Mondial 2030 : Quelles opportunités d’investissements dans les infrastructures en modèle PPP

Mondial 2030 : Quelles opportunités d’investissements dans les infrastructures en modèle PPP

Le Maroc se prépare pour le Mondial 2030 : Opportunités d’investissement dans les infrastructures et un soutien renforcé pour les investisseurs Jeudi 27 février, la Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc a organisé un webinaire de haut niveau sur le thème  » Mondial 2030 : Quelles opportunités d’investissements dans les infrastructures en modèle PPP « , réunissant deux intervenants clés pour partager leurs perspectives. M. Said ADDI, Adjoint au directeur des budgets au Ministère de l’Economie et des Finances, et M. Salman BARRADA, Directeur du Pôle Investissement du CRI de Casablanca-Settat, ont exposé les priorités du gouvernement marocain et les opportunités d’investissements stratégiques pour accompagner cet événement mondial. Casablanca-Settat : un hub stratégique pour le Mondial 2030 Casablanca-Settat, locomotive économique du Maroc, sera l’une des régions hôtes du Mondial 2030. Cet événement constitue un levier stratégique pour accélérer la transformation des infrastructures. La région, qui représente près d’un tiers du PIB national, bénéficie déjà d’une attractivité économique soutenue grâce à ses hubs industriels, financiers et logistiques. Le CRI, aux côtés des autorités locales et du comité d’organisation, travaille activement pour répondre aux exigences de la FIFA et positionner Casablanca comme une destination incontournable pour l’événement, avec l’ambition d’accueillir potentiellement des matchs de demi-finale et finale. Des secteurs porteurs pour l’investissement Selon M. BARRADA, le Mondial 2030 représente une opportunité exceptionnelle pour le développement d’infrastructures stratégiques, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, du transport et des loisirs. Casablanca-Settat verra la construction d’un nouveau stade à Benslimane, ainsi que la mise en place d’un centre de diffusion Broadcasting Center et la modernisation d’infrastructures sportives et culturelles. L’objectif est d’inscrire ces investissements dans une vision à long terme afin d’attirer d’autres événements internationaux. Un accompagnement renforcé pour les investisseurs Le CRI de Casablanca-Settat joue un rôle clé dans l’accompagnement des investisseurs étrangers, en facilitant l’accès aux opportunités d’affaires et aux incitations mises en place par l’État. La charte d’investissement offre des avantages significatifs, notamment des exonérations fiscales et douanières, ainsi que des subventions pouvant atteindre 30 % du montant de l’investissement, en fonction des critères d’emplois créés, de durabilité et de localisation. La Charte de l’Investissement : un levier clé pour accélérer les projets Enfin, M. BARRADA a rappelé l’importance de la nouvelle Charte de l’Investissement, qui vise à faciliter et accélérer la mise en œuvre des projets stratégiques. Cette réforme, très attendue, permet désormais de mieux structurer et orienter les investissements, tout en offrant une visibilité et des garanties accrues aux investisseurs étrangers. Priorités du gouvernement pour les infrastructures liées au Mondial 2030 M. Said ADDI, Adjoint au directeur des budgets, a détaillé les priorités du gouvernement marocain pour les infrastructures nécessaires à l’organisation de la Coupe du Monde 2030 avec une attention particulière portée aux infrastructures essentielles. Les infrastructures de transport et de logistique, notamment