L’Algérie se hisse en quarts du CHAN 2024 après un nul tendu face au Niger

L’Algérie a validé son billet pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024 après un match nul et vierge (0-0) contre le Niger à Nairobi — un résultat suffisant pour permettre aux Fennecs de rejoindre l’Ouganda en tête du groupe C, lundi soir. Vice-champions en 2022, les hommes de Madjid Bougherra savaient qu’un seul point leur suffirait pour se qualifier. Malgré leurs difficultés à percer une défense nigérienne bien organisée, ils ont assuré l’essentiel pour poursuivre leur aventure dans le tournoi. Pendant ce temps, l’Ouganda, auteur d’un spectaculaire match nul 3-3 contre l’Afrique du Sud, terminait en tête du groupe avec sept points. L’Algérie prend la deuxième place avec six points, devant l’Afrique du Sud, également à six points mais pénalisée par une moins bonne différence de buts. L’Algérie assure l’essentiel Malgré le score nul, la rencontre au stade Nyayo n’a pas manqué d’intensité. L’Algérie a dominé les premières minutes, avec Soufiane Bayazid et Mehdi Merghem qui ont chacun sollicité le gardien Nigérien Mahamadou Tanja. Déjà éliminé avant le coup d’envoi, le Niger a pourtant montré un bel état d’esprit. Ibrahim Djingarey a tiré au-dessus sur coup franc avant d’être expulsé à la 77e minute après un second carton jaune. Même en supériorité numérique, l’Algérie a eu du mal à imposer son jeu. Ses meilleures occasions sont venues en première période : Bayazid a obligé Tanja à une belle parade, et Merghem a manqué le cadre de la tête à bout portant. En fin de match, c’est même le Niger qui a failli créer la surprise : Abdoul-Latif Goumey s’est offert deux belles opportunités, dont une frappe dans le temps additionnel qui est passée de peu au-dessus. Mais le score est resté inchangé. Suspense total dans le groupe C Alors que l’Algérie souffrait à Nairobi, un véritable feu d’artifice se jouait à Kampala entre l’Ouganda et l’Afrique du Sud — un match nul 3-3 haletant, considéré comme l’un des plus spectaculaires du tournoi. L’Ouganda termine premier du groupe avec sept points, l’Algérie deuxième avec six, grâce à une meilleure différence de buts que l’Afrique du Sud, éliminée malgré ses six points. La Guinée (quatre points) prend la quatrième place, tandis que le Niger, sans but inscrit, termine dernier avec deux unités. Le Niger quitte la compétition sans marquer Le parcours du Niger s’achève sans la moindre réalisation. Déjà éliminés avant leur dernier match, les Ménas n’ont une nouvelle fois pas trouvé le chemin des filets et quittent le CHAN 2024 sans but inscrit. Malgré cela, leur prestation a été saluée. Le gardien Tanja s’est encore illustré, tandis que Goumey et Djingarey ont régulièrement menacé en contre. L’équipe d’Harouna Doula a manqué de tranchant offensif mais a quitté la scène avec honneur. Les quarts de finale en ligne de mire Au terme de cette dernière journée, l’Ouganda et l’Algérie filent en quarts de finale. L’Ouganda y arrive fort de sa prestation flamboyante contre l’Afrique du Sud, tandis que l’Algérie, moins impressionnante offensivement, pourra s’appuyer sur sa solidité défensive et son expérience en phase à élimination directe. L’Afrique du Sud échoue à un souffle, tandis que la Guinée repart avec une victoire mais sans réel impact. Pour le Niger, il faudra repartir de zéro après une nouvelle élimination précoce. Place désormais aux matchs à élimination directe, où l’Algérie devra retrouver son efficacité offensive pour espérer rééditer, voire améliorer, son parcours de 2022. CAF
CHAN 2024 : Madagascar fait tomber le Burkina Faso et décroche son billet pour les quarts de finale !

