Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger : Memory of Princess Mumbi ouvre la 23e édition

Le directeur Damien Hauser et l’actrice principale du long-métrage, Shandra Apondi, seront à l’ouverture du FCAT Le Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger (FCAT) célèbre l’ouverture de sa 23ème édition à La Cinémathèque de Tanger le 22 mai, avec la projection de Memory of Princess Mumbi, film du kenyano-suisse, Damien Hauser qui revendique le « nouveau mysticisme africain ». Une année de plus, la rive marocaine du détroit accueillera la cérémonie d’ouverture, qui se tiendra cette fois-ci, pour une première, au cinéma Rif. Le FCAT récupère ainsi cette salle de projection, où se tiendront la soirée d’ouverture et les autres projections les jours suivants. La projection d’ouverture se déroulera en présence du réalisateur, Damien Hauser, et de l’actrice principale, Shandra Apondi. Memory of Princess Mumbi est un faux documentaire de science-fiction qui se déroule à Umata, un pays africain futuriste, en 2093, racontant un triangle amoureux entre un réalisateur, une aspirante actrice et un prince, avec l’aide de l’IA. Le film a été primé au FCAT LAB 2025 et a été présenté en avant-première à la Seminci de Valladolid. Avec ce film d’ouverture, le FCAT célèbre la capacité, des cinéastes comme Hauser, à briser les barrières de la distribution internationale grâce à une réalisation technique de premier ordre avec un budget modeste. Programmation à Tanger L’inauguration du 22 mai à Tanger marquera le coup d’envoi du programme prévu dans cette ville marocaine tout au long du week-end, avec le soutien de l’ambassade d’Espagne à Rabat et de l’Institut Cervantes de Tanger, ainsi que la collaboration de la compagnie maritime marocaine AML et de l’hôtel El Minzah. Le samedi 23 au matin, se tiendra « Entrelíneas », l’activité littéraire du FCAT, organisée en collaboration avec l’Institut Cervantes de Tanger. Cette édition se déroulera au Musée Dar Niaba, le musée des artistes voyageurs, en présence des écrivains marocains Mohamed Serifi-Villar et Driss Bouissef-Rekab, auxquels se joindra l’actrice Cayetana Guillen Cuervo, le tout sous la houlette de Juan Vicente Piqueras. Samedi après midi, aura lieu une séance de courts-métrages marrocains de la section compétitive “En Breve”, avec le court-métrage expérimental sur la mémoire et les lieux L’Mina de Randa Maroufi, en présence de la réalisatrice; Les jardins du paradis, de Sonia Terrab, qui remet en question le patriarcat arabe, à l’instar du court-métrage Aïcha (Sanaa El Alaoui), qui bénéficiera également de la présence de la réalisatrice. Le dimanche 24 mai se projetera un documentaire de la section compétitive Hypermétropie, Ceux qui veillent. Plongeant le spectateur dans un cimetière multiconfessionnel de Bruxelles pour montrer comment les rituels de deuil et l’entretien des tombes permettent de maintenir vivant le lien avec les racines de la communauté immigrée. Le long métrage réalisé par la cinéaste belgo-marocaine Karima Saïdi, est présenté en avant-première au FCAT, en compagnie de la réalisatrice, tant lors de la soirée d’ouverture que lors de la projection. Côté exposition, depuis le 21 avril dernier, la galerie de l’Institut Cervantes de Tanger accueille une exposition consacrée aux photographies de Mehdi Sefrioiui, auteur de l’affiche de la 23ème édition du FCAT. Il s’agit d’un photographe et artiste visuel originaire de Tanger dont le travail a évolué de la mode parisienne vers une réflexion approfondie sur la mémoire et la résistance au Maghreb. Sa pratique artistique vise à déconstruire le regard colonial et à faire revivre des histoires passées sous silence à travers l’utilisation d’archives, de textiles et de témoignages oraux. Le jeudi 21 mai, en prélude à l’inauguration du Festival du Cinéma Africain, l’espace où son œuvre est exposée accueillera un colloque avec l’artiste. Nous y retrouverons Juan Vicente Piqueras, directeur de l’Institut Cervantes de Tanger, et le coordinateur du FCAT, Gaetano Gualdo.
23e Forum Arts et Métiers-Entreprises : l’ingénieur marocain au cœur de la stratégie d’influence internationale du Royaume

La 23ème édition du Forum Arts et Métiers-Entreprises aura lieu le jeudi 14 mai 2026 à la salle de Conférences d’Agropolis-Meknès, sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI. Plateforme incontournable d’échanges entre étudiants, entreprises et experts, le Forum Arts et Métiers-Entreprises est organisé par l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers Meknès (ENSAM Meknès), « dans une dynamique nationale visant à renforcer la compétitivité marocaine et à consolider son rayonnement régional et international », souligne-t-on dans un communiqué. Comme le suggère le thème de cette année, « L’ingénieur marocain: pierre angulaire du soft power national », l’édition 2026 met en lumière le rôle stratégique de l’ingénieur dans le rayonnement du Maroc à l’échelle continentale et internationale, en plus d’offrir une véritable opportunité d’insertion professionnelle pour les élèves-ingénieurs. Cet événement, très attendu par la communauté estudiantine, constituer également une occasion d’échanger directement avec les entreprises partenaires présentes aux stands. Selon le comité d’organisation, le Forum s’ouvrira par une conférence plénière réunissant des personnalités éminentes: hauts responsables ministériels, ambassadeurs, experts industriels et acteurs culturels et sportifs, qui apporteront leur éclairage sur le rôle central de l’ingénieur marocain dans le rayonnement national. Le programme prévoit, en complément, des panels thématiques qui « approfondiront le débat sur les enjeux du développement du capital humain, de la technologie au service de la performance sportive, ainsi que de l’expression du génie marocain à travers les arts et la culture », précise-t-il. La journée sera également marquée par la remise des prix Innov’AM, récompensant les meilleurs projets innovants développés par les étudiants, ajoute l’ENSAM Meknès qui s’engage, « à travers cette initiative, à former une nouvelle génération d’ingénieurs polyvalents, capables d’accompagner les projets ambitieux et les chantiers ouverts et initiés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Pour l’ENSAM Meknès, l’ingénieur marocain s’impose comme un acteur central du développement durable, de la souveraineté industrielle et du leadership national, dans un contexte où l’influence d’une nation repose sur l’innovation et la valorisation du capital humain. A travers les projets structurants, les infrastructures, l’énergie et la technologie, il contribue directement au positionnement stratégique du Royaume du Maroc, explique-t-elle affirmant que « la transformation de ce potentiel en un levier d’influence durable repose sur une synergie entre formation d’excellence, innovation, entreprises performantes ». Patricia Engali