Economie nationale : Une accélération modérée de la croissance à 5% au premier trimestre 2026 (Maroc)

Selon les estimations du Haut-commissariat au plan (HCP), la croissance économique nationale aurait atteint 5% au premier trimestre 2026, en variation annuelle, au lieu de 4,1% au quatrième trimestre 2025. L’accélération des activités agricoles et la résilience des branches tertiaires, sur fond d’une hausse continue de la demande intérieure, ont contribué à cette évolution, a indiqué l’institution publique dans sa récente note de conjoncture relative à la situation des principaux indicateurs économiques soulignant un premier trimestre marqué par un rééquilibrage du régime de croissance en faveur de l’offre. Dans le détail, « l’activité agricole aurait enregistré une expansion de 14,8%, apportant un gain de 1,5 point à la croissance globale, contre +0,5 point au trimestre précédent », sous l’effet d’une pluviométrie favorable. Selon le HCP, hors agriculture, l’activité aurait crû de 3,8%, au lieu de +4% au quatrième trimestre 2025, alors que les branches secondaires auraient été pénalisées par la poursuite du ralentissement des industries extractives et de la construction. Portée par le rétablissement de l’agroalimentaire et par un redressement de la filière de fabrication du matériel de transport, la croissance de l’industrie manufacturière se serait maintenue. Les services seraient, pour leur part, restés bien orientés, affichant une amélioration de 4,3%. « L’accélération de la croissance économique serait intervenue dans un contexte de légère reprise de la demande extérieure européenne, sur fond de l’intensification des investissements et des effets d’assouplissement maintenu des conditions monétaires », a poursuivi l’institution ajoutant que cette évolution aurait principalement bénéficié aux services et aux biens de consommation. Ce qui a stimulé une augmentation du volume des exportations nationales de biens et services de 7,4%. Parallèlement, les importations auraient prolongé leur mouvement ascendant à un rythme moins prononcé qu’à fin 2025 (+6,9%). De l’avis du HCP, l’activité aurait été, également soutenue, par une demande intérieure en hausse continue, bien qu’à un rythme plus modéré (+4,8% au lieu de +6,2% au dernier trimestre 2025).Quant à l’investissement, il aurait poursuivi sa phase de normalisation, après cinq trimestres de forte progression, alors que la consommation des ménages se serait accrue de 4,6%, portée par l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, et par la poursuite de la détente des prix. A noter qu’au deuxième trimestre 2026, sous l’hypothèse de la stabilisation des prix de l’énergie, l’institution s’attend à ce que le PIB s’établisse à 4,7%, tiré principalement par la diffusion des effets du renforcement de la production agricole sur l’activité et l’emploi. Alain Bouithy
Commerce de gros: Une hausse modérée des ventes attendue au premier trimestre 2026

Les patrons des entreprises opérant dans le secteur du commerce de gros anticipent une hausse modérée des ventes au premier trimestre 2026, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). D’après les résultats de l’enquête de conjoncture menée par l’institution publique au titre du premier trimestre 2026, « les anticipations des grossistes, pour le premier trimestre 2026, affichent une hausse du volume global des ventes selon 22% d’entre eux, et une stabilité selon 68% ». Dans sa récente note d’information, l’organisme marocain chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles explique que cette évolution serait principalement attribuable à la hausse prévue des ventes dans le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac», le «Commerce de gros de biens domestiques » et le « Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants ». Elle serait également justifiée par la baisse des ventes attendues dans le «Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication» et les «Autres commerces de gros spécialisés» (comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux…) La note ajoute que les commandes prévues pour le premier trimestre 2026 seraient d’un niveau normal selon 79% des chefs d’entreprise, tandis que l’emploi connaîtrait une augmentation des effectifs selon 21% des grossistes (une stabilité