Nomination au poste de Directrice générale adjointe pour le Bureau du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services pour l’Afrique australe Mme Moono Mupotola

Nomination au poste de Directrice générale adjointe pour le Bureau du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services pour l’Afrique australe Mme Moono Mupotola

Le Groupe de la Banque africaine de développement annonce la nomination de Mme Moono Mupotola au poste de Directrice générale adjointe pour le Bureau du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services pour l’Afrique australe, à compter du 16 octobre 2024. De nationalité zambienne, Mme Moono Mupotola cumule plus de 25 ans d’expérience en matière de développement en Afrique et a fait ses preuves dans le développement des infrastructures, le commerce et l’intégration régionale. Avant cette nomination, Mme Mupotola était Cheffe du bureau pays de la Banque au Zimbabwe. A ce poste, elle a joué un rôle déterminant dans le soutien de la Banque au Zimbabwe au titre de son programme de réengagement avec la communauté internationale et dans ses efforts visant à apurer sa dette et ses arriérés de dette. Mme Mupotola a rejoint la Banque en 2009, lorsqu’elle a été nommée Cheffe de la Division de l’intégration régionale et du commerce. En 2015, elle a été promue au poste de Directrice du NEPAD, de l’intégration régionale et du commerce et en 2018, elle a été nommée Directrice du bureau de la coordination de l’intégration régionale. Mme Mupotola a assuré la supervision du Pacte lusophone, un programme qui soutient le secteur privé dans six pays d’Afrique lusophone, ce qui lui a permis de démontrer son engagement à faire progresser l’intégration régionale. Elle a également lancé le Fonds pour le commerce en Afrique de la Banque, l’indice d’ouverture Visa et l’indice d’intégration régionale avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et la Commission de l’Union africaine. Elle a géré l’enveloppe des opérations régionales du Fonds africain de développement et a supervisé le mécanisme de préparation des projets régionaux de la Banque. Mme Mupotola a dirigé le programme de la Banque en matière de commerce et d’intégration régionale en soutenant la recherche, les projets d’infrastructure, les programmes de renforcement des capacités et la réforme des réglementations et des politiques dans les pays membres régionaux. Avant de rejoindre le Groupe de la Banque africaine de développement, Mme Mupotola a occupé plusieurs postes de responsabilité. Elle a notamment été Spécialiste de la politique régionale pour l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Zimbabwe, Spécialiste du commerce au Hub du commerce du Communauté de développement de l’Afrique australe au Botswana et au Zimbabwe. Elle a assumé le rôle de Cheffe de division du commerce et du marketing au ministère de l’Agriculture en Namibie. Elle a également été Chercheuse à l’Unité de recherche sur la politique économique de la Namibie et banquière à la Zambia National Commercial Bank. Elle est titulaire d’une licence en économie du Bennington College, dans le Vermont, aux États- Unis, d’un DEA en développement et sociologie de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, et de deux diplômes de troisième cycle en leadership et en gestion stratégique de la Wharton Business School, aux États-Unis, et de la Cranfield Business School, au Royaume-Uni. Commentant sa nomination, Mme Mupotola a déclaré : « Je suis très touchée par cette marque de confiance et suis particulièrement reconnaissante au Président Adesina pour cette nomination. Je suis ravie d’assumer cette fonction exaltante et passionnante de Directrice générale adjointe pour la région de l’Afrique australe. Je me réjouis à l’idée de travailler efficacement avec nos équipes et les parties prenantes sur le terrain afin de mettre en oeuvre les High 5 de manière durable et efficace ». Le Président du Groupe de la Banque africaine de développement, le Dr. Akinwumi A. Adesina, a commenté cette nomination en ces termes : « Je suis ravi de nommer Mme Moono Mupotola au poste de Directrice générale adjointe du Bureau du développement régional, de l’intégration et de prestation de services pour l’Afrique australe. Moono a une grande expérience des opérations régionales, puisqu’elle a déjà occupé le poste de directrice des opérations régionales. Elle a ensuite été affectée au Zimbabwe en tant que Cheffe du bureau pays. Moono a fait preuve d’un leadership exceptionnel, d’un sens aigu de la diplomatie et d’une forte capacité d’exécution en travaillant avec le gouvernement du Zimbabwe et tous les partenaires au développement pour faire avancer les dialogues structurés en vue de l’apurement des arriérés du Zimbabwe, ainsi que des réformes majeures. Son leadership astucieux, son expérience et sa connaissance approfondie des pays de la région de l’Afrique australe feront progresser de manière significative le travail et les partenariats du Groupe de la Banque africaine de développement dans la région ». BAD

Intégration régionale : inauguration du pont de Kazungula entre la Zambie et le Botswana pour intensifier les échanges commerciaux en Afrique australe

