Congo : entre parenté clanique, amitiés sordides et partenariat politique véreux, le cœur de M. Sassou balance ( lecture en 4 min )

Congo : entre parenté clanique, amitiés sordides et partenariat politique véreux, le cœur de M. Sassou balance ( lecture en 4 min )

PARLONS-EN. L’os des compromissions qui lui ont permis d’être réélu est décidément difficile à avaler. Le  » nouveau  » président peine à nommer son Premier ministre. Les jours s’égrènent, une semaine déjà, depuis son investiture, et les congolais continuent de scruter en vain le ciel du plateau pour voir apparaître la  » fumée blanche  » annonciatrice du nouveau locataire du palais de la primature. Décidément, sa réélection cache bien de choses que l’homme du 16 avril ne parvient pas à démêler. Si M. Sassou a été réellement plébiscité, pourquoi passe t-il tant de temps pour choisir l’homme idéal?. À peine investi, voilà que la pédale d’accélérateur est grippée. Le président a perdu pied. Cela indique clairement que sa victoire n’est pas le fait d’un vote populaire, mais elle participe plutôt des manœuvres de tricherie orchestrées par le clan et autres compères. Finalement, M. Sassou n’a pas de coudées franches pour rompre avec les combines, et nommer une personnalité qui tiendrait tête aux caciques du Pct. Il reste prisonnier des contingences claniques et des pressions politiques qui n’offrent aucune perspective heureuse pour le bien- être des Congolais. Selon les textes en vigueur, inspirés du modèle français, dès la prestation de serment du président de la République, le gouvernement démissionne suivie de la nomination du directeur de cabinet ( qui vient d’être reconduit par décret n°2026-172), puis du premier ministre qui forme son gouvernement. Tout cela doit être fait en un temps record. Par ailleurs, il est important de signaler, que, le premier ministre et ses ministres sont responsables devant le Parlement et le peuple (article 119 de la constitution de 2015). Toutes les malversations, les défaillances observées (inflation, pénuries, dysfonctionnements sanitaires et autres) au cours du quinquennat passé, mettent directement en cause le Premier ministre ainsi que plusieurs membres du gouvernement, en particulier ceux en charge de la Santé, des Affaires sociales, de l’Intérieur et du Commerce qui peuvent être poursuivis par la haute Cour de justice et différents tribunaux (article 120 de la même constitution) pour des infractions telles que : la corruption, le détournement des fonds, ou encore l’homicide involontaire. Rosaire Ibara par exemple, qui a à son actif des vrais faux diplômes qu’il a fabriqués à l’université Marien Ngouabi et dont les détenteurs y sont intégrés, des recrutements de nombreuses filles et femmes, continue de garder par devers lui les clés des serveurs de peur qu’on y découvre plusieurs faux diplômes ( Licence, Dut, Masters pour les facultés en particulier ). Au-delà du niveau politique, plusieurs hauts responsables administratifs à l’instar de l’inspecteur général de la santé, du directeur de la police administrative sont également pointés du doigt pour ne pas avoir fermé 568 cabinets médicaux et laboratoires d’analyses biomédicaux dépourvus d’expertise ainsi que des établissements secondaires et supérieur. Bref, le manque des plateaux techniques complets, la prolifération de structures médicales non conformes, le laisser aller de la clinique d’Omar Junior Bongo qui applique les tarifs très exorbitants, et qui profitera plus de la Camu,et le retour controversé de certains agents sanctionnés, illustrent de graves dérives institutionnelles. La question de la reddition des comptes devient centrale. Entre exigences juridiques et pression de l’opinion publique, les autorités sont désormais attendues sur des mesures concrètes pour restaurer la confiance et garantir une gouvernance plus rigoureuse. Le premier ministre du nouveau quinquennat qui sera nommé doit avoir des coudées forts sinon, Françoise Joly-la vipère qui vient de remettre le Congo sur la scène diplomatique et le peuple vont l’enterrer. Ghys Fortune BEMBA DOMBE