Congo-Brazzaville : l’énigme des 815 disparus de la DGSP et les zones d’ombre de l’Opération Zéro Kuluna

PARLONSS-EN. La DGSP aurait été infiltrée par des éléments divers : des mercenaires étrangers (notamment tchadiens, centrafricains et rwandais) chargés d’exécutions extrajudiciaires pour terroriser la population, des individus assimilés à des marabouts pratiquant des rituels macabres, et des personnes soupçonnées de trafic d’organes humains, profitant du chaos et de la disparition des corps. Après l’affaire tragique et toujours non élucidée des disparus du Beach, un nouveau dossier de disparitions massives vient raviver les blessures de la mémoire collective congolaise. Une fois encore, ce sont des familles plongées dans l’angoisse, une société condamnée au silence et un État qui refuse de rendre des comptes. Cette fois-ci, c’est Maître Maurice Massengo Tiasse, avocat bien connu, qui, à travers une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, révèle l’existence de 815 personnes portées disparues dans les geôles de la Direction Générale de la Sécurité Présidentielle (DGSP). Ces révélations posent une question centrale, troublante et inévitable : que s’est-il réellement passé lors de l’Opération Zéro Kuluna, vaste campagne de lutte contre le banditisme urbain menée par la DGSP et officiellement présentée comme une action de sécurisation des populations ? L’Opération Zéro Kuluna : de la lutte contre l’insécurité à la violence systémique Dès l’entrée en scène de la DGSP dans cette opération, de nombreux témoignages concordants ont fait état d’une brutalité extrême : arrestations arbitraires, détentions sans procédure judiciaire, humiliations publiques et, plus grave encore, exécutions sommaires. Ce qui devait être une opération de sécurité s’est rapidement transformé en machine de peur, opérant en dehors de tout cadre légal clair. Le choix même de confier une mission de police urbaine à une unité historiquement conçue pour la protection du régime interroge profondément. Lorsque la sécurité du citoyen est confiée à un appareil de coercition politique, la dérive devient presque inévitable. Infiltrations au sein de la DGSP : rumeurs persistantes et signaux alarmants Très vite, dans certains cercles politiques, militaires et civils, des rumeurs persistantes ont circulé, évoquant une grave infiltration au sein même de la DGSP. Ces rumeurs décrivaient l’existence de plusieurs catégories d’éléments opérant au sein de cette structure : des agents accomplissant normalement leur mission ; des éléments chargés de procéder à des exécutions extrajudiciaires de Congolais, dans le but de terroriser la population et de dissuader toute forme de contestation sociale ou politique ; ces éléments auraient été, selon plusieurs sources concordantes, des mercenaires étrangers — notamment tchadiens, centrafricains et rwandais — ce qui expliquerait l’obligation qui leur aurait été faite de porter des cagoules afin de masquer leur identité et leur origine. des individus assimilés à des marabouts, chargés de recueillir le sang des victimes et de mutiler certains corps à des fins rituelles ; et des individus soupçonnés d’appartenir à des réseaux de trafic d’organes humains, profitant du chaos, de l’opacité et de la disparition des corps. Nous imaginons qu’en demandant clairement au général Serge Oboa, Directeur général de la Sécurité présidentielle, d’exposer ses agents — sûrement infiltrés — qui ont commis des abus au cours de cette opération, et demande des sanctions. Cela aidera à atténuer sa responsabilité dans cette sale affaire, qui est extrêmement grave. Sassou n’a jamais protégé quelqu’un de toute sa vie.»”, le professeur Marion Michel Madzimba Ehouango avait lui aussi eu vent de ces infiltrations. Le fait que ces informations circulaient bien au-delà des milieux populaires démontre qu’il ne s’agissait pas de simples élucubrations, mais de signaux d’alerte ignorés. Et comment ne pas accorder du crédit à ces allégations lorsque circule une vidéo montrant un élément de la DGSP à Mindouli, dans le département du Pool, une hache attachée à la ceinture, se vantant d’avoir écrasé la tête d’un homme qu’il présente comme un “ninja” de Ntumi ? Or, à l’examen des images, la victime apparaît proprement vêtue, sans aucun élément permettant de l’identifier comme un bandit armé. Cette scène soulève une interrogation fondamentale : depuis quand la hache, outil du bûcheron, est-elle devenue une arme militaire ou de maintien de l’ordre ? Rumeurs ou réalités occultées ? Pendant longtemps, ces récits ont été relégués au rang de fantasmes. Pourtant, l’histoire politique du Congo invite à la prudence face à ce déni. Lors de la Conférence nationale souveraine, des accusations similaires avaient déjà été formulées contre Denis Sassou Nguesso, sans jamais donner lieu à des poursuites judiciaires sérieuses. Des témoignages évoquaient qu’il se serait livré à des pratiques extrêmes, allant jusqu’à boire du sang humain, s’en servir pour des ablutions rituelles et manifester une attirance troublante pour la chair humaine. La révélation précise et chiffrée de Maître Maurice Massengo