Le Congo et le FMI pourraient parvenir à un nouvel accord

ANALYSE. Il s’agit d’une simple déclaration de fin de mission, mais une sorte de pré-accord obtenu entre une équipe du Fonds monétaire international (FMI) conduite à Brazzaville par Pritha Mitra, et les services techniques du gouvernement congolais. Si cet accord était validé, le Congo pourrait alors bénéficier de quelque 505 milliards de francs CFA sur trois ans.

C’est une étape importante dans le nouveau round de négociations entre le Congo et le FMI. Il va falloir maintenant croiser les doigts pour l’étape finale. C’est le Conseil d’administration du fonds qui se réunit normalement le mois prochain.

Mais, tel que les services du FMI ont ficelé les contours du dossier Congo, avec des détails financiers, il serait impensable que le Conseil d’administration de l’institution du Breton Woods rejette cet accord.

Cette nouvelle aide du fonds servira prioritairement à rétablir les équilibres macroéconomiques et à financer les différentes réformes menées dans le secteur économique. Il s’agit pour le Congo d’améliorer la dépense publique, une tâche dont le pays ne se montre pas capable depuis des décennies.

Le Congo et le FMI étaient déjà parvenus à un accord fin juillet 2019. Mais, face à de dures conditions imposées par le Fonds, qui en réalité ne s’était servi que de la lettre d’intention du Congo, cet accord s’est mis dans l’impasse. Le Congo n’a pu l’appliquer durant deux ans.

A l’arrivée du nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, la tendance a été de renégocier un nouvel accord, avec l’appui de tous les partenaires possibles, et la France en particulier. C’est ce qui fut fait.

Mais, contrairement à ce que pensent bon nombre de Congolais, cet argent, environ 505 milliards de francs CFA, ce n’est pas pour s’acheter les cacahouètes, ou pour payer les salaires, les pensions de retraite ou les bourses d’étudiants. Ce n’est pas non plus pour financer le développement en construisant les routes et en achetant les tramways.

Il s’agit d’une somme importante, à comparer à la RDC qui a obtenu en juillet dernier quasiment le même montant (1,25 milliard de dollars), mais sur 5 ans.

Par Arsène SEVERIN

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