La Russie et le Burkina Faso discutent du lancement d’un satellite russe de télécommunications dans l’intérêt de l’AES

La Russie et le Burkina Faso discutent du lancement d’un satellite russe de télécommunications dans l’intérêt de l’AES La conclusion d’un accord sur ce lancement a été évoquée lors d’une rencontre à Ouagadougou entre Igor Martynov, ambassadeur de Russie, et Jean Emmanuel Ouedraogo, Premier ministre burkinabè, rapporte l’ambassade russe dans ce pays africain. Autres sujets abordés: – la coopération entre la Russie et le Burkina Faso dans le domaine de l’exploration spatiale; – l’utilisation des technologies spatiales russes pour les besoins de l’économie et de la sécurité du Burkina. Les parties ont réaffirmé leur détermination à mener des actions conjointes au sein de l’Onu afin de prévenir la militarisation de l’espace, selon le compte-rendu. Le cosmonaute Alexandre Gorbounov, également présent à la réunion, a remis au Premier ministre le drapeau burkinabè. Il a passé 180 jours à bord de la Station spatiale internationale. Sputnik
Télévision AES : Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani à l’inauguration officielle

Les présidents Ibrahim Traoré du Burkina Faso, Assimi Goïta du Mali et Abdourahamane Tiani du Niger ont inauguré, mardi 23 décembre 2025 à Bamako, la Télévision de la Confédération des États du Sahel (Télévision AES). « Les Chefs d’État ont procédé à la coupure du ruban, marquant le lancement officiel des programmes de la Télévision AES », a annoncé la présidence du Mali. La cérémonie, à laquelle ont pris part le Premier ministre du Mali, le Président du Conseil national de Transition, les membres du Gouvernement, ainsi que les autorités administratives et communales du District de Bamako, a été « suivie d’une visite guidée des installations techniques et administratives de la chaîne », a-t-elle indiqué dans un communiqué précisant que celle-ci se positionne comme un outil stratégique de communication institutionnelle et d’intégration régionale. Promouvoir les valeurs de solidarité, de souveraineté et de résilience, d’assurer une information fiable et équilibrée, valoriser les politiques publiques confédérales et renforcer la cohésion entre les peuples de l’espace AES, telle est la mission de la Télévision AES. Son inauguration intervient en marge du 2ᵉ Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Adrien Thyg
Mali. 4ème édition de la Semaine nationale de la Réconciliation

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé lundi 15 septembre 2025, la cérémonie de lancement de la Semaine Nationale de la Réconciliation. Instituée par la Loi d’Entente nationale de 2019 et célébrée sur l’ensemble du territoire national, le thème retenu pour cette quatrième édition est : « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES ». Pour le Premier ministre, cette approche met en avant les valeurs, les normes, les traditions, les symboles et les récits partagés qui ont façonné la mémoire collective du Mali et des autres pays membres de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso et Niger). Elle est basée sur les traditions comme le « sinakounya », le « siguignogonya », le « bouranyan » ou même le « nimogoya ». Cette semaine, du 15 au 21 septembre 2025, est le lieu de sensibiliser et mobiliser l’opinion publique sur les acquis, les enjeux et les défis de la Réconciliation. Il s’agit, entre autres, de célébrer les idéaux du vivre-ensemble et de la cohésion sociale à travers des activités éducatives, socio-culturelles, artistiques, sportives et mémorielles ; de sensibiliser les acteurs nationaux et internationaux sur le processus de la réconciliation et de la paix ; et de vulgariser les instruments dédiés à la promotion du patriotisme, du civisme, de la paix et de la cohésion sociale. Le Chef du gouvernement a conclu son allocution en ces termes : « Le chemin de la réconciliation et de la paix est long, certes, les défis sont immenses, mais avec notre volonté commune, la réconciliation est à notre portée et la paix est possible. Que la recherche de la paix et de la concorde soit notre comportement de tous les jours ». Un appel aux braves populations du Mali afin de faire de la Semaine Nationale de la Réconciliation de 2025 un moment inoubliable pour se parler, dialoguer, se comprendre et se pardonner.
Mali : le Président Assimi GOÏTA reçoit en audience les ambassadeurs des 1ers Jeux de l’AES