Madagascar s’est offert une qualification palpitante pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024, après une victoire cruciale 2-1 face au Burkina Faso, samedi soir à Zanzibar. Grâce à ce succès et au match nul vierge entre la Tanzanie et la République centrafricaine à Dar es Salaam, la Tanzanie termine en tête du Groupe B, tandis que Madagascar se hisse à la deuxième place et poursuit l’aventure. Scénario électrique à Zanzibar ! Les Barea savaient qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur : seule une victoire pouvait leur permettre de continuer dans le tournoi. Et ils n’ont pas tardé à afficher leurs intentions. Dès la 7e minute, Fenohasina Razafimaro déclenche une frappe somptueuse de loin, qui finit au fond des filets — un bijou pour lancer les hostilités dans un Amaan Stadium survolté. Éliminés avant même cette rencontre, les Étalons du Burkina Faso jouaient pour l’honneur. Mais ils ont répondu avec caractère. À la 25e minute, Souleymane Sangaré s’élève plus haut que tout le monde pour reprendre de la tête un centre millimétré d’Hanaby Sagne : 1-1, tout est à refaire. Un penalty décisif relance Madagascar Après la pause, le match reste tendu, chaque action pesant lourd. Et c’est Madagascar qui reprend l’avantage. À la 58e minute, Sagne commet une faute dans la surface : penalty. Lalaina Rafanomezantsoa ne tremble pas et transforme d’une frappe puissante sous la barre. 2-1 pour les Barea ! Le Burkina Faso pousse, mais Madagascar tient bon Les hommes d’Issa Balbone jettent alors toutes leurs forces dans la bataille. Les tentatives de Papus Ouattara et Yves Koutiama sont stoppées avec autorité par le gardien malgache Michel Ramandimbisoa, tandis qu’une tête tardive d’Hanaby Sagne frôle la transversale. Malgré leur domination en fin de match, les Étalons se heurtent à une défense malgache héroïque, dirigée par un solide Tony Randriamanampisoa. Le Burkina Faso quitte le tournoi avec une victoire en quatre matchs, mais la tête haute et avec des promesses offensives. Madagascar, une résurrection remarquable Côté malgache, cette qualification vient récompenser une phase de groupes mouvementée : un match nul marqué par un carton rouge contre la Mauritanie, une défaite contre les co-organisateurs tanzaniens… avant une superbe réaction. La victoire contre la République centrafricaine avait relancé les Barea, celle contre le Burkina les propulse vers les quarts. Groupe B : la Tanzanie en tête, Madagascar suit Le nul 0-0 entre la Tanzanie et la République centrafricaine permet aux Taifa Stars de finir premiers avec 10 points. Madagascar prend la deuxième place avec 7 points, à égalité avec la Mauritanie mais avec une meilleure différence de buts. Burkina Faso et République centrafricaine sont éliminés. Un défi de taille en quart, mais les Barea sont prêts Les Barea se préparent désormais à un quart de finale relevé. Mais au vu de leur mentalité, de leur solidité et de leur capacité à se surpasser, il faudra compter sur eux dans la suite du tournoi ! CAF
CHAN-2024. La RDC rugit face à l’Angola et s’invite à la finale du Groupe A !

Double championne du CHAN, la RD Congo a frappé fort jeudi soir au Moi International Sports Centre de Nairobi en s’imposant avec autorité 2-0 face à l’Angola, lors d’une soirée qui pourrait bien lancer les Léopards A’ vers les quarts de finale du CHAN TotalEnergies PAMOJA 2024. Deux coups de casque signés Jephté Kitambala et Jonathan Mokonzi en seconde période ont scellé une victoire précieuse, propulsant les Congolais dans une bataille à quitte ou double face au Maroc ce dimanche. Plus tôt dans la journée, les Lions de l’Atlas ont dominé la Zambie 3-1, posant ainsi les bases d’un choc décisif entre deux géants du continent. L’Angola, de son côté, quitte la compétition sans avoir marqué le moindre but. Une Première Mi-Temps Sous Haute Tension Dès le coup d’envoi, l’enjeu était clair : l’Angola devait impérativement gagner pour espérer continuer l’aventure, tandis que la RDC savait qu’une victoire la rapprocherait des quarts. Les 45 premières minutes ont offert des occasions des deux côtés. Beni Jetour et Kaporal ont tenté leur chance pour les Palancas Negras, mais le portier congolais Brudel Efonge a veillé au grain. Côté congolais, Kitambala a forcé Neblú à une belle parade, tandis que Matobo et Kabwit ont flirté avec l’ouverture du score. Malgré l’intensité et quelques frissons, rien n’a été marqué avant la pause. Le Réveil des Léopards ! Le match a basculé dès le retour des vestiaires. À la 58e minute, Âgée Basiala délivre un bijou de coup franc au cœur de la surface : Kitambala surgit et place une tête subtile au ras du poteau. 