Commerce international de biens: la zone euro enregistre un excédent de 11,1 mrds d’euros à fin octobre 2023

Les exportations de biens de la zone euro vers le reste du monde ont atteint 246,9 milliards d’euros au titre du mois d’octobre 2023, soit une baisse de 2,4% par rapport à octobre 2022 (252,9 mrds d’euros), selon Eurostat. D’après les premières estimations de l’office statistique de l’Union Européenne, « les importations en provenance du reste du monde se sont élevées à 235,8 mrds d’euros, soit une baisse de 16,3% par rapport à octobre 2022 (281,6 mrds d’euros) ». Les données recueillies montrent, en conséquence, que la zone euro a enregistré un excédent de 11,1 mrds d’euros dans ses échanges de biens avec le reste du monde en octobre 2023, contre un déficit de 28,7 mrds € en octobre 2022; tandis que les échanges intra-zone euro ont diminué à 221,1 mrds d’euros en octobre 2023, soit une baisse de 8,8% par rapport à octobre 2022. Les chiffres suggèrent également que, de janvier à octobre 2023, les exportations de biens de la zone euro vers le reste du monde ont diminué à 2 367,1 mrds € (soit une baisse de 0,2% par rapport à janvier-octobre 2022) et les importations ont baissé à 2 339,5 mrds € (soit une baisse de 12,7% par rapport à janvier-octobre 2022). Pour Eurostat, la zone euro a par conséquent « enregistré un excédent de 27,6 mrds d’euros, contre un déficit de 308,0 mrds € en janvier-octobre 2022, alors que les échanges intra-zone euro ont diminué à 2 210,4 mrds d’euros en janvier-octobre 2023, soit une baisse de 4,3% par rapport à janvier-octobre 2022. Au niveau de l’Union européenne, il ressort des premières estimations que les exportations extra-UE de biens se sont élevées à 222,7 milliards d’euros en octobre 2023, soit une baisse de 1,4% par rapport à octobre 2022 (225,8 mrds d’euros). En parallèle, l’Office note que les importations en provenance du reste du monde ont atteint 213,3 milliards d’euros, soit une baisse de 19,6% par rapport à octobre 2022 (265,4 milliards d’euros). « En conséquence, l’UE a enregistré un excédent de 9,4 mrds d’euros dans ses échanges de biens avec le reste du monde en octobre 2023, contre un déficit de 39,5 mrds d’euros en octobre 2022 », a-t-il déduit estimant que les échanges intra-UE ont diminué pour atteindre 350,5 mrds d’euros en octobre 2023, soit une baisse de 6,1% par rapport à octobre 2022. Il est à noter que, « de janvier à octobre 2023, les exportations extra-UE de biens ont atteint 2 124,8 mrds d’euros (soit une hausse de 0,5% par rapport à janvier-octobre 2022) et les importations ont diminué pour atteindre 2 119,2 mrds d’euros (soit une baisse de 15,7% par rapport à janvier-octobre 2022) ». Eurostat estime au final que « l’UE a enregistré un excédent de 5,5 mrds d’euros, contre un excédent de 399,3 mrds d’euros en janvier-octobre 2022. Le commerce intra-UE a atteint 3 443,3 mrds d’euros en janvier-octobre 2023, soit une baisse de 2,5% par rapport à janvier-octobre 2022 ». Martin Kam
Les prix à la production industrielle en hausse de 0,2% en octobre dans la zone euro et dans l’UE

Les prix à la production industrielle ont augmenté de 0,2% en octobre 2023 dans la zone euro et dans l’UE, par rapport à septembre 2023, a annoncé récemment Eurostat rappelant qu’ils avaient augmenté de 0,5% en septembre 2023 dans la zone euro et dans l’UE. En glissement annuel, les prix à la production industrielle ont diminué de 9,4% dans la zone euro et de 8,7% dans l’UE, a estimé l’office statistique de l’Union européenne. Dans le détail, dans la zone euro, les prix à la production industrielle ont augmenté en glissement mensuel de 1,0% dans le secteur de l’énergie et de 0,1% pour les biens de consommation durables, tandis que les prix sont restés stables pour les biens d’investissement et les prix ont diminué de 0,1% pour les biens de consommation non durables et de 0,3% pour les biens intermédiaires. Les prix dans