l’expansion du réseau autoroutier avec des projets comme l’autoroute continentale et l’aménagement des échangeurs à Casablanca, figurent parmi les priorités majeures. Un projet ambitieux d’extension de la ligne LGV pour relier Marrakech et un partenariat signé pour le développement du transport ferroviaire avec une enveloppe de 29 milliards de dirhams témoignent de l’engagement en matière de mobilité. L’amélioration de la connectivité entre les grandes villes est également un objectif clé pour le pays. M. ADDI a également évoqué l’importance du secteur aérien, soulignant le programme de développement des aéroports marocains piloté par l’ONDA. La mise à niveau des principaux aéroports de Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger vise à fluidifier le trafic aérien et à renforcer la capacité d’accueil des visiteurs. Ce programme s’inscrit dans le cadre d’une vision globale pour répondre à la fois aux besoins touristiques et aux exigences de l’événement sportif mondial. Les infrastructures sportives, cœur de la préparation à la Coupe du Monde, font également l’objet d’une mise à niveau profonde. Les grands stades du royaume subissent des travaux pour se conformer aux normes de la FIFA, avec un focus particulier sur la préparation du grand stade de Benslimane, qui pourrait accueillir la finale de la Coupe du Monde. En parallèle, un programme de mise à niveau urbanistique est en cours, avec une attention particulière portée aux villes hôtes et aux villes satellites qui accueilleront les équipes. L’amélioration des infrastructures hôtelières et touristiques constitue également un enjeu majeur pour garantir un accueil optimal des visiteurs et supporters. Un soutien à l’investissement étranger par des mécanismes innovants Pour réaliser ces projets ambitieux, le gouvernement met en place des dispositifs incitatifs pour attirer les investissements étrangers dans les projets PPP. M. ADDI a rappelé que le Maroc bénéficie d’un cadre juridique solide grâce à l’adoption de la loi relative au contrat de PPP en 2014, qui a permis la réalisation de grands projets d’infrastructures, tels que l’autoroute Marrakech-Agadir et le parc éolien de Tarfaya. Ce cadre juridique est renforcé par des mécanismes financiers innovants, garantissant la viabilité économique des projets. Dans le cadre des projets PPP, la Direction du Budget veille également à l’évaluation de la rentabilité et de l’impact économique des projets avant leur lancement. Un comité national présidé par le ministère de l’Économie et des Finances mène une analyse approfondie des risques, de la rentabilité et de l’impact des projets, afin de garantir leur succès et leursoutenabilité. Innovation et transition numérique : des leviers pour la réussite du Mondial 2030 Enfin, M. ADDI a souligné l’importance de l’innovation technologique dans la réussite des projets liés au Mondial 2030. Le gouvernement a mis en place des incitations pour encourager la transformation numérique du pays, avec des initiatives telles que la stratégie Maroc Digital 2030, le développement de la 5G et des infrastructures de cyber sécurité. Par ailleurs, le Maroc s’engage à atteindre 52% d’énergie verte dans le mix énergétique d’ici 2030, avec des projets innovants dans le domaine de l’hydrogène vert et de l’énergie éolienne. Les projets d’infrastructures liés au Mondial 2030 représentent une occasion unique pour les investisseurs étrangers de participer au développement d’un pays en pleine transformation. Grâce au modèle PPP, le Maroc offre un environnement favorable aux investissements, tout

