Quand ils quittent le tribunal d’Oran, mercredi 28 avril, Kaddour Chouicha, vice-président du bureau local de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), et son épouse Jamila Loukil, journaliste au quotidien francophone Liberté, ne s’attendent pas à être une nouvelle fois interpellés par la police.
« Deux véhicules se sont présentés, un dans lequel il y avait des policiers en civil pour m’embarquer et un autre avec des policières pour embarquer mon épouse », raconte le militant, figure reconnue du mouvement syndical depuis trente ans.
Accusés, aux côtés de douze autres personnes (dont un manifestant décédé depuis plusieurs mois), « d’attroupement non armé et trouble à l’ordre public », Kaddour Chouicha et Jamila Loukil venaient de sortir du palais de justice d’Oran après le renvoi au 2 juin de leur procès en appel. S’ils ont été libérés dans la soirée, leur domicile a été perquisitionné par la police et des effets personnels, dont des ordinateurs et des disques durs, ont été saisis.
Depuis le retour des manifestations antirégime du Hirak, le 22 février, les forces de sécurité d’Oran sont sur le qui-vive. Dans la deuxième ville algérienne, la répression a atteint son paroxysme, vendredi 23 avril, lors de la 114e manifestation hebdomadaire…
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