Tiasse, évoquant la disparition de 815 personnes, change radicalement la nature du débat. Il ne s’agit plus de soupçons vagues, mais d’allégations graves et circonstanciées. Responsabilité du commandement : le silence du général Serge Oboa Une question demeure, centrale et lourde de sens : le général Serge Oboa, alors à la tête de la DGSP, était-il informé de ces dérives, ou avait-il perdu le contrôle de certains éléments opérant sous son autorité ? Comment ne pas accorder du crédit à ces soupçons lorsque l’Opération Zéro Kuluna s’est progressivement transformée en une opération de contrôle systématique des bus, visant à identifier de jeunes passagers sur la seule base de tatouages visibles sur leurs corps ? Comment ne pas s’interroger lorsque les maisons de parents de supposés “kulunas” sont saccagées et incendiées, lorsque des jeunes sont enlevés, puis portés disparus sans la moindre procédure judiciaire ? Et surtout, pourquoi le général Serge Oboa a-t-il, lors de la cérémonie de port des galons, interdit aux mères éplorées, à la recherche de leurs enfants disparus, d’exprimer leur douleur dans les lieux publics, pourtant légalement autorisés pour les manifestations ? De quoi avait-il peur ? Quelles vérités ces mères pouvaient-elles révéler en pleurant et en manifestant publiquement, au point qu’il faille les reléguer au silence et à l’invisibilité ? L’éternelle question de l’impunité : Sassou Nguesso encore hors d’atteinte ? Une question s’impose alors, brutale mais légitime : Si, pour l’affaire des disparus du Beach, pour le génocide du
Congo-Brazzaville : le Rassemblement des Forces du Changement conditionne sa participation à la présidentielle de 2026

POLITIQUE. Le Rassemblement des Forces du Changement (RFC) pose ses conditions pour participer au scrutin, notamment la libération des prisonniers politiques et une gouvernance électorale crédible. À quelques mois de l’élection présidentielle prévue en mars 2026, la nouvelle plateforme de l’opposition congolaise, réunie au sein du Rassemblement des Forces du Changement (RFC), pose des conditions préalables à sa participation au scrutin. Le RFC se dit favorable à une élection inclusive, mais insiste sur le respect de certaines conditions. La première exigence concerne la libération de tous les prisonniers politiques, notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, figures de l’opposition détenues respectivement depuis le 16 juin 2016 et le 10 janvier 2017. À la suite de procès largement critiqués comme iniques, Mokoko a été condamné à vingt ans de prison et Okombi Salissa à vingt ans de travaux forcés. Les Nations unies considèrent ces détentions comme arbitraires et demandent leur libération. Le RFC s’appuie sur les avis du Conseil des droits de l’homme Groupe de travail sur la détention arbitraire : La plateforme affirme que la libération de Mokoko, Okombi Salissa et d’autres prisonniers politiques et la gouvernance électorale crédible sont des conditions incontournables pour garantir un processus électoral crédible en 2026. Dans sa déclaration, la nouvelle plateforme de l’opposition congolaise a également rendu hommage à Guy Brice Parfait Kolélas, candidat malheureux de la présidentielle de 2021, décédé en pleine campagne, laissant « un testament fort » pour la lutte démocratique au Congo. En posant ces conditions, le RFC entend créer les bases d’une élection présidentielle libre, démocratique, apaisée, crédible et transparente, à l’image de celle de 1992. Dans un pays où les scrutins successifs sont régulièrement contestés par l’opposition et une partie de la société civile, et avec une appréciation souvent mitigée de la communauté internationale, ces exigences reflètent la volonté de rétablir la confiance dans le processus électoral. Fredrich Gunther M’bemba
Congo-Brazzaville : de l’odeur de soufre des titres publics à la faillite de l’État (lecture en 4 minutes)

PARLONS-EN. En république du Congo, les signaux économiques, budgétaires et institutionnels révèlent un État au bord de l’asphyxie. Sous la double contrainte d’une dette publique devenue refuge systématique et de recettes fiscales en chute, l’État a suspendu des missions officielles pour ses agents, sauf pour le Président de la République et les négociateurs. Les marchés des titres publics, censés offrir des financements transparents, se muent en zones opaques de commissions gonflées, rappelant le spectre de l’affaire Dongou Zidane (D.Z). À cela s’ajoute une gouvernance désavouée qui entraîne le Congo vers une dépendance ruineuse, minant toute crédibilité future. Le Congo avance au bord du précipice financier avec, un ministre des Finances perçu comme gestionnaire technique et un Premier ministre de plus en plus contesté même si la géopolitique au Pct à fait de lui n°2 de la mascarade présidentielle de M.Sassou. L’État congolais est incapable de soutenir ses dépenses courantes par ses recettes propres. Il s’en remet à une mécanique devenue réflexe : multiplier les émissions sur le marché des titres publics, afin de financer aussi bien les besoins de trésorerie que les rares investissements structurants. En 2024, près de 300 milliards