REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

30 Novembre. Le Point Afrique : Lundi dernier, dans le quartier de Kawempe, Kampala a ressemblé à un champ de bataille urbain. Les forces de sécurité ont dispersé les partisans de Bobi Wine à coups de gaz poivre et de canon à eau. Mais un cap a été franchi : la police a lâché des chiens sur les manifestants. RFI : En RDC, Denis Mukwege affirme que les protocoles d’accords, notamment celui de Doha, « sont illégitimes, précaires et incapables de garantir une paix durable » (…) sur le terrain, les rebelles de l’AFC/M23 poursuivent leurs offensives. Le Point Afrique : En Guinée-Bissau, les coups d’État ont un air de déjà-vu. Celui du 27 novembre n’a duré qu’une heure : le temps pour des rafales de crépiter autour de la commission électorale et pour les militaires d’occuper les points stratégiques de Bissau. Mais ses conséquences s’annoncent durables. Rfi : Depuis plusieurs semaines, des vidéos similaires circulent. Des militants se filment en train de se désabonner de la page Facebook du chef de l’État, ou décrochent son portrait du mur pour le remplacer par celui du Premier ministre Ousmane Sonko. 29 Novembre. RT : L’ancien capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o, a obtenu un nouveau mandat à la tête de la Fecafoot par acclamation lors de l’Assemblée générale élective tenue, ce 29 novembre. L’élection s’est déroulée en présence des émissaires de la FIFA et de la CAF, venus superviser le processus et garantir le respect des règles statutaires. France24 : Emmanuel Macron s’est entretenu pour la première fois, samedi 29 novembre, au téléphone, avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de l’île de l’océan Indien. Il lui a « proposé l’appui de la France », dans le processus de transition. 28 Novembre. Libération : La cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi 28 novembre les condamnations de 37 opposants au régime, accusés de «complot contre la sécurité de l’Etat», à des peines allant jusqu’à quarante-cinq ans de prison. Un «simulacre de justice», dénoncé par l’entourage des prévenus. RT : L’adoption, le 27 novembre, par le Parlement européen d’une résolution critique à l’égard de la situation des libertés en Tunisie, et appelant à la libération de plusieurs détenus politiques, a provoqué une réaction immédiate et virulente du chef de l’État tunisien (…) Kaïs Saïed a rejeté avec force toute forme d’intervention extérieure. France 24 : Une cour d’appel en Tunisie a prononcé des peines allant jusqu’à 45 ans de prison dans le procès pour complot contre l’État d’une quarantaine de personnes, dont des figures de l’opposition, ont annoncé vendredi plusieurs médias, citant une source officielle. 27 Novembre. La Tribune : 17,9 milliards FCFA, soit environ 27,3 millions d’euros. C’est l’investissement que l’État du Burkina Faso a consenti pour redonner vie à la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Cette société publique qui sort de près de deux décennies de difficultés, vient challenger le groupe français Castel, leader historique du marché brassicole local. RT : Ce 27 novembre 2025 marque un tournant décisif pour la Guinée-Bissau avec l’investiture du général Horta N’Tam à la tête d’une transition d’un an. Ancien chef d’état-major de l’armée de terre, il prend les rênes du pays et du haut commandement militaire, à la suite de la prise de pouvoir par les forces armées la veille. 27 Novembre. Le Monde Afrique : L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, a indiqué, jeudi, l’un de ses avocats, Sami Ben Ghazi, à l’Agence France-Presse (AFP). France 24 : Une nouvelle arrestation dans les rangs de l’opposition en Côte d’Ivoire. Le porte-parole du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), principal parti d’opposition a été écroué jeudi 27 novembre pour 18 chefs d’inculpation dont « actes terroristes » et « complot contre l’autorité de l’État », a appris l’AFP auprès de ses avocats. 26 Novembre. La Tribune : C’est en marge de la visite du président français Emmanuel Macron, que l’État gabonais et l’Agence française de développement ont signé la convention du « Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais » (PMS). Une signature assortie d’un financement total de 203 millions d’euros. RT : Barrick Mining Corporation a annoncé, dans un communiqué publié le 24 novembre, avoir conclu un accord avec le gouvernement malien mettant fin au contentieux de deux ans autour des mines de Loulo et de Gounkoto, parmi les plus importants complexes aurifères d’Afrique de l’Ouest. Le Monde Afrique : Les enfants du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, prisonnier d’une junte militaire depuis son renversement par un coup d’Etat en 2023, ont demandé mercredi 26 novembre à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération de leurs parents, dans une tribune publiée par le média Jeune Afrique. 25 Novembre. Sputnik : Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Buhimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que des négociations de paix sont toujours en cours entre les rebelles et les autorités congolaises. Martin Kam
SIAMA 2025 : Ouverture officielle de la 5e édition (Mali)