Britcham/Loi de Finance 2025 : quels défis pour allier État social et réformes structurelles ? (Maroc)

Britcham/Loi de Finance 2025 : quels défis pour allier État social et réformes structurelles ? (Maroc)

La Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc a tenu une rencontre Meet the Expert sous le thème  » Loi de Finance 2025 : quels défis pour allier État social et réformes structurelles ? « . Cet évènement destiné à un large public d’entrepreneurs, de professionnels et de passionnés de technologie était l’occasion d’assister aux interventions de trois experts reconnus : M. Fouad AKESBI accompagné de M. Azzedine OUARDI, tous deux Chartered Accountant chez AD ASSOCIES PKF Maroc, et M. Hicham SLIMANI, Vice-Président de l’Union Générale des Entreprises et des Professions. Le Cabinet AD Associés a présenté une analyse approfondie des principales mesures de la Loi de Finances 2025, mettant en lumière les changements fiscaux impactant les entreprises et les particuliers. Cette intervention a permis d’éclairer les participants sur les réformes majeures qui impacteront aussi bien les entreprises que les particuliers, tout en soulignant les ajustements fiscaux visant à renforcer l’équilibre économique et social du pays. Des réformes structurantes pour la fiscalité des entreprises L’un des points essentiels abordés lors de cette présentation concerne l’Impôt sur les Sociétés (IS), qui connaît plusieurs modifications notables. Parmi elles, la révision de l’article 20 Bis et de l’article 161 Bis introduit de nouvelles règles applicables aux transferts d’immobilisations entre sociétés membres d’un même groupe. Ces ajustements visent à encadrer ces opérations et à garantir une meilleure transparence fiscale. De plus, des changements ont été apportés au régime fiscal des Sociétés en Participation (SEP) et des Groupements d’Intérêt Économique (GIE). Désormais, les associés des SEP restent solidaires du paiement de l’impôt établi au nom de la société. Pour celles qui ne sont pas soumises à l’IS, une obligation de tenue de comptabilité a été instaurée, et les associés doivent joindre les documents comptables à leur déclaration de revenu global. Par ailleurs, les GIE sont désormais tenus de fournir un état de répartition du résultat net entre leurs membres, renforçant ainsi l’exigence de transparence et de conformité fiscale. Un allègement de la fiscalité sur le revenu La Loi de Finances 2025 apporte également plusieurs ajustements en matière d’Impôt sur le Revenu (IR), dans l’objectif d’alléger la pression fiscale sur les contribuables et de favoriser le pouvoir d’achat. L’un des changements les plus significatifs concerne le relèvement de la première tranche exonérée, qui passe de 30 000 à 40 000 dirhams. Cette mesure vise à offrir une meilleure progressivité de l’impôt et à alléger la charge des revenus les plus modestes. Par ailleurs, une réduction du taux marginal de l’IR est prévue, passant de 38 % à 37 %, ce qui représente un effort supplémentaire pour harmoniser la fiscalité sur le revenu. D’autres ajustements viennent compléter ces mesures, notamment l’augmentation du plafond annuel de réduction d’IR au titre des charges de famille, qui passe de 2 160 à 3 000 dirhams, tout en maintenant le bénéfice de cette réduction pour jusqu’à six personnes à charge. L’intervention du Cabinet AD Associés a également mis en avant une réforme touchant aux avantages en nature accordés par les employeurs. Désormais, la valeur des bons de nourriture délivrés aux salariés est relevée de 30 à 40 dirhams, avec l’instauration d’une possibilité de paiement par voie électronique, une mesure qui s’inscrit dans la digitalisation des transactions et l’amélioration des conditions de travail. Enfin, un autre point clé concerne l’exonération de l’IR pour certaines prestations de retraites complémentaires. Les revenus perçus au titre de ces régimes sont désormais exonérés d’impôt, à condition que les cotisations versées n’aient pas été déduites pour la détermination du revenu net imposable. Cette réforme vise à encourager l’épargne retraite et à garantir une meilleure protection des retraités. Réformes en matière de TVA et mesures diverses Concernant la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), la Loi de Finances 2025 introduit des ajustements destinés à garantir la stabilité des prix et l’approvisionnement du marché, notamment pour les sociétés foncières et les OPCI bénéficiant d’un délai d’exonération. Enfin, des mesures diverses viennent préciser les modalités d’application des nouveaux taux fiscaux et des exonérations spécifiques. Un équilibre entre État social et réformes structurelles Prenant la parole après la présentation technique, M. Hicham SLIMANI a analysé la capacité de la Loi de Finances 2025 à concilier protection sociale et réformes structurelles. Il a souligné que cette loi vise à renforcer l’État social tout en assurant une soutenabilité budgétaire, grâce notamment à l’augmentation des exonérations fiscales pour les ménages et aux ajustements pour les entreprises. Toutefois, son efficacité dépendra d’une gestion rigoureuse des ressources publiques et d’un équilibre entre mobilisation des recettes et préservation de la compétitivité des entreprises. Opportunités et défis pour le secteur privé Abordant les implications pour les entreprises, M. SLIMANI a mis en avant les opportunités qu’offre la réforme, notamment en matière de clarification fiscale et de facilitation des investissements. Il a toutefois alerté sur les contraintes administratives accrues liées aux obligations déclaratives et au renforcement du contrôle fiscal. Pour atténuer ces effets, il a préconisé une mise en place progressive des nouvelles exigences fiscales, accompagnée de mesures spécifiques pour soutenir les PME et encourager le réinvestissement. Ce webinaire s’inscrit dans la mission de la BritCham de promouvoir l’échange de savoir-faire et d’encourager l’innovation technologique au service des entreprises marocaines.

Maroc : état des lieux et pistes pour atteindre les objectifs de croissance durable et inclusive pour 2025

Maroc : état des lieux et pistes pour atteindre les objectifs de croissance durable et inclusive pour 2025