FCFA ont été levés par l’émission de bons du Trésor assimilables (BTA) et d’obligations du Trésor assimilables (OTA), confirmant une dépendance structurelle à l’endettement intérieur et sous-régional. Cette fuite en avant s’inscrit dans un dispositif communautaire sous l’égide de la BEAC, dont le marché des adjudications de titres publics (MATP) offre le cadre technique et réglementaire. Officiellement, ce marché est conçu pour garantir la transparence et la compétitivité des placements obligataires. Pour renforcer encore ce pilotage, Christian Yoka a pris l’arrêté n°1493 du 5 juin 2025, créant un Cadre Permanent de Concertation entre le ministère des Finances et les spécialistes en valeurs du trésor (SVT). Ledit arrêté consacre un dialogue de façade censé coordonner les interventions de l’État et développer un marché optimal des valeurs du Trésor. Il fixe même une composition élaborée : directeur général du Trésor en président, directeurs techniques en secrétaires-rapporteurs, représentants de la BEAC, et divers hauts cadres. Malgré ce formalisme technocratique, les finances congolaises n’en finissent plus de s’enliser. Les vieilles combines sous un vernis juridique persistent L’affaire D.Z. illustre la culture de la surfacturation et des détournements sous couvert des procédures légales. Hier, ce furent des projets d’infrastructures budgétisés à coups de milliards FCFA qui se sont évaporés. Aujourd’hui, la mécanique s’est déplacée vers les marchés obligataires. Les émissions actuelles du Congo supportent des commissions et frais d’intermédiation qui dépassent les normes de la CEMAC [ 0,25 % – 0,5 % ]. Dans des récentes opérations, les commissions ont oscillé entre 1 % et 2,5 %, sans la moindre publication détaillée ni audit indépendant. En juin 2025, lors d’une émission obligataire de 50 milliards FCFA, ce sont ainsi 1,2 milliard FCFA qui ont été prélevés au titre de «frais d’émission», soit 2,4%, un taux exorbitant au regard des standards régionaux. L’arrêté 1493, tout en instituant des réunions trimestrielles et un suivi des émissions, n’impose aucune obligation stricte de transparence ni publication des barèmes appliqués, laissant libre cours à une mafia. Les concertations prévues à l’article 7 se réduisent à des échanges techniques sans contrôle sur la formation réelle des commissions ni vérification de leur conformité aux pratiques de la CEMAC. Ainsi, la mafia D.Z se perpétue : des textes soigneusement rédigés, des organigrammes rassurants, mais au final un système qui laisse prospérer les circuits discrets et les arrangements entre intermédiaires financiers et décideurs publics, sur fond de soupçons de rétrocommissions. Gouvernance disqualifiée et effondrement des recettes Le tableau serait déjà alarmant si l’on n’y ajoutait pas l’effondrement simultané des recettes pétrolières et douanières, qui prive l’État des marges de manœuvre. Les prévisions pour 2025 font état d’une baisse de production de près de 10%, couplée à une volatilité des cours qui compromet la stabilité des royalties et des taxes sectorielles. Avec plus de 70 % des recettes budgétaires encore tirées du pétrole, le choc est majeur. Parallèlement, les recettes douanières stagnent ou décroissent, victimes d’une contraction des importations d’équipements (signe du ralentissement de l’investissement domestique) et de l’extension des pratiques de sous-déclaration. Conséquences, chaque point supplémentaire prélevé sous forme de commission injustifiée sur les émissions obligataires vient aggraver la spirale de la dette. Entre avril et juin 2025, la dette publique s’est ainsi accrue de 400 milliards FCFA, et un mur de remboursement de 300 milliards FCFA attend le Congo dès octobre, menaçant la trésorerie nationale. Alors que, le gouvernement donne l’image d’un exécutif en faillite intellectuelle et morale. ACM, qui parle des réformes n’arrive pas à renforcer les dispositifs anticorruption au point de ternir son image. Sa grande vadrouille au Sénégal, Dubaï et multiples aller et retour entre Pointe Noire et Brazzaville en jet et son nez qu’il fourre çà et là, interroge plus d’une personne (nous y reviendrons). Quant à son petit Christian Yoka, véritable cheville ouvrière des dispositifs actuels d’endettement, son profil purement axé sur le management de projets multilatéraux (plus proche des logiques de l’Agence Française de Développement que des exigences pointues de macroéconomie et de marchés financiers), apparaît décalé. La complexité actuelle – arbitrages budgétaires sous contrainte, gestion active de la courbe des taux, redéploiements sectoriels urgents – exige des compétences qu’il ne maîtrise pas. (A suivre) Ghys Fortuné DOMBE BEMBA
Congo-Brazzaville : La refondation du système électoral frauduleux à l’œuvre depuis 2002

