
Avec les nouvelles TIC (Techniques d’information et de communication), l’information a gagné de l’ampleur, surtout avec la presse électronique. Si au niveau de certains sites web, la fiabilité est de rigueur pour fidéliser les internautes, il n’est de même pour certains sites où la « désinformation informe sans informer ».
Clément Mouamba : refus de visa sans en demander
Diplomatiquement, on ne peut que s’interroger sur ce genre d’information à propos d’un refus de visa à un Premier Ministre, même contesté par une partie de la population, démocratie pluraliste oblige. Mais puisque le pays de ce Premier Ministre, est membre des Nations-Unies, on est en droit de se demander comment peut-on croire à une telle information. Comment peut-on mettre en cause la diplomatie de ces pays du Nord qui ne nous prendraient pas au sérieux, comme nous venons de le constater, par la réaction de M. Jean Pierre Vidon, ambassadeur de France au Congo : « i[Il n’a jamais été question d’empêcher le Premier ministre [congolais] de venir en France. Il n’y a jamais eu de demande en ce sens. Au niveau de l’ambassade de France, nous n’avons jamais été saisi d’une quelconque demande de visa pour le Premier ministre. Je ne vois pas pourquoi nous aurions refusé de donner un accord à une demande de visa]i » (http://lesechos-congobrazza.com/politique/1171-refus-de-visa-au-premier-ministre-l-ambassadeur-de-france-a-evoque-le-sujet-ce-mardi). Et M. Jean Pierre Vidon de regretter à la même occasion certains dérapages de l’Internet : « Nous avons l’habitude de vivre ce genre d’intoxication sur Internet. C’est très désagréable pour nous diplomates qui connaissons en général la vérité. Lorsqu’il y a des informations qui sont erronées, des informations qui sont mensongères, on ne peut que déplorer ».

Alors que celui se repose tranquillement dans Brazzaville, il serait, d’après certains sites, curieusement refoulé à l’aéroport de Maya Maya le 2 mai 2016 alors qu’il devait, parait-il se rendre à Paris pour des soins car gravement malade, ce 2 mai 2016 où il préparait sa passation de service du 4 mai 2016 avec le nouveau patron du Développement industriel, le ministre d’Tat Gilbert Ondongo. Se rendre à Paris le 2 mai 2016 pour se faire soigner et revenir vite à Brazzaville le 4 du même mois pour la passation de service, il y a que certains magiciens qui peuvent se mouvoir dans ce genre de situation. Soit ! Mais avec le côté Intox, il y a lieu de méditer sur le danger de cette « liberté d’affirmer » gratuitement Car certains internautes pourraient douter de la véracité de moult informations fiables qui seraient malheureusement classées dans le panier de l’intox. Un adage de chez nous dit : « un menteur n’est jamais écouté même quand il dit la vérité ». Aussi cette vérité arrive souvent en retard quand les dégâts de l’intox ont été déjà constatés et parfois causé l’irréparable dans certaines situations.
Critique littéraire et Analyste pour Libre Afrique

Docteur de littérature française de l’Université Paris VI Sorbonne, Originaire du Congo, Noël Kodia-Ramata est critique littéraire, poète et romancier. Il a enseigné les littératures congolaise, francophone et française à l’Ecole Normale Supérieure de Brazzaville (UniversitéMarien Ngouabi). Évoluant entre Paris et Brazzaville dans le domaine de l’écriture, il est l’auteur du premier Dictionnaire des œuvres littéraires congolaises, éditions Paari, Paris, 2009 et l’Anthologie analytique de la nouvelle génération desécrivains congolais, éditions LC,Paris,2018.