Le Président malien et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé jeudi 3 juillet 2025,une audience aux ambassadeurs des premiers Jeux de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui se sont tenus dans notre pays du 21 au 28 juin 2025. Cette rencontre s’est tenue en présence du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA. Elle traduit, une fois de plus, l’engagement sans faille des plus hautes autorités de la Transition en faveur de la jeunesse sahélienne, de l’intégration régionale par le sport et de la valorisation de l’excellence, a annoncé la présidence dans un communiqué. Les ambassadeurs des Jeux, figures emblématiques du sport africain, sont au nombre de trois. Tout d’abord, Daba Modibo KEÏTA du Mali, double champion du monde de Taekwondo en 2007 et 2009. Ensuite, M. Cheick Ahmed Al-Hassan SANOU, plus connu sous le nom d’Iron Biby, du Burkina Faso, six fois champion du monde de Log Lift Strongman et détenteur du record mondial avec une charge de 231 kg soulevée en 2024, indique la même source. Et d’ajouter : M. Abdoulrazak Issoufou ALFAGA du Niger, médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Rio 2016 et sacré champion du monde de Taekwondo en 2017 dans la catégorie des plus de 87 kg. À la sortie de l’audience, M. Daba Modibo KEÏTA a exprimé toute sa reconnaissance pour cette marque d’attention présidentielle. « Le Président, Son Excellence le Général d’Armée, nous a fait l’immense honneur de nous recevoir aujourd’hui. C’est pour moi un moment de grande fierté. En tant que jeunes, nous sommes engagés à ses côtés dans ce combat pour l’éveil et le rayonnement de notre génération ». Évoquant les propos inspirants du Chef de l’État : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué », le champion du monde de taekwondo a rappelé l’importance de l’implication active des jeunes dans la construction d’un avenir prometteur, fondé sur les valeurs d’excellence, de respect, d’humilité et de pardon. Il a appelé la jeunesse sahélienne à prendre conscience de son rôle stratégique, en soulignant que « la véritable richesse d’un pays réside dans sa ressource humaine bien préparée ». À son tour, M. Cheick Ahmed Al-Hassan SANOU, dit Iron Biby, a salué une initiative novatrice et porteuse d’espoir : « Les Jeux de l’AES sont une grande innovation. Ils permettent de renforcer l’intégration, la fraternité entre nos peuples. En tant qu’ambassadeur, mon devoir est de toujours répondre présent pour la jeunesse. Les modèles sont essentiels pour inspirer et guider. Ma présence est un message : un message de solidarité, de motivation et d’unité ». Les ambassadeurs ont réaffirmé leur disponibilité à soutenir activement la vision de l’AES, à travers des actions concrètes et un engagement constant en faveur des jeunes, au-delà même des terrains sportifs. Pour rappel, les premiers Jeux de l’AES ont rassemblé plus de cinq cent athlètes issus des pays membres de la Confédération des pays du Sahel (AES). Le flambeau est désormais transmis au Burkina Faso, pays hôte de la prochaine édition prévue en 2026. Avec CP
AES : Le Président de la Confédération reçoit les ministres de la Défense des États membres