1-0, les Léopards rugissent enfin ! Piqué au vif, l’Angola réagit en multipliant les changements offensifs : Jó Paciência, Mafuta, Gogoró font leur entrée pour renverser la vapeur. Vidinho passe tout près de l’égalisation d’une tête à bout portant mais Efonge sort un arrêt réflexe de grande classe. Et alors que les Angolais poussent, c’est la RDC qui frappe à nouveau. Nouveau centre millimétré de Basiala sur corner, Mokonzi jaillit au premier poteau et double la mise à la 70e minute. Clinique. 2-0. L’Angola S’effondre, La RDC Tient Bon Dans le dernier quart d’heure, les hommes de Pedro Gonçalves jettent toutes leurs forces dans la bataille. Mais ni Jó Paciência, ni Lépua, ni Kinito ne trouvent la faille. La finition fait cruellement défaut. Neblú, entré en cours de match, évite une addition plus salée avec une superbe envolée sur une frappe de Matobo, mais le mal est fait. En défense, Osée Ndombele et Lolendo Mansanga verrouillent l’arrière-garde congolaise avec autorité. Aucun frisson de fin de match pour les Léopards, qui tiennent leur victoire avec sérieux et maîtrise. Basiala, le Maestro des Phases Arrêtées S’il fallait un homme du match, ce serait lui : Âgée Basiala. Deux passes décisives sur coups de pied arrêtés, deux gestes parfaits qui ont changé le destin du match. Kitambala et Mokonzi ont brillé à la finition, mais c’est bien le pied chirurgical de Basiala qui a fait la différence. Une arme redoutable pour la suite du tournoi. Un Duel Explosif à Venir : Maroc vs RDC Place maintenant au grand rendez-vous : dimanche, Maroc et RDC s’affrontent dans un choc qui promet d’être électrique. Le vainqueur s’ouvrira les portes des demi-finales. Dans l’autre rencontre, le pays hôte, le Kenya, croisera la Zambie pour arracher le dernier billet du Groupe A. Suspense, intensité et rêves de titre : le CHAN 2024 entre dans sa phase décisive, et les Léopards sont plus affamés que jamais ! Caf
CHAN-2024. Les champions en titre, le Sénégal, accrochés par un Congo combatif

Les Lions de la Teranga devront patienter. Tenants du titre, les Sénégalais ont été tenus en échec (1-1) par une redoutable équipe congolaise lors de leur deuxième match du Groupe D au Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies CHAN PAMOJA 2024, à Zanzibar. Le Congo a surpris tout le monde en ouvrant le score dès les premières minutes grâce à Dechan Moussavou, mais Joseph Layousse a sauvé les siens en égalisant en seconde période au stade Amaan. Ce nul laisse le Sénégal avec 4 points après deux journées, tandis que le Congo en compte 2, en attendant l’autre affiche de la soirée entre le Nigeria et le Soudan. Un début musclé, et le Congo frappe fort L’entraîneur sénégalais Souleymane Diallo avait prévenu : ce match pouvait être un piège. Et les Congolais l’ont prouvé dès l’entame. À la 19e minute, Charles Atipo dépose un centre parfait depuis le côté droit. Moussavou, bien placé, conclut d’un tir puissant du droit à bout portant pour ouvrir la marque. Le Sénégal, fort de sa victoire inaugurale face au Nigeria (1-0), est bousculé par l’intensité physique et les transitions rapides du Congo. Les Lions peinent à percer le solide bloc congolais en 4-2-3-1, où Venold Dzaba et Gosim Elenga dominent l’entrejeu. La première période devient hachée, avec de nombreuses fautes et interruptions qui cassent le rythme du jeu. Protégé par sa défense, le gardien congolais Ulrich Samba n’est réellement inquiété qu’en fin de mi-temps sur une frappe croisée de Mbaye Yaya Ly. Coaching gagnant de Diallo, mais le Congo résiste Au