TRIBUNE. La pratique électorale en Afrique au Sud du Sahara a montré que les élections mal organisées et truquées sont devenues de nos jours, la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique, comme l’attestent les exemples tragiques du Congo-Brazzaville (1997 et 2016), du Kenya (2007), du Zimbabwe (2008), du Niger (2009), de la Côte-d’Ivoire (2010), de la Guinée-Conakry (2011 et 2020), de la RDC (2011 et 2019), du Burundi (2013), du Gabon (2016), du Cameroun (2019). On le sait, toute bonne élection requiert des règles de base claires et impartiales. Au Congo-Brazzaville, l’article 17 de la loi n° 5-2007 du 23 mai 2007 dispose : « Il est créé une Commission nationale d’organisation des élections, (Conel). La Conel est un organe indépendant, doté de l’autonomie financière. Elle a pour missions d’organiser les élections, d’en garantir la transparence et la régularité ». Paradoxalement, l’article 15 de la loi n° 9-2012 du 23 mai 2012 stipule : « La préparation des élections relève de la compétence du ministre chargé des élections. Le suivi et le contrôle des actes préparatoires exécutés par l’administration incombent à la Conel ». Dans le même esprit, l’article 16 de cette loi dispose : (…) Les actes préparatoires sont accomplis par l’administration sous l’autorité du ministre en charge des élections. Au niveau de chaque département, ils sont coordonnés et accomplis sous l’autorité du préfet du département. Au niveau des districts et arrondissements, les actes préparatoires sont accomplis sous l’autorité des préfets de département, par les sous-préfets, les maires d’arrondissement et les autorités administratives qui leurs sont subordonnées (…). Comme on peut le constater, si l’article 17 de la loi n° 5-2007 du 23 mai 2007 énonce que la Conel est un organe indépendant et qu’elle a pour missions d’organiser les élections, d’en garantir la transparence et la régularité, par contre, les articles 15 et 16 de cette loi retirent de fait à la Conel, ses prérogatives en matière d’organisation des élections. Désormais, c’est le ministre en charge des élections, aidé par son administration partisane qui organise les élections en lieu et place de la Conel qui est ravalée au rang de figurant et de faire-valoir. A ce sujet, répondant à une question d’un journaliste sur la nature des relations qui lient la Conel et la Direction générale des affaires électorales, monsieur Ivoundou, alors DGAE répondait : « Pour employer une métaphore culinaire, je dirai : nous préparons les mets, la Conel vient manger ». La Conel n’a d’indépendance que le nom. Dans les faits, elle est une coquille vide et fait de la figuration dans la gestion du processus électoral. En ce qui concerne sa composition, la Conel est composée quasi-exclusivement de représentants de la mouvance présidentielle, de ses alliés et de ses complices. Les représentants de l’opposition réelle et ceux des vraies organisations de la société civile en sont totalement exclus. Quant au fichier électoral de base, il est taillé sur mesure par et pour le pouvoir. Il contient de nombreux électeurs fictifs, des enfants de moins de 18 ans, des noms de personnes décédées, des noms de localités aujourd’hui disparues, des noms de nombreux étrangers (Congolais de la RDC, Tchadiens, Centrafricains, Rwandais, Camerounais, etc.). Le pouvoir gonfle artificiellement le nombre des habitants des localités qui lui sont favorables et minore le nombre des habitants des localités qui lui sont défavorables. De plus, il s’oppose systématiquement à la réalisation comme en 1992, d’un recensement administratif spécial par la mouvance présidentielle et la mouvance oppositionnelle, pour déterminer ensemble un corps électoral consensuel, reflétant la démographie réelle de chaque circonscription administrative. Il privilégie le mécanisme de la révision extraordinaire des listes électorales, opération qu’il réalise du reste à huis-clos avec ses partisans, ses alliés et ses complices, en excluant totalement les représentants de la vraie opposition, ce, pour élaborer un corps électoral frauduleux au profit du pouvoir. Il faut encore souligner avec force que le découpage électoral au Congo ne tient pas compte du nombre réel des habitants de chaque circonscription administrative, mais obéit aux intérêts électoraux du pouvoir. Il est partial, arbitraire et injuste. Par exemple, le district d’Ollombo, qui a une population d’environ 19 mille habitants, a deux circonscriptions électorales, tandis que le district de Madingou dont la population est évaluée à près de 70 mille habitants n’a qu’une seule circonscription électorale. Il faut aussi signaler qu’à des fins de tricherie électorale, le pouvoir a institué le vote anticipé pour les électeurs des Forces armées congolaises, sous le fallacieux prétexte que le jour du vote, ils seront affectés à la surveillance des élections et au maintien de l’ordre public. Du fait de cette situation pour le moins inédite, les militaires, les gendarmes et les policiers votent deux fois pour une même élection. Il sied d’ajouter que les éléments de la Force publique affectés à la sécurisation des élections sont recrutés quasi-exclusivement, parmi les éléments de la garde républicaine (armée privée du chef de l’Etat), des milices privées du pouvoir (Cobras, Front 400, Tshambitso), des éléments des polices parallèles rattachés à certains officiers, des supplétifs des armées étrangères installées au Congo qui se comportent en juges et parties. Enfin, l’affectation