selon 77%). Au quatrième trimestre 2025, les ventes du secteur du Commerce de gros sur le marché local auraient connu une augmentation selon 26% des grossistes, et une stabilité selon 62%, a également indiqué l’institution dans sa note. De l’avis du Haut-commissariat au plan, cette évolution serait due principalement à la hausse des ventes dans le «Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication », le « Commerce de gros d’autres équipements industriels » et les «Autres commerces de gros spécialisés» (comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux).Cette évolution serait également liée à la baisse des ventes dans le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac», a indiqué le HCP. S’agissant de l’emploi, 86% des chefs d’entreprise pensent qu’il aurait connu une stabilité. Ils sont 88% à soutenir que les stocks de marchandises se seraient situés à un niveau normal.Enfin, 32% des chefs d’entreprise estiment que les prix de vente auraient affiché une baisse et une stabilité selon 66%. Alain Bouithy
Maroc : L’inflation marque le pas en janvier 2026

Après la hausse de fin 2025 Début d’année sous le signe de l’accalmie des prix. Après une hausse de 0,8% enregistrée au terme de l’année 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé au cours du mois de janvier 2026. Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), en glissement annuel, il a reculé de 0,8% au cours du mois de janvier 2026. Cette variation est la « conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4% », a indiqué l’organisme public chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. En glissement annuel, l’IPC a toutefois progressé de 0,3 % En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies montrent que les variations sont allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers», a précisé l’institution dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation (IPC) du mois de janvier 2026. A titre de rappel, la précédente baisse de l’IPC remontait au mois de novembre 2025. L’indice s’était alors établi à 0,3%, en raison du recul de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. S’agissant des produits non alimentaires, l’institution avait également expliqué, dans une note relative à cette période, que les variations étaient allées d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». Comparé au même mois de décembre 2025, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de janvier 2026, une hausse de 0,3%, poursuit l’institution dans sa note. Selon les explications de l’institution, «cette variation est le résultat de la hausse de 0,8% de l’indice des produits alimentaires et de la baisse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires». Il est important de noter que les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2025 et janvier 2026 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (10,4%), les «Légumes» (2,7%), les «Fruits» (0,7%), les «Viandes» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). En revanche, les prix ont diminué de 3,1% pour les «Huiles et graisses» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs», selon le Haut-Commissariat qui fait état, s’agissant des produits non alimentaires, de la baisse de 5,9% des prix des «Carburants». A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2025 avaient concerné principalement les «Huiles et graisses» (3,9%), les «Fruits» (2,8%) et les «Viandes» (1,2%). En revanche, les prix avaient augmenté de 3,3% pour les «Poissons et fruits de mer», de 2,8% pour les «Légumes», de 0,6% pour le «Lait, fromage et œufs» et de 0,4% pour le «Café, thé et cacao». Pour ce qui est des produits non alimentaires, la baisse avait concerné principalement les prix des «Carburants» (0,5%). Toujours selon l’institution, au cours du mois de janvier 2026, « les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Béni Mellal (1,5%), à Settat et Al Hoceima (0,7%), à Guelmim et Safi (0,6%), à Marrakech (0,5%), à Agadir (0,4%) et à Casablanca, Tétouan et Meknès (0,3%) ». En revanche, il ressort des données que des baisses ont été enregistrées à Dakhla (0,3%), à Tanger (0,2%) et à Fès (0,1%). Il est à rappeler qu’en décembre dernier, les hausses annuelles les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Fès (1,7%), à Kénitra (1,3%), à Guelmim (1,2%), à Settat (1,1%), à Tétouan (1,0%), à Rabat et Errachidia (0,9%), à Agadir et Tanger (0,8%), à Casablanca (0,7%), à Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5%), à Béni Mellal (0,4%) et à Marrakech (0,2%). Alain Bouithy
