République du Congo. L’UPADS, un parti où l’affermissement des vertus de la réparation ont de la peine à s’y imposer

République du Congo. L’UPADS, un parti où l’affermissement des vertus de la réparation ont de la peine à s’y imposer

Depuis plusieurs mois, l’UPADS traverse une crise structurelle interne, sans précédent. Et pourtant un Parti où les cadres politiques se bousculent, avec des hommes et des femmes talentueux. Un Parti qui, de manière glorieuse, transparente, juste et démocratique, a porté, avec le soutien de ses alliés, M. Pascal Lissouba, à la tête de la République du Congo, en août 1992. Face à cette crise de l’UPADS, à l’instar de plusieurs membres de cette formation, en ma qualité d’ancien Membre du Bureau Politique et du Conseil National de ce Parti, j’ai rêvé. Et j’ai cru que que mon rêve se réaliserait. Misant sur une sorte de compromis politique qui se dégagerait de possibles concertations et autres profils bas des uns et des autres pour répondre à une cause majeure et attendue par l’ensemble des militants et sympathisants du Parti. Dégager l’UPADS des maux qui minent la formation, la fragilisent et ternissent son image, pour la placer, au bout du compte, au dessus de ces micmacs perturbants qui n’honorent pas le Parti, en vue d’aller vers un Congrès rassembleur. Objectif raté. A peine, la date du Congrès de l’UPADS annoncée, pour le 20 novembre 2025, que rejaillissent, plus durs qu’auparavant, les faits de querelle qui s’étaient tus pour donner une ultime chance à une réconciliation courageuse, militante et généreuse qui permettrait aux forces en présence de réparer le Parti. Des forces qui, à juste titre, ont des raisons de travailler à une UPADS forte et unie, revendiquant leur attachement au Parti. Toutes, à quelque chose près, convaincues de ce que les affres que traversent l’UPADS ne sont pas pour embellir et apaiser les deux jours des assises du Congrès de l’UPADS, du 20 au 22 novembre 2025. Si la rumeur sur le refus de réparer l’UPADS, en vue d’un Congrès réellement rassembleur, dans l’esprit de la création de ce Parti, persiste, du côté de la Direction actuelle de l’UPADS, je crains que l’UPADS ne se réduise à ne plus être le Grand Parti dont son Président Fondateur M. Pascal Lissouba nous a fait rêver. Des rêves malheureusement brisés par les violences politiques du 5 juin 1997. Puisse, là bas, à l’Eternel Infini où reposent le Président Pascal Lissouba, MM. Christophe Moukoueke, Nguila Moungounga Kombo, Dominique Nimi Madingou, Gabriel Obongui, Dominique Matanga, Jacques Mouanda Mpassi, Simon Pierre Kikounga Ngot, Augustin Poignet, Fayette Tchitembo, Dominique Tamba et autre André Safou, ces figures historiques de l’UPADS, à la création de ce Parti, toucher les coeurs des Responsables en place à l’UPADS. Cela, aux fins que ces derniers nous fassent revire notre UPADS unie, conquérante et amarrée aux valeurs de la Social Démocratie, au terme d’un Congrès que l’ensemble des Militants appelleraient de leurs voeux. Paris 18 novembre 2025 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS

Bordeaux, ville où se mêlent, en moi, de bons souvenirs et de la peine

Bordeaux, ville où se mêlent, en moi, de bons souvenirs et de la peine

SOUVENIRS. Août 1993, à ma demande, M. Pascal Lissouba, Président de la République du Congo autorise le Membre du Gouvernement que j’étais, à l’époque, de se rendre, dans le Chef lieu du Département de la Gironde, en France, pour la soutenance d’une Thèse de Doctorat en Géographie, à l »Université de Bordeaux Michel Montaigne. « Bois et Chantiers Forestiers du Mayombe », était le sujet de la Thèse. L’éminent geographe, le Professeur Yves Pehaut, bien connu dans l’univers géographique des pays tropicaux, pour ses multiples ouvrages, mon Directeur de Thèse. 32 ans après ce mois d’août 1993, je me retrouve, à nouveau, à Bordeaux, le 20 août 2025, pour un séjour privé, en compagnie de Maman Nicole. Avec bonheur, j’ai revu à Bordeaux, les bâtiments de l’Institut de géographie Tropicale de Bordeaux, dans ce qu’ils ont de symboles vivants dans les relations interuniversitaires entre l’Université Marien Ngouabi où j’enseignais, en 1993, parallèlement à mes fonctions ministerielles, et l’Université de Bordeaux Michel Montaigne. Des relations qui ont permis à la première génération étudiants geographes congolais, comme Michel Kongo, Julien Felix Mabiala, Bonaventure Maurice Mengho, Flavien Salangoli et autre Jean Nkoukou de devenir, en fin de leur cursus universitaire, de grands géographes. Au plaisir d’avoir replongé mon esprit, dans les moments de la présentation de ma Thése, en août 1993, s’est mêlee ma peine de ne plus revoir le Professeur Yves Pehaut qui s’en est allé, le 22 janvier 2022. Lui, grâce auquel, après l’épreuve de la soutenance, j’ai découvert, dans un centre commercial de Bordeaux, les spécialités bordelaises, tels les canelés, le vin de Bordeaux, les sarments du Médoc et le sel de vin. Puisse, là-bas, à l’Eternel Infini le Professeur Yves Pehaut reposer en paix. De meme le Professeur Guy Lassere autre dignitaire de la géographie tropicale, également décédé. Rien de plus significatif pour cette matière pluridisciplinaire qu’est la géographie, que la volonté affichée des autorités de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville de garantir la remarquable relation universitaire entre le département de géographie de l’Université de Bordeaux Montaigne et celui de l’Université Marien Ngouabi. Bordeaux 20 août 2025 Ouabari Mariotti

Congo. Au 5 juin 2025, deux dates à deux destins, dans mon existence

Congo. Au 5 juin 2025, deux dates à deux destins, dans mon existence

Le 5 juin 1944 et le 5 juin 1997.  Le 5 juin 1944, je nais à Mabirou, en République du Congo. La construction de la vie et l’avenir se sont ouverts à moi. Cinquante trois ans plus tard, le 5 juin 1997, M. Pascal Lissouba, Président de la République du Congo, survient le déclenchement, à Brazzaville, des hostilités, entre les militaires de la Force Publique et les milices du Président Denis Sassou Nguesso. Au cours des affrontements, sont littéralement détruits les biens meubles et immeuble du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice que j’étais à l’époque. S’en suit, pour moi et d’autres figures du pouvoir du Président Pascal Lissouba, pour des raisons de sécurité, la route de l’exil en France où Mave, mon épouse et Didi O, mon fils de 15 ans, trouvent