Maroc. Brahim El Mazned: Les Bantous de la capitale ont su perpétuer la tradition de la Rumba congolaise et contribuer à son rayonnement à travers le monde

FESTIVAL. La dixième édition du Festival « Visa For Music » (VFM), qui se tiendra du 22 au 25 novembre 2023 à Rabat au Maroc, verra la participation d’une pléiade d’artistes et groupes exceptionnels à l’instar des Bantous de la capitale.

L’orchestre emblématique du Congo (Brazzaville) a été sélectionné par un jury professionnel parmi 1500 candidats provenant de plus de 80 pays à travers le monde et issus de différents styles musicaux.

Directeur du Festival « Visa For Music », Brahim El Mazned a justifié le choix du groupe congolais en ces termes : « le Festival Visa For Music est doté d’un comité de jury qui statue sur toutes les candidatures d’où quelles viennent. Concernant le choix des Bantous de la capitale, le jury a dans un premier temps reconnu d’une part l’importance et le prestige de ce groupe et cette belle musique qu’il diffuse à travers le monde. Dans un second temps, il leur est apparu important de présenter et rendre hommage aux figures qui ont fait rayonner la Rumba congolaise, pas seulement dans la sous-région, mais aussi à travers le monde ».

Un hommage aux figures qui ont contribué au rayonnement de la Rumba congolaise

Ainsi qu’il l’a confié à PAGESAFRIk.COM, « nous serons ravis de mettre la Rumba congolaise sous les projecteurs » lors de cette édition qui promet de magnifiques et agréables moments. Avant d’ajouter: « cette belle et riche musique est restée vivante et continue à nourrir les musiques actuelles. C’est dire que nous serons heureux et très ravis de recevoir ce groupe légendaire ici à Rabat et de les voir partager leur passion avec le public marocain. »

Créé le 15 août 1959 à Brazzaville, l’ensemble légendaire Les Bantous de la capitale est à date le plus vieil orchestre africain au Sud du Sahara et le dernier représentant de la Rumba congolaise parmi les pionniers des années 1960.

Rappelons que l’âge d’or de la Rumba (1970/1980) a permis a cette musique populaire, partagée entre les deux Congo et au-delà, de se construire une notoriété, marquant au fil des années la vie politique, sociale et culturelle de tout un continent.

Considérée comme un des genres musicaux les plus influents de la scène africaine, la Rumba congolaise bénéficie désormais depuis le 14 décembre 2021 d’une renaissance internationale en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

C’est l’aboutissement d’une campagne menée avec dynamisme et abnégation par les comités scientifiques mixtes de deux Congo, sous l’impulsion des deux chefs d’État Denis Sassou N’guesso du Congo Brazzaville et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la République démocratique du Congo (RDC) qui ne ménagent aucun effort pour promouvoir ce genre musical au niveau national et à l’international.

Visa For Music, un événement qui fédère les passionnés de la musique

Pour M. Brahim El Mazned, « la reconnaissance accordée à la Rumba congolaise par l’UNESCO redonne à cette musique toutes ses lettres de noblesse. D’ailleurs, cette année nous organisons une conférence autour de la valorisation du patrimoine musical inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO ».

Sur les attentes des organisateurs et du public concernant la participation de l’orchestre mythique congolais, le Directeur du Festival « Visa For Music » confie: « partager avec nous cette belle musique et le témoignage de la riche histoire de la Rumba et du groupe Bantous de la capitale dans une ambiance joyeuse dans laquelle se retrouvera le public de Rabat notamment les communautés congolaises (Kinshasa/Brazzaville) présentent au Maroc en général et à Rabat en particulier ainsi que tous les amoureux de la Rumba congolaise », a-t-il conclu.

Fred Gunther Mbemba

Une réponse

  1. En bon connaisseur ! Et en y ayant participé à travers quelques enregistrements d’artistes congolais et bien d’autres dans les caraïbes . J’affirme que la rumba fait partie du patrimoine congolais ! Mon grand est congolais et je ressens cette musique comme étant mienne ! J’ai aussi tenté depuis 10 ans de la faire entendre , jouée et faite danser sur agadir dans différents lieux ! Ce n’est que maintenant que les musiciens s’y interressent vraiment en passant par la rumba flamenca des gipsy plus proche de l’arabo andaluz ! Merci donc de rendre au congo les lettres de noblesse de la rumba avec la richesse de sa polirythmique africaine . METIS AL alias : Benjamin alain  » bassiste pro . site : (metisal.com)

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