Le Parc des expositions de Bamako a accueilli, jeudi 27 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la 5ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA). La cérémonie d’ouverture placée sous le haut patronage du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a été présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, en présence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFE, plusieurs membres du Gouvernement, des ministres du Burkina Faso et du Niger (pays invités d’honneur) et personnalités du monde politiques et culturel. Sous le thème « L’artisanat vecteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle », le SIAMA 2025 réunit plus de 1118 exposants venus de toutes les régions du Mali et de 15 pays invités, dont le Burkina Faso et le Niger comme pays d’honneur, et le Maroc comme invité spécial. Plus 550 stands dédiés au savoir-faire artisanal malien et africain, aux animations enrichissent l’événement, qui attendent des milliers de visiteurs pour découvrir la diversité des créations artisanales. Au programme des expositions, défilés de mode, des démonstrations de transformation dans la métallurgie, la fabrication de mobiliers et de machines agricoles, des concours, des ateliers de formations ainsi que des panels et conférences animées par des experts. Des conventions de partenariat seront également signées pour renforcer la formation et la coopération régionale. Le SIAMA, qui se poursuivra jusqu’au 7 décembre 2025, s’affirme comme une vitrine de la créativité africaine et un levier économique et culturel pour le Mali.
Au Bénin, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’engagent à accélérer la transformation numérique dans la région

Grantir l’accès au haut débit, développer les capacités en intelligence artificielle, créer des emplois numériques et bâtir un marché intégré d’ici 2030 À l’issue d’un sommet régional qui s’est tenu les 17 et 18 novembre 2025 au Bénin, les ministres en charge du numérique des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont adopté la Déclaration de Cotonou, marquant le fort engagement de leurs pays pour accélérer la transformation numérique dans la région. Dans ce cadre, ils se sont fixés des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, notamment pour parvenir à un accès abordable et fiable au haut débit pour 90 % de la population, déployer des infrastructures numériques publiques interopérables comme l’identité numérique et les systèmes de paiement, doubler le commerce électronique intra-africain, et adopter des cadres harmonisés pour la cybersécurité, la gouvernance des données et de l’Intelligence Artificielle (IA) afin de créer un environnement de confiance. La Déclaration de Cotonou prévoit également la formation massive pour faire en sorte que 20 millions de personnes puissent disposer de compétences numériques de base, et que 2 millions de jeunes et de femmes bénéficient d’emplois ou d’entrepreneuriat numériques. Par ailleurs, les ministres se sont engagés à stimuler les écosystèmes d’innovation numérique en partenariat avec le secteur privé. Ils ont également décidé de promouvoir des solutions africaines pour l’IA à travers le développement des infrastructures régionales de calcul, de cloud et des données et la mise en œuvre de programmes d’applications de l’IA dans des secteurs prioritaires pour la transformation économique inclusive. Pour réaliser ces objectifs, la Déclaration appelle à une mobilisation des investissements publics et privés à travers pactes numériques nationaux, qui articuleront objectifs de réformes, besoins en financement et partenariats stratégiques avec le secteur privé autour des objectifs fixés dans la Déclaration pour accélérer la croissance inclusive et la création d’emplois. Des mesures concrètes ont été envisagées pour favoriser l’échange de bonnes pratiques et la coordination visant à créer des marchés numériques régionaux, et inciter le secteur privé à investir dans l’infrastructure numérique en s’appuyant sur des initiatives régionales telles que la Mission 300 (M300), une initiative panafricaine visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030 afin de soutenir la transformation numérique et économique du continent. Le numérique s’impose aujourd’hui comme l’un des leviers les plus puissants de transformation économique et sociale. Véritable moteur de croissance, il stimule la productivité, favorise la création d’emplois et renforce l’inclusion. Les engagements pris à Cotonou traduisent une volonté commune de transformer la promesse du numérique en progrès concrets, et de positionner l’Afrique de l’Ouest et du Centre comme un acteur majeur de l’économie numérique mondiale. Co-organisé par le gouvernement de la République du Bénin et le Groupe de la Banque mondiale, le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni plus de 200 participants composés de personnalités de haut niveau, y compris des ministres, responsables des communautés économiques régionales, dirigeants du secteur privé, jeunes créateurs de solution numériques, organisations de la société civile et experts internationaux. Il répond aux objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2030, qui est de garantir un accès universel et abordable au haut débit, bâtir un marché numérique unique africain, et saisir pleinement les opportunités offertes par les technologies en croissance comme l’intelligence artificielle pour réaliser la transformation numérique du continent. Avec BM