retour des vestiaires, Diallo lance Vieux Cissé pour dynamiser l’attaque. Mais le Congo continue d’être dangereux en contre. À la 69e, Marc Diouf doit s’employer pour détourner une belle frappe enroulée d’Élie Andzouono. Peu à peu, le Sénégal reprend l’ascendant. Les coups de pied arrêtés d’Ousseynou Seck deviennent une arme précieuse, forçant le Congo à reculer. Christian Gomis et Libasse Guèye menacent de près, mais Samba réalise deux parades décisives pour préserver l’avantage congolais. Finalement, à la 82e minute, le Sénégal trouve l’ouverture : sur un corner mal dégagé, Joseph Layousse surgit et déclenche une frappe sèche du droit qui termine au fond des filets. L’égalisation galvanise les Lions. Quelques instants plus tard, Seyni Ndiaye manque de peu le but du 2-1 sur une tête à bout portant. Fin sous haute tension, mais statu quo final Les dernières minutes sont électriques. Le Congo tente le tout pour le tout : Brudet Okana frappe au-dessus. Le Sénégal répond : un coup franc dangereux d’Ababacar Sarr sème le chaos, mais personne ne parvient à conclure. Des fautes à répétition, des cartons jaunes et une atmosphère brûlante concluent cette rencontre où aucun des deux camps ne parvient à faire la différence dans le temps additionnel. Le Groupe D reste ouvert Avec ce point, le Sénégal reste bien placé, même si Diallo regrettera l’occasion manquée de valider son ticket pour les quarts dès ce soir. Côté congolais, ce résultat est porteur d’espoir. Les Diables Rouges ont montré qu’ils pouvaient faire vaciller les favoris. Le duel entre le Nigeria et le Soudan, prévu plus tard dans la soirée, pourrait bien redistribuer les cartes dans un groupe D où tout reste à jouer. CAF
Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies : La Mission X accomplie pour le Nigeria

Le Nigeria réalise une « remontada » spectaculaire face au Maroc et remporte son 10e sacre en Coupe d’Afrique des Nations Féminine CAF TotalEnergies Le Nigeria a réalisé une remontée extraordinaire en deuxième mi-temps pour vaincre le Maroc, pays hôte, 3-2 et remporter sa 10e couronne de la Coupe d’Afrique des Nations féminine CAF TotalEnergies (WAFCON), samedi soir au Stade Olympique de Rabat. Menées 2-0 à la mi-temps devant un public marocain partisan, les Super Falcons ont démontré leur pedigree et leur résilience, revenant dans le match grâce à finition clinique et une détermination pure pour consolider leur statut de reines du football africain. Les buts d’Esther Okoronkwo, Folashade Ijamilusi et un but victorieux en fin de match de Joe Echegini ont renversé la solide avance du Maroc en première mi-temps, surprenant les Lionnes de l’Atlas qui espéraient décrocher leur tout premier titre continental à domicile. La finale avait tous les ingrédients d’un classique : un pays hôte cherchant à couronner une génération dorée, et l’équipe féminine la plus titrée d’Afrique, désireuse de réaffirmer sa domination. Le Maroc a connu un début de match de rêve. À seulement 12 minutes du coup d’envoi, la capitaine Ghizlane Chebbak a ouvert le score d’une frappe brillante de l’extérieur de la surface. Elle a enroulé le ballon à ras de terre pour tromper la gardienne nigériane Chiamaka Nnadozie. Le public local a explosé, sentant l’histoire s’écrire. Les Lionnes de l’Atlas ont consolidé leur avance à la 24e minute lorsque Sanaâ Mssoudy a doublé la mise. Mssoudy a conclu avec brio une passe lunineuse d’Ibtissam Jraidi. L’attaquant qui a fait preuve d’une grande efficacité a envoyé le ballon dans le coin inférieur droit des buts adverses. Mené 2-0 à la pause, le Nigeria se retrouvait face à une tâche ardue. Mais le discours de l’entraîneur Justin Madugu à la mi-temps a suscité une réaction enthousiaste des Super Falcons. Le retour a commencé juste après l’heure de jeu lorsqu’une main de Nouhaila Benzina a donné lieu à un penalty, qui a été froidement transformé par Okoronkwo pour porter le score à 2-1. Un penalty confirmé par la VAR. Dès lors, le Nigeria a pris le dessus. À la 71e minute, Okoronkwo s’est transformé en passeuse glissant un ballon impeccable dans la course