Maroc. Repli modéré des prix à la production dans l’industrie manufacturière

Après deux mois de hausses consécutives L’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a reculé à fin décembre 2025, mettant un terme à deux mois consécutifs de hausse. Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), il a enregistré une baisse de 0,1% au cours du mois de décembre 2025 par rapport au mois de novembre 2025. Pour rappel, cet indice a connu des hausses de 0,3% et 0,4% respectivement en novembre et octobre derniers, après une série de baisses enregistrées au cours des six précédents mois : septembre (0,1%), août (0,1%), juillet (0,1%), juin (0,1%), mai (0,1%) et août (0,1%). La baisse de l’indice global portée par le recul des industries alimentaires Dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois de décembre 2025, l’organisme public justifie ce léger recul par la baisse des prix observée dans certaines branches importantes de l’industrie. En effet, les données recueillies par cette institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc font état d’un recul de 0,7% des «Industries alimentaires» et de 0,4% de l’«Industrie automobile». A l’inverse, la note du HCP fait état de hausses des prix au niveau de la «Fabrication de boissons» (1,1%), de l’«Industrie d’habillement» (0,5%), de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» (0,8%), de la «Fabrication de meubles» (0,9%), de l’«Industrie du textile» (0,3%) et de la «Métallurgie», de l’«Industrie chimique» et de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (0,1%). A titre de comparaison, la précédente baisse enregistrée en septembre dernier s’expliquait par la baisse des prix de 0,2% des «Industries alimentaires», de 0,5% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques», de 0,3% de la «Fabrication d’équipements électriques», de 1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» et de 0,1% de l’«Industrie du textile». Dans une note relative à cette période, le HCP avait également fait état de la hausse des prix de 0,1% de la «Métallurgie» et l’«Industrie chimique», de 0,3% de l’«Industrie d’habillement», de 0,4% de l’«Industrie du cuir et de la chaussure» et de 0,6% de la «Fabrication des machines et équipements». Il est à rappeler que la première baisse de l’année 2025 avait été enregistrée au cours du mois de février (0,1%), après une progression de 0,1% observée en janvier de la même année. Le HCP l’avait attribuée au recul des prix de 1% des «Industries alimentaires», de 1,6% de la «Métallurgie» et de 0,7% du «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège». Au cours de ce même mois, l’institution avait, par ailleurs, noté la hausse des prix de 1,9% de la «Fabrication d’équipements électriques», de 1,6% de l’«Industrie du papier et du carton», de 0,9% de la «Fabrication de boissons», de 0,3% de la «Fabrication de produits métalliques», de 0,2% de la «Fabrication de meubles» et de 0,1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» et la «Fabrication de produits informatiques». Rappelons également que l’évolution de l’indice des prix à la production du secteur observée au cours du mois de novembre 2025 (0,3%) était attribué à la hausse des prix de 1,8% de l’«Industrie chimique», de 0,8% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de 0,2% des «Industries alimentaires », d’après le HCP qui avait également fait état d’une baisse des prix de 1,3% de la «Métallurgie» et l’«Industrie du textile». Enfin, à fin décembre, le Haut-commissariat au plan annonce que les indices des prix à la production des «Industries extractives», de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois de décembre 2025. Alain Bouithy
Maroc/Chômage. Les jeunes, les femmes et les diplômés toujours les plus touchés

