
HAUT-ET-FORT. Les passagers du vol Air France du mardi 23 janvier 2024, au départ de l’aéroport international Maya Maya, Brazzaville, en direction de Paris Roissy Charles de Gaulle, n’ont pas été autorisés à embarquer.
Maman Nicole et moi comptions parmi ces passagers infortunés dont les portes de l’enregistrement du vol Air France de ce mardi 23 janvier 2024 ont été fermées, contre toute attente.
Air France n’ayant pas pris le soin de nous expliquer, à l’avance, les tenants et les aboutissants d’une telle décision d’annulation, Maman Nicole et moi, nous nous sommes rendus, sans nous douter de quoi que ce soit, à Maya Maya, aux heures habituelles des formalités de visa, de police et de douanes de l’aéroport.
Avec toute l’indélicatesse que l’on reconnaît, à certaines occasions, aux grandes multinationales occidentales, tenues par l’accumulation des dividendes, sans se préoccuper, outre mesure, de la condition sociale du citoyen lié a leurs activités, Maman Nicole et moi avions été mis par Air France devant le fait accompli d’accepter le report de notre voyage pour le lendemain, mercredi 24 janvier 2024, moyennant une réparation par une prise en charge d’une chambre d’hôtel, en attendant le vol qui aurait été prévu. Maman Nicole et moi avions pourtant des obligations personnelles à cette date, à Paris.
J’interviens, ici, pour exprimer mon indignation face à cette manière cavalière d’Air France de traiter ainsi ses clients. Non seulement, Air France ne manque pas de flotte pour combler un déficit d’appareils, mais encore, Air France ne peut faire croire que ses services de communication sont si déficients au point d’oublier d’informer ses passagers d’une telle déconvenue en vue de les préparer à s’y faire. Et à dire qu’en Afrique au Sud du Sahara, la ligne aérienne Air France Paris-Brazzaville est l’une des plus onéreuses, donc qui rapporte beaucoup à la société, également, l’une des plus denses, donc beaucoup empruntée.
Aux pouvoirs publics du Congo Brazzaville de prendre la mesure de tels ratés qui n’en sont pas à leurs premières pour travailler, avec toute la précaution technique, humaine et économique qu’impose une telle opération, à ouvrir le ciel congolais à davantage de concurrence sur les lignes internationales et intérieures. Dieu seul sait ce que tireraient les Congolais d’un marché aérien où la concurrence battrait son plein au lieu de faire place à deux ou trois sociétés qui se disputeraient le trafic.
Brazzaville -Maya Maya 23 janvier 2024
Ouabari Mariotti
Pagesafrik est un site d’information indépendant consacré à l’actualité du Congo (Brazzaville et Kinshsa) et de l’Afrique en général.