l’ensemble de l’industrie, à l’exclusion du secteur de l’énergie, ont diminué de 0,2%. Dans l’UE, les prix à la production industrielle ont augmenté de 0,6% pour le secteur de l’énergie, tandis que les prix sont restés stables pour les biens d’investissement et les biens de consommation durables, et les prix ont diminué de 0,1% pour les biens de consommation non durables et de 0,3% pour les biens intermédiaires. Les prix dans l’ensemble de l’industrie, à l’exclusion du secteur de l’énergie, ont diminué de 0,2%. D’après l’Office, les plus fortes hausses mensuelles des prix à la production industrielle ont été enregistrées en Irlande (+4,9%), en Italie (+2,2%) et aux Pays-Bas (+0,7%), tandis que les plus fortes baisses ont été observées au Luxembourg (-3,7%), en Lettonie (-2,7%) et en Grèce (-1,9%). Dans la zone euro, en glissement annuel, les prix à la production industrielle ont diminué de 25,0% dans le secteur de l’énergie et de 5,3% pour les biens intermédiaires, tandis que les prix ont augmenté de 3,7% pour les biens d’investissement et les biens de consommation durables, et de 4,2% pour les biens de consommation non durables. Les prix dans l’ensemble de l’industrie, à l’exclusion du secteur de l’énergie, ont diminué de 0,2%. Dans l’UE, les prix à la production industrielle ont diminué de 22,7% dans le secteur de l’énergie et de 5,3% pour les biens intermédiaires, tandis que les prix ont augmenté de 3,1% pour les biens de consommation durables, de 3,5% pour les biens d’investissement et de 4,0% pour les biens de consommation non durables. Les prix dans l’ensemble de l’industrie, à l’exclusion du secteur de l’énergie, ont diminué de 0,3%. Les données montrent que « les plus fortes baisses annuelles des prix à la production industrielle ont été enregistrées en Bulgarie (-25,9%), en Belgique (-20,5%) et en Grèce (-14,7%). Les plus fortes hausses annuelles ont été observées au Luxembourg (+18,4%), en Slovénie (+2,5%) et en Slovaquie (+1,1%) », selon Eurostat. Avec CP
Maroc/Office des changes. Le déficit commercial s’allège de 6,1% à fin octobre 2023

selon les données publiées par l’Office des changes, à fin octobre 2023, les échanges commerciaux de marchandises ont accusé une baisse tant au niveau des importations qu’au niveau des exportations. Les importations se sont établies à 591,51 milliards de dirhams (MMDH) contre 615,79 MMDH, soit un recul de 3,9% (-24,28 MMDH) a en effet noté l’organisme public marocain soulignant que cette baisse est plus importante que celle enregistrée au niveau des exportations (-2,4% ou -8,57 MMDH). L’Office en déduit que le déficit commercial s’est allégé de 6,1% pour s’établir à 241,375 MMDH à fin octobre 2023 contre 257.082MDH à fin octobre 2022 alors que le taux de couverture a gagné 0,9 point au cours de la même période. Dans le détail, la baisse des achats de biens est due, essentiellement, au recul des importations des produits énergétiques, des demi produits et des produits bruts. En effet, les approvisionnements en produits énergétiques ont régressé de 22% (-28,44 MMDH), suite, en grande partie, à la baisse des importations du gas-oils et fuel-oils de 16,64 MMDH après le recul des prix de -17,4% conjugué à la baisse des quantités importées de 10,5%. En parallèle, les achats des demi produits ont accusé une baisse de 12,6% suite à la diminution des achats de l’ammoniac de 61,5% ou -10,73 MMDH; tandis que les importations des produits bruts ont reculé de 23,9% (-9,13 MMDH (29,14 MMDH contre 38,27 MMDH) sous l’effet de la baisse des achats des soufres bruts de 61,9% ou -10,68 MMDH. Pour leur part, les achats des produits alimentaires ont affiché une quasi-stabilité à 73,27 MMDH. En revanche, les importations des produits finis de consommation ont bondi de 12,1%, suite principalement à la hausse conjointe des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme de 27,9% et des voitures de tourisme de 21,3%. Toujours selon