la mort. Un épisode dont j’ai beaucoup souffert et qui a brisé mes rêves. Ainsi le 5 juin 1944 et le 5 juin 1997 symbolisent deux dates antinomiques dans le cours de ma vie. Le contraste entre elles souligne l’espérance qui s’est créée en moi à ma naissance et la douleur ainsi que la colère que j’ai ressenties, lors des affrontements militaires de Brazzaville qui ont causé des milliers de victimes dont de très nombreuses qui s’en sont allées n’ont jamais eu de sépultures. .. Cependant, ce contraste met en lumière la résilience et la détermination qui m’ont permis, par la suite, dans la dignité, le travail, le courage, la liberté et le bon sens, de continuer d’espérer à un avenir meilleur. Toujours, au plan politique, attaché aux valeurs de la République, à l’UPADS, mon parti et à La Ligue pour la Culture de la Modernité, Association de la société civile, fondée de concert avec quelques amis. Aimant, par ailleurs, intensément mon pays, le Congo, à propos duquel, je voudrai qu’il parvienne à une alternative nouvelle, en passant par l’étape de la tenue des états généraux de la nation qui devront aboutir à un compromis politique dont les termes seront à définir pour ouvrir la voie à une élection présidentielle aux normes de transparence, de liberté et de démocratie garanties. Les états généraux de la nation seraient une occasion unique de rassembler toutes ses forces vives pour refonder le pays sur de nouvelles bases et trouver des solutions collectives à ses maux. Ce qui pourrait contribuer à réduire les tensions et les divisions, nettement visibles au Congo, d’autant qu’elles sont aggravées par les inégalités sociales, la pauvreté, la forte accumulation des biens de la classe au pouvoir et l’extravagance de ceux qui exhibent insolemment des attributs de richesse. Ce à quoi s’ajoute la non indemnisation par des pouvoirs publics des destructions des biens et autres sinistres survenus au pays par le fait des violences politiques et autres catastrophes dont l’Etat est rendu responsable. Ce 5 juin 2025, deux postures. Par rapport au 5 juin 1944, mes pensées sont tournées vers tous les membres de la Grande Famille Ouabari. Également, en direction des personnes qui me sont chères, parents, autres proches et amis qui m’ont quitté, m’ayant accompagné dans ma vie. S’agissant du 5 juin 1997, puisse le Président Denis Sassou Nguesso, faire preuve de générosité, de grandeur et de hauteur en accordant la totale liberté aux prisonniers Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, deux de ses concurrents à l’élection présidentielle de mars 2016, ainsi qu’au Ministre Benoît Koukebene qui purge un exil forcé en France, depuis les lendemains du 15 octobre 1997. Reste qu’au regard de toutes les considérations, bonnes ou mauvaises, qui gravitent autour des démarches républicaines nobles, comme les états généraux de la nation, les concertations et dialogues, sans exclusive, les compromis politiques, toujours pas bien acceptés par les tenants du pouvoir de Brazzaville, par pur égoïsme et instinct de conservation des privilèges, seule demeure déterminante, dans ces cas, la décision constructive, dans l’intérêt supérieur de la nation, du Président Denis Sassou Nguesso, lui-même, symbole et incarnation de l’expression de l’unité et de la cohésion nationales. Paris 5 juin 2025 Ouabari Mariotti.

Réenchanter le rêve congolais !

Réenchanter le rêve congolais !

TRIBUNE. La Conférence nationale, quelle belle promesse d’un autre demain. Rien que la libération de la parole sociale faisait beau à voir. Les Congolais parlaient dans les bus, dans les bureaux, dans les ngandas pour critiquer ou soutenir les leaders de leur choix. La police politique n’était plus arrogante, ni brutale, ni cynique. La mutation les avait pris de court. Il y avait bien entendu la saleté pour la remise, mais surtout triomphante une énergie qui plaçait à portée de victoire tous les paris. C’est vrai le Congo, car c’est de lui qu’il s’agit, partait avec du vent dans les voiles, avec une démographie modique et des ressources fabuleuse. Il n’est pas exagéré de dire que c’était le pays de tous les rêves possibles. Il y avait là, la beauté qui surgit quand un peuple se libère. La première campagne présidentielle s’était réalisée dans une ambiance fraternelle, avec dans chaque camp l’expression du génie qui monte d’un peuple qui y croit. Il y eut des beaux moments. Le cas de Pascal Lissouba dont le retour au pays fit frémir. L’aéroport Maya Maya littéralement pris d’assaut par ses partisans, les organisateurs eût un mal fou à l’engouffrer dans la BMW qui de mémoire de voiture, n’avait jamais vu cela et ne le verrait certainement plus. Les partisans les plus fervents eurent même la tentation de se glisser sous le véhicule pour porter à tête d’homme la grosse cylindrée jusqu’au palais de Congrès. Le boa humain qui s’étira de l’aéroport jusque là-bas était tout simplement impressionnant. Tout était placé sous l’angle du prodige. Le Palais de congrès était rempli à bord et d’avantage encore. Ensuite vint ce concours spontané de la formule qui séduit. Qui ne se souvient de « Je suis venu vous servir et non me servir, je n’en ai pas besoin » et le slogan à succès « Yi ké ya ba colère vé » ! Aujourd’hui, la démocratie s’étiole à n’en plus finir. Les rêves sont morts et les tourments ont pris place. En face du PCT, aurait dû se trouver l’UPADS qu’éprouve une direction scandaleuse, en prise avec des militants qui la contestent. Le drame de l’UPADS étant sans conteste pour parler clair, l’expression d’une connexion franche avec le PCT. Pascal Lissouba, Jean Pierre Tchistère Tchicaya, Bernard Kolelas, Guy Brice Parfait Kolelas, Jacques Joachim Yombi Opango, Moungounga Kombo Nguila, Simon Pierre Kikounga Ngot, Ambroise Noumazalay, Lekoundzou Ithi Ossetoumba, Charles David Ganao, Paul Kaya, André Milongo, Camille Bongou, …, tous ces illustres personnages qui portaient le débat à bout de bras étant partis, laissant derrière eux une kyrielle de bébés noirs politiques qui n’ont pour seule religion, la violence et pour seule ambition, le raccordement à la lanière tirée par le Président de la République, il nous revient donc, en toute humilité, de regarder méphistophélès dans le blanc des yeux. Aux autres le mandat d’apostropher et de héler le Président Sassou Nguesso qui durant les 40 dernières années, aurait fait ce qu’il pouvait ; à nous la promotion des idées novatrices et l’unité des congolais. Contre vents et marées, nous nous battrons pour rendre aux congolais leur fierté et leur dignité. Ne laissons pas nos rêves être censurés par notre conscience. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R

