avec leurs engagements internationaux, notamment, avec le FMI. La digitalisation des finances publiques et la mise en place de Comptes Uniques du Trésor (CUT) doivent s’accélérer. La souveraineté monétaire et rapatriement des devises constitue un autre axe qui exige le rapatriement des avoirs extérieurs des États et, surtout, des recettes d’exportation des entreprises, particulièrement dans le secteur extractif (pétrole et mines). Les négociations sur le rapatriement des fonds de restauration des sites pétroliers doivent être finalisées sans délai. La stabilité du secteur bancaire est aussi un autre axe qui, à moyen terme, réduira l’exposition des banques aux dettes souveraines pour assainir le secteur et renforcer le rôle de la COBAC). Pour cela, il faut un suivi trimestriel – autre axe – afin d’éviter que ces annonces restent lettre morte, le sommet a décidé de muscler le secrétariat technique du PREF-CEMAC (Programme des réformes économiques et financières). Ce programme qui effectuera désormais des missions d’évaluation trimestrielles déposera son rapport du premier trimestre 2026 de toute urgence, avant les prochaines assemblées du FMI et de la Banque mondiale. A la clôture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso a appelé la communauté à la prise de conscience : « Notre communauté constitue un atout que nous devons préserver et renforcer. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés actuelles et bâtir de meilleures perspectives économiques et sociales pour nos États et nos populations », a-t-il déclaré. Les dirigeants de la CEMAC ont, selon le communiqué final des travaux, rendu un vibrant hommage au président Denis Sassou-N’Guesso, notamment pour sa diligence. Wilfrid Lawilla D.

Accroître la collaboration régionale pour renforcer les systèmes de santé en Afrique centrale

Accroître la collaboration régionale pour renforcer les systèmes de santé en Afrique centrale

Libérer les opportunités d’emploi grâce à des investissements régionaux qui renforcent la sécurité sanitaire et favorisent une création d’emplois inclusive La Banque mondiale a approuvé l’élargissement à l’Afrique centrale d’une initiative régionale à fort impact, contribuant à renforcer la préparation et la réponse aux urgences sanitaires dans quatre pays. La troisième phase du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (HeSP, de son acronyme anglais), bénéficie de 280 millions de dollars de dons et de crédits de l’IDA, complété par un don supplémentaire de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Le projet apportera un soutien ciblé au Cameroun, à la République centrafricaine, à la République du Congo, au Tchad ainsi qu’à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) afin de soutenir la coordination régionale. Le programme vise à accroître la collaboration régionale et à renforcer les capacités des systèmes de santé en matière de prévention, de détection et de réponse aux urgences sanitaires, notamment pour les épidémies, les chocs sanitaires liés au climat et les maladies zoonotiques. Il s’appuie sur les enseignements tirés de crises passées telles qu’Ebola et la pandémie de COVID-19, et s’aligne sur les stratégies nationales de santé et les engagements mondiaux, notamment l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable. Le financement supplémentaire du GFF complétera le programme en aidant le Cameroun dans la prévention des interruptions des services essentiels de santé pour les femmes, les enfants et les adolescents, et en renforçant la résilience des soins de santé primaires face aux chocs. « La région est confrontée à une convergence de défis, notamment la fragilité, les déplacements, la porosité des frontières et l’évolution des conditions météorologiques qui augmentent les risques d’urgence sanitaire et mettent à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragiles », explique Trina Haque, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale. « Le programme HeSP répond à ces besoins urgents en investissant dans la surveillance, les réseaux de laboratoires et les agents de santé de première ligne, tout en promouvant une prestation de services inclusive et résiliente. Il aidera les pays à passer d’une riposte réactive aux crises à une préparation proactive. » En outre, le programme appuiera l’élaboration de plans d’urgence nationaux et régionaux, renforcera les systèmes de laboratoires et de surveillance, et développera la formation des professionnels de santé, notamment des femmes, en épidémiologie et en sciences vétérinaires. Il financera également des infrastructures de santé vertes et résilientes et promouvra des approches « Une seule santé » qui intègrent la santé humaine, animale et environnementale. « Le HeSP est plus qu’une initiative sanitaire : ce programme constitue un moteur pour le développement régional », souligne Marina Wes, directrice par intérim de la Banque mondiale pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et du Centre. « En favorisant la collaboration transfrontalière et l’harmonisation des systèmes de santé, le programme aura des retombées positives en matière de commerce, de mobilité et de cohésion sociale. Il créera des milliers d’emplois dans les secteurs de la santé, de la logistique et des infrastructures, en particulier pour les jeunes et les femmes dans les zones mal desservies. » S’appuyant sur cette vision, le programme renforcera les capacités nationales et régionales en investissant dans un personnel de santé diversifié, en développant les systèmes de laboratoires et de surveillance, et en modernisant les infrastructures essentielles. L’accent mis sur l’inclusion des femmes et l’engagement local garantira que les opportunités d’emploi bénéficient pleinement aux travailleurs de première ligne ainsi qu’aux communautés les plus vulnérables, tout en renforçant la résilience institutionnelle et en protégeant les emplois existants dans la région. Le programme HeSP s’inscrit dans une approche programmatique à phases multiples, dotée d’une enveloppe de financement totale de 688 millions de dollars, couvrant huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Congo : Léandre Bassolé, nouveau directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale effectue sa première visite officielle à Brazzaville pour renforcer le partenariat