l’Office, les importations des biens d’équipement ont augmenté de 14,6% (+16,82 MMDH passant de 115,60 MMDH à fin octobre 2022 à 132,42 MMDH à fin octobre 2023. En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données montrent qu’elles se sont situées à 350,13 MMDH à fin octobre 2023 contre 358,71 MMDH un an auparavant, ce qui traduit un recul de 2,4% correspondant à -8,57 MMDH. Le recul concerne, principalement, les exportations des phosphates et dérivés. En revanche, les ventes du secteur de l’automobile, celles de l’électronique et électricité et celles du textile et cuir ont affiché une augmentation. Ainsi, poursuit l’Office, les exportations des phosphates et dérivés se situent à 57,62 MMDH à fin octobre 2023 (101.790MDH à fin octobre 2022), précisant que cette baisse a concerné les ventes des engrais naturels et chimiques (-41,1%), celles de l’acide phosphorique (-46,4%) et celles des phosphates (-51,8%). Les ventes du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire ont de leur côté enregistré une légère baisse à fin octobre 2023, attribuable à la baisse conjointe des ventes de l’agriculture, sylviculture et chasse (-1,6% ou -486MDH) et de l’industrie alimentaire (-1,1% ou -401MDH). Quant aux ventes des autres extractions minières, elles ont en parallèle accusé un léger recul de 2,2% ou -102MDH, alors que les exportations du secteur de l’aéronautique ont affiché une quasi-stabilité à 17,65 MMDH. Il est à noter que les exportations du secteur textile et cuir se sont accrues de 5,5% ou +2,07 MMDH, suite « à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+7,1% ou +1.684MDH) et des articles de bonneterie (+6,2% ou +446MDH) », a expliqué l’Office soulignant que les ventes des chaussures ont reculé de 3,9% (-113MDH). S’agissant des ventes du secteur de l’électronique et électricité, les chiffres suggèrent qu’elles ont bondi de 28,4% (+4,27 MMDH) pour atteidre 19,33 MMDH à fin octobre 2023 au lieu de 15,05 MMDH à fin octobre 2022. Quant aux ventes du secteur automobile, elles ont affiché une hausse de 30,5% (+27,20 MMDH) s’établissant ainsi à 116,38 MMDH à fin octobre 2023, gràce à l’accroissement des ventes du segment de la construction (+10,87 MMDH), celui du câblage (+9,64 MMDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+1,91 MMDH). Martin KAM
Maroc. Les recettes fiscales des collectivités territoriales à plus de 5% à fin octobre

Les recettes fiscales des collectivités locales se sont effritées à fin octobre 2023 mais elles continuent leur progression pour le cinquième mois consécutif, selon les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Tirées par la hausse de 9,8% des impôts directs et de 1,9% des impôts indirects, elles ont atteint 30,5 MMDH en octobre dernier correspondant à une augmentation de 5,3% par rapport à leur niveau à fin octobre 2022. Les recettes fiscales poursuivent ainsi une tendance à la hausse amorcée en juin 2023. Elles avaient alors connu une augmentation de 3,2% par rapport à leur niveau à fin juin 2022 après avoir atteint 18,2 MMDH. S’en suivront d’autres hausses enregistrées en juillet (5,3% ; 21,5 MMDH), août (8,9% ; 25,4 MMDH) et septembre (12,2% ; 28,5 MMDH). A titre de rappel, la hausse enregistrée au mois de septembre dernier avait été attribuée à la hausse de 33,7% des impôts directs et à la baisse de 1,1% des impôts indirects. Rappelons également que le recul de 2,8% des recettes fiscales observé en mai 2023 était intervenu suite à la baisse de 0,4% des impôts directs et de 4,2% des impôts indirects et que ces mêmes recettes avaient constitué 78,9% des recettes globales des collectivités territoriales à fin mai 2023. Dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances locales (BMSFL- Octobre 2023), la Trésorerie générale précise que « les recettes fiscales ont constitué 81,1% des recettes globales des collectivités territoriales à fin octobre 2023 ». A fin septembre 2023, elles avaient