Abdoulaye DIOP : des progrès considérables ont été réalisés au sein de la Confédération AES

ACTUALITE. « Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération », a affirmé le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le 26 novembre 2026 à Ouagadougou. Ci-dessous l’intégralité du discours prononcé à cette occasion. « Je voudrais, tout d’abord, vous transmettre les salutations cordiales et fraternelles de la délégation du Mali et, en son nom et au mien, j’adresse nos sincères remerciements au Gouvernement du Burkina Faso pour l’accueil si chaleureux et l’hospitalité généreuse, dans la pure tradition de l’AES, depuis notre arrivée en terre africaine de Ouagadougou. Le Mali s’honore de participer à cette importante réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), d’autant plus qu’elle est préparatoire à la Deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES. En effet, conformément au Communiqué en date du 04 juillet 2025 du Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel se tiendra à Bamako, en décembre 2025. Je suis heureux de confirmer, ici, les dates du 22 et 23 décembre 2025 pour la tenue de cette importante rencontre au plus haut niveau de nos Etats. Je profite de cette occasion pour saluer le travail remarquable accompli par les Hauts Fonctionnaires de nos trois pays et des Piliers Défense et Sécurité ; Diplomatie et Développement, qui, deux jours durant, ont œuvré à consolider les différents documents de travail. Grâce à ces efforts, réalisés dans l’esprit de fraternité, de convivialité, de solidarité et d’amitié qui a toujours marqué nos relations, des documents de haute qualité sont soumis à notre examen. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Notre réunion se tient à un moment charnière de la vie de notre Confédération. Moins d’un an et demi après la création de la Confédération AES, à Niamey, le 06 juillet 2024, par Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali ; et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, il nous est donné de constater des progrès considérables réalisés par notre jeune Confédération. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, des avancées considérables ont été réalisées sur le terrain par nos Forces Armées et de Sécurité, y compris par la Force Unifiée AES, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malgré les ingérences extérieures, pire, malgré les soutiens de sponsors étatiques étrangers aux groupes armés terroristes opérant au Sahel, nos Forces ont démontré leur capacité à s’adapter aux menaces et à réagir avec efficacité et précision aux attaques lâches et perfides. Comme vous le savez, les ennemis de la paix, soutenus par des puissances étrangères et, hélas, par certains pays de la région, ont étendu leurs actions négatives à une nouvelle dimension, économique, en s’attaquant au tissu économique, aux moyens de production et aux circuits d’approvisionnement, avec l’objectif avoué de déstabiliser les Institutions de nos Etats pour pouvoir étendre leur hégémonie et leur domination sur nos pays et nos populations. Outre cette dimension économique, le nouveau mode opératoire des groupes armés terroristes est accompagné, je dirais même encouragé, par une campagne médiatique sans précédent et contre nature, que je qualifierai de terrorisme médiatique qui voit des organes de presse, essentiellement occidentaux, faire ouvertement l’apologie du terrorisme et se transformer, sans aucune hésitation, en relais et prolongements du terrorisme. Cette presse, proche de pouvoirs en place dans les pays concernés, ne dissimule plus sa hâte à rapporter les méfaits des groupes armés terroristes et, dans le même temps, passer sous un silence assourdissant les victoires de nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les souffrances de nos populations. Face à cette situation, tant immorale qu’indécente, je rends un hommage appuyé à toutes les victimes, civiles comme militaires du terrorisme au Sahel et je salue, avec force et sincérité, la bravoure, la détermination, le patriotisme et le sens du sacrifice de nos Forces de Défense et de Sécurité. J’adresse la même appréciation aux populations de la Confédération AES, pour leur résilience, leur patience, leur dignité et leur soutien sans faille aux Autorités de la Confédération, en dépit des défis à nous imposés. Je ne saurais poursuivre, Mesdames et Messieurs, sans adresser la profonde gratitude des Plus Hautes Autorités, du Gouvernement et du Peuple du Mali aux Autorités et aux Peuples du Burkina Faso et de la République du Niger. Messieurs les Ministres, chers frères, dans la crise récente que le Mali traverse, le soutien et la solidarité fraternelle et multiforme du Burkina et du Niger ont été déterminants dans notre capacité à surmonter, avec succès, ce nouveau défi. Ainsi, les dizaines de