Destituer Kignoumbi, pas mieux pour abêtir la naine démocratie congolaise !

Destituer Kignoumbi, pas mieux pour abêtir la naine démocratie congolaise !

TRIBUNE. D’une chose à l’autre, l’explication va de soi. Le député Kignoumbi Kia Mboungou présente sans complaisance un bilan politique du pays et la semaine d’après, ce qui tient lieu d’assemblée nationale le flingue pour absence, à la fin d’une session ou quelque chose qui y ressemble. On en rit tristement ! Dans la foulée bien entendu, il y a un demi-sel politique rentré au Congo derrière les jupes de Jocelyne Lissouba, membre de l’Upads mouvance Tsaty Mabiala, pour le remplacer. Une bise faite au très obligeant président de l’opposition qui a besoin d’un peu de vent dans les voiles, complaisant comme pas permis, tout le contraire du discours de M. Kignoumbi. Est-ce tout, ou voudrait-t-on faire mordre la poussière à ce député qui aurait pris la décision de s’affranchir des codes ? La preuve, les autres « opposants » convenables qui respectent les lignes rouges se sont révélés bien taisants. A la vérité, tous ces nécessiteux qui chauffent les bancs de l’hémicycle sont des complices objectifs d’un pouvoir qui nous parle de démocratie dans les discours, mais incapable de supporter la moindre des contradictions. Tous ces petits vendeurs d’eau tiède de l’Upads et de l’Udh-Yuki (qui en passant trahissent la mémoire de leur chef Guy Brice Parfait Kolelas en soutenant le PCT dans cette canaillerie), se signalent pour qu’en cas d’un gouvernement d’unité nationale, ils y figurent. C’est détestable ! Hier, le Président de l’Assemblée n’avait pas fière allure. On avait presque de la peine pour lui. Après, tout homme a très certainement un débat de conscience. Peu importe ce qui s’est passé, hier n’avait rien de glorieux, c’est sûr. Les responsables du PCT doivent comprendre une bonne fois pour toute que la preuve ultime de la grandeur réside dans la capacité à supporter la critique sans ressentiment. Soyons objectifs. Qu’il y’ait eu dans un passé récent des échanges de bons précédés entre le PCT et M. Kignoumbi comme l’affirment certains, cela va sans dire, mais surréagir à hue et à dia comme cela a été le cas, est incompréhensible pour un parti qui se vente d’être le plus ancien du pays. Comme il est écrit dans la bible, dans Job 32:9 « Ce n’est pas l’âge qui procure la sagesse, ce n’est pas la vieillesse qui rend capable de juger ». Néanmoins, restons vigilants. Le PCT est un parti qui a déjà fait la démonstration qu’il avait la capacité de fabriquer des opposants radicaux factices. La résurrection de Ntoumi et la montée en puissance de Kignoumbi devraient pousser à la réflexion. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de le Dynamique VJ2R

Congo/ Remaniement, crise systémique et fin des temps : Sassou en difficulté, partagé entre le clan, le PCT et des technocrates

Congo/ Remaniement, crise systémique et fin des temps : Sassou en difficulté, partagé entre le clan, le PCT et des technocrates

