Le Maroc parmi les pays bénéficiaires des DTS du FMI

Le Maroc parmi les pays bénéficiaires des DTS du FMI

L’allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS) a pris effet lundi 23 août dernier, a annoncé la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Considérée comme la plus élevée de l’histoire du FMI, environ 650 milliards de dollars, « cette allocation est une véritable injection dans le bras de l’économie mondiale et, si utilisée à bon escient, une occasion unique de surmonter cette crise sans précédent », a déclaré la patronne du FMI. Le Maroc compte parmi les pays bénéficiaires de cette manne financière. Il  devrait se voir attribuer 1,2 milliard de dollars (soit environ 10,9 milliards de DH). Comme l’explique l’institution financière internationale, les DTS sont distribués aux pays au prorata de leurs quotes-parts relatives au FMI. Dans le cas de cette nouvelle allocation, « environ 275 milliards de dollars sont destinés aux pays émergents et aux pays en développement, dont 21 milliards pour les pays à faible revenu, ce qui représente jusqu’à 6 % de leur PIB pour certains d’entre eux », a précisé la DG dans un communiqué. En ce qui concerne le Maroc, tout porte à croire que la nouvelle manne financière permettra de renforcer la résilience des avoirs officiels de réserve (AOR) du pays. Selon les statistiques de Bank Al-Maghrib, publiées au terme de la deuxième session trimestrielle de l’année 2021 de son Conseil de politique monétaire, tenue le 22 juin 2021 à Rabat, le montant des réserves du Maroc devrait atteindre 328,5 milliards de dirhams à fin 2021 et 338,6 MMDH à fin 2022. Ce qui équivaut à plus de 7 mois d’importations de biens et services. L’allocation de DTS est une composante essentielle de l’action plus globale que mène le FMI pour aider les pays à surmonter la pandémie, rappelle l’organisation. Elle « permettra de fournir des liquidités supplémentaires au système économique mondial, en complétant les réserves de change des pays et en réduisant leur dépendance à l’égard d’une dette intérieure ou extérieure plus coûteuse. Les pays peuvent utiliser l’espace ainsi créé pour soutenir leur économie et intensifier leur lutte contre la crise », selon Kristalina Georgieva. Approuvée le 2 août dernier par le Conseil des gouverneurs du FMI, en vue d’accroître les liquidités dans le monde, la nouvelle allocation de DTS « profitera à tous les pays membres, répondra au besoin mondial de réserves à long terme, stimulera la confiance et renforcera la résilience et la stabilité de l’économie mondiale », avait alors promis Kristalina Georgieva. « Elle aidera particulièrement nos pays membres les plus vulnérables qui s’emploient à surmonter les effets de la crise de la COVID-19 », avait-elle déclaré.  « Les DTS sont une ressource précieuse et c’est à nos pays membres qu’il appartient de décider de la meilleure façon d’en faire usage », a estimé Kristalina Georgieva appelant ainsi à des décisions « prudentes et bien éclairées ». Dans tous les cas, et pour aider les pays et veiller au respect des principes de transparence et de responsabilisation, le Fonds « propose un dispositif permettant d’évaluer les incidences macroéconomiques de la nouvelle allocation, son traitement statistique et sa gouvernance, ainsi que la manière dont elle pourrait influer sur la viabilité de la dette », selon la DG du FMI. Par le biais de sa patronne, l’organisation internationale annonce qu’elle présentera régulièrement des données actualisées sur l’ensemble des avoirs, des transactions et des échanges de DTS, y compris, dans deux ans, un rapport de suivi sur l’utilisation des DTS. Alain Bouithy