discriminée des subventions publiques aux partis politiques porte atteinte au principe de l’égalité des chances entre les acteurs politiques en compétition. En effet, la prise en charge par le pouvoir des dépenses de fonctionnement et des dépenses électorales des partis qui lui sont acquis, leur assure un flux important de recettes, tandis que les autres formations politiques sont condamnées à l’autofinancement. Il faudra en finir avec cette politique de « deux poids, deux mesures » ou de double standard et rétablir l’équilibre entre les formations politiques qui s’affrontent lors des compétitions électorales. On le voit, une machine infernale de fraude électorale massive est mise en place pour garantir au candidat du pouvoir, une victoire usurpée. La formule canonique est : « Je n’organise pas les élections pour les perdre ». Il est donc urgentissime de reformer en profondeur le système électoral mafieux à l’œuvre depuis 2002,
Tensions diplomatiques entre le Congo-Brazzaville et la France

LIBRES PROPOS. Les relations entre Brazzaville et Paris traversent actuellement une zone de turbulences. Depuis que la justice française a émis un mandat d’amener contre la Première Dame du Congo dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis », la tension est montée d’un cran entre les deux capitales. Fin février, la police française a perquisitionné le domicile parisien de la Première Dame, situé avenue Rapp, dans le cadre de cette enquête. À la suite de cette opération, la visite officielle du Président Denis Sassou Nguesso en France a été reportée in extremis. Face à cette situation, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, a convoqué l’ambassadeur de France à Brazzaville pour exiger des explications et exprimer le mécontentement du gouvernement congolais. Par ailleurs, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso s’est exprimé dans Jeune Afrique, dénonçant la précipitation avec laquelle la Première Dame a dû regagner Brazzaville, alors qu’elle bénéficie, selon lui, d’une immunité diplomatique en vertu de la Convention de Vienne. Toutefois, en droit, un passeport diplomatique ne confère pas d’immunité judiciaire, mais seulement des facilités de passage aux frontières. Dans un article du Canard Enchaîné, il est révélé que le Président Denis Sassou Nguesso a adressé une missive pour protester contre le juge d’instruction ayant émis le mandat contre son épouse. Le chef de l’État congolais juge cette convocation injuste et considère cet acte comme une marque d’hostilité de la part de la justice française. En guise de réponse, la présidence congolaise a officiellement annulé la visite du chef de l’État à Paris, probablement pour signifier son indignation face à ce qu’elle considère comme un acharnement judiciaire. La France, désormais affranchie des mécanismes de la Françafrique, laisse sa justice agir librement, comme l’illustre la condamnation de l’ancien président Nicolas Sarkozy dans les affaires du financement libyen et des écoutes téléphoniques illégales. Cet épisode démontre une fois de plus que, dans l’Hexagone, la politique ne doit plus interférer avec le judiciaire. Le dossier des « biens mal acquis » apparaît ainsi comme un levier de pression de la France sur les dirigeants africains, et particulièrement sur Denis Sassou Nguesso, à l’approche de l’élection présidentielle de 2026. Paris pourrait s’en servir pour influencer la scène politique en Afrique centrale et au Congo. Du côté de l’opposition congolaise, certains voient dans cette situation une opportunité. Ils espèrent que le Président Emmanuel Macron saura contraindre Denis Sassou Nguesso à quitter le pouvoir avant 2026, en utilisant ce dossier brûlant comme moyen de pression. Seul l’avenir nous dira quelle tournure prendra cette affaire. > « Il n’existe point de rapports entre les nations ; elles n’ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles. » – Saint-Just. > “La pression consiste à devoir faire une chose pour laquelle vous n’êtes pas vraiment préparé.” – Harvey Mackay. Fait à Montréal, le 26 mars 2025. Evrard NANGHO Le Patriote.
Congo-Brazzaville. Les vrais enjeux de la cacophonie autour de l’E2C

Le bradage ou le contrôle du patrimoine de la SNE et de la SNDE amorcé par l’ingénieur Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) avec la bénédiction du duo Gilbert Ondongo (GO) – Jean Jacques Bouya (JJB) et Cie a entrainé, en 2018, la naissance de E2C et de LCDE. Ce changement ne porte pas que sur des ambitions de domination économique. Il vise aussi l’hégémonie politique pour les 50 ans à venir. Décryptage. Lorsque la guerre civile s’est achevée le 15 octobre 1997, Brazzaville était totalement dévastée. Les estimations de l’agent français de la DGSE, Eric Denécé, situaient le nombre de blessés en milliers et celui des morts à 400.000, soit 15,44% de la population totale de la République du Congo qui comptait alors 2.590.811 habitants, selon le pré-recensement de 1996. Le choc et l’effroi nés de cette catastrophe humanitaire absolue ont affecté la totalité des infrastructures et l’ensemble de la population congolaise. Ce qui avait conduit d’un côté, le