Présidentielle en Côte d’Ivoire : Tanoh Abizi du PIP met en garde contre une nouvelle candidature de Ouattara et des exclusions électorales

Tanoh Abizi a donné son avis sur la probable candidature de Ouattara à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Le Président du Parti Ivoirien du Peuple (PIP), estime qu’une candidature du président sortant serait « une candidature de trop » affirmant que son parti « est contre cette forme de démocratie appliquée par le pouvoir en place ». « En 2020, il y a eu une violation de la Constitution de 2016 puisque l’actuel Ministre-Gouverneur du District Autonome d’Abidjan, alors membre du comité d’experts l’ayant rédigée avait affirmé avec conviction qu’elle ne balayait pas l’ancienne constitution. Partant de ce fait, le Président Alassane Ouattara ne pouvait pas faire un troisième mandat. Pis, le ministre actuel de la justice et garde des sceaux avait dit qu’il était impossible au Président d’être candidat pour un troisième mandat », a-t-il rappelé sur Radio GPS. Pour le président du PIP, « nous avons donc été désagréablement surpris en 2020 ». Plus grave encore, a-t-il poursuivi, « nous avons tous été peinés par le lourd bilan de plus de quatre-vingt-cinq (85) morts dont le jeune Toussaint qui a eu la tête tranchée sans que jusqu’à ce jour les tueurs soient arrêtés et jugés. Nous trouvons cela regrettable. Encore un quatrième mandat, nous disons que cela représente un mandat de provocation ». Pour ne certainement pas revivre de tels drames, Tanoh Abizi invite le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la pai (Rhdp) à « proposer un autre candidat issu de la demi-douzaine de cadres préparés par le Président Ouattara, ce au nom de la paix tant recherchée ». Concernant les probables exclusions de l’ancien président de la Réublique, Laurent Gbagbo et de l’ancient président de l’Assomblée nationale, Guillaume Soro, de la Présidentielle 2025, il a simplement rappelé qu’ »en 2010, au nom de la paix, la candidature de l’opposant Ouattara fut une candidature exceptionnelle grâce à l’activation par le Président Gbagbo, de l’article 48 de la Constitution d’alors ». Il se souvient auusi que, bien avant, l’actuel chef de l’Etat avait à l’époque « menacé de rendre le pays ingouvernable pour le rejet de sa candidature ». Pour ceux qui l’auraient oublié, il a également rappelé: » pour une candidature rejetée, nous avons vécu l’enfer dans un pays rendu ingouvernable. Imaginons alors les exclusions de deux grosses têtes de la politique ivoirienne ». Ainsi, et au nom de la paix, « nous souhaitons qu’une loi d’amnistie soit votée afin de permettre à tout le monde de se présenter. Nous voulons une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire et non des troubles sans fin. Pour le P.I.P, le rejet des deux candidatures représentera un grand danger pour cette nation ». Il conclut : « cette élection présidentielle d’octobre 2025 ne doit exclure aucune fille ni aucun fils de la Côte d’Ivoire ». Adrien Thyg