La Chambre de commerce Britannique pour le Maroc (BritCham) a organisé, jeudi 23 janvier, un webinaire de haut niveau sur le thème « Maroc : Stratégie de Croissance à l’Horizon 2025 », réunissant quatre intervenants clés pour partager leurs perspectives et recommandations sur les défis économiques, sociaux et environnementaux du Royaume. Ce webinaire, qui a connu la participation d’une centaine de Membres de la Chambre, de représentants du secteur public et d’entreprises privées, a permis de dresser un état des lieux détaillé et de formuler des pistes concrètes pour atteindre les objectifs de croissance durable et inclusive pour 2025. M. Ayache Khellaf, Secrétaire Général du Haut-Commissariat au Plan (HCP) a ouvert le webinaire en présentant les perspectives économiques du Maroc à l’horizon 2025. Selon M. Khellaf, la croissance mondiale, bien que freinée par les séquelles de la pandémie, devrait afficher une résilience modérée avec une prévision de croissance de 3,3 %, soutenue par les économies émergentes. Le Maroc bénéficiera d’une augmentation de la demande mondiale adressée à ses secteurs clés, notamment avec une prévision de croissance de 2,5 % soutenue par une reprise des importations de ses partenaires commerciaux et une baisse des prix des matières premières. À l’échelle nationale, la croissance attendue est de 3,8 %, avec des secteurs comme l’agriculture (croissance prévue de 4,2 % après une année de sécheresse), l’industrie (3,7 %), le secteur minier (stabilité à 6 % après un pic en 2024), le tourisme (croissance estimée à 3,5%) et la consommation des ménages (augmentation de 3 %). M. Khellaf a particulièrement souligné la nécessité de réduire les inégalités régionales en réorientant les investissements vers les zones moins favorisées, afin de stimuler un développement économique local. Il a également insisté sur la création d’emplois, notamment pour les jeunes, par la diversification des opportunités économiques et l’investissement dans les secteurs à fort potentiel, garantissant ainsi une croissance inclusive. M. Lahcen Oulhaj, membre du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), a partagé les priorités et recommandations du CESE pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux du Maroc. Il a souligné que le Maroc doit viser une croissance annuelle de 7 à 8 % pour rattraper son retard économique. Pour cela, le CESE identifie cinq leviers clés : l’économie verte, l’économie bleue, l’investissement dans le capital humain, l’innovation et la digitalisation, ainsi que le renforcement de la gouvernance. M. Oulhaj a identifié plusieurs secteurs à fort potentiel pour générer une croissance inclusive et durable, tels que l’automobile, les énergies renouvelables, l’agriculture, l’aéronautique, les technologies numériques et les mines. Il a également évoqué l’opportunité que représente l’organisation du Mondial 2030 pour moderniser les infrastructures du pays, créer des emplois et accélérer les réformes éducatives. Toutefois, il a insisté sur l’importance de la gestion post-événement des infrastructures pour éviter les erreurs observées dans d’autres pays hôtes. En matière de changement climatique, le CESE recommande d’intégrer le climat dans les politiques publiques, de renforcer la gouvernance environnementale et de promouvoir une économie verte pour protéger les ressources naturelles et la biodiversité. M. Hicham Kasraoui, Consultant en stratégie chez Bearingpoint et expert à l’Institut Marocain d’Intelligence Stratégique, quant à lui a abordé les défis structurels du Maroc tout en mettant en avant les opportunités de croissance. Il a constaté que, bien que le PIB national ait triplé depuis 1999 et que des efforts aient été faits pour renforcer l’ouverture économique, des défis persistent : une croissance insuffisante pour générer suffisamment d’emplois, une productivité faible des entreprises et un déficit commercial élevé. M. Kasraoui a insisté sur le rôle clé de la transition écologique et de la transformation numérique comme moteurs de la croissance future. Il a également appelé à renforcer l’investissement public et à soutenir l’attraction des investissements directs étrangers (IDE) pour dynamiser l’économie marocaine. En vue du Mondial 2030, M. Kasraoui a recommandé de concentrer les investissements dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, la gestion de l’eau, le numérique et la santé. Il a ajouté que les réformes sociales, notamment celles liées à la protection sociale et à l’emploi des jeunes, devraient être accélérées et aboutir à des résultats tangibles d’ici 2025, afin de soutenir une croissance plus inclusive et durable. M. Kasraoui a également souligné l’importance de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), qui représentent 85 % de l’emploi formel, mais qui restent sous-exploitées en raison des obstacles administratifs et financiers. M. Youssef Guerraoui, Fondateur et Président du Centre Marocain de la Gouvernance et du Management, a conclu le webinaire en abordant les défis liés à la gouvernance, un élément essentiel pour assurer une croissance durable et inclusive. M. Guerraoui a rappelé que la gouvernance publique repose sur des cadres solides, tels que la Constitution de 2011 et le rapport sur le Nouveau Modèle de Développement. Cependant, il a souligné que pour renforcer un modèle performant et transparent, il est crucial de renforcer la confiance politique à travers une communication gouvernementale efficace, rapprochant ainsi les citoyens, les entreprises et les syndicats. Il a également mis l’accent sur la nécessité de converger les politiques publiques pour atteindre une croissance significative et réduire le chômage. M. Guerraoui a suggéré une révision des pratiques de gestion publique, en particulier la mise en œuvre de la Loi organique des lois de finances (LOLF), pour améliorer la performance et lutter contre la bureaucratie. Il a plaidé pour un soutien renforcé aux PME, souvent freinées par des procédures administratives complexes et des retards de paiement. Enfin, M. Guerraoui a salué les opportunités offertes par des secteurs émergents comme les énergies renouvelables et l’économie numérique, appelant à un partenariat public-privé renforcé pour garantir une croissance partagée et inclusive à travers le pays. Ce webinaire a permis d’identifier les leviers essentiels pour répondre aux défis actuels du Maroc et pour construire un avenir économique prospère et inclusif d’ici 2025.