colonel Marcel Tsourou, Gouverneur-civil et militaire de Pointe-Noire, avec Pacific Isoïbeka, cogérants des fonds de la République en ce temps, à remédier aux infrastructures électriques et à doter les administrations de moyens roulants. Dans cette perspective, une somme de 1 milliard de FCFA avait été dégagée depuis Pointe Noire pour l’électricité et 93 véhicules (dont 20 pour la SNE et la SNDE, 10 pour le ministère de la santé, 10 pour la sécurité et le reste pour le gouvernement). Par ailleurs, il est important de rappeler que, de l’autre côté, André Okombi Salissa, puissant membre du Gouvernement et du régime en place en ce temps, avait proposé la démobilisation des combattants du front 400 en priorité et l’accélération du processus de réconciliation nationale des jeunes de tous les horizons en les intégrant dans diverses structures, parmi lesquelles figuraient la SNE et la SNDE, en raison de la proximité du siège social et de la répartition ethnocentrée des pôles de production économique au sein du pouvoir. Selon certaines indiscrétions, BJRI privé de son bébé SNPC, avait misé pour la création d’une source intarissable : l’énergie où il devait être actionnaire. Cependant, rien ne s’était passé comme prévu. Les solutions qu’il proposait n’ont pas fait long feu, surtout avec l’échec de la centrale thermique de Mpila, véritable gouffre à milliards en fuel. Plus tard, avait tenté de se rattraper avec son cousin Paul Obambi via le barrage de la Liouesso et autres. Entre-temps, GO et JJB ont désormais mis les pieds dans le plat avec des ambitions d’accession à la plus haute marche du pouvoir, mais sans maturité dans la gestion politique, ignorant qu’en stratégie, l’accumulation des ressources est toujours le prélude à l’action. Les milliards volés et accumulés dénotent d’ambitions démesurées, voire d’un hubris. L’éclatement actuelle de E2C au profit des dignitaires qui se cachent derrière la SENELEC doit rappeler aux Congolais de se battre pour faire respecter leur droit. Des privatisations sauvages capables de mettre le volcan en éruption Le contexte explosif créé par les privatisations sauvages et incongrues de E2C a alerté toutes les écuries et chefs de clan ainsi que les politiciens qui pensent à la révision constitutionnelle pour occuper le poste de vice-président ou de l’Assemblée nationale après qu’ils se soient faits les poches. Pourtant, nombreux, non seulement n’ont pas la carrure, mais aussi, ils sont vomis par une grande partie de la population. Il sied de dire qu’au fur et à mesure que le délitement du pays s’accentue, de même, la contestation sociale de manière violente du peuple ira crescendo. Ces conséquences étaient déjà prévisibles avec le recrutement des pseudos enseignants opéré depuis Jean Rosaire Ibara via Ondzoto et validé respectivement par BJRI et Delphine Emmanuel Adouki actuellement sous la supervision récemment d’ACM. Or, l’Alma mater qui doit produire des fruits dignes de ce nom accouche des cerveaux vides pour réfléchir sur les opportunités par exemple d’une privatisation. Ce n’est pas à ACM, enseignant de carrière et juriste, que nous apprendrons qu’il y a un temps pour chaque chose et que les injustices sont à la base des soulèvements populaires dans le monde. Le non-respect des textes dans différents accords, comme ceux des terres avec les Rwandais et sur l’électricité boudée par 90 % de personnes, conduira tôt ou tard à des mouvements. Pourquoi donc ne pas prendre le courage d’y revenir que de renforcer la sécurité à la primature comme si ACM suspecte le prolongement du conflit de la RDC ou le soulèvement des congolais ? ACM est ici pointé en sa qualité de vrai patron des grands travaux qui a supervisé les accords de bradage de l’électricité, et non Émile Ouosso, fût-il dans les combines de son bras droit JDO. La responsabilité lui incombe pour ne pas s’être imposée à Rodrigue et persuadé son parent Sassou de ce macabre projet. Même Fifi la Guinéenne qui s’est fait des poches avant de quitter bientôt le Congo à l’image de Joly la Rwandaise qui partira un jour, conviendrait avec nous, que ACM a validé le recrutement des pseudos enseignants qui détruiront le système éducatif et le système énergétique. Faut-il condamné les syndicats qui revendiquent et les Congolais qui refusent de payer leurs factures d’électricité en guise de protestation face aux dignitaires véreux qui ne montrent pas l’exemple ?Il est important de savoir que le bradage du patrimoine congolais dont, les barrages et les sociétés sont des projets réfléchis depuis l’an 2000 pour constituer une classe de caste dominante comme en Inde. Ghys Fortune BEMBA DOMBE
International : M. Sassou emberlificoté dans une situation explosive en Afrique centrale

Au cours de sa dernière interview accordée à France 24 en marge du 38ème sommet ordinaire de l’Union Africaine à Addis Abeba, le Président de la république du Congo, Denis Sassou Nguesso a refusé de participer aux sanctions contre le Rwanda. Il devient ainsi de facto un allié objectif de Paul Kagamé de plus en plus condamné en posture d’agresseur de la RDC. Decryptage. La situation dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a été au centre des discussions du récent sommet de l’Union africaine (UA). Cependant, aucune condamnation explicite du Rwanda n’a été prononcée par les États membres, malgré les appels de la RDC en ce sens. Alors que l’Union Européenne tout comme les Nations unies condamnent le Rwanda et ne cessent d’exhorter au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Par ailleurs, les participants au sommet conjoint de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) tenu le 8 février 2025 à Dar es Salaam qui avaient condamné l’activisme du groupe armé M23 et exigé le retrait immédiat des forces rwandaises des territoires occupés en RDC, ne sont pas surpris de l’attitude de l’UA. L’histoire leur donne finalement raison pour avoir chassé de leurs assises le président de la commission de l’U.A d’alors, M. Moussa Faki Mahamat, dont l’appui manifeste de la France est connu de toutes les chancelleries à la fois au niveau Africain et Tchadien car elle avait souhaité en faire le successeur de Mahamat Idris Deby Itno à Ndjaména. Que dire alors du Congo Brazzaville et de son chef dans ce contexte ? La position du Congo Brazzaville et Cie ? La situation géopolitique extrêmement intriquée avec des intérêts variés de la part des voisins de la RDC fait finalement sortir le Congo-Brazzaville de son ambiguïté stratégique. La dégradation violente de ses relations diplomatiques avec la RDC après la destruction de son ambassade à Kinshasa a conduit à un premier pas en direction d’un soutien ouvert de Kigali, à l’instar de l’Ouganda et du Kenya. En revanche, le Burundi qui a déployé des troupes en soutien aux forces armées congolaises pour lutter contre les groupes rebelles dans l’est de la RDC, se situe avec l’Afrique du Sud et l’Angola dans un axe pro-Kinshasa. Faut -il voir dans le choix de Denis Sassou Nguesso une continuité des accords qui lient son pays au Rwanda ? On peut le conjecturer car, l’existence d’un volet sécurité inclut dans ces dits accords semble conforter l’idée d’un pacte de coopération stratégique renforcé. D’ailleurs, certaines langues suspectent Brazzaville d’héberger un bataillon d’élite militaire rwandaise prête à prendre Kinshasa en tenaille depuis le nord et le sud de la rive droite de Brazzaville. Ce faisant, l’attitude de M. Sassou Nguesso expose son pays à de potentielles représailles économiques et militaires de Kinshasa et de ses alliés (Angola, Afrique du Sud, Zambie). Ledit attitude l’ouvre à un potentiel rôle de cobelligérant extrêmement dangereux pour la sous-région ! Peuplée de 17 millions d’habitants, Kinshasa mieux armée que Brazzaville, représente 3 fois la population de l’ensemble de la République du Congo. Sa déstabilisation touchera la république du Congo avec qui elle partage une frontière de plusieurs kilomètres le long du fleuve Congo. Le cynisme de ces choix de stratégie sécuritaire repose sur un pari de dévolution du pouvoir au fils Denis Christel Sassou Nguesso signataire et premier bénéficiaire de ces accords par la nature des opérations financières engagées à travers Crystal Ventures Ltd et Macefield Ventures Congo Holding SASU. Il ne faut pas ignorer le travail de retournement des agences de sécurité américaines (CIA, NSA) dont la Franc maçonnerie de Prince Hall est l’une des principales courroies de transmission de l’influence anglo-saxonne US en territoire subsaharien auparavant maîtrisé par Paris (France). Ce 18 février a été marqué par des rumeurs persistantes de la montée en puissance d’opérations des brouillage des communications. Cela a été suivi par le survol matinal et publiquement visible par les populations côtières de deux aéronefs de type drone au-dessus des de Brazzaville et Kinshasa. Sans doute la technologie turque à l’œuvre une fois de plus… Un vent d’ouest de l’histoire va-t-il tourner, ne laissant aucune possibilité aux protagonistes de garder les choses inchangées ? L’inconnu de cette dynamique va-t-elle se répéter avec la même ampleur qu’en 1997 ? Ces questions valent la peine d’être posées d’autant que nous sommes très loin de la fin de l’histoire des deux Congo au sens de Francis Fukuyama. Il est à craindre le pire au moment où Brazzaville traverse une crise systémique grave, par la faute de la gouvernance calamiteuse et cynique de ses dirigeants incompétents. En ce sens, les quelques pauvres narratives qui visent la calomnie et la médisance des analyses et réflexions sérieuses que nous proposons démontrent de la vacuité des contre-arguments portés par ces dirigeants et leurs hommes liges. Nous sommes entrés dans des temps historiques uniques, où l’Intelligence Artificielle, la concentration des richesses mondiales dans les mains de 1% de la population mondiale, les défis énergétiques et autres graves challenges laissent augurer de la question de la pérennité de l’humanité en elle-même. Élevons nos débats au-dessus des minables contingences matérielles qui font trembler les gueux et hauts les cœurs aux hommes de bonne volonté. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Congo-Brazzaville : que se passe-t-il dans les secteurs de l’énergie et des assurances ?