citernes de carburant gracieusement offertes par les Plus Hautes Autorités de la République du Niger illustrent l’esprit de solidarité agissante de la Confédération AES, grâce à laquelle les défis d’un Etat sont des opportunités de complémentarité et de soutien des autres Etats, notamment le rôle joué par les Forces de défense et de sécurité des trois pays et leur bravoure dans la sécurisation des convois de carburant. • Excellences ; • Mesdames et Messieurs, Dans le domaine diplomatique, je salue la cohésion de notre démarche de coordination à tous les niveaux de responsabilité, tant à la Centrale à Ouagadougou, Bamako et Niamey, que dans nos Missions diplomatiques et postes consulaires qui, sur le terrain, ont immédiatement traduit, à travers le monde, nos directives en tenant régulièrement des concertations et en portant, d’une même voix, les messages de la Confédération AES. Je tiens également à saluer, une nouvelle fois, le leadership exemplaire, déterminé et visionnaire de nos trois Chefs d’Etat, marqué par un
Burkina. Les Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel rendent compte de leurs travaux au Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce mercredi en fin de matinée, les Ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel. Conduite par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, M. Abdoulaye DIOP, la délégation a fait le point de la réunion préparatoire du prochain sommet des Chefs d’État de la Confédération AES, ouverte ce mercredi 26 novembre à Ouagadougou. « Ces travaux se situent dans le cadre de la préparation de la deuxième réunion du Collège des Chefs d’État de la Confédération qui doit se tenir les 22 et 23 décembre prochains à Bamako », indique M. DIOP à l’issue de l’audience avec le Chef de l’État. Cette audience a été également une occasion pour les Ministres de rendre compte au Président du Faso de la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération de l’AES dans les trois piliers que sont la défense, la diplomatie, et le développement. Selon le Ministre Abdoulaye DIOP, sur le volet diplomatie, « le travail a consisté essentiellement à faire en sorte que la Confédération AES parle d’une seule voix sous la direction de nos Chefs d’État et puisse travailler à asseoir une grande reconnaissance de la Confédération des États du Sahel au plan régional et international ». Il souligne que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a encouragé les Ministres chargés des Affaires étrangères à poursuivre l’œuvre engagée, à relever les défis, afin que des actes concrets puissent être posés pour répondre aux aspirations des peuples du Sahel.
Mali/Situation d’Approvisionnement en produits pétroliers : Le ministre Moussa Alassane DIALLO ordonne l’approvisionnement immédiat des stations-services

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a effectué, ce jour lundi 24 Novembre 2025, une visite de terrain au Bureau du pétrole des douanes, accompagné du Directeur général en charge du commerce, des secrétaires généraux des principaux groupements pétroliers, de son cabinet, ainsi que du Directeur du CECOGEC. Accueilli par le Directeur Général des Douanes, l’Inspecteur Général Amadou Konaté, le Ministre a eu un entretien fructueux avec les équipes du bureau des produits pétroliers avec pour objectif de faire le point du protocole signé entre le Gouvernement et les groupements pétroliers le Vendredi 21 Novembre 2025. Prenant la parole, l’Inspecteur général a salué un partenariat public-privé, qui produit des résultats concrets, rappelant que le protocole, récemment, signé est, désormais, pleinement, en exécution. En effet, les Douanes ont confirmé une progression spectaculaire : 117,3 millions de litres de produits pétroliers enregistrés au mois de Novembre, contre 53 millions en septembre et 78 millions en octobre. Les convois sécurisés ont, également, augmenté, passant de 2 en septembre à 10 en novembre, un progrès rendu possible grâce au travail acharné de nos vaillantes FAMA, chaleureusement remerciées par les autorités. S’exprimant avec fermeté, le Ministre a rappelé que le Mali traverse « une période de perturbation de l’approvisionnement en hydrocarbures, mais que la réponse doit être collective, coordonnée et immédiate », a-t-il indiqué. Il a salué la présence des deux représentants des groupements pétroliers, dont la contribution scientifique et opérationnelle demeure essentielle. Il a, également, tenu à rendre hommage aux chauffeurs, véritables soldats de la chaîne d’approvisionnement. Le Ministre a réaffirmé l’objectif, suite à la signature du protocole d’accord : « mettre fin aux files d’attente et garantir la disponibilité du carburant partout ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis la signature du protocole, le vendredi dernier, 110 camions sont sortis sur 124 enregistrés en moins de 24 heures, toute chose, qui prouve son efficacité. Faisant une visite de terrain au parking des camions citernes, il a fixé une exigence claire : sans délai, toutes les stations du pays doivent être approvisionnées, afin de garantir une offre, largement, supérieure à la demande et assurer un retour complet à la normale.