constitué 81,6% des recettes globales des collectivités territoriales. Dans le détail, les ressources transférées ont progressé de 1,6% à fin octobre 2023, s’établissant à 22,9 MMDH contre 22,5 MMDH un an auparavant, a indiqué l’institution publique. Cette évolution s’explique par « l’augmentation de 13% de la part des régions dans le produit de l’IS et de l’IR (+519 MDH), de 2,7% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA (+377 MDH) et de 33,4% des fonds de concours (+281 MDH), conjuguée à la diminution de 17% des subventions (-504 MDH) et de 50,2% de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur les contrats d’assurance (-322 MDH) », a-t-elle souligné notant que les recettes des collectivités territoriales sont constituées pour 38,4% de leur part dans le produit de la TVA. En augmentation de 7,1%, les ressources gérées par l’Etat pour le compte des collectivités territoriales ont pour leur part atteint 7,26 MMDH au cours de la même période contre 6,78 MMDH un an auparavant. Selon les explications de la TGR, cet accroissement « provient de la hausse de 12,4% de la taxe professionnelle (+355 MDH), de 2,8% de la taxe de services communaux (+100 MDH) et de 7,8% de la taxe d’habitation (+26 MDH) ». Constituées en grande partie des recettes de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (1,60 MMDH), de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (1,02 MMDH), des recettes domaniales (675 MDH) et de la taxe sur les opérations de construction (667 MDH), les ressources gérées par les collectivités territoriales se sont, quant à elles, établies à 7,47 MMDH au terme du mois dernier contre 7,03 MMDH un an auparavant, a fait savoir la Trésorerie générale relevant ainsi une hausse de 6,3%. Dans son Bulletin de statistiques des finances locales, la Trésorerie générale annonce, par ailleurs, que les recettes ordinaires des collectivités territoriales se sont établies à 37,6 MMDH en augmentation de 3,5% par rapport à fin octobre 2022, après la hausse de 1,6% des recettes transférées, de 7,1% des recettes gérées par l’Etat et de 6,3% des recettes gérées par les collectivités territoriales. La TGR indique également que les collectivités territoriales ont dégagé un excédent global de 7,1 MMDH à fin octobre 2023 contre 8,5 MMDH un an auparavant, précisant qu’il est destiné à couvrir les dépenses engagées et devant être payées au cours de l’année 2023. A souligner que cet excédent tient compte d’un solde positif de 1,39 MMDH dégagé par les comptes spéciaux et les budgets annexes, contre un excédent global de 8,5 MMDH enregistré un an auparavant, comme l’a précisé la TGR. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit budgétaire s’accroît de 48%à fin octobre 2023 à 37,1 MMDH

Le déficit budgétaire a progressé de 48% à fin octobre 2023 atteignant 37,1 milliards de dirhams (MMDH) contre un déficit de 25 MMDH un an auparavant, selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Rappelons qu’en septembre dernier, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un déficit budgétaire de 35,1 MMDH contre un déficit budgétaire de 8,5 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt, à fin août 2023, il avait atteint 42,3 MMDH contre 24,7 MMDH un an auparavant. Dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) d’octobre 2023, la Trésorerie générale indique que ce déficit tient compte « d’un solde positif de 37,3 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor(CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA) ». Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 8,9% (+21,6 MMDH) pour s’établir à 264,7 MMDH contre 243,1 MMDH à fin octobre 2022, en raison de la hausse des impôts directs de 5%, des droits de douanede 9,7%, des impôts indirects de 1,1%, des droits d’enregistrement et de timbre de 8,7% et des recettes non fiscales de 51,8%. Il est à préciser que les recettes fiscales brutes ont été de 225,4 MMDH contre 217,2 MMDH à fin octobre 2022, en augmentation de 3,8% (+8,2 MMDH), suite à la baisse des recettes douanières de 0,9% et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,3%. En augmentation de 51,8% (+13,4 MMDH), les recettes non fiscales se sont établies, quant à elles, à 39,2 MMDH contre 25,8 MMDH un an auparavant. Selon les explications de la TGR, cette évolution résulte « notamment de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (20,5 MMDH contre 9,7 MMDH), des fonds de concours (1,74 MMDH contre 1,15 MMDH), des recettes en atténuation des dépenses de la dette (1,33 MMDH contre 379 MDH) et des recettes de monopoles (12,06 MMDH contre 11,71 MMDH) ». Dans son BMSFP d’octobre dernier, l’organisme public annonce également que les dépenses émises au titre du budget général ont été de 418,8 MMDH au dixième mois de l’année, soit une hausse de 20,6% par rapport à leur niveau à fin octobre 2022. Cette hausse s’explique par « l’augmentation de 4,6% des dépenses de fonctionnement, de 35,6% des dépenses d’investissement et de 57,1% des charges de la dette budgétisée », a indiqué la TGR. A propos de l’augmentation des charges de la dette budgétisée, la Trésorerie générale l’explique par la hausse de 82,3% des remboursements du principal (79,8 MMDH contre 43,7 MMDH) et de 15,7% des intérêts de la dette (30,9 MMDH contre 26,7 MMDH). Dans son Bulletin de statistiques des finances publiques, l’institution indique en outre que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, ont atteint 585,6 MMDH à fin octobre dernier. Ce qui, a-t-elle noté, représente « un taux global d’engagement de 72% contre 70% à fin octobre 2022 et un taux d’émission sur engagements de 90% contre 88% un an auparavant ». A noter que, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la TGR indique que l’exécution de la loi de Finances a fait ressortir un solde ordinaire positif de 6,6 MMDH contre un solde ordinaire négatif de 644 MDH un an auparavant. Enfin, les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 140,5 MMDH, a relevé la Trésorerie générale dans son bulletin précisant que celles-ci tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 28,3 MMDH contre 21,2 MMDH à fin octobre 2022. Les dépenses émises, qui intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 3,6 MMDH, ont été de 104,3 MMDH au cours de cette période. Au final, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 36,2 MMDH. Quant aux recettes des SEGMA, les chiffres montrent qu’elles ont augmenté de 32,5% atteignant 2,37 MMDH contre 1,79 MMDH à fin octobre 2022 ; tandis que les dépenses ont parallèlement accusé une baisse de 4,7% pour atteindre 1,32 MMDH contre 1,39 MMDH un an auparavant. Alain Bouithy
Léger fléchissement des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale

En octobre, « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires reste sur une tendance baissière, mais à un rythme moins soutenu », a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a cédé 0,5% par rapport à septembre. Selon les explications de l’agence onusienne, il « s’est établi en moyenne à 120,6 points en octobre, soit 10,9% de moins que sa valeur enregistrée un an auparavant », suite au fléchissement des indices des prix du sucre, des céréales, des huiles végétales et de la viande, tandis que l’indice des prix des produits laitiers a rebondi. En effet, selon les données recueillies, à l’exception des produits laitiers dont les prix ont enregistré une hausse de 2,2% en octobre, les cours internationaux du riz, du blé, de l’huile de palme sont ressortis en baisse durant le mois dernier. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 125,0 points en octobre, soit un recul de 1,0% (1,3 point) par rapport au mois précédent et de 17,9% (27,3 points) par rapport à sa valeur d’il y a un an. Les données montrent que les prix internationaux du riz ont accusé un recul de 2,0%, tandis que ceux du blé sont ressortis en baisse de 1,9%, suite à l’abondance des disponibilités aux Etats-Unis d’Amérique et à une forte concurrence entre les exportateurs. Dans son rapport, la FAO fait état d’un léger affermissement des cours des céréales secondaires, en raison principalement de la diminution de l’offre de maïs en Argentine. S’agissant de l’indice FAO des prix des huiles végétales, il a reculé de 0,7% depuis septembre, affichant ainsi une valeur moyenne de 120,0 points en octobre. Le recul de l’indice est principalement attribué à la baisse des prix de l’huile de palme, qui a plus que compensé la hausse des prix des huiles de soja, de tournesol et de colza, a expliqué l’organisation internationale. En revanche, et sous l’effet d’une demande solide de la part du secteur de l’agrogazole, les cours de l’huile de soja ont rebondi après deux mois de suite de recul. Après deux hausses mensuelles de suite, l’indice FAO des prix du sucre a fléchi de 2,2% et s’est établi en moyenne à 159,2 points en octobre. Selon une analyse de la FAO, il affichait encore une hausse de 46,6% par rapport à son niveau d’octobre 2022. Quoi qu’il en soit, « la baisse enregistrée en octobre, qui s’explique principalement par le rythme soutenu de la production au Brésil, a toutefois été limitée car on craint un resserrement des disponibilités mondiales l’année prochaine », a fait savoir l’agence. En ce qui concerne l’indice FAO des prix de la viande, les données suggèrent qu’il « a reculé de 0,6%, car une demande à l’importation poussive, en particulier dans certains pays d’Asie de l’Est, a entraîné une baisse des prix internationaux de la viande porcine qui a plus que compensé une légère hausse des prix de la viande de volaille, de bovins et d’ovins », a expliqué l’institution. L’Indice FAO des prix des produits laitiers a bondi de 2,2%, après neuf mois de baisses consécutives Quant à l’indice FAO des prix des produits laitiers, le seul à augmenter, il a progressé de 2,2% (2,4 points) en octobre, pour une valeur moyenne de 111,3 points, mettant ainsi fin à neuf mois de baisse. Selon les observations de la FAO contenues dans son rapport, « les prix mondiaux du lait en poudre ont enregistré la plus forte hausse, principalement en raison d’une recrudescence de la demande à l’importation en vue de livraisons à court terme et à plus long terme, ainsi que d’une certaine incertitude quant aux effets du phénomène météorologique El Niño sur la prochaine production de lait en Océanie ». Alain Bouithy
Guinée: Conseil des Ministres du jeudi 19 octobre 2023

La Session Ordinaire du Conseil des Ministres s’est tenue ce jeudi 19 OCTOBRE 2023 de 16H à 18H, sous la haute Autorité de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA. Les points suivants étaient inscrits à l’ordre du jour : I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI 17 OCTOBRE 2023. III. RECOMMANDATIONS DUDIT CONSEIL. IV. DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES V. DIVERS AU TITRE DE SON MESSAGE Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA a commencé son message par demander à tous les membres du gouvernement de continuer à se concentrer sur le travail relatif à l’amélioration des performances globales concernant les principes de bonne gouvernance et les réformes engagées dans l’intérêt du peuple de Guinée. A cet effet, le Chef de l’Etat a encouragé chaque membre du Gouvernement de fournir ses meilleurs efforts pour mener à bien les reformes structurelles entamées dans le cadre de la refondation de l’Etat et de la rectification institutionnelle pour répondre aux besoins de nos concitoyens. Pour ce faire, le Président de la République a demandé à tous les membres du Gouvernement d’être exemplaires dans la gestion des affaires de l’Etat et de lutter contre la corruption. Fort de cette conviction, le Président de la République n’a pas manqué de rappeler aux membres du Gouvernement le principe de redevabilité