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a accordé, ce vendredi 20 juin 2025, une audience aux ministres en charge de la Défense des pays membres de la Confédération, réunis à Bamako dans le cadre d’une concertation stratégique de haut niveau. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération sécuritaire et de défense entre les États membres de l’AES, en réponse aux défis communs de sécurité, de souveraineté et de stabilité dans l’espace sahélien. À l’issue de l’audience, le Général de corps d’armée Sadio CAMARA, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants de la République du Mali, a déclaré : « Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Président en exercice de la Confédération AES, a bien voulu recevoir les ministres de la Défense des pays membres réunis à Bamako. Cette audience a été l’occasion de faire le point sur le niveau d’exécution de la vision stratégique commune arrêtée par les Chefs d’État de la Confédération. Cette vision vise à assurer la sécurisation de l’espace sahélien, à affirmer notre souveraineté et à défendre les intérêts vitaux de nos peuples ». Le ministre CAMARA a également salué le travail des experts et mis en lumière « les efforts remarquables consentis par les forces de défense et de sécurité des trois États, qui, dans un esprit de solidarité et de coordination, parviennent à contenir les menaces et à affermir les bases d’une paix durable ». Le Président de la Confédération a profité de l’occasion pour féliciter les Ministres et transmettre ses orientations stratégiques, en insistant sur la nécessité de consolider les actions conjointes, de renforcer les capacités opérationnelles des forces et de maintenir une synergie dans la conduite des opérations.
Mali : Le Président de la Transition reçoit les ministres de la Culture de l’AES pour la présentation officielle de l’hymne de la Confédération

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a accordé une audience, ce lundi 12 mai 2025, aux ministres en charge de la Culture des trois pays membres de l’AES : le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette rencontre s’est tenue au palais de Koulouba, dans le cadre de la présentation officielle de l’hymne de la Confédération. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de construction symbolique et politique de l’AES, après l’adoption du logo, de la devise et du drapeau. L’hymne vient désormais compléter l’arsenal des attributs identitaires de cette organisation régionale en pleine structuration. À l’issue de l’audience, le Colonel-Major Abdourahamane AMADOU, Ministre nigérien des Transports, assurant l’intérim du Ministre de la Culture, a confié à la presse que ce projet avait été mené à bien dans des délais très courts, sur instruction des Chefs d’État. « Nous venons d’être reçus par le Président de la Confédération des États du Sahel, à l’issue d’un processus de concertation culturelle entre nos trois pays. Le consensus a été trouvé autour d’un hymne fédérateur, qui reflète les valeurs, les aspirations et l’identité de notre Confédération». Le travail de finalisation de l’hymne a bénéficié de l’expertise technique et artistique de professionnels de renom, des experts en mixage du Mali, et des contributions burkinabè. Le Colonel-Major Abdourahamane AMADOU a salué la qualité du produit final, qualifié d’« hymne du cri de guerre », symbolisant l’engagement irréversible des États membres vers la souveraineté et la victoire. De son côté, le Ministre malien de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFE, a précisé que les travaux d’élaboration se sont déroulés à Bamako sur une période de trois jours. Il a souligné l’intérêt personnel du Président de la Transition, qui, après écoute, a exprimé sa profonde satisfaction et sa fierté quant à la qualité et à la portée de l’hymne. Le Chef de l’État a remercié l’ensemble des Ministres et des experts pour leur engagement, leur sens du devoir et leur contribution à ce projet d’envergure.
Mali/Mali, AES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la TransitionAES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu en audience, ce lundi 24 février 2025, une délégation de ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif de cette visite était de faire le compte-rendu des rencontres récemment tenues à Bamako et de lui présenter le nouveau drapeau de la Confédération. À leur sortie d’audience, le porte-parole de la délégation, le Général de Brigade Célestin SIMPORE, ministre de la Défense et des Anciens Combattants de la République du Burkina Faso, a rendu un hommage vibrant aux Forces de Défense et de Sécurité des pays de l’AES, « qui se battent jour et nuit pour le retour de la paix, la sécurité, l’indépendance et la souveraineté réelle de nos trois États ». Il a précisé que cette visite faisait suite à la rencontre des délégations ministérielles et des experts, tenue à Bamako la semaine dernière. Alors que les experts se sont réunis pendant plus de cinq jours, les ministres, quant à eux, ont tenu leurs travaux sur une durée de 72 heures, a-t-il expliqué. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la réflexion sur les négociations futures que l’Alliance devra mener avec la CEDEAO en vue de sa sortie de cette organisation. « Les travaux se sont bien déroulés, nous avons abouti à de bonnes conclusions que nous sommes venus présenter à Son Excellence le Président Assimi GOÏTA ce matin », a expliqué le ministre burkinabè avant d’indiquer avoir reçu des orientations claires du Président de la Confédération des États de l’AES. Les ministres sont exhortés à accélérer le processus, à être pratiques et pragmatiques, en vue de la consolidation de l’espace AES et de sa structuration, de sorte à « garantir l’indépendance et la souveraineté réelle de nos peuples ». Le Général de Brigade Célestin SIMPORE a également précisé qu’au cours de cette audience, le nouveau drapeau de l’AES a été présenté à Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA. « Un très beau drapeau qui sera porté à la connaissance de tous les peuples de l’AES », et qui sera célébré autant que possible. Dans les jours à venir, les ministres de l’espace AES vont se « réunir en commission avec les pays de la CEDEAO pour engager rapidement des négociations et tirer des conclusions », qui seront bénéfiques pour l’ensemble des peuples, a conclu le porte-parole de la délégation ministérielle.
Le Sahel : un enjeu de communication aussi crucial que celui de la sécurité

