Afreximbank réalise une performance financière exceptionnelle en 2024

Afreximbank réalise une performance financière exceptionnelle en 2024

Le Groupe consolide sa position d’institution panafricaine systémique de financement du commerce La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) a publié les états financiers consolidés de la Banque et de ses filiales, pour l’exercice clos le 31 décembre 2024. Faits saillants financiers Afreximbank a enregistré de solides performances financières en dépit d’un paysage économique mondial complexe marqué par des tensions géopolitiques, des pressions inflationnistes et des taux d’intérêt élevés, affichant un revenu net de 973,5 millions de dollars US pour l’exercice 2024, soit une augmentation de 29 % par rapport à l’année précédente – les filiales commençant à apporter des contributions significatives aux résultats financiers du Groupe. Ces résultats impressionnants soulignent la résilience d’Afreximbank, sa pertinence systémique et son engagement à remplir son mandat et à atteindre les objectifs fixés dans le cadre de son sixième Plan stratégique. Le revenu total du Groupe a augmenté de 23 % pour atteindre 3,3 milliards de dollars US, grâce à la croissance des volumes d’affaires et à la hausse des taux d’intérêt du marché. En conséquence, le revenu net d’intérêts pour l’exercice 2024 s’est élevé à 1,8 milliards de dollars US, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’exercice 2023, reflétant la gestion efficace et efficiente des coûts d’emprunt. En dépit de la hausse des charges d’exploitation, le ratio coûts/revenus s’est amélioré pour atteindre 18 % au cours de l’exercice 2024, contre 19 % l’année précédente, ce qui témoigne d’une plus grande efficacité opérationnelle. Ce résultat a été obtenu alors même que les dépenses totales de fonctionnement ont augmenté de 21 % pour atteindre 367,7 millions de dollars US (exercice 2023 304,5 millions de dollars US), principalement en raison des pressions inflationnistes mondiales et de l’augmentation des investissements en capital humain pour soutenir l’expansion des activités commerciales. Le total des actifs du Groupe, y compris les contingences, a augmenté de 7,55 %, atteignant 40,1 milliards de dollars US au 31 décembre 2024, contre 37,3 milliards de dollars US à la clôture de l’exercice 2023. La croissance a été largement tirée par l’augmentation des prêts et avances nets aux clients, des garanties et des lettres de crédit, ainsi que des placements à la juste valeur, des biens immobiliers et des équipements. La valeur comptable des immobilisations corporelles a augmenté de 33 %, passant de 328,1 millions de dollars US à 436,4 millions de dollars US, essentiellement grâce à la construction accélérée des installations ultramodernes du Centre africain du commerce (AATC) d’Afreximbank à Abuja, au Nigeria, et à Harare, au Zimbabwe. Les fonds des actionnaires du Groupe ont augmenté de 2,89 % en 2024 atteignant 7,2 milliards de dollars US (Exercice 2023 : 6,1 milliards de dollars US). Cette croissance a été largement tirée par le revenu net de 973,5 millions de dollars US généré en 2024, qui a contribué à l’augmentation des capitaux propres, tandis que des dividendes de 314,5 millions de dollars US pour l’exercice 2023 