Maroc/Britcham: Agro-industrie et dérèglement climatique: Impacts et défis

Maroc/Britcham: Agro-industrie et dérèglement climatique: Impacts et défis

Le changement climatique constitue aujourd’hui un défi majeur auquel est confrontée l’humanité. Le Maroc, à l’instar de nombreux pays en développement, est fortement atteint par ce phénomène et recense d’ores et déjà maints effets au niveau national. Dans ce sens, la Chambre de commerce britannique pour le Maroc (Britcham) a co-organisé le 28 mars 2024 un webinaire avec le Department for Business and Trade sous le thème « Agro-industrie et dérèglement climatique : Impacts et défis ». Mme. Hajar Chmanti, Responsable du Service Donation au sein de l’ADA rappelle les missions de cette institution qui œuvre en collaboration avec le Ministère de l’agriculture pour lutter contre les conséquences du changement climatique dans le secteur de l’agriculture. En effet, plusieurs programmes ont été mis en place, notamment le projet PACCZO, dans la région de Draa-Tafilalet, dont l’objectif global est d’améliorer la capacité d’adaptation des populations des zones oasiennes face aux impacts du changement climatique. Le deuxième projet se concentre sur le développement et la promotion d’un nouveau système agricole «Arganiculture» qui contribuera aussi bien à l’augmentation de la productivité d’argan mais aussi à l’amélioration des moyens de subsistance des personnes, des communautés et des zones les plus vulnérables. Ce projet apporte également une considérable contribution à la séquestration des gaz à effet de serre, à hauteur de 600 000 t de CO2 à l’horizon 2030. L’ADA met en place plusieurs pratiques afin d’accompagner les agriculteurs à récolter le meilleur profit de leurs cultures et à contribuer à la sauvegarde des  ressources naturelles dans le cadre d’une vision durable et respectueuse de l’environnement, comme par exemple la conservation de l’eau, la diversification des cultures ou encore la technique de conservation des sols. De son côté, Mme. Laila DZIRI, Directrice en charge de l’innovation, de la recherche et développement au sein de Cosumar rappelle l’engagement du groupe dans la smart agriculture. Une panoplie de solutions technologiques ont été mises en place afin de développer des solutions durables et compétitives, notamment les initiatives en matière de digitalisation et d’utilisation de drones pour améliorer la relation avec les agriculteurs partenaires et optimiser les processus de production ainsi que les projets de collaboration pour développer des solutions innovantes capables d’assurer une meilleure compétitivité pour la filière. Parmi ces solutions, l’initiative Attaissir qui permet de digitaliser la chaîne de valeur de l’activité agricole et fournit un encadrement technique et agronomique à plus de 42000 agriculteurs partenaires. Ce système offre un suivi en temps réel de la production, ce qui améliore l’efficacité et la qualité de la culture de la betterave à sucre. De plus, l’industriel a introduit l’utilisation de drones équipés de caméras permettant une détection précoce des mauvaises herbes, des maladies, des insectes et des ravageurs ainsi qu’une identification précise des espèces nuisibles. Dans la continuité des efforts mis en place pour faire face aux impacts du changement climatique, le Groupe Crédit Agricole du Maroc avec l’Agence Française de Développement a mis en place le programme ISTIDAMA, une initiative qui vise à encourager les opérateurs agricoles et agro-industriels à optimiser leur mode de production et de consommation en investissant dans des solutions d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables et d’efficacité des ressources. Mme. Soukaina SAHI, Responsable du financement du PP vert et du TPME au Crédit Agricole du Maroc met le point sur l’ambition du groupe qui, au-delà de la durée du Programme, puisse être maintenue et pérennisée, afin de permettre de générer davantage de projets durables pour accompagner l’agriculture marocaine dans sa transition vers des modes de production à la fois résilients, sobres en carbone et rentables. Pour finir, Mme. Maria Ismaili, Conseiller en Commerce et chef de file pour l’Agriculture au sein du Department for Business and Trade rappelle à son tour la complémentarité des économies des deux royaumes. En effet, le Maroc et le Royaume Uni sont résolus à donner un « coup de boost » à leur coopération dans le secteur agricole à travers des collaborations entre les entreprises marocaines et britanniques. Des perspectives intéressantes dans le domaine de l’Agritech et des techniques d’irrigation, permettant ainsi aux agriculteurs de minimiser les pertes et de réduire la consommation d’eau. Rappelons que le Maroc est le premier partenaire commercial du Royaume-Uni dans le Maghreb et près de 10% des exportations marocaines à destination de la Grande Bretagne sont des produits alimentaires. Les échanges entre les deux pays devraient donc continuer à se développer, bénéficiant ainsi à l’économie et aux agriculteurs des deux côtés de la Manche.

