Congo. Pascal A. Ottataud : « Je peux dire que le message est passé à 90% »

INTERVIEW. Pascal André Ottataud Alias El Cuisinator est artiste-culinaire et Chef professionnel de cuisine. Il a fait ses preuves en Afrique avant de partager son savoir avec les jeunes femmes et hommes mis à sa disposition par l’Association des Femmes de la Cuvette, Vision et Développement Durable que dirige le Conseiller du président de la république, chef du département de la culture, des arts et du tourisme, Mme Lydie Pongault, du 1er au 7 mai 2022 à Owando dans le département de la Cuvette. PagesAfrik l’a rencontré.

PagesAfrik.com : Pour quelles raisons avez-vous séjourné à Owando dans le département de la Cuvette ?

P. A. Ottataud : Merci. J’ai séjourné à Owando dans le département de la Cuvette sur invitation du conseiller Lydie Pongault où j’ai eu la mission d’assurer la formation de jeunes hommes, filles et femmes de son association. J’ai partagé avec les personnes en formation ma vision d’aujourd’hui pour la cuisine et il s’agissait aussi de valoriser les produits du terroir. J’ai appris aux participants à sublimer les légumes et les fruits de chez nous et comment les mettre en valeur. J’ai voulu montrer qu’il ne s’agit pas seulement d’aimer les plats européens mais également penser à mettre les nôtres en valeur.  

PagesAfrik.com : Pensez-vous avoir réussi à faire passer votre message ?

P. A. Ottataud : Je peux dire que le massage est passé à 90%. Il faut savoir et c’est ce que tout le monde doit savoir, qu’on ne se forme pas en une journée ou en une nuit. Avec le peu d’expérience dans ce métier, je pense que nous avons donné le meilleur et du goût à tout le monde. Chaque produit a assurément donné et nous avons donné de la passion à tous les participants. Je suis sûr qu’ils vont pratiquer ce qu’ils ont appris, une fois de retour chez eux.   

PagesAfrik.com : Le leur avez-vous conseillé parce que les apprenants ont la triste habitude de jeter les cahiers après une formation ?

P. A. Ottataud :  Manger est un devoir quotidien. Je ne leur apprends rien de ce côté. Dès le réveil, il faut penser à nourrir les cellules du corps humains. Je ne pense pas que tout ce que nous avons appris pendant notre séjour à Owando ne serve à rien et que tout cela sera banalisé. Manger bien et bio est une manière de se maintenir en bonne santé. Je ne les imagine pas se débarrassant de tout ce qu’ils ont appris à Owando avec tout ce sacrifice, de jour et de nuit, pour réaliser ce projet.     

PagesAfrik.com : Etes-vous sûr que le message est bien passé ?

P. A. Ottataud : Assurément. Je suis convaincu que le massage est passé. Je vous informe que ce sont les participants qui ont réalisé le merveilleux cocktail de clôture avec les produits du terroir. J’ai été ému de voir leur travail. Ce qui m’a fait comprendre que le travail a été bien fait et les conseils bien suivis et retenus.      

PagesAfrik.com : Comment avez-vous accueilli le projet de la tenue d’une seconde édition annoncée par la présidente Lydie Pongault ?

P. A. Ottataud : Le challenge a été lancé. Nous avons formé des jeunes gens et des personnes adultes à Owando. Ce qui est sûr, c’est qu’ils voudront revenir ou que d’autres voudront venir apprendre et en bénéficier. Nous serons à la deuxième édition où qu’elle se tiendra pour continuer à partager ces connaissances à d’autres personnes. J’en profite pour remercier Mme Lydie Pongault et les femmes de l’association pour cette grande initiative et ce partage. Nous avons tous appris. Les apprenants ont appris et j’ai appris comment réaliser certains plats du terroir comme le Mbouata et le Mboka ainsi que certains mets des départements locaux que je ne connaissais pas. Je suis par exemple content d’avoir appris à malaxer le manioc.

Propos recueillis par Florent Sogni Zaou.    

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha