
La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Mme Irène Marie Mboukou Kimbatsa, a reconnu, le 16 juin 2021 à Brazzaville, l’importance de la réflexion de la mise en place d’un mécanisme de coordination de toutes les stratégies sectorielles en matière de protection de l’enfant.
Elle l’a reconnu lors de la 30ème Journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année. Dans cette réflexion sur les stratégies pour protéger l’enfant, elle a indiqué que le gouvernement s’apprête à mettre en place un cadre juridique pour le Parlement des enfants.
Elle a également fait savoir qu’en plus de son cadre légal et réglementaire existant, le Congo s’était engagé à élaborer un avant-projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du parlement des enfants, en vue de combler le vide juridique en matière de protection de l’enfant.
A travers le thème retenu, «30 ans après l’adoption de la Charte : accélérons la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants», le comité des Chefs d’Etat et de gouvernements réaffirme l’importance de mettre en évidence les liens qui existent entre la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et l’agenda 2040, a-t-elle dit.
Instituée par l’Assemblée des Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine (Ua), cette journée permet aux Etats membres de passer en revue les efforts consentis et de prendre de nouvelles résolutions pour relever les défis auxquels sont confrontés les enfants africains.
Mme Mboukou Kimbatsa a aussi exhorté les Etats parties à prendre des mesures nécessaires et urgentes au niveau national, pour une meilleure protection des droits de l’enfant en Afrique, tout en les invitant à procéder à l’évaluation des actions réalisées dans le cadre de l’Agenda 2040 au cours des cinq dernières années.
Au cours de cette journée, les enfants ont échangé avec les membres du gouvernement sur les questions liées, entre autres, à l’insécurité dans les établissements, au phénomène ‘‘bébés noirs’’, à l’accès équitable à l’éducation, à la santé, aux violences en milieu scolaire et à l’installation des bibliothèques dans les établissements scolaires.
Faisant une lecture de la Charte du Congo élaboré en 2020, elle a souligné que malgré les défis qui restent à relever, le pays a fait des progrès dans les secteurs de la protection, de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’hygiène et assainissement ainsi que de la nutrition pendant la période 2016-2020.
Répondant aux questions de ces jeunes, le ministre de la Santé et de la population, M. Gilbert Mokoki, a rassuré les enfants de l’existence d’un ministère de la Sécurité et de l’ordre public pour mettre fin aux actes de vandalisme perpétrés dans les établissements et au phénomène ‘’bébé noirs’’.
Pour sa part, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire et de l’alphabétisation, M. Jean Luc Mouthou, a fait la promesse de la mise en place d’une cellule de lutte contre la fraude pour la mise en œuvre du mécanisme de transhumance dans les établissements.
Il a promis, s’agissant de la violence, il a fait remarquer que le ministère envisageait le recrutement de psychologues pour l’écoute et le suivi des cas de violences sexuelles et de maltraitance dans les écoles.
L’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants
L’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants, qui s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Ua, est un ensemble d’orientations stratégiques. Il est étalé sur 25 ans et a été adopté en 2016 par le comité pour réaliser des progrès en faveur des enfants par une prise en compte de leurs droits dans les politiques de développement de chaque pays en Afrique, a-t-on rappelé.
Cette journée a été instituée en 1991 pour se souvenir du soulèvement pacifique et des massacres subis par les étudiants à Sowéto, en Afrique du Sud.
Florent Sogni Zaou
Responsable Afrique centrale du site au Congo, Florent Sogni Zaou est l’auteur de plusieurs livres dont « La Noisette de la cité insipide » (Ed. Chapitre.com), « La Saison des chenilles » (Ed. L’Harmattan, 2013) , « Les goyaves amères » (Ed. Bajag-Meri, 2011) et « Vumuk ! ma part de souffle ».