Congo Brazzaville. Nos oreilles ont beaucoup souffert et nos cœurs, nos esprits et nos âmes ont pris le relais de la souffrance

Congo Brazzaville. Nos oreilles ont beaucoup souffert et nos cœurs, nos esprits et nos âmes ont pris le relais de la souffrance

TRIBUNE. M. Hydevert Mouagny, Député de la Majorité Présidentielle, au Congo Brazzaville, en son âme et conscience, avec la liberté de parole et d’action qui le caractérisent, a laissé entendre, de sa propre bouche, que l’insécurité sous le Président Pascal Lissouba avait été sciemment orchestrée pour gêner la gouvernance de ce dernier. On imagine que M. Hydevert Mouagny, lui même, devait être partisan de cette installation de l’insécurité. Et par extension, le camp politique opposé au Président Pascal Lissouba. Parce que ne pouvait gêner le pouvoir du Président Pascal Lissouba que celui qui s’opposait, de fait, à la marche harmonieuse, pour des intérêts nationaux de l’exercice du Président Pascal Lissouba. En politique, voies légales, démocratiques on non, on trouble un système en place pour des velléités de changement et d’appropriation aux fins de se donner les moyens de gouverner à son tour. On comprend alors, 27 ans après les violences du 5 juin 1997, à Brazzaville, la raison fondamentale, motif réel, de ces tragiques événements qui ont embrasé la capitale congolaise, fait des milliers victimes, endeuillé des familles, détruit des immobilisations, et, en dernier ressort, contraint de nombreux partisans du Président Pascal Lissouba à un exil forcé à l’étranger. Un exil où le Président Pascal Lissouba trouvera la mort, le 24 août 2020, à Perpignan, dans le Sud de la France. J’y perdrais mon épouse, Mave, et un enfant de 15 ans, Didi O. Le temps est passé. Ce qui est passé est passé Mais, les violences du 5 juin 1997 valaient-elles la peine? J’estime que non. Les élections présidentielles, sanctionnant le mandat du Président Pascal arrivaient. Leur préparation était collégiale. Les représentants de l’opposition y prenaient part. Ce sont ces violences qui ont été à la base du report objectif de l’élection présidentielle décidée par le Conseil Constitutionnel, avec à sa tête, M. Note Agathon. Autant les brutalités dans Brazzaville et ses environs se sont accrues lorsque le report des présidentielles a été arrêté, parce que clamé illégal par l’opposition de l’époque, autant le Président Denis Sassou Nguesso ne s’est pas empêché de modifier la Constitution en 2015, pour se créer les conditions d’un troisième mandat en 2016, au prix des violences qui ont généré des détentions des candidats Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Le 15 août 2024, le Congo Brazzaville célébrera les 64 ans de son indépendance. Cette durée semble ne pas jouer sur l’état d’esprit et la faculté des dirigeants congolais à mieux gouverner notre pays. Depuis l’indépendance, les pouvoirs qui se succèdent se cherchent toujours, semblant naviguer à vue. Et pourtant, je l’ai écrit, le 7 mars 2024, le Congo Brazzaville est pays merveilleux. Un don de Dieu. Rien ne lui manque pour être cette Nation modèle, à tous points de vue. Mr Hydevert Mouagny, nos oreilles ont beaucoup souffert. Et nos coeurs, nos esprits et nos âmes ont pris le relais de la souffrance. Député de la Majorité Présidentielle vous êtes. J’ose croire que, du fond de coeur, vous ferez amende honorable, parce que le 5 juin 1997 est un désastre. Une guerre de la Nation congolaise contre elle-même. Elle n’a pas fait avancer le Congo. La cohésion et l’unité nationales peinent à se construire. L’économie, en dépit d’immenses ressources naturelles dont dispose le pays traîne à se développer. Le chômage, particulièrement, celui des jeunes est élevé. Le cri sur l’arrêt des anti-valeurs s’évanouit, dans l’air, comme de la fumée, sans résultat. L’arrière pays et les cités ne se modernisent pas. L’effet d’entraînement au travail des Congolais est lourd. Les autorités, ne s’en imposant pas comme référence. Et les Congolais attendent toujours de leurs dirigeants la phrase symbolique et pleine de résonance productive « Faites comme nous ». Paris 11 mars 2024 Ouabari Mariotti Ancien Garde des Sceaux Ministre de la Justice Congo Brazzaville