Intégration régionale : inauguration du pont de Kazungula entre la Zambie et le Botswana pour intensifier les échanges commerciaux en Afrique australe

Le président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, et son homologue de la Zambie, Edgar Lungu, ont inauguré officiellement, lundi 10 mai, le pont de Kazungula financé par la Banque africaine de développement et d’autres partenaires. Long de 923 mètres avec deux postes-frontières de chaque côté, le pont n’est pas seulement un atout pour le Botswana et la Zambie. Il contribue aussi à l’intégration dans la région de l’Afrique australe et fait figure d’exemple en matière de coopération au développement. Le pont et les postes‑frontières à guichet unique faciliteront les échanges commerciaux et les transports le long du corridor nord-sud ainsi que sur la voie routière transafricaine qui va du Cap (Afrique du Sud) au Caire (Égypte). Le pont apporte également une nouvelle impulsion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le deuxième plus vaste marché commercial du monde, en vigueur depuis le 1er janvier 2021. « Le projet du pont de Kazungula valait la peine d’être réalisé », a déclaré le président zambien, Edgar Lungu. « Le pont de Kazungula est un modèle et une référence pour la région et le continent », a affirmé, pour sa part, le président du Botswana, Mokgweetsi Masisi. Tous deux ont également salué la Banque africaine de développement pour son investissement dans la réalisation de ce projet transformateur.  Le pont de Kazungula, qui relie le Botswana et la Zambie en enjambant le fleuve Zambèze, permet aux habitants de la région de ne plus emprunter les bateaux pontons comme moyen principal de traversée du fleuve. Le pont utilisera un transport combiné comprenant, dans chaque direction, deux voies réservées aux véhicules, une voie ferrée unique et des passerelles piétonnes des deux côtés. Le Groupe de la Banque africaine de développement a soutenu le projet par le biais d’un prêt de 76,5 millions de dollars américains du Fonds africain de développement -son guichet de prêts à taux concessionnels- accordé au gouvernement de la Zambie. Outre les contributions des deux pays, le projet a été cofinancé par l’Agence japonaise de coopération internationale et le Fonds fiduciaire UE‑Afrique pour les infrastructures. Le coût total du projet s’élève à 259,3 millions de dollars. Il a été approuvé en décembre 2011 et achevé en décembre 2020. Dans sa conception, le pont de Kazungula vise à faciliter les activités commerciales, à renforcer la compétitivité de la Zambie et du Botswana, à améliorer la connectivité du couloir nord‑sud au niveau régional et à contribuer à une meilleure intégration régionale de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le projet comprenait notamment la construction de deux postes-frontières à guichet unique, un de chaque côté de la frontière entre les deux pays. D’autres aspects essentiels pour assurer un fonctionnement efficace et maximiser les possibilités offertes par le projet ont été pris en charge : l’assistance technique et le renforcement des capacités pour la facilitation des échanges commerciaux et la prise en charge du cadre opérationnel des postes‑frontières à guichet unique. « Grâce au concept de poste-frontière à guichet unique, il ne sera pas nécessaire de s’arrêter deux fois, comme c’est le cas en ce moment. Les usagers, qui font la navette entre les deux pays, ne s’arrêteront qu’au poste du pays de sortie, a expliqué Godfrey Songeya, chef de projet du pont de Kazungula. Nous voulons nous assurer que le temps de transit passé par les commerçants qui utilisent cette route soit réduit considérablement. » La dimension du projet a été revue à mi-parcours afin de pouvoir y inclure la remise en état d’une section du corridor nord-sud en Zambie entre Kazungula et Lusaka, à savoir la construction d’un tronçon de soixante-douze mètres entre Mazabuka et Kafue. Le projet a livré des logements pour les habitants de Lumbo touchés par la construction du pont. Ils ont été réinstallés dans le nouveau village de Lumbo où une école communautaire a été construite pour l’ensemble de la localité de Kazungula. Le nouveau pont de Kazungula, financé par les péages, sera la propriété commune des gouvernements de Zambie et du Botswana. Le poste-frontière et les routes d’accès de chaque pays appartiendront aux gouvernements respectifs ainsi qu’à la nouvelle administration du pont de Kazungula, organisme responsable de l’exploitation et de la maintenance de l’infrastructure.  La réalisation de ce projet entre dans le cadre de la Stratégie décennale de la Banque africaine de développement pour la période 2013-2022, dont les principaux domaines prioritaires comprennent le développement des infrastructures et l’intégration régionale. La construction du pont de Kazungula répond également à deux priorités opérationnelles de la Banque, parmi les « High 5 », à savoir « intégrer l’Afrique » et « améliorer la qualité de vie des populations africaines ». Ce projet offre de meilleures perspectives de vie aux populations de la zone concernée.