Mali/Gao : les FAMa ont pris le contrôle total de la mine d’or de Inta haka

Suite à l’expiration de l’ultimatum fixé par le commandant du Poste de commandement interarmées du théâtre Est de l’opération Dougoukoloko, le Général de Brigade Mamadou Massaoulé SAMAKE, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont repris, le samedi 15 novembre 2025, le contrôle total du site minier d’Intahaka. L’ordre avait été donné aux exploitants illégaux et aux groupes armés de quitter les lieux. Un détachement des FAMa, dirigé par le colonel Kilita Ag Mohamed LAMINE, coordinateur des opérations à Intahaka, a mené une patrouille sur le site afin de s’assurer du départ effectif des occupants illégaux et de rétablir l’autorité de l’État. Selon le colonel Kilita, la situation est désormais sous contrôle, en attendant l’arrivée de la Société de Recherche et d’Exploitation Minière (SOREM), chargée de la gestion du site. L’objectif est de garantir que l’exploitation minière bénéficie à l’État et aux populations maliennes. Il s’agit de la troisième opération de ce type menée par les FAMa sur le site, dans le but de dissuader toute tentative de retour des exploitants illégaux. Adjt Alhassane Aldjoumati/FaMa
Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA invite les acteurs à renforcer les capacités et les stratégies face aux défis

Avec plus de 70 millions d’habitants et un taux de croissance positive, les Pays de l’AES possèdent de nombreuses opportunités dans le domaine de l’entrepreneuriat permettant la création d’emplois et de revenus pour les populations, notamment les jeunes et les femmes. Dans cette dynamique, le Premier ministre, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a présidé, ce mardi 18 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture du Salon International de l’Entrepreneuriat National. En effet, le Salon International de l’Entrepreneuriat de l’AES constitue une initiative stratégique au service de la souveraineté économique, de la coopération régionale et du développement inclusif. Il s’agit de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’Espace confédéral ; d’offrir une plateforme régionale de valorisation de l’initiative privée ; de mobilisation des partenaires techniques et des investisseurs privés autour de projets structurants ; de contribution à la création d’emplois durables et de richesses. Selon la Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou SALL SECK, l’entrepreneuriat est une clé, notamment, du développement économique, de la gestion durable de l’environnement, de l’adaptation aux changements climatiques et de la résilience. En droite ligne du thème retenu « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la confédération AES », le Premier ministre a soulevé l’opportunité de faire le diagnostic de la création et du développement des entreprises, de renforcer les capacités des jeunes et des femmes en entrepreneuriat et de proposer des mesures palliatives adaptées à notre contexte en privilégiant l’innovation et le réseautage. Pour le Premier ministre, il s’agit d’acquérir les capacités et les stratégies pour surmonter les défis dans un contexte international difficile marqué par des entreprises de déstabilisation et des pressions sous diverses formes pour tenter de saper le développement légitime des populations. D’où l’intérêt de renforcer les outils locaux de développement, dont l’entrepreneuriat. Le Chef du Gouvernement a salué la présence de délégations de l’AES et du Ghana, comme pour rappeler que le Mali reste un pays très fréquentable, « un pays non isolé, en paix avec lui-même et avec les autres, un pays, qui avance, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure, qui cherchent, vainement, à saper le moral des Maliens par la désinformation et l’intoxication ». Durant quatre jours, le Salon International de l’Entrepreneuriat, servira de cadre de formation, de panels, de concours d’idées et de rencontres BtoB.