d’Ijamilusi, qui a envoyé une frappe du gauche dans la lucarne pour égaliser. Alors que le match se dirigeait vers les prolongations, le Nigeria a trouvé le but victorieux. Un coup franc bien travaillé d’Esther Okoronkwo (encore elle), trouve Joe Echegini, qui a calmement marqué à la 88e minute pour sceller un renversement dramatique. Malgré la pression tardive et une vague d’attaques marocaines, les Super Falcons ont tenu bon dans les dernières minutes tendues du temps additionnel. Ce fut une fin déchirante pour l’équipe marocaine de Jorge Vilda, qui avait impressionné tout au long du tournoi et qui cherchait à devenir la quatrième nation à soulever le trophée de la CAN Féminine après le Nigeria, la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud. Mais la soirée a souri aux Super Falcons, propulsées par l’expérience, la profondeur et l’esprit de compétition vers un autre titre africain – leur 10e en 13 éditions. Le triomphe du Nigeria a non seulement prolongé son héritage inégalé sur le continent, mais a également passé un message retentissant selon laquel, même face à des challengers émergents, elle reste l’équipe à battre dans le football féminin africain. CAF
Nawal El Moutawakel : “J’espère que la CAN Féminine renforcera la place des femmes dans le sport.”

Dans un entretien sans détour, Nawal El Moutawakel revient sur ce que représente cette CAN Féminine 2024 pour son pays, pour les femmes d’Afrique, et pour elle-même. Elle parle avec la passion d’une femme de terrain, l’engagement d’une bâtisseuse, et l’élégance de celles qui ont déjà prouvé. De ses débuts à ses responsabilités internationales, la première dame du sport marocain reste fidèle à son credo : croire, franchir, inspirer. Que ressentez-vous en voyant une compétition majeure féminine comme la CAN se dérouler dans votre pays ? Nawal El Moutawakel : C’est une immense fierté de voir la Coupe d’Afrique des Nations Féminine se tenir dans mon pays, le Maroc. C’est un message fort de progrès et d’engagement en faveur du sport en général et féminin en particulier. Cela montre que le Maroc avance vers plus d’égalité et d’équité, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a donné une impulsion forte à la promotion de la femme. Vous êtes une pionnière du sport féminin marocain et africain. Qu’est-ce qui vous a portée tout au long de votre parcours ? Le sport a beaucoup apporté dans ma vie : beaucoup de discipline, de rigueur, de détermination, de passion, la discipline, mais surtout la conviction que les femmes ont toute leur place dans le sport, à tous les niveaux. J’ai aussi cru qu’avec de la volonté, les barrières pouvaient être franchies. Le 400 m haies de la finale olympique de 1984 reste dans les mémoires. Comment ce moment a-t-il changé votre vie ? Ce fut un tournant déterminant dans ma vie. Cette victoire historique m’a propulsée sur la scène internationale, mais surtout, elle a donné de l’espoir et des rêves à des milliers de jeunes filles et de femmes au Maroc, en Afrique et dans le monde arabe. C’est devenu bien plus qu’une médaille : un message fort. Vous êtes devenue un symbole d’émancipation pour toute une génération et au-delà. Est-ce une responsabilité que vous avez rapidement assumée ? Oui. J’ai rapidement compris et très tôt que mon parcours atypique pouvait servir à d’autres. Cette responsabilité, je l’ai embrassée avec fierté et grande responsabilité, mais aussi avec humilité et conscience. Comment votre victoire olympique a-t-elle été perçue au Maroc à l’époque ? Elle a été perçue avec énormément d’émotion. C’était une première pour le pays, et pour une femme ! J’ai ressenti un immense élan d’amour, de fierté et d’admiration de la part des Marocains. Cela a marqué toute une génération. Ministre, vice-présidente du CIO, ambassadrice engagée… Pourquoi le sport a-t-il toujours été le fil conducteur de vos engagements ? Le sport a fait de moi ce que je suis devenue aujourd’hui. Il a impacté ma vie, j’ai voulu mettre mon expérience au service des autres, défendre des causes, et promouvoir les nobles valeurs et idéaux du sport partout dans le