La légère baisse du chômage en 2025 ne change pas fondamentalement la donne Le taux de chômage a enregistré une baisse modérée en 2025, selon les chiffres publiés par le Haut-Commissariat au plan (HCP). Cette légère amélioration n’a toutefois pas fondamentalement changé la donne pour les jeunes, les femmes et les diplômés qui restent les plus touchés. Entre 2024 et 2025, « le taux de chômage est passé de 13,3% à 13% au niveau national », a indiqué l’institution publique précisant qu’il est passé de 6,8% à 6,6% (-0,2 point) en milieu rural et de 16,9% à 16,4% en milieu urbain (-0,5 point). L’analyse des données recueillies montre que le nombre de chômeurs a reculé de 17.000 personnes, passant de 1.638.000 à 1.621.000 chômeurs, ce qui correspond à une baisse de 1%. Selon les explications de l’institution, « cette baisse est la conséquence d’une diminution de 9.000 chômeurs en milieu urbain et de 8.000 en milieu rural ». Une amélioration en trompe-l’œil. En effet, à bien y voir, ce taux reste plus élevé parmi les jeunes de 15 à 24 ans (de 36,7% à 37,2%), les diplômés (de 19,6% à 19,1%) et les femmes (de 19,4% à 20,5%), a fait savoir l’organisme dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail en 2025. Cette situation révèle les difficultés d’insertion professionnelle de ces catégories et l’inadéquation entre formation et besoins du marché. Autre point important relevé dans la note, en 2025, le chômage a été marqué par la hausse de la proportion des primo-demandeurs d’emploi et du chômage de longue durée. D’après la même source, « la part des chômeurs n’ayant jamais travaillé s’est élevée de 49,3% à 52,9% et celle des personnes en situation de chômage depuis un an ou plus de 62,4% à 64,8% ». Ainsi, la durée moyenne de chômage est passée de 31 à 33 mois. Il est à préciser que 36,6% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite à l’arrêt ou à l’achèvement des études ou formation et 25,4% suite au licenciement ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement. Petite note positive : à l’inverse des trois catégories suscitées, le taux de chômage est passé de 21% à 20,9% (-0,1 point) parmi les personnes âgées de 25 à 34 ans, de 7,6% à 7,2% (-0,4 point) pour les personnes âgées de 35 à 44 ans, et de 4% à 3,6% (-0,4 point) pour celles âgés de 45 ans et plus, a également fait remarquer l’institution. Le sous-emploi affiche une progression notable, aussi bien en milieu urbain que rural Autre évolution préoccupante : durant la même période, le taux de sous-emploi a bondi de 10,1% à 10,9% au niveau national, de 8,9% à 9,6% en milieu urbain et de 12,2% à 13,2% en milieu rural. Il faut dire que « le volume du sous-emploi est passé de 1.082.000 à 1.190.000 personnes au niveau national, de 585.000 à 652.000 en milieu urbain et de 496.000 à 538.000 en milieu rural », comme le relève l’institution dans son rapport. De quoi susciter l’inquiétude d’autant plus que « tous les secteurs d’activité économique ont connu une hausse du taux de sous-emploi », selon un constat du HCP. Précisons à ce sujet que le secteur des « BTP » enregistre la hausse la plus importante, avec +2,1 points (de 19,6% à 21,7%), suivi du secteur de l’« agriculture, forêt et pêche » avec +0,8 point (de 12,1% à 12,9%), du secteur de l’« industrie » avec +0,8 point (de 6,3% à 7,1%) et du secteur des « services » avec +0,5 point (de 7,9% à 8,4%), comme l’a fait remarquer l’organisme. Alain Bouithy
Maroc/Inflation. Les prix augmentent légèrement en 2025

Après un repli en novembre, l’IPC progresse de 0,8% au terme de l’année écoulée (FENETRE) Selon le Haut-Commissariat au plan (HCP), l’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a connu une légère hausse au terme de l’année 2025. Les chiffres publiés par l’institution publique montrent qu’il a enregistré une augmentation de 0,8% par rapport à l’année 2024. Précisons que cette légère hausse intervient après la baisse de l’IPC de 0,3% observée en novembre dernier qui a mis fin à une séquence haussière entamée en début d’année 2025 et dont le pic avait été atteint en février de la même année. Il est important de rappeler que mis à part les trois premiers mois de l’année écoulée, janvier (2,0%), février (2,6%) et mars (1,6%), les hausses enregistrées tout au long de l’année étaient restées en dessous de 1% : octobre (0,1%), septembre (0,4%), août (0,3%), juillet (0,5%), juin (0,4%), mai (0,4%) et avril (0,7%). La progression de l’IPC en 2025 est la conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires et de celui des produits non alimentaires qui