
Le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, a effectué une visite d’inspection dans la Bouenza sur les sites de Fouati et Boko-Songho. Confronté aux violations récurrentes du périmètre attribué à la SOREMI et à l’usage illégal d’engins lourds, le membre du gouvernement exige le respect strict de la réglementation.
Après le règlement d’un litige minier dans le département du Pool (Kinkala et Mindouli), la tournée ministérielle s’est poursuivie dans la Bouenza. Accompagné du préfet du département, Marcel Ganongo, le ministre Urbain Fiacre Opo s’est rendu sur les sites de Yanga-Koubenza (district de Fouati) et de Boko-Songho pour évaluer la situation opérationnelle du groupe SOREMI et inspecter son périmètre d’exploitation de polymétaux.
À l’issue des échanges avec le président-directeur général de SOREMI, Dean Craig, la direction s’est engagée à redémarrer les activités de son usine de production d’ici la fin du mois de décembre. Toutefois, la relance est freinée par une occupation anarchique du site par des artisans et des sociétés tierces.
Sur le terrain, le constat est sans appel : plusieurs sociétés bénéficiant d’autorisations d’encadrement artisanal contournent la réglementation en utilisant des engins lourds et des explosifs prohibés, empiétant directement sur le périmètre de la SOREMI.
« Les autorisations délivrées visent à organiser l’exploitation artisanale, sans gros engins. Nous invitons toutes les sociétés qui ont encore leurs machines sur le terrain à les retirer rapidement pour permettre le respect de cette mesure », a martelé le ministre Urbain Fiacre Opo.
De son côté, le PDG de SOREMI exclut toute possibilité de cohabitation avec les exploitants artisanaux sur le site :
« C’est très compliqué de travailler ensemble. Au niveau de la sécurité et des travaux en profondeur, le risque est important. En plus, ils prélèvent du minerai qui doit alimenter notre usine. Ce n’est pas logique », a précisé Dean Craig.
Face à ces pratiques qui remettent en cause l’autorité de l’État, le gouvernement annonce de nouvelles concertations avec l’ensemble des acteurs concernés. Le ministre a conclu sur un rappel ferme : nul ne peut se soustraire à la loi, et des sanctions réglementaires seront appliquées à tous les contrevenants.
Wilfrid Lawilla D.
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