RD Congo. Cette campagne électorale à coût de billets d’argent…

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HAUT ET FORT. Ces vidéos qui circulent sur le net, montrant deux agents postés à l’entrée du Stade des Martyrs et distribuant des billets de banque à tout participant au meeting du candidat président numéro 20, soulèvent beaucoup d’interrogations.

1. Quel est le rôle d’une campagne électorale pour un président sortant sinon de faire le BILAN de son quinquennat, d’évaluer en quoi les promesses électorales faites il y a cinq ans ont été tenues durant son mandat présidentiel et de là avoir des raisons légitimes de tracer de nouvelles voies vers un avenir encore plus radieux?

2. Qu’est-ce qui se passe dans la tête de celui qui donne l’argent aux participants? Quelle fonction vise-t-il à faire jouer à l’argent distribué ? Est-ce pour renforcer les capacités de sa base électorale ou bien juste pour obliger celle-ci à ne pas voir l’irréparable d’un quinquennat qui a échoué sur beaucoup de volets vitaux en l’occurrence le volet sécuritaire ( 1/3 du territoire est occupé par des armées étrangères); économique ( le peuple se trouve dans un marasme pire qu’avant 2018) et politique ( jamais l’unité du peuple congolais n’a été au plus bas et que le pays entier ne soit devenu la risée du monde)?

3. Peut-on faire une enquête sur le message essentiel retenu par les récipiendaires de l’argent hier dimanche, message politique qui leur permet de croire désormais au lendemain meilleur de leur peuple? Sont-ils rentrés chez eux forts de 10.000 FC en poche ou bien investi d’une ou de deux raisons qui les motivent de voter pour ce candidat car ils auraient compris en quoi sa politique peut sauver le Congo de demain ?

Ma petite conclusion est la suivante :

un candidat président qui utilise l’argent pour attirer ou encore pour convaincre son électorat démontre sa dangerosité contre le destin du pays pour la simple raison qu’il manque cruellement d’un NOUVEAU projet politique capable de faire rêver un peuple et de donner à ce dernier un idéal puissant de changement. Un tel candidat procède ni plus ni moins par l’opération d’achat des consciences et du bâillonnement de la liberté de l’électeur. Il a choisi d’endormir du sommeil de la raison, ses électeurs en qui il suscite juste de l’émotion et du fanatisme aveugle pour fermer leurs yeux sur leur propre misère dont sa gestion politique se veut être le premier responsable.

Par Germain Nzinga

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