Congo/24 août 2020-24 août 2023. Trois ans déjà

Congo/24 août 2020-24 août 2023. Trois ans déjà

HOMMAGE. Terre des Légendes et des Lumières. Trois ans que le Président Pascal Lissouba nous a quittés, des suites d’une longue maladie, à Perpignan, dans le sud de la France. Le temps qui passe n’efface pas les souvenirs. Et bien émouvants sont en moi, les souvenirs des souvenirs du Président Pascal Lissouba. Moi, le militant, sans discontinuer de l’UPADS, jusqu’à ce jour, malgré la succession des heures sombres de ce Parti, une formation dont le Président Pascal Lissouba est le Fondateur, lui ayant permis d’obtenir, en une législature, la majorité dans l’ensemble des Institutions représentatives du pays. Depuis la disparition du Président Pascal Lissouba, le 24 août de chaque année ravive, à l’intérieur des valeurs communes auxquelles sont attachés les Congolais, une prise de conscience, claire et nette, à deux niveaux. D’abord, le sentiment, sans complexe, que dans l’histoire du Congo Brazzaville, un Chef d’Etat, le Président Pascal Lissouba, est arrivé au pouvoir par la voie la plus démocratique, la plus juste et la plus transparente, au terme d’un Dialogue national, sans exclusive et souverain, au cours duquel, les Forces vives de la Nation ne s’étaient jamais autant auparavant exprimées, si librement, pour deux défis majeurs. D’une part, consolider la cohésion nationale, éradiquer les maux qui tirent le pays vers l’avilissant et jeter les bases solides d’un Congo uni à construire sur des causes solidaires et progressistes. Par ailleurs, dans un Congo, producteur de pétrole où jusque là, les pouvoirs publics ne tiraient de cette précieuse ressource naturelle que les redevances pétrolières et autres contributions directes y afférentes, le Président Pascal Lissouba a introduit la donne avantageuse et féconde du partage de production. Puisse cette troisième année du décès du Président Pascal Lissouba, se référant à l’image du Grand Esprit qu’il a été, l’UPADS ne pas perdre sa raison d’espérer, et recréer les conditions optimales de redevenir ce Parti conquérant de ses beaux jours, lors de sa naissance. A l’UPADS, de se redonner les motifs d’exister réellement, sa seule force, son unique motif de fierté. Le Président Pascal Lissouba, en s’éteignant, s’en est allé, avec la conviction qu’il a transmis à l’UPADS et à ses militants, sur l’étendue du territoire national, le flambeau de la victoire, comme, dans le cas de l’épreuve du marathon, se le passent les coureurs. De l’Orient Eternel où repose le Président Pascal Lissouba, tout indique qu’il recommande aux Dirigeants de l’UPADS de se regarder eux mêmes, avec honnêteté et lucidité, révéler au grand jour leurs propres défaillances et initier de nouveaux chemins vers la reconquête du pouvoir d’Etat. Il n’y a pas de systèmes qui annulent complètement l’ouverture au bien, à la grandeur, à la force, à la beauté et au triomphe. Loin de nous, hors de notre portée, le Président Pascal Lissouba est en nous. Nous l’aimons. Paris 24 août 2023 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS

Et la Françafrique mis fin au règne de Pascal Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville!