ont été affectés à la suite de l’approbation des actionnaires en juin 2024. En outre, la réussite des efforts de mobilisation de capitaux au titre du deuxième programme d’augmentation générale de capital (GCI II), qui a permis d’obtenir de nouveaux apports de fonds propres totalisant 412,8 millions de dollars US au cours de l’année, a également contribué à l’augmentation des fonds des actionnaires du Groupe. Le capital exigible de la Banque, dont une part importante a été rehaussée dans le cadre de la stratégie de gestion du capital de la Banque, s’élevait à 4,3 milliards de dollars au 31 décembre 2024 (exercice 2023 : 3,7 milliards de dollars US). Points saillants de l’activité En 2024, Afreximbank a été classée première dans les trois catégories du Bloomberg Capital Markets League Tables Report for African Capital Markets (Tableau de classement des marchés de capitaux de Bloomberg). La Banque a été le principal teneur de livre, agent administratif et arrangeur principal mandaté pour l’Afrique subsaharienne. Ces classements confirment le rôle de la Banque en tant que chef de file du marché en facilitant les capitaux provenant de divers investisseurs et parties prenantes, à l’intérieur et à l’extérieur du continent, pour répondre aux besoins de financement des États membres africains et des organisations à travers le continent. Afreximbank a continué d’accroître le nombre de ses membres, renforçant ainsi sa portée à l’échelle du continent et de la diaspora. L’adhésion de la Libye à l’Accord d’établissement a porté le nombre d’Etats membres africains à 53 à la fin de l’année, et quelques semaines plus tard, la Somalie est devenue le 54e État participant. Sur le front des Caraïbes, la dynamique de l’adhésion est restée forte, 12 des 15 pays de la CARICOM ayant signé l’Accord de participation de la Banque, ouvrant ainsi la voie à l’expansion des opérations d’Afreximbank dans la région. Les filiales de la Banque ont également enregistré une croissance robuste et ont eu un impact significatif tout au long de l’année. Le Fonds de développement des exportations (FEDA), la filiale d’investissement en actions de la Banque, a élargi son portefeuille d’impact à plus de 0,5 milliard de dollars, en ciblant des secteurs clés tels que les plateformes industrielles, les services financiers, l’agro-industrie et les soins de santé. AfrexInsure, filiale d’assurance spécialisée de la Banque, a déployé avec succès ses solutions auprès d’une clientèle en expansion dans de nombreux secteurs et régions. À la fin de l’année, AfrexInsure avait réalisé des transactions dans dix-sept pays, contre sept l’année précédente, couvrant 3,54 milliards de dollars d’actifs. AfrexInsure a notamment pu placer 97 % de ses primes auprès d’acteurs panafricains, conformément à son mandat qui consiste à maintenir les primes sur le continent. Le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) a poursuivi sa trajectoire ascendante en 2024, avec 3 banques centrales supplémentaires et 50 banques commerciales qui ont rejoint la plateforme, portant le nombre total de banques centrales à 16 et de banques commerciales à 144. En outre, le PAPSS a lancé en 2024 le Marché des monnaies africaines (PACM), qui a traité avec succès 12 monnaies au cours de sa phase