Congo : Léandre Bassolé, nouveau directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale effectue sa première visite officielle à Brazzaville pour renforcer le partenariat

Le nouveau directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, Léandre Bassolé, a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le Congo dans la réalisation de ses priorités de développement durable. Nommé en avril 2025, M. Bassolé a conduit une mission du 4 au 7 août à Brazzaville pour prendre contact avec les autorités nationales, renforcer le dialogue stratégique, faire le point sur l’état de mise en œuvre des projets financés par le Groupe de la Banque et identifier de nouvelles opportunités de coopération dans le cadre du Document de stratégie pays 2023–2028 et du Plan national de développement 2022-2026. Cette mission intervient à un moment particulièrement stratégique de la coopération entre le Groupe de la Banque et la République du Congo. Le pays, qui a signé en 2012, un accord de siège avec le Groupe de la Banque africaine de développement accueillera en mai prochain, les 61e Assemblées annuelles du Groupe de la Banque. « La visite s’inscrit dans une volonté affirmée du Groupe de la Banque africaine de développement de renforcer sa proximité avec ses pays membres régionaux notamment ceux d’Afrique centrale et de consolider des partenariats fondés sur l’impact et la redevabilité », a déclaré M. Bassolé. Avec le ministre de l’Économie, du Plan, et de l’Intégration régionale, M. Ludovic Ngatsé, également gouverneur de la Banque pour le Congo et président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque, M. Bassolé a salué l’excellente qualité du partenariat entre la Banque et le Congo. Il a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le pays dans la mise en œuvre du Plan national de développement 2022–2026 et dans la préparation des prochaines Assemblées annuelles. Une première mission préparatoire du Groupe de la Banque est attendue du 11 au 19 septembre 2025 à Brazzaville pour des discussions avec les autorités sur la tenue de ces assises.  M. Bassolé a réitéré la pleine disponibilité de la Banque à accompagner les autorités congolaises pour le succès de l’événement. Au cours de son séjour, M. Bassolé a eu des entretiens de haut niveau avec plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge des Finances, Christian Yoka, de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, Paul Valentin Ngobo, de l’Aménagement du Territoire et des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya, et des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo. Ces échanges ont permis de passer en revue les principaux projets en cours dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, du numérique et des infrastructures. Ils ont surtout porté sur les conditions nécessaires à l’accélération de la mise en œuvre des projets du Groupe de la Banque au Congo et particulièrement du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles (PRODIVAC), ainsi que sur la finalisation du Data Center national et des projets structurants à fort impact socioéconomique. Les entretiens avec le ministre Yoka, gouverneur suppléant de la Banque pour le Congo ont porté sur les possibilités de mobilisation de financements additionnels pour le Congo, l’état d’avancement des réformes macroéconomiques et les engagements du gouvernement en matière de discipline budgétaire. La Banque a salué les efforts des autorités congolaises pour assainir les finances publiques, ouvrant la voie à la reconstitution d’une marge d’emprunt à partir de 2026. Dans le secteur des énergies et de l’hydraulique, les échanges avec le ministre Ouosso ont porté sur les enjeux de développement du secteur notamment sur les différentes études de faisabilité en cours, la préparation du Compact énergétique dans le cadre de la Mission 300 et la mobilisation de financements pour le futur Projet d’amélioration de la performance et de l’accès du secteur électrique (PAPASE). Quant au secteur de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, les deux parties ont mis l’accent sur la réorientation de la gestion du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles afin d’en accélérer les résultats, l’importance de renforcer les équipes de coordination et d’opérationnaliser les antennes du projet, ainsi que sur les perspectives liées au développement des zones agricoles prioritaires. Accord pour le rebasage du PIB congolais La Banque africaine de développement et le gouvernement ont signé un accord de don d’environ 600 000 dollars américains. Ces ressources qui proviennent du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire visent à appuyer le rebasage du produit intérieur brut (PIB) du Congo à travers le basculement du Système de comptabilité nationale de 1993 à celui de 2008. La Banque entend renforcer les capacités du pays à produire des données macroéconomiques fiables, désagrégées et conformes aux normes internationales afin de mieux refléter les évolutions récentes de l’économie nationale. « Ce projet vise à faire en sorte que le PIB du Congo soit évalué à sa juste valeur, a souligné M. Ngatsé. Cela engendrera des changements substantiels. Le ratio d’endettement pourra nettement baisser, ce qui renforcera la transparence et la crédibilité de notre pays vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. Le rebasage est aussi un levier puissant pour améliorer notre profil de risque et mobiliser davantage de ressources pour le développement. » « Le rebasage du PIB n’est pas un simple exercice statistique, a rappelé M. Bassolé. C’est une démarche stratégique qui permettra au Congo de mieux refléter la réalité de son économie, d’améliorer ses indicateurs macroéconomiques clés et de renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs et partenaires techniques et financiers. » Visite de terrain et dialogue avec les partenaires au développement Le directeur général et le ministre de l’Agriculture se sont rendus sur le terrain pour visiter la Zone agricole protégée de Bambou-Mingali, à 65 kilomètres au nord de Brazzaville dans le cadre du  Projet de développement des chaînes de valeur agricoles, en particulier les initiatives en faveur de l’insertion socioéconomique des jeunes dans les filières agricoles. La mission de la Banque a également eu des échanges de haut niveau avec le coordonnateur résident du Système des Nations unies et plusieurs chefs d’agences partenaires. Il s’est agi d’échanger sur la coordination des interventions, l’alignement des priorités et les complémentarités à