Financement de la Santé au Maroc : entre progrès et Défis

Financement de la Santé au Maroc : entre progrès et Défis

La Chambre de commerce britannique pour le Maroc (BritCham) a organisé, jeudi 8 juin, une conférence hybride sous le thème « Financement de la Sante au Maroc : entre progrès et défis». Cette rencontre a connu la participation d’intervenants de premier plan à l’instar de M. Abdelouahab Belmadani, Directeur de la Planification et des ressources financières au sein du Ministère de la Santé et de Protection Sociale, Dr. Ilham Mouhlal, Directrice des Affaires médicales au sein de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), M. Said Addi, Chef de la Division des Secteurs Sociaux a la Direction du Budget au sein du Ministère Délégué du Budget, et Mme Myriem Tamimy, Présidente de l’Association des Entreprises de Médicaments au Maroc (LEMM) et Directeur Général de GSK Maroc et Tunisie. Dans son intervention, M. Abdelouahab Belmadani a commencé par présenter le contexte général de la santé au Maroc, en soulignant les avancées significatives réalisées ces dernières années, notamment en matière de couverture médicale, de réduction des prix des médicaments, d’amélioration de l’offre de soins et de l’augmentation du budget de l’Etat consacré à la santé soit plus de 90% en 5 ans. Ainsi pour renforcer l’efficacité et l’efficience dans l’utilisation des ressources en santé publique, plusieurs mesures sont proposées. Il s’agit notamment d’adapter le financement en fonction des priorités de santé, de réviser la gouvernance des hôpitaux publics en instaurant des Groupements de Santé Territoriaux pour plus d’autonomie et d’autofinancement, ainsi que d’utiliser l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) comme levier pour améliorer le financement du système de santé. Ces mesures visent à optimiser les ressources et à améliorer les résultats de santé de la population de manière équitable et accessible à tous. « Nos priorités sont de mettre en œuvre la nouvelle refonte du système de santé. Aujourd’hui nous sommes dans une phase de transition nous sommes entrain de muter vers un système de la généralisation de la couverture médicale », explique le responsable. Pour sa part, M. Said Addi, a présenté en détails le financement du système de santé au Maroc, en se concentrant sur les défis actuels, les opportunités de réforme et les perspectives pour l’avenir. Selon lui, la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) de manièreprogressive sur 5 ans permettra d’atteindre la couverture sanitaire universelle, avec des retombées positives sur les plans social et économique, notamment une réduction des dépenses de santé supportées par les ménages. Pour garantir la viabilité financière du régime AMO, des financements innovants sont proposés, tels que des taxes sur le tabac, l’alcool, le transport aérien et le temps de communication téléphonique. Il est également recommandé d’encourager le secteur privé à investir dans lesrégions où l’offre de soins est insuffisante, en mettant en place une nouvelle Charte de l’Investissement. D’autre part, afin d’améliorer l’efficience dans l’utilisation des ressources, plusieurs mesures sont proposées. Il s’agit de mieux dépenser les ressources disponibles en optimisant les moyens et en développant des ressources propres. Cela comprend l’élimination des dépensesinutiles liées aux médicaments, l’amélioration de la gestion de la chaîne d’approvisionnement, le contrôle de la qualité des médicaments, l’optimisation du système de gestion des stocks, ainsi que la promotion des médicaments génériques. De son côté, Dr. Ilham Mouhlal, a présente les objectifs de la loi n° 09-21 relative à la protection sociale qui vise à généraliser la couverture médicale de base CNSS pour tous les citoyens marocains, à améliorer la qualité des soins de santé et à renforcer la solidarité nationale.Ensuite, le document décrit les mesures prises par la CNSS pour étendre la couverture médicale aux travailleurs non salariés, notamment la mise en place d’une nouvelle organisation, l’extension du réseau CNSS ainsi qu’une large sensibilisation au niveau national. Par ailleurs, Dr. Mouhlal a abordé les avantages de la dématérialisation des procédures de remboursement des soins de santé pour les patients et les professionnels de santé, notamment la réduction des délais de remboursement, la simplification des procédures administratives et la réduction des coûts. « La CNSS a lancé un projet de dématérialisation des procédures de remboursement des soins de santé en 2018, qui a permis de réduire les délais de remboursement de 30 jours à 10 jours en moyenne », précise, la Directrice des AffairesMédicales au sein de la CNSS. La Présidente de l’Association des Entreprises de Médicaments au Maroc (LEMM), Mme Myriem Tamimy a expliqué dans sa présentation l’importance de l’innovation dans le secteur de la sante et plus spécialement celui des médicaments. En effet, un meilleur accès aux médicaments innovants permet de réaliser d’importantes économies et de réduire les dépenses de santé et cela en diminuant le nombre d’hospitalisations et d’autres couts directs. « Si nous nous intéressons au patient en tant qu’acteur économique, une personne atteinte d’un cancer par exemple a 4 fois plus de chance de se retrouver au chômage qu’une personne en bonne santé. Aujourd’hui, grâce aux thérapies innovantes, 4 sur 5 personnes et qui ont étéguéris arrivent à reprendre le travail et donc une réinsertion économique et sociale », a commenté Mme Tamimy.