concernant les actes administratifs pris les membres du Gouvernement et les agents de l’Etat au nom et pour le compte de l’Etat et qui doivent tenir compte des principes d’objectivité, de transparence et de neutralité du service public en vue de satisfaire l’intérêt général. Ainsi, après ce message d’ordre général, pour ce Conseil du jeudi 19 octobre 2023, le Président de la République a porté principalement son message sur le suivi de l’exécution des instructions données en décembre 2022. Séance tenante, à tour de rôle, le Président de la République a interrogé en ces termes : 1. Le Ministre de l’Economie et des Finances : A date, où en sommes-nous dans la mise en œuvre du processus de garantie de la transparence et de la réduction du coût du processus de passation des marchés publics ? Aussi, quel est l’état du processus de financement des 44 projets prioritaires et les pistes de solutions idoines pour la mise en œuvre rapide de ces projets ? 2. En ce qui concerne la Ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME et le Ministre du Budget il leur a demandé : Quelle est la situation concernant le contrôle effectif des certificats d’investissements et quel est le point sur le retrait de ceux qui ne respectent pas les cahiers de charge ? II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI 17 OCTOBRE 2023. Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Docteur Bernard GOUMOU a commencé par exprimer sa joie de retrouver l’équipe gouvernementale au rituel hebdomadaire sur la Gouvernance de notre pays. Ensuite le Chef du Gouvernement a articulé son message sur trois (3) points à savoir : 1. L’organisation d’une réunion d’évaluation du protocole d’accord sur les prix des denrées de première nécessité ;2. Le chronogramme de recrutement avec les ministres de la fonction publique et de celui de l’emploi.3. Le suivi du processus de mise en place des instances dirigeantes du Football guinéen pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Sur le premier point relatif à l’organisation de la réunion d’évaluation du protocole d’accord sur les prix des denrées de première nécessité, le Premier Ministre a rappelé que le 20 janvier 2023, un protocole d’accord avait été signé entre l’État et le secteur privé afin de stabiliser les prix des denrées de première nécessité et que ce protocole a prévu un allégement du dédouanement de certaines denrées de première nécessité en vue de faciliter l’approvisionnement aux populations. Aussi, le Chef du Gouvernement a souligné que l’allègement du panier de la ménagère est une préoccupation constante du Président de la République. Dans la dynamique de suivre de nos actions et de répondre efficacement aux attentes des populations, le Premier Ministre a fait savoir que son équipe et lui-même doivent évaluer l’impact des sept (7) mesures principales prises dans le cadre de ce protocole. En conséquence, le Chef du Gouvernement a invité les ministres en charge du Commerce, du Budget, de l’Agriculture, de la pêche, les représentants du Patronat, des Chambres d’agriculture et de commerce ainsi que ceux de l’Union des consommateurs à une réunion à la primature le lundi 23 octobre 2023 à 15H00. Concernant le deuxième point relatif au chronogramme de recrutement avec les Ministres en charge de la Fonction Publique et de celui de l’emploi, le Premier Ministre a rappelé que le mardi 17 octobre 2023 était le dernier jour de la date prévue pour la présentation du chronogramme de recrutement national des jeunes diplômés. Quant au troisième et dernier point, relatif au suivi du processus de mise en place des instances dirigeantes du Football guinéen pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, le Chef du Gouvernement a invité le Ministre de la Jeunesse et des Sports à veiller au bon déroulement du processus d’élection des membres de ces instances dirigeantes du football à savoir : les districts dans les 33 préfectures