TRIBUNE. Le remaniement gouvernemental a été effleuré dans nos précédentes éditions. Mais face à l’ampleur de la crise systémique qui frappe le Congo depuis bientôt trois ans et l’accélération de la décrépitude économique , sociale et politique qui devient vertigineuse, il semble impérieux d’y revenir. L’année 2025 commence sur des contradictions irréductibles qui laissent présager des signes sombres. La guéguerre entre le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) et le ministre des finances Ondaye ainsi que la destitution programmée du deuxième secrétaire de l’assemblée nationale prévue pour le 7 janvier font des vagues et ridiculise une fois de plus M. Sassou Nguesso. La note n°1025/MEF-CAB du 31/12/2024 du Ministre des Finances adressée au président de l’Assemblée dénonçant le rétoquage à la sicilienne de la Loi de finances qui favorise l’évaporation des recettes fiscales dit long. De même, la circulaire 0004MEF/DGT du TPG Albert Ngondo et celui du DG des douanes n’001/MBCPPP/DGDDI-DRC qui se contredisent sur le GUT bien que la solution soit trouvée au sortir de l’interministeriel ce lundi 6 janvier 2025 avec le transfert ordonné et progressif du guichet unique de paiement (GUP) au compte unique de Trésor (CUT) ce 6 janvier 2025. Bref, l’impasse de la situation économique et sociale entraine des répercussions sérieuses sur l’ensemble de l’architecture politique post et après guerre civile. Les pôles du pouvoir vacillent et ploient sous la menace du quotidien essentiellement social : eau, électricité, transports, alimentation et loyers qui passent du rouge écarlate au noir d’enfer. Le Congo est revenu au « Vivre Durement Aujourd’hui, Pour vivre mieux demain » (VDA de 1977 à 1979). Remanier le gouvernement ou …? Convoquer une concertation nationale ou se limiter à un remaniement cosmétique est dans toutes les têtes et les agendas des hommes politiques. Selon certaines indiscrétions (des caciques) très proches du parti congolais du travail (PCT) au sortir de leur session du comité central annuel et du bureau politique, la famille et les loges ont opté pour un remaniement gouvernemental et la continuité des réformes. Une concertation risque de mener à des conséquences imprévisibles. Reste l’épineuse question des hommes qui peuvent occuper la primature et ceux qui composeront l’équipe gouvernementale. Cette situation est d’autant plus compliquée qu’il faut réduire la taille du gouvernement pour espérer un prochain accord avec le FMI/Banque Mondiale devenu inévitable une fois encore. Trois axes sont à distinguer. On peut citer, entre autres : – l’axe Niari – Bouenza – Lekoumou avec le grand nord désormais réduit à la cuvette tellement la Likouala et la Sangha sont marginalisés et ostracisés ; On y distingue Émile Ouosso, Pierre Michel Nguimbi, Thierry Lezin Moungalla et Pierre Mabiala, tous liés à Jean-Dominique Okemba (JDO) et au duo Christel et Claudia pour les deux derniers. Leur mission serait de reconstruire l’alliance fondatrice du PCT de 1968-1972 en jetant un pont entre les trois régions et la cuvette centrale ; Il ne faudrait pas occulter ici les rôles à jouer par le promu Vénérable Grand Maître Provincial (GMP) Rigobert Maboundou qui a des ambitions outrancières et de l’orgueil à fleur peau. Son tort est qu’il devra lâcher Jean-Jacques Bouya (JJB), jusqu’ici son maître à penser et à exister dans cette tentative. Mais l’ayant déjà fait avec Benjamin Bounkoulou (+), il n’en sera pas à sa première expérience. Les respectables sœurs Jacqueline Lydia Mikolo et Claudine Munari seront dans tous les cas de la partie en raison des « compétences ésotériques spécifiques et leurs carnets d’adresses » ; – L’axe Pool (ou ce qu’il en reste) avec le grand nord conduit par Claude Alphonse Nsilou composerait avec Pierre Oba, JDO et les rejetons de M. Sassou. Parti en éclaireur avancé pour la prise de contact avec certains membres de l’équipe Trump aux USA (en vacance pour les autres), N’Silou permettrait de jouer le jeu de Sassou en 2026 (nous y reviendrons). Très impopulaire dans le Pool, surtout qu’il n’a jamais positionné personne durant les 23 ans de gouvernement, et moins encore réagi sur la cession des terres aux Rwandais, sa résilience politique arrive à sa fin ; – L’axe Kouilou et grand nord avec Yves Castanou, spécialiste des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que de montages financiers. Sa maîtrise parfaite des codes des grandes religions, des sociétés secrètes et des églises de réveil est pour lui un atout majeur. Par ses prouesses réalisées à Congo Telecom et les campagnes d’évangélisation dans les départements, il force l’admiration de milliers des jeunes et plus d’un adulte. Il a des accès dans les hautes sphères du Rwanda, de la RDC, du Gabon, de la Côte d’ivoire, du Niger, du Bénin, de l’île Maurice, de Dubaï, de la France, de la Belgique, de la Banque mondiale et du FMI. À tort ou à raison, son église et lui-même sont accusés ces derniers temps d’être au cœur de plusieurs scandales. Il réussit toujours à passer entre les mailles du filet que lui tendent plus d’un dignitaire. Ces derniers le soupçonnent de forger un destin national. Il s’est plusieurs fois frotté à des ministres, des dignitaires et parents de M. Sassou. Les derniers en date sont, les conseillers et chargés de mission, Denis Junior Omar Bongo Ondimba et Marc Sakala. Aux dernières nouvelles, il se serait réconcilié tout de même avec lesdits chargé de missions officiels et officieux de Denis Sassou. Anatole Collinet Makosso, juriste-maison, quant à lui demeure en embuscade. Il tient partiellement, non seulement dans le Kouilou urbain, Pointe-Noire, Madingou-Kayes et chez les Vilis de l’intérieur (Yombés et Kugnis de Dolisie) mais aussi l’axe Mindouli – Mayama – (dont Missafou et Madzia et Kinkala où il se rend tous les mois sans oublier, Vindza via Roger Bitemo. Il est vomi par bon nombre des croyants catholiques, évangéliques et universitaires sur lesquels il s’appuyait autrefois, la cause : il devient trop menteur et il commet des bourdes d’amateur. Son équilibrisme et sa bonne étoile le placent au centre de tous les prétendants au trône car c’est un malin et fin négociateur. Il a eu la chance de