monde. J’ai vite compris que le pouvoir magique du sport est illimité car il est un langage universel, un outil d’émancipation, de diplomatie et de développement. Qu’attendez-vous de cette CAN Féminine 2025 sur le plan sportif mais aussi sociétal ? J’attends comme tous les Marocains un tournoi de haut niveau, compétitif et spectaculaire, et j’espère qu’il contribuera à changer les mentalités, à renforcer la place des femmes dans le sport et à inspirer les futures générations. Vous avez toujours défendu la place des femmes dans le sport. Que signifie ce tournoi dans ce combat ? Je considère que le choix du Maroc pour abriter la CAN Féminine est un choix judicieux. Notre équipe féminine a prouvé par le passé qu’elle est cabale, qu’elle a du talent et qu’elle va sans aucun doute relever ce défi et démontré qu’elles aussi sont porteuse de message et d’égalité de chance et d’équité. En tant que personnalité influente, comptez-vous vous investir activement durant le tournoi ? Absolument. Je serai présente dans les gradins au milieu des milliers de spectateurs, pour soutenir, encourager notre équipe féminine qui aura besoin de tout un chacun pour qu’elle passe au stade suivant. Je voudrais juste préciser que jeune fille j’ai pratiqué le foot avant l’athlétisme. Pour vous dire que le foot a une place de choix dans mon cœur. Peut-on espérer que cette CAN inspire de futures Nawal El Moutawakel dans le football ? C’est tout ce que je souhaite ! Que cette CAN soit une source de rêves et d’ambition pour toutes les jeunes filles passionnées de sport. Le football féminin a un avenir radieux grâce à l’impulsion de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), sous la présidence de M. Fouzi Lekjaa, qui, depuis qu’il a pris les rênes de la Fédération, ne cesse de nous surprendre par sa gestion exemplaire, sa vision stratégique et sa bonne gouvernance. Les résultats sont là pour en témoigner, notamment la performance historique lors de la Coupe du Monde de la FIFA au Qatar en 2022. Quelles sont les attentes spécifiques du public marocain vis-à-vis des Lionnes de l’Atlas ? Le public attend de la combativité, de la fierté, et pourquoi pas un parcours historique ! Mais au-delà des résultats, il s’agit de représenter dignement le pays et d’écrire une nouvelle page de notre histoire sportive. En une phrase : quel message souhaitez-vous adresser à l’Afrique à l’occasion de cette CAN Féminine 2024 ? Que l’Afrique croit en ses filles, qu’elle les soutienne, les célèbre, et les accompagne vers les sommets — car leur réussite est celle de tout un continent. Le slogan de cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est “Born Winners”. Qu’est-ce que cela vous évoque ? Ce slogan célèbre ces femmes qui, dès leur plus jeune âge, portent en elles une détermination farouche à devenir des figures extraordinaires, capables de repousser les limites. À travers lui, c’est toute une génération de sportives africaines qui est mise à l’honneur : des battantes, des modèles à suivre pour les générations futures. Caf
CHAN 2024 : la Tanzanie accueillera le match d’ouverture, l’Ouganda le match pour la troisième place, et le Kenya la finale

La Confédération Africaine de Football (CAF), en concertation avec les trois pays hôtes de l’édition 2024 du Championnat d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies (CHAN) – à savoir le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda – a annoncé les stades qui accueilleront les principales rencontres de la compétition : le match d’ouverture, la petite finale et la grande finale. Le Championnat d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies 2024, organisé conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, se déroulera du 2 au 30 août 2025, marquant ainsi le retour du tournoi en Afrique de l’Est, après l’édition 2016 disputée au Rwanda. Le stade Benjamin Mkapa de Dar es Salaam (Tanzanie) accueillera le match d’ouverture du CHAN 2024 le 2 août 2025. Le stade Mandela de Kampala (Ouganda) a été désigné pour accueillir le match pour la troisième place. La finale du tournoi se jouera le 30 août 