TRIBUNE. La cabale médiatique, le lynchage verbal et la diabolisation dont sont victimes les leaders de la Confédération des États du Sahel révèlent trois grandes leçons. 1. Une guerre de l’information implacable Il existe bel et bien une guerre de l’information, parfois plus féroce et immorale que la guerre militaire. Elle repose sur la manipulation du langage, visant à discréditer les dirigeants sahéliens en les qualifiant de putschistes, juntes, marionnettes de Poutine ou encore nouveaux valets. Cette guerre de communication se traduit également par une couverture médiatique biaisée : soit en omettant délibérément certaines vérités, soit en véhiculant des contre-vérités. Par exemple, la récente déclaration du Premier ministre burkinabé sur la reconquête du territoire n’a pas eu d’écho significatif dans la presse internationale. Pourtant, le Burkina Faso, qui était au bord d’une prise de contrôle par les groupes terroristes, a restauré sa souveraineté sur plus de 70 % de son territoire. Ce succès aurait dû être un événement médiatique majeur, salué comme une victoire contre le terrorisme. Mais au lieu de cela, le silence domine. 2. Une hostilité systématique envers les nationalistes africains La deuxième leçon est l’hostilité presque instinctive envers les dirigeants nationalistes africains. L’histoire l’a déjà montré : avant d’être physiquement éliminés, Patrice Lumumba et Thomas Sankara ont d’abord été attaqués médiatiquement. Présentés comme des communistes ou des extrémistes, ils ont été accusés de tous les maux et livrés à la vindicte populaire. Aujourd’hui, l’histoire se répète. Lorsque le général Assimi Goïta, au Mali, décide de renégocier les contrats miniers, notamment ceux liés à l’or, aucun média occidental ne salue cette initiative comme une démarche de justice sociale ou de souveraineté économique. De la même manière, au Niger, les nationalisations d’industries sont perçues non pas comme une volonté de préserver les intérêts nationaux, mais comme une menace pour l’ordre établi. 3. L’impératif de renforcer la puissance des médias africains Enfin, la troisième leçon est l’urgence pour nos États de bâtir des médias puissants et influents. Il ne s’agit pas de propagande, mais d’un équilibre dans la transmission de la vérité. Il faut développer des médias capables de contrer les désinformations, de porter une voix crédible sur la scène internationale et d’offrir un regard alternatif sur les réalités africaines. Sans ce renforcement médiatique, nos nations resteront vulnérables dans cette guerre informationnelle. L’enjeu est clair : si nous voulons rétablir un équilibre des forces, nous devons investir massivement dans la communication et la souveraineté médiatique. Teddy Patou Journaliste et animateur radio.