
PARLONS-EN. Le gouvernement Congolais traverse une phase de recomposition de son financement souverain dont la caractéristique majeure réside dans un paradoxe. Alors que l’État multiplie les instruments d’accès aux capitaux internationaux, les tensions de trésorerie domestiques persistent et les capacités nationales d’intermédiation financière présentent des signes préoccupants de fragilité.
La dangereuse et inutile admission de 1,55 milliard (mds) de dollars d’obligations souveraines à Nasdaq Dubai après leur cotation londonienne, ne saurait être présentée comme une victoire financière sans démonstration de ses bénéfices réels. L’importance des remboursements de dette publique, la réforme du régime des placements privés de la COSUMAF et la liquidation de Premium Capital Securities (de Dongou Armel Sylver ) ne constituent pas des phénomènes indépendants. Ils éclairent, les difficultés de construction d’un système de financement capable de soutenir simultanément la solvabilité de l’État, la stabilité des intermédiaires financiers et l’investissement productif.
Les « folies » de Christian Yoka
Paix à son âme, le ministre Jean Luc Maleka avait démontré, devant le parquet national financier et à plus d’une personne, que la dette de Hojeij et Commissimpex sont des montages internes totalement fictifs. Les noms de Clément Mouamba, Longombé Gabriel, Okemba Jean Dominique, Ondongo Gilbert apparaissent largement dans plusieurs documents liés à cette affaire. Nous venons d’en avoir la substance. JDO et Longombe ont géré ce dossier de 2003 à 2010 à partir d’un faux acte juridique alors qu’ils n’ont jamais eu les délégations de signature appropriée. Leur unique motivation était certainement les rétrocommissions des milliards de fcfa touchées dans les remboursements au profit d’Hojeij. Les deux mousquetaires avaient perçu plusieurs mds via des comptes LCL Monaco. C’est une histoire bien connue des initiés. Idem pour Gilbert Ondongo qui est » zoomé » par le PNF et la Justice libanaise. On croyait que Christian Yoka proposé ministre par Jean Jacques Bouya (JJB) avec la bénédiction d’Anatole Collinet Makosso (ACM) se désolidariserait des pratiques peu orthodoxes, grosse erreur ! Il fait pire que ses prédécesseurs en endettant le Congo à la date du 24 octobre 2026 à +1113,4 milliards de fcfa soit une progression de 13,05% depuis sa prise de fonction. Sur la seule année 2025, la dette extérieure est passée de 3351,58 à 3609,90 mds de fcfa soit +258,32 mds, et la dette intérieure est passée de 5179,33 à 5334,07 mds soit +154,74% et ce, pour se remplir les poches à côté du peuple et les opérateurs économiques qui broient le noir. Il a poussé le bouchon plus loin en » dealant » avec Hojeij : il a apposé sa signature à Citibank pour valider tout l’argumentaire de Commisimpex alors qu’il y’a plein de procédures en instance au parquet national financier, dans les Cours et Tribunaux en France, au Liban, etc. Il a oublié que quand une affaire est pendante dans les Cours et Tribunaux, celle-ci n’est pas classée. Elle est toujours inscrite.
Comment signer les documents rédigés dans un style qui ressemble de bout en bout à celui de Commisimpex Qu’est ce qui justifie cette boulimie de vouloir se gaver d’argent public ? Est-ce pour se constituer un trésor de guerre à l’image de JJB, JDO, Bruno Jean Richard Itoua-Lucifer, Gilbert Ondongo, Christel Sassou et Cie, qui sont en pleine manœuvre pour remplacer M. Sassou ?