L’OCP affiche une performance financière élevée (Maroc)

L’OCP affiche une performance financière élevée (Maroc)

En dépit des conditions de marché moins favorables, le groupe OCP a enregistré une bonne performance et a maintenu un bon niveau de rentabilité au titre de l’année 2019. Acteur majeur de l’industrie des engrais, le groupe a durant cet exercice affiché « de nouveau une performance financière parmi les plus élevées du secteur, soutenue par une croissance de ses capacités de production ainsi que par son efficacité opérationnelle », a affirmé son président directeur général, Mostafa Terrab. Dans un contexte marqué par une baisse générale des prix, « l’OCP a réussi à maintenir une performance équilibrée sur les trois segments de la chaîne de valeur lui permettant d’afficher une marge d’EBITDA de 28%, significativement supérieure à la moyenne du secteur », a-t-il souligné dans un document synthétisant les résultats du quatrième trimestre et de l’année 2019 du groupe. A propos de l’EBITDA, par exemple, il ressort des chiffres publiés dans ledit document qu’il s’est élevé à 15.333 millions de dirhams (1,59 milliard de dollars), contre 17.076 millions de dirhams (1,82 milliard de dollars) en 2018, correspondant à une baisse de l’ordre de 10%. Ce recul est principalement dû à la baisse de 3% du chiffre d’affaires sur la période par rapport à l’exercice précédent, a expliqué l’OCP faisant toutefois remarquer qu’il « a maintenu un niveau de marge d‘EBITDA solide à 28% contre 31% en 2018, grâce à sa stratégie de maîtrise des coûts ainsi qu’à son efficacité opérationnelle résultant de son programme d’investissement ». A propos du chiffre d’affaires, la note du groupe révèle à juste titre qu’il a atteint 54.092 millions de dirhams (5,62 milliards de dollars), contre 55.906 millions de dirhams (5,95 milliards de dollars) en 2018. Soulignons que ce recul intervient dans un contexte marqué par la baisse, d’un trimestre à l’autre, des prix des engrais qui ont globalement connu un recul de 35%, suite à l’effet combiné d’une offre abondante et de la baisse des prix des matières premières. Ajoutons également que cette période a été marquée par l’accroissement des importations d’engrais dans la plupart des régions qui se sont surtout matérialisées par l’accumulation de stocks, en particulier aux Etats-Unis et en Inde. Analysant en détail l’évolution du chiffre d’affaires, il apparaît que celui du segment de la roche a baissé de 4% par rapport à l’année précédente et représentait 18% du chiffre d’affaires total. Selon les explications du groupe, « ce segment a été impacté par la baisse des volumes, principalement due à une demande en baisse en Amérique du Nord suite à la fermeture de capacités industrielles et au recul des ventes en Amérique latine ». Concernant les ventes d’acide phosphorique, qui ont représenté 17% du chiffre d’affaires total, il apparaît qu’elles ont reculé de 4% par rapport à l’année précédente sous l’effet de la baisse des prix en comparaison avec 2018. A en croire l’OCP, « les volumes sont restés globalement stables, soutenus principalement par la hausse des volumes exportés vers l’Inde, où la demande a été stimulée par la production locale d’engrais ». Quant au chiffre d’affaires des engrais, il a diminué de 4% par rapport à l’année précédente et a représenté 54% du chiffre d’affaires total, a indiqué le groupe précisant que « la baisse significative des prix des engrais a été partiellement compensée par la hausse des volumes exportés, en particulier vers l’Amérique latine et l’Europe ». A noter que le résultat d’exploitation du groupe au titre de 2019 s’est élevé à 6362 millions de dirhams (663 millions de dollars), contre 10.006 millions de dirhams (1,04 milliard de dollars) en 2018, reflétant principalement des coûts d’amortissement plus élevés liés à la mise en production des nouveaux investissements réalisés. De son côté, la marge brute pour la même période a atteint 34.225 millions de dirhams (3,56 milliards de dollars) contre 35.236 millions de dirhams (3,75 milliards) un an plus tôt, a fait savoir l’OCP assurant que la baisse des coûts des matières premières a été largement contrebalancée par la baisse des prix des engrais et que le taux de marge, qui est demeuré stable d’une année à l’autre, s’est affiché à 63%. Quant à l’endettement financier net, le communiqué indique qu’il s’est élevé à 45.499 millions de dirhams (4,74 milliards de dollars) avec un ratio de levier financier de 2,93 (hors impact IFRS16) au 31 décembre 2019.S’agissant des perspectives pour l’année en cours, l’OCP est persuadé que les fondamentaux du marché devraient légèrement s’améliorer, nonobstant la situation actuelle du marché. Le groupe table ainsi sur « une croissance de la demande attendue dans toutes les régions avec des prix relativement stables en 2020, accompagnée également par la hausse des prix des matières premières agricoles et un indice d’accessibilité favorable au fermier ». S’agissant de l’évolution de l’offre, l’OCP pense que « la montée en puissance des capacités en Arabie saoudite, au Maroc, en Turquie et en Egypte devrait être partiellement absorbée par les fermetures annoncées de certaines usines. (Alors que) le niveau des exportations chinoises reflétera leur demande intérieure et demeurera un paramètre clé à surveiller au cours des prochains mois ». Quant aux prix des matières premières, ils « devraient poursuivre leur recul, notamment le soufre devant bénéficier de l’arrivée de capacités additionnelles en Arabie saoudite et en Chine », a-t-il soutenu. Mais attention ! Le groupe OCP prévient que « ces prévisions demeurent incertaines en raison de la pandémie du Covid-19, dont les effets devraient être temporaires et semblent limités à ce stade principalement à des problèmes logistiques ». Alain Bouithy