ont progressé respectivement de 0,8% et 0,5%, a fait savoir l’organisme dans sa note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) de l’année 2025. S’agissant des produits non alimentaires, les variations enregistrées vont d’une baisse de 2,6% pour le «Transport» à une hausse de 3,3% pour les «Restaurants et hôtels». Sur cette base, l’institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,8% au cours de l’année 2025 par rapport à l’année 2024. Rappelons que la baisse de 0,3% de l’IPC enregistrée au cours du mois de novembre 2025 a été justifiée par la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,2%, conjuguée à la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies par le Haut-Commissariat montraient que les variations allaient d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». Au terme de 2025, l’organisme public a fait savoir, par ailleurs, que les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées à Fès (1,7%), Kénitra (1,3%), à Guelmim (1,2%), Settat (1,1%), à Tétouan (1,0%), Rabat et Errachidia (0,9%), Agadir et Tanger (0,8%), Casablanca (0,7%), Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5%), Béni-Mellal (0,4%) et à Marrakech (0,2%). Il est important de noter que, comparé au mois de novembre 2025, l’indice des prix à la consommation a enregistré une baisse de 0,1% en décembre 2025, résultant du recul de 0,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Toujours selon le HCP, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2025 ont concerné principalement les «Huiles et graisses» (3,9%), les «Fruits» (2,8%) et les «Viandes» (1,2%). En revanche, les prix ont augmenté pour les «Poissons et fruits de mer» (3,3%), les «Légumes» (2,8%), le «Lait, fromage et œufs» (0,6%) et le «Café, thé et cacao» (0,4%), poursuit l’institution soulignant, en ce qui concerne les produits non alimentaires, que la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,5%. Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une baisse de 0,2% au cours du mois de décembre 2025 par rapport au mois précédent. A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2025 avaient concerné principalement les «Fruits» (6,4%), les «Huiles et graisses» (5,2%), les «Viandes» (1,9%), les «Poissons et fruits de mer» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). En revanche, les prix avaient augmenté de 2,3% pour les «Légumes» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,2%. Au cours de la même période, « les baisses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Errachidia avec 1,4%, à Settat et Al Hoceima avec 1,2%, à Safi et Béni Mellal avec 1,1%, à Guelmim avec 0,9%, à Oujda et Laâyoune avec 0,7%, à Casablanca avec 0,6%, à Kénitra, Marrakech, Meknès et Tanger avec 0,4%, à Agadir, Rabat et Tétouan avec 0,3% et à Fès avec 0,2% », comme l’avait relevé l’institution dans sa précédente note. Alain Bouithy
Indices du commerce extérieur au troisième trimestre 2025 : Repli à l’importation, légère progression à l’exportation (Maroc)

Les indices des valeurs unitaires ont enregistré une baisse à l’importation et une progression à l’exportation au cours du troisième trimestre de 2025 par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon l’institution publique, «l’indice des valeurs unitaires à l’importation a enregistré une baisse de 5,8% au cours du troisième trimestre 2025 par rapport au même trimestre de 2024 ». Dans sa note d’information relative aux indices du commerce extérieur du troisième trimestre 2025, le HCP indique que l’indice des valeurs unitaires à l’exportation a, de son côté, connu une hausse de 0,4% au cours de la même période comparativement au même trimestre de l’année précédente. D’après les explications de l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, le recul de l’indice des valeurs unitaires à l’importation résulte principalement de la baisse des valeurs unitaires des «produits finis d’équipement industriel» et des «demi-produits» (8,7%), de l’«énergie et lubrifiants» (11,6%), des «produits finis de consommation» (3,1%), de l’«alimentation, boissons et tabacs» (3,8%) et des «produits bruts d’origine animale et végétale» (2,3%). Toujours selon l’institution, la progression de l’indice des valeurs unitaires à l’exportation s’explique essentiellement par la hausse des valeurs unitaires des «demi-produits» (10,7%) et des «produits bruts d’origine minérale» (4,1%). Quant aux indices des valeurs moyennes des «produits finis d’équipement industriel», des «produits finis de consommation», de l’«alimentation, boissons et tabacs», de l’«énergie et lubrifiants» et des «produits bruts d’origine animale et végétale», la même source fait état de baisses respectives de 4,2%, 1,6%, 3%, 22,3% et 17,3%. D’après les experts du Haut-commissariat, ces évolutions ont atténué la hausse de l’indice global des exportations. Alain Bouithy