Odeurs de velléités. Des revendications territoriales en Afrique Centrale

Odeurs de velléités. Des revendications territoriales en Afrique Centrale

TRIBUNE. Région riche en ressources naturelles, l’Afrique Centrale est également fragile en termes de stabilité politique et de relations entre les États. Des signes de velléités de revendications territoriales ont tendance à émerger dans cette partie de l’Afrique, suscitant des inquiétudes quant aux conséquences potentielles pour la région. Une tendance aux effets graves, dans les rapports entre les Etats concernés. Et les tensions territoriales pourraient avoir des répercussions sur les relations entre ces États et la stabilité régionale. Plus que jamais, il est essentiel de comprendre les causes profondes de ces tensions et de trouver des solutions aux fins de les apaiser. Les revendications en question sont souvent liées à des questions de frontières coloniales, de ressources naturelles et d’identité culturelle. Aussi est-il crucial de prendre en compte ces facteurs pour comprendre les motivations des acteurs impliqués. La compétition pour les ressources naturelles, tels que le pétrole, le gaz et les minerais, peut également exacerber les tensions territoriales. Dans ce cas, les États doivent trouver des moyens de gérer ces ressources de manière équitable et transparente. Si l’on y prend garde, les revendications territoriales peuvent entraîner des conflits armés, des déplacements de populations et des crises humanitaires. Ainsi est il essentiel de prévenir ces conflits avant qu’ils ne dégénèrent. Les tensions territoriales pouvant également nuire à la coopération régionale et internationale, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques et politiques désastreuses pour les États concernés. La diplomatie et le dialogue sont par ailleurs essentiels pour apporter l’apaisement et éloigner les tensions territoriales. Aux États concernés d’engager des négociations de bonne foi et être prêts à faire des compromis nécessaires. Quant à la communauté internationale, elle pourrait jouer un rôle important en facilitant les négociations et en fournissant une assistance technique et financière pour aider les États à gérer les ressources naturelles de manière équitable. Dans le cadre des économies régionales, en faisant prévaloir la coopération dans ce contexte, ce serait une voie idéale pour réduire les risques de conflit et créer un avenir plus stable et prospère. Sans citer de cas spécifiques des velléités de revendications territoriales, en Afrique Centrale, il est crucial qu’il soit pris en compte ces tendances pour anticiper les défis potentiels et trouver des solutions pacifiques. Ce qui a l’avantage d’exalter le dialogue constructif entre les parties touchées et d’éviter toute exacerbation des tensions. La logique consistant à se concentrer sur les principes généraux de résolution des conflits et de coopération régionale, plutôt que de citer des potentiels cas qui pourraient être sensibles. Paris 29 mai 2025 Ouabari Mariotti