LIBRES PROPOS. Le déclin de la gouvernance Sassou s’explique par son échec abyssal dans plusieurs secteurs : l’eau, l’électricité, les transports, la santé, la fourniture de carburants et des assurances, détruites par des privatisations abusives et divers choix politiques. Les grondements actuels des travailleurs du secteur de l’énergie, les pénuries récurrentes de carburant, d’eau, de l’électricité et la cherté des produits résignent le peuple. Les travailleurs et la population ne veulent plus entendre parler de Bruno Jean Richard Itoua, d’Émile Ouosso et de leur chef Sassou Nguesso. Et pour cause, la privatisation de la SNE et la SNDE qui a donné naissance à E2C et LCDE ne produit pas les effets escomptés depuis des années. La privatisation des sociétés d’État garante de la redistribution du revenu national au profit de Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya et Cie qui s’accaparent des biens sans expertise n’augure pas un avenir radieux pour les populations. Dans le secteur de l’énergie par exemple, les statuts pointent les conseillers des départements Économie, Finances, Energie et Grands Travaux de se partager le manteau couvrant la nudité de la nation congolaise. Mais le pire, est de concéder le barrage de la Liouesso au véreux Paul Obambi qui a échoué partout. Comment peut-on « cadeauter » quelqu’un qui a laissé une ardoise de 1.7 milliards d’impayés d’électricité à la Tour Nabemba dont il était gestionnaire désigné par l’État avec la société SCIG via son cadet Jean Obambi ? Peut-on croire en Paul Obambi qui traîne des arriérés de salaire des travailleurs de plus d’un an et qui a smashé l’argent des locataires à la tour Mayombe? On est dans un bal de fous où il n’y a plus aucune limite au bon sens commun. C’est d’ailleurs ce qui explique le projet actuel de scission de E2C en trois entités. Le projet de scission de E2C et ses conséquences Comme si la pseudo privatisation de la SNE ne suffisait pas, Emile Ouosso porte un projet de scission de la E2C en trois : une partie qui s’occupera de la production, une autre du transport et la dernière de la distribution. Pourtant, les prestations croisées entre ces trois entités ne sont pas évaluées. Moins encore considérées. L’expérience de la division a été tentée au Cameroun avec la concession de la distribution d’énergie à l’AES SONEL. Mais elle a été vite arrêtée par Paul Biya après des résultats désastreux. Ces résultats se répéteront au Congo. Le modèle économique Il sied de rappeler que le modèle économique du secteur de l’électricité repose en économie industrielle sur le calcul du seuil du coût moyen fixe qui permet de placer l’entreprise au seuil de rentabilité. Dans le cas de la SNE (E2C), plusieurs évaluations sérieuses la situent entre 25 et 30 F CFA le Watt-heure. Le décret 2020-133 du 18 mai 2020 qui fixe les tranches de consommation d’énergie applicables aux différentes catégories d’usagers du service public de l’électricité a créé une tranche sociale de consommation pour les ménages à 150 kWh/mois. Cela veut dire 150 Kwh x 0,25 FCFA/KWh = 37.500 FCFA. Conséquences, la société de distribution privée qui sera créée si rien n’est fait, entrainera la suppression des tarifications forfaitaires situées entre 0 et 37.500 FCFA. Les ménages paieront au minimum 37.500 FCFA/mois alors que le salaire minimum est établi à 70.000 FCFA au Congo. De qui se moque-t-on ? La scission de E2C aboutira à la même situation que l’ONPT dont les morts sociaux ne se comptent plus. D’ailleurs économiquement, c’est une imbécilité car l’explication repose sur la sous-additivité de l’enveloppe des coûts moyens de production, de transport et de distribution. Or dans les 25 FCFA, c’est la production qui absorbe le plus de charge fixes et ces dernières ne seront pas répercutées sur la tarification privative de la société à capitaux privées qui va se mettre en place pour pomper le surplus tranquillement et le rapatrier hors du Congo, aggravant ainsi nos paiements déjà largement déficitaires auprès de la BEAC. Il faut arrêter les pseudos privatisations surtout celles qui relèvent des domaines de la souveraineté inaliénable de l’État congolais. L’État doit rester le seul acteur stratégique dans l’Eau, l’Électricité et les grands axes structurant de transport et même le pétrole où c’est la création d’un contenu local qui a engendré la baisse des revenus nets de l’État. Là aussi, c’est un scandale auquel il va falloir mettre un terme car, 25% de la production est partagée par les sociétés des mêmes dignitaires du pouvoir. Cela représente un manque à gagner de près d’un milliard de dollars chaque année soit 600 milliards de FCFA, quelle méchanceté et égoïsme ? Nous reviendrons avec de fort détails dans cette mafia orchestrée par des faux pasteurs et des faux francs-maçons. Il est regrettable après un certain général Pierre Oba, Jean Jacques Bouya que Bruno Jean Richard Itoua soit-disant pasteur, après tous les dégâts crées à l’UMNG et ailleurs, soutienne son cousin Paul Obambi dans ENERGAZ, alors qu’il n’a ni surface financière, ni compétence technique nécessaire. Qui ne sait pas que ce dernier agit comme une vitrine légale du consortium sino-congolais China Grezhouba Group Company(CGGC) ? C’est de cette manière que Bruno veut succéder à Sassou où annoncer l’Evangile ? Certainement les « moutons » de ya Bruno nous diront de ne pas juger. Si on parle du dernier jugement, c’est qu’il y a les premiers qui existent. Ces jugements sont rendus grâce aux capacités crâniennes de 1250cc, 1200g et de plus de 14 milliards de neurones dotés à l’Homme. Ces capacités le différencient de tous les êtres qui agissent par instinct. Au regard des Saintes Écritures, les chrétiens peuvent discerner le vrai et le faux. D’ailleurs, la Bible ne parle-t-elle pas des chrétiens de Bérée qui confrontaient les enseignements de leurs prédicateurs (Actes 17 : 11)? La Bible ne recommande-t-elle pas de dénoncer le mal (Esaïe 58:1) ? Que dire de la tenue des Hommes de Dieu conseillé à Timothée 3 :1-13 ? Les chrétiens ne doivent pas se taire parce qu’on leur donne du fromage à l’image