Congo. Pour notre estime à tous, relevez le niveau du débat !

Congo. Pour notre estime à tous, relevez le niveau du débat !

TRIBUNE. Quel désastre ! Cela fait extrêmement pitié, cette rédhibitoire incapacité de rentrer dans le débat démocratique. Après la prise de parole de M. Kignoumbi Kia Mboungou, d’aucuns auraient salué la libération de la parole politique. Ce coup de pied dans la fourmilière, respectable et admirable, qui a tiré sa force par son émanation, le bureau de l’Assemblée nationale, une haute instance du « godillotage », qui rappelle à M. Kignoumbi Kia Mboungou qu’il en fait partie au titre de l’opposition. Face à un opposant qui a mis à nu le sombre et piteux bilan de la santé démocratique et économique de notre pays, ce qui est son droit, il était prévisible que le doliprane vienne au secours des ignares qui ne conçoivent pas le débat démocratique et n’éprouvent que l’alignement. A arguments politiques et économiques, arguments politiques et économiques comme réponse. Plutôt que de nous offrir un crack du PCT capable de répondre avec un propos intellectuellement bien structuré, répondant point par point, on libère un quidam qui malgré son jeune âge apparent, est pétri des vieilles méthodes du PCT, c’est-à-dire le dénigrement et l’insulte, avec comme point d’orgue, le manquement à la gratitude. Le comble est que le tarabiscoté qui porte la parole du système vermoulu fermé à l’imagination, allègue que cette production est le fruit de la réflexion des plus amples instances du PCT. On voit bien ce que ces tartuffes renfrognés sont capables de produire. Le niveau du débat politique dans notre pays est inversement proportionnel à la hauteur de la solitude du Président et aux idées loufoques que produisent les porte-étendards de son parti politique, le PCT. On comprend mieux pourquoi la promesse de démocratie dans notre pays est aussi éloignée que le paradis pour certains chrétiens ; tous prient pour y aller, mais personne ne veut y aller du jour au lendemain. Fait troublant devant cette situation, les poids lourds de l’opposition ont mis leur drapeau en poche, personne ne rentre dans le débat. Alors, suivons tous avec intérêt la suite de cette crise. A ce stade ultime de décomposition du système des partis, ne bridons pas les perspectives d’avenir de notre pays. Sortons de cette achondroplasie politique pour donner ses lettres de noblesse au patriotisme républicain. Plus qu’un pensum, il va falloir chasser les oiseaux du lac Stymphale ! Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R

Réenchanter le rêve congolais !