et les 6 communes de Conakry ; les ligues régionales ; les associations affinitaires ; l’équipe fédérale et le comité exécutif au niveau national. Dans le même sillage, le Premier Ministre a informé que le 30 novembre 2023, le football guinéen devrait rentrer dans l’ère de la normalité en termes de gestion et que l’aboutissement heureux de ce processus devrait faciliter la mobilisation pour la participation de notre équipe à la prochaine coupe d’Afrique des Nations, prévue en Janvier 2024 en Côte d’Ivoire. En dernier mot, le Chef du Gouvernement a émis son souhait d’être régulièrement informé de l’évolution de ce processus. AU TITRE DES COMMUNICATIONS Le
Côte d’Ivoire: Conseil des Ministres du mercredi 25 octobre 2023

Le mercredi 25 octobre 2023, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h00 à 13h00, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat. L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants : A/- Mesures GénéralesProjet de loiProjet de décretB/- Mesure IndividuelleC/- Divers A/– MESURES GENERALES PROJET DE LOI Au titre du Ministère du Ministère des Finances et du Budget ; Le Conseil a adopté un projet de loi de finances portant Budget de l’Etat pour l’année 2024 ainsi que la communication y afférente. Le projet de Budget de l’Etat pour l’année 2024 est conçu autour de l’impératif de préservation et de renforcement de la soutenabilité des finances publiques, après l’impact négatif des chocs extérieurs induits par la Covid-19 et la guerre en Ukraine. Ainsi, pour l’année 2024, la politique budgétaire sera orientée vers l’intensification des efforts de mobilisation des recettes intérieures, la gestion efficiente des charges de fonctionnement de l’Etat et la maîtrise de l’endettement public, en vue de soutenir davantage la transformation structurelle de l’économie et la couverture des besoins sociaux et sécuritaires. Dans cette perspective, le projet de Budget de l’Etat pour l’année 2024 privilégie les investissements dans les secteurs moteurs de la croissance, le renforcement des infrastructures socio-économiques, la consolidation du dispositif sécuritaire et l’accroissement des dépenses en faveur de la réduction de la pauvreté et des disparités sociales, notamment à travers la poursuite de la mise en œuvre du Programme Social du Gouvernement (PSGouv) 2021-2025, avec un accent particulier accordé à la jeunesse à travers le Programme Jeunesse du Gouvernement (PJGouv) 2023-2025. Pour garantir l’atteinte de ces objectifs majeurs, le projet de Budget pour l’année 2024 est structuré en 31 dotations et 134 programmes, déclinés au sein des Institutions et des Ministères. Il s’équilibre globalement en ressources et en charges à 13 720,7 milliards de francs CFA, contre 11 694,4 milliards de francs CFA en 2023, soit une progression de 17,3%. PROJET DE DECRET Au titre du Premier Ministre, Ministre des Sports et du Cadre de Vie, Chef du Gouvernement ; Le Conseil a adopté un décret portant attributions des Membres du Gouvernement. Ce décret réajuste les attributions des Membres du Gouvernement conformément à la nouvelle nomenclature du Gouvernement telle que déclinée par le décret n° 2023-813 du 16 octobre 2023 portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement et le décret n° 2023-814 du 17 octobre 2023 portant nomination des Membres du Gouvernement. B/– MESURE INDIVIDUELLE Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur ; Le Conseil a donné son agrément en vue de la nomination de Monsieur Souariba GONFOULI, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan. C/- DIVERS A l’issue du Conseil, le Chef de l’Etat a, de façon solennelle, insisté sur la lettre circulaire qu’il a adressée aux Membres du Gouvernement pour les inviter à une gestion efficiente des ressources publiques dans la conduite de leurs missions. Fait à Abidjan, le 25 octobre 2023M. Amadou COULIBALYMinistre de la Communication,Porte-parole du Gouvernement