Et la Françafrique mis fin au règne de Pascal Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville!

RETRO. Le 15 octobre 2020, cela fait Vingt trois (23) ans que le feu Président Pascal Lissouba fût chassé du pouvoir par la Françafrique via leur homme de main Denis Sassou Nguesso, après 5 mois de guerre civile qui fît près de 10.000 morts. Dans sa plainte qu’il a déposée le 20 novembre 1997 au Tribunal de Grande Instance de Paris, le Président Lissouba cite la presse française et les propres déclarations du président M. Denis Sassou N’Guesso. Voici quelques extraits de cette plainte : « Aux termes d’un pacte de corruption dont les modalités exactes restent à définir, mais qu’un faisceau d’indices précis et concordants rend particulièrement apparent, Elf Aquitaine a aidé le Général Sassou N’Guesso à exécuter son coup d’Etat au Congo. » « Plusieurs personnes ont rendu visite au Général Sassou N’Guesso avant, pendant et après le coup d’Etat, et ont assisté au simulacre de la prestation de serment du Général Sassou N’Guesso le samedi 25 octobre 1997, au lieu de condamner les conditions de la prise de pouvoir. » « Dans la même période, ces mêmes personnes n’ont pas eu le même comportement à l’égard du gouvernement. » « De même, il est pour le moins significatif qu’Elf Aquitaine n’ait pas fait rapatrier son personnel, à l’instar de l’autre grande compagnie présente à Pointe-Noire (Agip), ce qui prouve qu’Elf Aquitaine non seulement savait n’avoir rien à craindre des milices du Général Sassou N’Guesso ou de l’armée angolaise, mais encore, mais surtout disposait des éléments d’information permettant de prévoir les circonstances de l’invasion angolaise (c’est-à-dire le fait que l’armée angolaise irait jusqu’à Brazzaville pour y porter le Général Sassou N’Guesso). » Lissouba affirma dès ce moment avoir été lâché par Elf, probablement pour avoir ouvert les portes du marché pétrolier Congolais aux Américains. Rappelons que le feu Président Lissouba avait reçu 1 million de Franc Français (100.000.000 de F CFA) en liquide pour financer sa campagne d’Elf via André Tarallo. La compagnie Elf est la tête de pont de la diplomatie et de l’espionnage français, tout en rapportant énormément d’argent à la France. L’énorme pactole des hydrocarbures était aussi utilisé à des fins de corruption, ainsi qu’au financement de campagnes politiques en France. Dans son livre « Noir silence », François Xavier Verchave affirme que politiquement Lissouba ne s’imposait pas vraiment et d’erreurs en maladresses, Elf comprend rapidement qu’il faut mieux adopter une position attentiste: tout en nouant des liens avec le nouveau gardien du pétrole Congolais, la société française sait que l’ancien dictateur pourrait revenir au pouvoir à la prochaine échéance présidentielle en 1997. Quelques mois avant cette échéance, Denis Sassou Nguesso est reçu en ami par l’ex Président français Jacques Chirac. Tout laisse à penser que malgré les promesses de neutralité, tous les réseaux de la Françafrique se sont activés pour remettre l’ancien dictateur au pouvoir jusqu’à aller l’aide militaire du voisin Angolais. Comble de duplicité, Elf aide financièrement les deux camps. Dès juin 1997, le « Canard enchaîné » évoquait des transports d’armes en direction du Congo : « le sort du Congo se joue au fonds du puits de pétrole » titrait-il le 11 juin 1997. Il expliquait que l’Elysée s’ingérait dans la guerre au Congo (articles du 10 septembre et 17 septembre 1997). Ces informations n’ont pas été démenties. Au contraire, elles furent reprises par M. Jacques Isnard dans « Le Monde » du 17 octobre 1997, dans un article intitulé « Des « Cobras » très bien ravitaillés en armes ». « Selon les services de renseignements français, les « Cobras » de M. N’Guesso ont pu disposer d’armements lourds et individuels en provenance de plusieurs Etats africains proches de la France, comme le Gabon. Les mêmes sources françaises laissent entendre que ces milices ont pu, grâce à des circuits de financement occultes fréquents dans les milieux pétroliers, acheter des matériels en Europe ». En effet, les Transall de l’armée française n’ont cessé de livrer des armes à la faction au pouvoir, – à savoir le président Sassou N’Guesso -. Selon la Lettre du Continent du 1er juillet, la France a financé avec l’argent du Fonds d’aide et de coopération (FAC) l’intervention d’au moins 80 officiers et sous-officiers français. De leur côté, les opposants au régime dénoncent l’intervention de légionnaires français dans le « maintien de l’ordre ». Ne paierons-nous pas un jour chèrement le pétrole préservé à ce prix ? » Le Président Lissouba a reconnu qu’il avait pu acheter des armes lourdes grâce aux recettes pétrolières ; il en est de même de son adversaire, le Président Sassou N’Guesso. Pour s’équiper, les milices du président Lissouba disposaient des moyens de l’Etat ; les autres milices s’efforçaient de voler du matériel dans les casernes ou d’en acquérir dans les pays voisins. Le fait que le président Lissouba avait boudé le sommet des chefs d’état à Libreville (Gabon) sous l’égide du Président Omar Bongo préférant se rendre à Kinshasa (RDC), Kigali (Rwanda) et Kampala (Ouganda) pour aller chercher les mercenaires scella définitivement son sort. Tout récemment son ex directrice de cabinet Madame Claudine Munari l’a affirmé lors de son interview sur RFI dans ces thermes : »C’était sous l’instruction de qui, à votre avis, que l’Angola et le Gabon ont soutenu Sassou-Nguesso ? C’est sous l’instruction de la France et de Elf. À l’époque, c’était encore Elf. » « On a fait un procès à Pascal Lissouba en disant qu’il menaçait les intérêts de la France. » C’est ainsi que ce rouleau compresseur qui est la Françafrique mis fin au règne de Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville avec leur poulain Denis Sassou Nguesso. Evrard NANGHO Président national du Modec.