Maroc. L’inflation devrait s’établir à 1,3%en 2026 puis à 1,9% en 2027

Bank Al-Maghrib inscrit cette trajectoire dans un environnement caractérisé par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires L’inflation devrait s’accélérer graduelle ment pour converger vers des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM). « Ainsi, après un taux de 0,8% prévu pour l’ensemble de cette année, elle s’établirait à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027 », a indiqué la Banque centrale à l’issue de sa dernière réunion trimestrielle de l’année 2025 tenue le mardi 16 décembre 2025 à Rabat. Selon les projections de l’institution publique, sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année et l’année prochaine, avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. Les experts du secteur financier sondés dans le cadre de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, anticipent au quatrième trimestre 2025 une inflation moyenne de 2% à l’horizon de 8 trimestres. De l’avis de ces derniers, elle atteindrait 2,2% à l’horizon de 12 trimestres. Dans sa récente note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois de novembre 2025, le Haut-commissariat au plan (HCP) a fait état du recul de l’indice des prix à la consommation. D’après l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, comparé au même mois de l’année 2024, l’IPC a enregistré une baisse de 0,3% au cours du mois de novembre 2025. Ce recul est « la conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4% », a-t-il expliqué, précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». Evolution à des niveaux bas durant les dix premiers mois de 2025 D’après BAM, l’inflation a continué d’évoluer à des niveaux bas au cours des dix premiers mois de 2025. Sous l’effet notamment de l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants, elle est ressortie à 0,8% en moyenne sur cette période. Il est à souligner qu’au cours du mois de novembre dernier, le Haut-commissariat a noté une baisse de 0,6% de l’indice des prix à la consommation par rapport au mois précédent. L’institution a justifié ce recul par la baisse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Des données recueillies par le HCP, il ressort que les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2025 ont concerné principalement les «Fruits» (6,4%), les «Huiles et graisses» (5,2%), les «Viandes» (1,9%), les «Poissons et fruits de mer» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). En revanche, révèle l’organisme, les prix ont augmenté de 2,3% pour les «Légumes» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,2%. L’analyse des chiffres montrent que les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Errachidia (1,4%), à Settat et Al-Hoceima (1,2%), à Safi et Béni-Mellal (1,1%), à Guelmim (0,9%), à Oujda et Laâyoune (0,7%), à Casablanca (0,6%), à Kénitra, Marrakech, Meknès et Tanger (0,4%), à Agadir, Rabat et Tétouan (0,3%) et à Fès (0,2%). L’inflation poursuivrait sa décélération à l’échelle mondiale Il est à noter qu’à l’échelle mondiale, « l’inflation poursuivrait sa décélération, avant de s’accélérer de nouveau en 2027, avec des évolutions hétérogènes d’une économie à une autre », d’après Bank Al-Maghrib qui s’attend à ce qu’elle revienne de 3,7% en 2024 à 2,9% en 2025 et en 2026, avant de remonter à 3,1% en 2027. Toujours selon l’institution, « dans les grandes économies avancées, elle évoluerait à des niveaux proches de la cible de la BCE dans la zone euro, tandis qu’aux Etats-Unis, elle persisterait au-dessus de l’objectif de la FED, sous l’effet notamment du relèvement des tarifs douaniers, s’établissant à 2,8% en 2025 et à 3,1% en 2026 puis à 2,7% en 2027». Alain Bouithy