Maroc/Conjoncture économique : des fondamentaux et des attentes pour faire face à la crise et l’inflation

Maroc/Conjoncture économique : des fondamentaux et des attentes pour faire face à la crise et l’inflation

Avec une croissance économique attendue à 3,5% en 2023, le Maroc devrait faire mieux que la croissance mondiale estimée à 1,7% par la Banque mondiale. Cela n’empêche, les défis restent encore nombreux pour accroître l’investissement privé, même si les initiatives se multiplient. C’est ce qui a été abordé ce jeudi 19 janvier lors du webinaire de la Britcham intitulé « Entre crise et inflation : à quoi s’attendre en 2023 ? ». Un Fonds Mohammed VI pour l’investissement mis en place, un nation branding revigoré après le parcours des Lions de l’Atlas au Mondial, une charte de l’investissement en phase de finalisation ; l’année 2023 commence par un lot de bonnes nouvelles et par des chiffres tout aussi réconfortants en matière d’export. « L’ensemble des secteurs industriels ont affiché des hausses à l’export en 2022 », a souligné d’entrée M. Amine Belhaj Soulami, chef du cabinet du ministre de l’industrie et du commerce. L’automobile a notamment connu une augmentation de 35% de ses exportations. Autre bon point : des résultats encourageants pour la Banque de projets de substitution. En parallèle, le ministère de l’industrie souligne que 360 projets industriels ont été signés par son département en 2022. « C’est près d’un projet par jour » rappelle M. Amine Belhaj Soulami. « Au total, ces projets représentent 40 milliards de dirhams d’investissements et 300.000 emplois ». De son côté, M. Hakim Marrakchi, président de la Commission fiscalité à la CGEM et vice-président de l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a salué l’ensemble des dispositifs et mesures prises ces derniers mois. Alors que le Maroc a connu une inflation de 6,5% l’an dernier, les industriels ont été relativement épargnés. Les prix de l’électricité ont notamment été maintenus et les prix du gaz commencent à revenir à leurs niveaux d’avant crise. Délais de paiement et investissement, des chantiers en cours La nouvelle loi sur les délais de paiement est aussi un motif de satisfaction au moment où les derniers chiffres sur les défaillances d’entreprises tombent (+17% en 2022). En cours d’adoption, elle va permettre de mieux « protéger les TPE et PME » selon M. Amine Belhaj Soulami, chef du cabinet du ministre de l’industrie et du commerce. Pour M. Hakim Marrakchi, cette loi va dans le bon sens mais « n’empêche pas d’imaginer de nouveaux mécanismes pour améliorer les délais de paiement » alors que la crédit interentreprise dépasse le seuil des 400 milliards de dirhams. Le vice-président de l’ASMEX et président de la Commission fiscalité de la CGEM rappelle que « les entreprises vont avoir besoin de fonds de roulement en 2023 » et qu’une action pour permettre la baisse des taux d’intérêts serait bénéfique. Enfin, le récent projet de décret consacrant la préférence nationale pour les PME-TPE a été également salué par les deux intervenants. Pour M. Hakim Marrakchi, un autre défi est désormais de taille. « Il faut davantage soutenir l’acte d’investir des entreprises marocaines (…) et passer du made with au made in Morocco ».

Maroc. Inclusion économique et financière : une accélération des projets en cours

Maroc. Inclusion économique et financière : une accélération des projets en cours

