RD Congo. Un ministre se doit d’être un manager plus qu’un simple employé de l’Etat!

TRIBUNE. Une évidence pouvant échapper au commun des mortels est que, depuis des lustres, notre Etat fonctionne sans une implémentation des politiques sectorielles.

Or, dès lors qu’un Gouvernement ne dispose pas d’une politique nationale de défense, de l’agriculture, monétaire, économique, de la santé, de la culture, du sport etc., son action devient fatalement une navigation à vue avec ses inévitables essais et erreurs, doubles emplois, impasses et perpétuels recommencement inhibant le progrès sur tous les plans.

Ce très préjudiciable phénomène résulte fondamentalement du fait que, contrairement au système éducatif anglo-saxon principalement axé sur la formation des créateurs des emplois et des richesses que sont les managers, le modèle éducatif latin ( français et belge) porte plutôt sur la formation de simples employés de l’Etat par définition budgetivores et non-createurs de la richesse.

Le problème est que, tel que conçu par le pouvoir colonial, en 1956, dans l’optique du Plan Van Bilsen, notre système d’enseignement a vocation de former plus des employés de l’Etat que des entrepreneurs.

Voilà pourquoi le projet de société des Nationalistes Réformateurs Néomobutistes dispose notamment sur une réforme de notre système d’enseignement qui portera sur la réduction du volume des apprenants des filières des sciences humaines au profit d’un accroissement de celles des sciences appliquées afin de pouvoir produire moins des bureaucrates candidats au chômage et plus d’ouvriers qualifiés, contremaîtres, moniteurs agricoles, ingénieurs techniciens, agronomes et autres d’une part, et de l’autre; une instauration d’un système impliquant que le travail de fin d’études, le mémoire ou la thèse soit d’office un projet d’une innovation technologique ou de création d’une Pme/Pmi devant bénéficier d’un appui financier de Etat pour sa matérialisation. Voilà un des secrets du développement de l’Afrique anglophone.

Bonne réflexion.

A suivre!

Par Faustin Bosenge

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