Morocco Tomato Conference : Le Maroc veut consolider sa place parmi les leaders mondiaux de la tomate fraîche

Morocco Tomato Conference : Le Maroc veut consolider sa place parmi les leaders mondiaux de la tomate fraîche

Agadir accueille la 6è édition de la MTC le 21 mai La sixième édition de la Morocco Tomato Conference (MTC) se tiendra le 21 mai 2026 à la salle des congrès Les Dunes d’Or, à Agadir, autour du thème « Façonner un avenir durable pour le commerce de la tomate ». Placée sous l’égide de la FIFEL – Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes et de la Chambre d’agriculture de la région du Souss-Massa, et organisée par Green Smile, cette édition réunira producteurs, exportateurs, experts, fournisseurs de solutions, chercheurs et décideurs autour d’un enjeu central : comment renforcer la compétitivité de la filière tomate marocaine dans un environnement de plus en plus exigeant. La centralité de la question est stratégique et structurante pour une filière fortement tournée vers l’export. Le Maroc figure parmi les cinq principaux exportateurs mondiaux de tomates fraîches, tandis que la région du Souss-Massa, cœur de la production sous serre, constitue la principale zone exportatrice du pays. Dans ce contexte, la conférence intervient à un moment où la filière ne doit plus seulement produire mieux, mais aussi consolider ses débouchés, préserver sa performance et s’adapter à des contraintes de plus en plus imbriquées. L’édition 2026 marque ainsi un changement d’échelle. Dans le prolongement des précédentes éditions, qui avaient largement mis l’accent sur l’innovation technique, la performance sous serre et les outils de production, cette nouvelle édition met davantage au premier plan les dynamiques structurelles qui redessinent aujourd’hui l’avenir du secteur, en phase avec les enjeux actuels de la filière : pression du marché, positionnement du Maroc vis-à-vis de l’Union européenne, risques phytosanitaires émergents, contraintes de main-d’œuvre, benchmark international et impératif de résilience. La Morocco Tomato Conference 2026 fera dialoguer toute la chaîne de valeur, du marché à l’exploitation, de la recherche à la station de conditionnement, pour répondre à des défis désormais indissociables et les transformer en pistes d’action, en références comparatives et en leviers concrets pour la filière. La première séquence du programme sera consacrée aux tendances du marché et au positionnement commercial du Maroc. Elle réunira des profils issus de l’intelligence économique, de la représentation sectorielle européenne et du conseil en relations commerciales, comme Ali Rougui de Morocco Foodex, Wilco van den Berg de GroentenFruit Huis, et John Alistair Clarke, Special Trade Adviser, afin d’éclairer les arbitrages qui attendent la filière entre consolidation des débouchés, adaptation aux nouvelles attentes des marchés et repositionnement stratégique à l’export. La deuxième session portera sur les défis majeurs auxquels font face les producteurs marocains, à commencer par la pression virale et les menaces phytosanitaires. Rachid Tahzima, chercheur à la Vrije Universiteit Brussel, et Hervé Vanderschuren, de KU Leuven, reviendront sur l’état des connaissances et les avancées de la recherche sur les virus de la tomate. Le projet VIRTIGATION apportera quant à lui un éclairage concret sur les réponses euro-méditerranéennes développées pour une gestion durable du ToBRFV, du TYLCV et du ToLCNDV. Une table ronde réunira ensuite scientifiques, semenciers, producteurs et régulateurs autour des voies concrètes de lutte contre le ToBRFV. L’après-midi ouvrira la conférence à une perspective comparative avec le modèle mexicain de production sous serre, présenté par Jorge Flores Velazquez du Colegio de Postgraduados. Plus qu’un simple regard international, cette séquence a été pensée comme un benchmark utile pour le Maroc : organisation de la production, articulation entre pépinière et marché, compétitivité export et résilience des systèmes. Elle sera prolongée par une table ronde réunissant des profils issus de la production, du conseil et de l’expertise technique, afin d’identifier les enseignements concrets transposables à la filière marocaine. Le programme mettra également en avant des réponses très opérationnelles à impact direct pour les exploitations, qu’il s’agisse de la mise en œuvre d’une hygiène globale, de la semence à la station de conditionnement, présentée par Michael Bledsoe de l’Université de Floride ou de la gestion des cultures de tomate en conditions pluvieuses dans la région d’Agadir, abordée par Paolo Battistel de Ceres. Ces interventions apporteront une dimension de retour d’expérience et de solutions appliquées, au plus près des réalités du terrain. Autre signal fort de cette édition : la question de la main-d’œuvre agricole sera, elle aussi, abordée sous l’angle des solutions. La dernière table ronde de la journée réunira Otman El Qacemi de Driscoll’s, Kamal Macha-Allah de Maisadour sous la modération de Driss Soufiani, avec l’objectif de croiser des enseignements intersectoriels utiles à la production de tomate. Plus qu’un état des lieux, la Morocco Tomato Conference 2026 a été pensée comme un espace de confrontation utile entre défis, modèles de réponse et solutions concrètes pour la filière. À travers ses contenus, ses panels et les échanges qu’elle suscite, la MTC 2026 entend aussi favoriser des échanges ciblés et des opportunités concrètes de mise en relation entre producteurs, exportateurs, experts, fournisseurs de solutions et partenaires de la filière. Dans la continuité d’une dynamique consolidée en 2025, qui a rassemblé plus de 600 participants, 25 pays, 10 experts et 72 partenaires, elle entend offrir bien plus qu’un espace d’échanges techniques : une plateforme de dialogue sectoriel sur les conditions de la compétitivité future, de l’accès au marché à l’innovation appliquée, de la résilience des systèmes de production aux opportunités concrètes de développement pour l’écosystème.

Burkina Faso/Usine de transformation de tomate : plus de 5 milliards d’investissement

Burkina Faso/Usine de transformation de tomate : plus de 5 milliards d’investissement

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé ce matin sur le site de Bindougousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso, à la pose de la première pierre de l’usine de transformation de tomate. D’une superficie de 3 hectares, cette usine s’inscrit dans le cadre du programme d’entrepreneuriat communautaire engagé par le Chef de l’État. Pour le Capitaine Ibrahim TRAORE, qui s’est exprimé face à la presse à l’issue de la cérémonie, c’est un jour mémorable qui marque la concrétisation d’une vision développée par la Transition. « Le capitaine Thomas SANKARA disait : « oser inventer l’avenir » ; et nous ajoutons par nous et pour nous. C’est ce qui nous a motivé à nous lancer dans ce développement endogène », a indiqué le Chef de l’État. Selon le Président de la Transition, la pose de la première pierre, trois mois après le lancement du programme de l’entrepreneuriat communautaire, est le signe de l’engouement de la population pour les souscriptions. « C’est le lieu de remercier les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora, et de les encourager à poursuivre les souscriptions. C’est par nous-mêmes que nous pouvons tout faire pour les Burkinabè », a soutenu le Capitaine Ibrahim TRAORE. Le Chef de l’État a rassuré les souscripteurs des mécanismes mis en place pour la transparence dans la collecte et la gestion de leurs souscriptions. Le Directeur général de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC), Karim TRAORE, qui a prononcé le discours officiel du Chef de l’État, a soutenu que l’usine de transformation de tomate va engager plus de 5 milliards de FCFA d’investissement. Elle permettra à terme de créer plus de 100 emplois directs et 5000 emplois indirects. La gouverneure de la région des Hauts-Bassins, Mme Mariama KONATE/GNANOU a traduit la reconnaissance des populations de la région des Hauts-Bassins au Chef de l’État pour l’implantation de cette usine.