TotalEnergies qui s’est jointe à l’enquête pénale française ouverte à Paris pour corruption et escroquerie au jugement en mettant en cause cette créance et se constituant partie civile en février 2026 ne comprends rien. Alors qu’elle soutient, à l’instar des autorités congolaises sauf le mafieux Yoka, que les documents de garantie initiaux de 1986 sont des faux et que l’arbitrage international ayant condamné le Congo a été entaché de fraudes. D’ailleurs, en janvier 2026, le Tribunal de commerce de Nanterre a d’ailleurs prononcé un sursis à statuer dans un des volets opposant Commisimpex à TotalEnergies, en attendant les conclusions de cette enquête pénale pour « escroquerie en bande organisée » menée par la justice parisienne et le PNF. Yoka est confronté à des difficultés qu’il n’arrive pas à régler du fait de son incompétence et de sa gourmandise. La première difficulté tient à l’ampleur des ressources absorbées par le service de la dette dont une partie va dans ses poches via les arrangeurs. Les chiffres de la CCA, font état de 1525,19 mds de fcfa de la dette au premier semestre : 794,52 mds de fcfa aux termes des paiements de la dette publique au premier trimestre 2026, puis 730,67 au deuxième trimestre), alors que les opérateurs économiques et autres broient le noir. 894,6 mds sont programmés pour les six derniers mois, portant le service annuel prévisionnel à près de 2420 milliards de fcfa. Sur ce dernier semestre, la dette intérieure devait absorber 711,7 milliards, soit près de 80 % des paiements attendus. Ces montants sont considérables, même s’il importe de distinguer les remboursements du principal des intérêts, seuls ces derniers constituant directement une charge financière au sens budgétaire du terme. L’impasse du règlement des salaires et autres charges de l’État va continuer de s’aggraver pour atteindre son point culminant en décembre 2026. La situation est gérable si l’argent volé et caché par Itoua-Lucifer, Denis Christel Sassou, Jean Jacques Bouya(JJB), etc. est rapatrié. Pour cela, Il faut faire pression aux pays hébergeurs pour qu’ils libèrent ces fonds (Dubaï, Quatar, Chypre, Azerbaïdjan, Macao, Chine…). Il est impératif d’aller vite car le monde va tourner au désastre lors de la reprise de la guerre Iran-USA-Israel après le 04 novembre, date des élections mid-terms.
Législatives, Révision constitutionnelle et remaniement gouvernemental ?
Derrière Christian Yoka se trouve JJB qui tient M. Sassou. Se séparer de JJB est synonyme de faillite, le garder est équivalent à l’étranglement définitif de la situation économique. Esotériquement, JJB et Cie assurent le relais de JDO auprès de Sassou. Pourtant, la pluie ayant frappé Makélékélé lors de l’inauguration du lycée démontre bien la faillite de la « marmite des fétiches ». Le préfet Yves Boldner Ngongo du rituel Ezengui, novice d’Ossa a pâlé, désormais décédé, a passé toute la veille-nuit à tenter de corrompre les vieux mais pas les détenteurs de Nkwembali et de Lemba de Makélékélé, qui contrôle ce territoire ou chercher Yahvé. M. Sassou du rituel Kiébé-Kiébé, a subit un échec car son Serpent, Python Noir Odi ne se manifeste pas pendant la pluie. Les conséquences sont en cours et il faudra bien « payer » ces forces par un véritable sacrifice sauf se cacher en Dieu : qui sacrifier pour y répondre ? Ceux qui détiennent la « marmite des fétiches » jouent au double jeu, en accélérant la chute de M. « Sassou ». Faut-il enlever Yoka pour remettre Andely ou quelqu’un d’autre qui refusent de travailler sous l’autorité des deux premiers de ce gouvernement. Changer une partie du gouvernement avant les législatives qui s’annoncent violentes, d’autant plus que le débat Constitutionnel a été mal engagé ? On ne peut parler d’une révision constitutionnelle dans le cadre d’un « gouvernement ya bissengo na ba ngo passi ya peuple ». Le peuple réclame plutôt, les emplois, l’eau, les soins médicaux, l’électricité. Parlant de l’électricité, conformément aux principes journalistiques, nous avons tenté de joindre Ya Bruno pour avoir son avis mais en vain. Nous y reviendrons.
Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Journaliste engagé, fondateur du groupe de médias Talassa.