Réenchanter le rêve congolais !

TRIBUNE. La Conférence nationale, quelle belle promesse d’un autre demain. Rien que la libération de la parole sociale faisait beau à voir. Les Congolais parlaient dans les bus, dans les bureaux, dans les ngandas pour critiquer ou soutenir les leaders de leur choix. La police politique n’était plus arrogante, ni brutale, ni cynique. La mutation les avait pris de court. Il y avait bien entendu la saleté pour la remise, mais surtout triomphante une énergie qui plaçait à portée de victoire tous les paris. C’est vrai le Congo, car c’est de lui qu’il s’agit, partait avec du vent dans les voiles, avec une démographie modique et des ressources fabuleuse. Il n’est pas exagéré de dire que c’était le pays de tous les rêves possibles. Il y avait là, la beauté qui surgit quand un peuple se libère. La première campagne présidentielle s’était réalisée dans une ambiance fraternelle, avec dans chaque camp l’expression du génie qui monte d’un peuple qui y croit. Il y eut des beaux moments. Le cas de Pascal Lissouba dont le retour au pays fit frémir. L’aéroport Maya Maya littéralement pris d’assaut par ses partisans, les organisateurs eût un mal fou à l’engouffrer dans la BMW qui de mémoire de voiture, n’avait jamais vu cela et ne le verrait certainement plus. Les partisans les plus fervents eurent même la tentation de se glisser sous le véhicule pour porter à tête d’homme la grosse cylindrée jusqu’au palais de Congrès. Le boa humain qui s’étira de l’aéroport jusque là-bas était tout simplement impressionnant. Tout était placé sous l’angle du prodige. Le Palais de congrès était rempli à bord et d’avantage encore. Ensuite vint ce concours spontané de la formule qui séduit. Qui ne se souvient de « Je suis venu vous servir et non me servir, je n’en ai pas besoin » et le slogan à succès « Yi ké ya ba colère vé » ! Aujourd’hui, la démocratie s’étiole à n’en plus finir. Les rêves sont morts et les tourments ont pris place. En face du PCT, aurait dû se trouver l’UPADS qu’éprouve une direction scandaleuse, en prise avec des militants qui la contestent. Le drame de l’UPADS étant sans conteste pour parler clair, l’expression d’une connexion franche avec le PCT. Pascal Lissouba, Jean Pierre Tchistère Tchicaya, Bernard Kolelas, Guy Brice Parfait Kolelas, Jacques Joachim Yombi Opango, Moungounga Kombo Nguila, Simon Pierre Kikounga Ngot, Ambroise Noumazalay, Lekoundzou Ithi Ossetoumba, Charles David Ganao, Paul Kaya, André Milongo, Camille Bongou, …, tous ces illustres personnages qui portaient le débat à bout de bras étant partis, laissant derrière eux une kyrielle de bébés noirs politiques qui n’ont pour seule religion, la violence et pour seule ambition, le raccordement à la lanière tirée par le Président de la République, il nous revient donc, en toute humilité, de regarder méphistophélès dans le blanc des yeux. Aux autres le mandat d’apostropher et de héler le Président Sassou Nguesso qui durant les 40 dernières années, aurait fait ce qu’il pouvait ; à nous la promotion des idées novatrices et l’unité des congolais. Contre vents et marées, nous nous battrons pour rendre aux congolais leur fierté et leur dignité. Ne laissons pas nos rêves être censurés par notre conscience. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R

Comme Bachar al-Assad en Syrie, ils n’ont de compte à rendre à personne !

Comme Bachar al-Assad en Syrie, ils n’ont de compte à rendre à personne !

