
LIBRES PROPOS. La gauche politique est, par essence, historiquement attachée à la défense de l’État providence. Elle milite pour plus de justice sociale, d’égalité, de redistribution des richesses et de services publics solides. Dès lors, entendre certains membres du Parti congolais du travail (PCT) qui se revendique pourtant de gauche se réjouir de la mort de l’État providence, sans même en comprendre le sens réel, révèle une profonde incohérence idéologique, voire un abandon total des fondements de la gauche.
Qu’est-ce que l’État providence ?
L’État providence (ou État social) est un modèle dans lequel l’État joue un rôle actif pour :
-Garantir la protection sociale,
-Réduire les inégalités,
-Et assurer un minimum de bien-être à tous les citoyens, quels que soient leurs origines ou leur statut économique.
Ce modèle repose sur un principe fondamental de solidarité nationale, et se concrétise notamment à travers :
-L’accès à l’éducation publique,
-Un système de santé accessible à tous,
-Les retraites,
-Les allocations chômage,
-Les aides au logement
-Et d’autres mécanismes de protection sociale.
Les faits concrets et bienfaits de l’État providence
- Réduction des inégalités sociales
En redistribuant les richesses nationales par les aides sociales, l’État offre aux plus modestes la possibilité de vivre dignement, plutôt que de survivre dans la misère.
- Accès équitable aux services essentiels.
L’éducation, la santé et la sécurité sociale deviennent des droits universels, non des privilèges réservés à une élite.
- Sécurité économique.
En cas de maladie, de perte d’emploi ou de vieillesse, les citoyens bénéficient du soutien de l’État, ce qui réduit considérablement la précarité et l’instabilité sociale.
- Cohésion sociale.
Moins d’exclusion, plus de solidarité. Cela renforce le sentiment d’appartenance nationale et limite les tensions sociales.
- Stimulation économique
En protégeant le pouvoir d’achat des ménages, l’État soutient la consommation intérieure, stimulant ainsi l’économie, surtout en temps de crise.
Pour terminer :
Lorsque des cadres ou des partisans du PCT affirment que l’État social est dépassé ou mort, cela trahit soit une ignorance flagrante, soit une soumission idéologique au néolibéralisme autoritaire qui gangrène l’État congolais.
Dans les deux cas, cela confirme une chose : l’analphabétisme politique est devenu une caractéristique préoccupante au sein de ce parti qui, sur le papier, prétend encore incarner les valeurs de gauche.
Paraclet Milos
Progressiste et social-démocrate