2025 au stade Kasarani de Nairobi (Kenya). Pays hôtes : Match d’ouverture : le samedi 2 août à Dar es Salaam, Tanzanie Match pour la troisième place : à Kampala, Ouganda Finale : le samedi 30 août à Nairobi, Kenya Par ailleurs, Zanzibar a été retenu comme l’un des sites hôtes, une décision qui témoigne de l’engagement de la CAF en faveur de l’inclusion et du rayonnement du football africain. Le stade Amaan de Zanzibar a récemment accueilli avec succès la finale de la Coupe de la Confédération CAF TotalEnergies 2024/25, en mai dernier. Villes hôtes pour la phase de groupes : Groupe A | Nairobi, Kenya : Kenya, Maroc, Angola, RD Congo, Zambie Groupe B | Dar es Salaam, Tanzanie : Tanzanie, Madagascar, Mauritanie, Burkina Faso, République Centrafricaine Groupe C | Kampala, Ouganda : Ouganda, Niger, Guinée, Afrique du Sud, Algérie Groupe D | Zanzibar : Sénégal, Congo*, Soudan, Nigeria *À la suite d’une décision de la Commission d’appel de la CAF, la Guinée équatoriale a été remplacée par le Congo. Des informations complémentaires concernant le calendrier des matches, la billetterie et les activités destinées aux supporters seront communiquées ultérieurement par la CAF. Caf
CAN Féminine 2024 : Le profil de la Tunisie

La Tunisie a brillamment obtenu sa qualification pour la CAN Féminine CAF TotalEnergies 2024 en franchissant deux tours éliminatoires avec autorité. Au premier tour, les Aigles de Carthage dames ont largement battu le Niger : 7-0 à l’aller à Radès, puis 5-1 au retour à Niamey, pour un score cumulé de 12-1. Au second tour, elles ont surclassé le Congo-Brazzaville : victoire 5-2 à l’extérieur, suivie d’un 1-1 à domicile, soit un total de 6-3 sur l’ensemble des deux matchs. Cette qualification confirme les progrès constants de la sélection tunisienne dans le football féminin africain. Historique à la Coupe d’Afrique des Nations Féminine La Tunisie participe à sa troisième phase finale de la CAN Féminine. En 2008, pour sa première apparition, elle avait été éliminée dès la phase de groupes. La véritable percée s’est produite lors de l’édition 2022 au Maroc, où les Tunisiennes ont atteint les quarts de finale, éliminées de justesse par l’Afrique du Sud (1-0), future championne. Joueuses à suivre Meriem Houij Attaquante expérimentée, Meriem Houij est la principale arme offensive de la Tunisie. Formée à l’ES Sahel, elle évolue actuellement à Galatasaray, en Turquie, où elle brille par sa capacité à marquer dans toutes les positions. Dotée d’un sens du but remarquable, elle a déjà inscrit plusieurs buts décisifs en qualifications. Sa mobilité, sa finition et son instinct en font une joueuse incontournable pour espérer franchir un cap. Sabrine Ellouzi Polyvalente et combative, Sabrine Ellouzi joue aux Pays-Bas, à Excelsior.. Elle évolue comme attaquante ou milieu offensif, avec une belle qualité technique et un volume de jeu important. Déterminée et impliquée défensivement, elle apporte un équilibre précieux à l’équipe. Lors des éliminatoires, elle s’est distinguée par son activité dans les phases de transition et ses courses en profondeur. Le sélectionneur Kamel Saada est le sélectionneur de l’équipe nationale féminine de Tunisie. Sous sa direction, les Aigles de Carthage ont retrouvé de la stabilité et de l’ambition. Ancien coach de l’équipe nationale U17, le Tunisien est un coach rigoureux qui met l’accent sur la discipline tactique et le développement d’un collectif solide. Ambitions et analyse du groupe La Tunisie est versée dans le Groupe B, aux côtés du Nigeria, de l’Algérie et du Botswana. Le Nigeria, onze fois champion d’Afrique, fait figure de grand favori du groupe. L’Algérie revient avec des ambitions nouvelles après plusieurs années d’absence. Quant au Botswana, quart de finaliste en 2022 reste un adversaire imprévisible. Dans ce contexte, la Tunisie vise une nouvelle qualification pour les quarts de finale, voire plus si elle parvient à hausser son niveau de réalisme offensif. L’enjeu principal sera de bien négocier les rencontres face à l’Algérie et au Botswana, tout en offrant une opposition solide au Nigeria. CAF