TRIBUNE. S’acquitter du devoir de rendre compte de la gestion de la richesse nationale n’est pas un devoir facultatif pour celui qui gouverne. C’est un impératif incontournable. Du moins, en va t’il ainsi en démocratie. Ne pas s’astreindre à s’y employer ne saurait être un oubli mais plutôt l’entendement que le gouvernant a de sa responsabilité, une idée de traviole. Un psychologue établirait qu’il y a un fâcheux malentendu entre le peuple qui tient à la démocratie et le dirigeant acquis au pouvoir personnel. Comme Bachar al-Assad en Syrie, le genre ne se signale pas que par la volupté de faire ripaille et bombance, mais plus grave encore, par la capacité de mettre par terre l’économie nationale et de continuer à parader complètement en apesanteur sur la réalité. En vérité, il s’agit là de la survivance des pouvoirs baroques qui n’entendent les choses que par puissance, ce qui s’inscrit aux antipodes de réaliser le pays dont la charge leur incombe. Aussi, quand on entend un forban au gouvernement depuis plus de quinze ans, le genre de personne qui s’entend mieux parler avec elle-même qu’avec autrui, affirmer lors d’une réunion publique du PCT, qu’ils ne quitteront le pouvoir que lorsque le Congo sera émergent, on est en droit de se demander, quel orchestre joue dans leur tête. Il est des montres qui retardent mais alors obsessionnellement la marche en avant d’un pays. Malheureusement, la production en série dans les officines du PCT de ces petites créatures humanoïdes, ne fera que renvoyer aux calendes grecques, la mise à flot d’un pays dont le sang innocent crie vengeance. Oui, depuis 40 ans, la famille Assad régnait à la tête d’un régime opaque et paranoïaque qui emprisonnait, torturait et assassinait des opposants, avec en filigrane l’idée de préserver la paix chèrement acquise après des années de guerre, qui a fait des milliers de morts et provoquée le déplacement de la moitié de la population. Aujourd’hui, Bachar al-Assad qui savait soigner son apparence avec de beaux costumes bien coupés n’est plus là, a fui son pays sans laisser d’adresse, et laisse derrière lui un pays exsangue, fracturé et fragmenté. Que cela serve de leçon à toutes les divinités fictives en errance au Congo-Brazzaville ! Tel est le sort réservé à tous les hommes de pouvoir qui se croient invulnérables et qui pensent que cela n’arrivera pas et n’aura pas lieu dans leur pays, parce que la Syrie ce n’est pas le Congo. « Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire » disait Friedrich Nietzsche. Qui vivra, témoignera ! Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R

Des jours difficiles pour le Congo ?

Des jours difficiles pour le Congo ?

TRIBUNE. Décidément, l’impréparation et le désordre sont les marques de fabrique du pouvoir de Brazzaville. Il est effarant de constater que la convocation du secrétariat général du Parti congolais du travail adressée au gouvernement Makosso pour s’expliquer sur les sujets d’actualité, n’a pas été préalablement mûrie à moins de vouloir humilier le premier ministre Anatole Collinet Makosso où de prouver que le Congo est une  » democrature « . Le PCT est pris dans son propre piège ; il suffit de s’en tenir aux injonctions faites ( correspondance du 31 mai 2024) assénées au premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) . Maladroitement, ACM à répondu aux injonctions ( lettre 0038/PM-CAB du 3/06/2024 signé par le ministre, directeur de Cabinet, Serge Blaise ZONIABA). Tout ceci taraude les esprits de plus d’un congolais. Un premier ministre et collabos responsables ne peuvent pas courber l’échine au dictat d’un parti fut-il, parti au pouvoir à moins de repartir dans l’ère monopartisme ou le parti dirigeait l’Etat.On en vient à croire que ACM n’est qu’un pantin. Comment peut-il répondre aux injonctions d’un parti politique alors qu’il sensé être au dessus de tous les partis ? Normalement c’est les Partis politique de venir auprès de lui comme cela se passe partout ailleurs au monde. Que font donc les conseillers de la primature ? Ces soit-disant cadres, habilités apporter une certaine expertise à la gestion des affaires publiques, n’ont pour nom que d’apparat. Sinon ce genre d’erreurs graves ne devraient pas se produire. Face à ce désordre , plusieurs congolais s’interrogent à juste titre sur le rôle et la fonction des gouvernants sinon celle qui consiste à piller le pays par diverses techniques. Certains citoyens interrogés sur cette cacophonie, disent qu’ils ne peuvent plus croire à l’argumentaire de ACM et Cie sur les accords entre le Congo et le Rwanda et bien d’autres sujets. Dans la foulée, ils demandent l’annulation pure et simple desdits accords, la démission des incompétents gouvernants qui jouent avec le feu. Ils refusent le référendum a venir que veulent organiser les gouvernants tricheurs et incompétents. Car, un tricheur n’accouchera que la tricherie, poursuivent plusieurs d’entre eux. Parlant de démission, il sied de dire haut et fort, même si la promesse aurait été faite à ACM d’occuper le poste de vice président de la République ou conserver celui du premier ministre, mais la dignité et l’honneur voudraient qu’il parte du gouvernement que de se faire continuellement humilier par des « machins ». Si les têtes ne tombent pas, alors, ce désordre est bien orchestré par Denis Sassou Nguesso, champion des intrigues et des coups d’États.Au peuple de prendre… Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Congo/Rwanda. Cession des terres, les choses bougent