Près de trois ans après le début de la pandémie, l’inclusion économique et financière est devenue un outil de politique publique indispensable. Face à la hausse du chômage et des inégalités, la formation, l’entrepreneuriat et l’insertion sociale et financière sont des leviers essentiels à une croissance durable. C’est le constat partagé, jeudi 15 septembre, lors d’un webinaire organisé par la Britcham. « Le programme Awrach a créé 60.000 emplois ». C’est par cette annonce que M. Younès Sekkouri, ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, a débuté son intervention au début de webinaire. Créé il y a 8 mois, le programme Awrach destiné aux personnes ayant perdu leurs emplois durant la crise Covid est en bon chemin. Il vise la création de 250.000 emplois d’ici 2 ans. Mais l’inclusion économiqueest un sujet « complexe » qui touche « à la formation, l’entreprenariat, le social », a rappelé M. Younes Sekkouri. 70 mesures en cours pour l’inclusion économique Au total, 70 mesures sont en cours de déploiement ou d’études. Parmi elles : un Small Business For Jobs destiné aux TPME, une révision du statut d’auto-entrepreneur ou encore une refonte de l’apprentissage. « Nous voulons créer une véritable école de la deuxième chance », a déclaré le ministre de tutelle. De son côté, M. Noureddine Benkalil, secrétaire général du ministère de l’inclusion économique a rappelé l’objectif du Nouveau modèle de développement : doubler le PIB par habitant d’ici 2025. « Cela se fera par plus d’insertion et donc davantage d’inclusion économique et financière ». Parmi les outils en cours de déploiement : un système de gouvernance régionale et locale de l’inclusion économique ou encore la charte de l’investissement. Cette dernière va notamment jouer un rôle dans la réduction des disparités territoriales. « Des primes à l’investissement seront accordées pour ceux qui investissent dans certains types de territoires », a affirmé M. Noureddine Benkhalil. La banque doit devenir data driver pour faciliter l’inclusion Du côté de l’inclusion financière, Mme Asmae Hajjami, directeur général de Société Générale Maroc, a rappelé le rôle fondateur de la stratégie nationale d’inclusion financière. Lancée en 2016, elle vise la réduction des disparités en termes d’accès et utilisation des services financiers. Parmi les leviers d’action : le digital. « La banque de demain sera résolument tournée vers le mobile pour devenir une banque data driver », a-t-elle déclaré. Enfin, M. Youssef Guerraoui Filali, président du Centre marocain de la gouvernance et du management a appelé à revoir le statut des TPE et faciliter davantage l’obtention de crédits pour des porteurs de projets.

E-santé: Une réalité qui s’impose face à la crise ?

C’est un constat chaque jour renouvelé, l’e-santé a fait des pas de géant au Maroc et dans le monde à la faveur de la crise pandémique. Cette nouvelle donne n’est pas uniquement liée au contexte actuel, c’est aussi et surtout la résultante de progrès techniques révolutionnant, bon an mal an, la discipline médicale elle-même. Le jeudi 23 septembre, lors d’un webinaire de la BritCham intitulé « e-sante?: une réalité qui s’impose face à la crise », des experts, médecins, médecins- chercheurs de premier plan ont partagé leurs visions sur le futur de ce secteur médical et leurs analyses sur les transformations technologiques qui le bouleversent. L’e-santé est promise à un bel avenir, le potentiel d’expansion à l’échelle mondiale de ce secteur à l’horizon 2050 avoisine les 240 milliards de dollars selon plusieurs études consacrées à l’évaluation chiffrée des perspectives économique de ce que d’aucuns aiment à qualifier de médecine du futur. Dans ce contexte, le Maroc a anticipé les bouleversements en cours en matière d’e-santé en ayant adapté depuis 2018 son cadre légal selon le Pr. Hassan Ghazal qui participait au webinaire de la Britcham. Pour illustrer les changements en cours, la télé cardiologie a fait des progrès considérables à bas bruit dans le traitement de certaines des maladies chroniques du cœur « il est heureux de pouvoir, enfin, en rendre compte aujourd’hui s’est enthousiasmé Pr. Charafeddine Ait Zaouiat professeur chercheur en e-santé. Selon lui, la technique nous permet, plus que jamais, grâce à des relais médicaux- infirmier, professionnels de santé- de pouvoir réduire les inégalités face au soin. La téléconsultation et la télésurveillance sont déjà des outils expérimentés dans le parcours de soin dans certaines zones rurales du Maroc. De son côté, le professeur Jaafar Heikel, médecin épidémiologiste spécialisé dans les maladies infectieuses a également souligné le caractère impératif et indispensable d’avoir un « dossier médical partagé » entre l’ensemble des acteurs du système de santé, public et privé. Sous réserve de respecter les données privées des patients. L’adoption d’un tel système permettrait au Maroc de faciliter le parcours de soin en faisant en sorte qu’il soit moins erratique qu’il n’est actuellement. Enfin, le webinaire s’est clôturé sur le témoignage de M. Noureddine Afouaiz, directeur général de Glaxosmithkline, opérateur international du secteur pharmaceutique qui prends la mesure – en interne- des bouleversements techniques impactant le secteur médical en anticipant la révolution en cours dans le parcours de soin, d’un bout à l’autre, de la chaine médicale.