Congo. Pascal Lissouba traité en ennemi plutôt qu’un adversaire politique

Congo. Pascal Lissouba traité en ennemi plutôt qu’un adversaire politique

TRIBUNE. C’est assez navrant de constater le concert d’hommages suscité par la disparition du professeur Pascal Lissouba, ancien chef d’Etat congolais ; lequel, il faut le rappeler, a été chassé du pouvoir des suites du coup d’Etat sanglant du 5 juin 1997 par le puschiste multirécidiviste et bourreau du peuple Denis Sassou Nguesso. On est en même temps surpris de voir ces hommages venir d’un camp dont on s’y attendait le moins ; c’est-à-dire du pouvoir, notamment du PCT. Une formation politique, véritable calamité pour le Congo, surfant sur une idéologie mythomane sinon utopiste et dont Sassou Nguesso est curieusement le président du comité central, en toute violation de sa propre constitution. En passant, il faut signaler qu’ils sont déspérément accrochés, comme à une bouée de sauvetage, à la fallacieuse devise de ce parti : “Tout pour le peuple! Rien que pour le peuple!” Et ce, en dépit de la cruelle réalité du triste et moins enviable sort imposé au même peuple. Cynisme, quand tu nous tiens! En effet, le gouvernement congolais et le Parti Congolais du Travail ont osé l’outrecuidance d’amuser la galérie, au point de paraître ridicules. C’est ainsi qu’on a vu tour à tour le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla ainsi que la ministre du tourisme et de l’environnement Arlette Soudan-Nonault s’illustrer, toute honte bue, par des hommages dithyrambiques ponctués de superlatifs à la mémoire de l’illustre défunt. Mais il y a tout de même lieu de présumer que dans cet Etat policier qu’est devenu le Congo-Brazzaville, le gouvernement ainsi que les membres du PCT, étaient au courant de la santé vacillante de Pascal Lissouba qui se dégradait inexorablement au cours de ces dernières années. C’est ainsi que l’on comprend très mal pourquoi cette alarmante situation n’avait pas préoccupée les autorités, au point de les inciter à envisager une décision de bon sens consistant à amnistier, à titre humanitaire, une ancienne personnalité de premier plan du pays dont elles savaient moribonde? En outre, il n’a pas échappé aux congolais que ces hommages posthumes nimbés de démagogie et d’hypocrisie, relèvent non seulement d’une indécente récupération politique, mais aussi d’une façon de se donner bonne conscience devant le mépris sinon le déni du droit à un homme, ayant dirigé le Congo, de mourir et d’être inhumé avec les honneurs de la République sur la terre de ses ancêtres. Mais, il faudrait qu’on se le dise, cette attitude incongrue et ignoble n’honore guère ce pouvoir maléfique et criminogène, dont les tenants se sont montrés incapables de faire preuve de grandeur d’âme. On déplore également le fait que même les membres de son propre parti L’UPADS n’aient jamais osé introduire une demande de grâce présidentielle ou d’amnistie à l’égard de Pascal Lissouba auprès du gouvernement congolais et de Sasssou Nguesso. Il convient cependant de souligner que seul Paulin Makaya, le président de Unis Pour le Congo (UPC), qui a eu la présence d’esprit, le 30 juillet dernier, à la veille de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du pays, de plaider une amnistie générale en faveur de l’ancien chef de l’Etat ainsi que pour tous les prisonniers politiques, sans oublier les hommes politiques congolais qui ont choisi le chemin de l’exil. Ceci n’a, hélas, rencontré aucun écho favorable auprès des gouvernants. De ce refus obstiné d’amnistie, on est donc en droit d’inférer que Pascal Lissouba, jusqu’à la fin de sa vie, était perçu par les autorités congolaises comme un ennemi plutôt qu’un adversaire politique. Certes, on ne saurait perdre de vue le fait qu’aucune oeuvre humaine n’est parfaite. C’est ainsi qu’on ne peut occulter le fait que l’action politique de Pascal Lissouba, à la tête du pays, était entachée de nombre d’irrégularités déplorables. C’est pourquoi il faille reconnaître sa part de responsabilité dans des guerres fratricides ayant endeuillé des familles congolaises. Mais pour des raisons évidentes de réconciliation nationale et de paix des braves, il aurait été idéal que le pouvoir de Brazzaville fasse ce geste humanitaire ultime en vue d’une éventuelle décrispation du climat social tant espérée. Il y a lieu d’affirmer sans coup férir que l’amnistie de Pascal Lissouba aurait eu la vertu de cicatriser un tant soit peu des plaies, d’apporter du baume au coeur des congolais et surtout de sceller la paix. Et par voie de conséquence, une telle action aurait pu raffermir sinon consolider la cohésion sociale, l’unité et la concorde nationales ainsi que le vivre ensemble ébranlés par de multiple conflits armés dont le pays a été le théatre. Bien évidemment, on aurait fait l’économie de cette fracture tribale patente et de l’hystérie de l’ethnocentrisme exacerbé dans lesquelles sombre notre société. On est en droit de se poser la question de savoir à quoi sert-il de rabâcher les oreilles des congolais avec des mots creux sur la paix quand on est incapable de traduire cela par des actes concrets? Pour ce faire, il ne serait pas exagéré de déduire que les autorités congolaises ont manqué un opportunité de réconcilier le Congo avec lui-même. En outre, il convient de souligner que Pascal Lissouba est mort loin de son Congo natal, dans le sud de la France, avec le profond sentiment de persona non grata sur la terre de ses ancêtres du fait d’une condamnation par contumace prononcée à son encontre. C’est ce qui, semble-t-il, justifie le fait que dans son testament il ait eu à manifester un refus catégorique de voir sa dépouille mortelle rapatriée et inhumée au Congo pendant le règne du bourreau du peuple qui l’a toujours considéré comme un ennemi. Le moins que l’on puisse dire c’est que le vieil homme fatigué par le poids des ans et rongé par la maladie n’avait plus de velléité de reconquête du pouvoir. Il ne représentait donc plus aucune menace pour le pouvoir de Brazzaville. C’est à ce titre qu’on aurait pu faire preuve de mansuétude sinon d’humanisme à son égard, en lui gratifiant une amnistie qui l’aurait permis d’envisager un éventuel retour au bercail et finir ses jours