Congo/Rwanda. Cession des terres, les choses bougent

PARLONS-EN. Même si le Premier Ministre et ses petits camarades du PCT essayent de faire croire aux congolais que la bêtise qu’ils défendent est un bon projet, la réalité en est tout autre. En effet et puisqu’ils tentent d’enfermer le Président de la République dans une bulle, ce sont les services étrangers qui ont expliqué au Président Sassou Nguesso la dangerosité de ce projet morbide pour son pouvoir. Demandez donc au Premier Ministre s’il n’a pas reçu une soufflante de la part du Président, lui demandant de régler cette connerie. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Président de la République a interdit à tout ce beau monde de le suivre à Oyo. Tout ce que je pourrais vous dire à l’heure actuelle, c’est que ce projet ne passera jamais, et je suis même surpris que le Premier Ministre soit manipulé à ce point par des blancs becs politiques. Quoique vous fassiez, les congolais seront debout pour défendre leur terre. Aussi, puisque vous semblez surpris de tout, nous risquons de voir dans les tous prochains jours le Président de la République qui semble reprendre les choses en main, suspendre le fameux dialogue intergénérationnel. En somme, si vous tenez à accompagner le Président de la République comme nombreux congolais épuisés et désespérés semblent décider à le faire, arrêtez cette aventure sans lendemain. On en reparlera dans les jours et les mois à venir. Laurent Dzaba

Congo. Mon petit Café du jour (Tribune)

Congo. Mon petit Café du jour (Tribune)

Dans un pays sérieux,  Collinet Makosso et ses petits camarades du PCT qui parlent tranquillement des transactions faites avec des entreprises d’un pays étranger, sans un seul instant se dire que le principe fondamental en la matière, au sein de tout Etat digne de ce nom, c’est l’appel d’offres et que, de l’avoir esquivé systématiquement, cela signifie qu’un plan préalable et machiavélique a précédé, devraient savoir que ces transactions opaques pourraient les conduire, un jour ou l’autre, à la maison d’arrêt de Brazzaville. Une chose est sûre, ces transactions sont tout à fait l’arbre qui cache la forêt mais honnêtement, cela tout le monde s’en doute bien puisque toutes ces transactions sont focalisées dans les zones territoriales viscéralement allergiques au régime. Tout congolais sait qu’il y a bien dans la Cuvette et la Sangha, des étendues de terre inhabitées qui ne demandent qu’à recevoir des entreprises qui s’intéressent à l’agriculture. Pourquoi ne pas installer ces entreprises là-bas et vouloir le faire systématiquement dans les zones à forte densité de population, les privant ainsi de leur principal moyen de subsistance ? Je sais que les fragiles d’esprit parleront de tribalisme pour balayer d’un revers de main mon propos, mais au-delà de cette fuite en avant, ils devraient prendre le temps d’interroger leur subconscient. Bonne journée à toutes et à tous. Par Laurent Dzaba