Tchad : Message à la Nation du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, à l’occasion de la nouvelle année 2026
Au Bénin, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’engagent à accélérer la transformation numérique dans la région

Grantir l’accès au haut débit, développer les capacités en intelligence artificielle, créer des emplois numériques et bâtir un marché intégré d’ici 2030 À l’issue d’un sommet régional qui s’est tenu les 17 et 18 novembre 2025 au Bénin, les ministres en charge du numérique des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont adopté la Déclaration de Cotonou, marquant le fort engagement de leurs pays pour accélérer la transformation numérique dans la région. Dans ce cadre, ils se sont fixés des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, notamment pour parvenir à un accès abordable et fiable au haut débit pour 90 % de la population, déployer des infrastructures numériques publiques interopérables comme l’identité numérique et les systèmes de paiement, doubler le commerce électronique intra-africain, et adopter des cadres harmonisés pour la cybersécurité, la gouvernance des données et de l’Intelligence Artificielle (IA) afin de créer un environnement de confiance. La Déclaration de Cotonou prévoit également la formation massive pour faire en sorte que 20 millions de personnes puissent disposer de compétences numériques de base, et que 2 millions de jeunes et de femmes bénéficient d’emplois ou d’entrepreneuriat numériques. Par ailleurs, les ministres se sont engagés à stimuler les écosystèmes d’innovation numérique en partenariat avec le secteur privé. Ils ont également décidé de promouvoir des solutions africaines pour l’IA à travers le développement des infrastructures régionales de calcul, de cloud et des données et la mise en œuvre de programmes d’applications de l’IA dans des secteurs prioritaires pour la transformation économique inclusive. Pour réaliser ces objectifs, la Déclaration appelle à une mobilisation des investissements publics et privés à travers pactes numériques nationaux, qui articuleront objectifs de réformes, besoins en financement et partenariats stratégiques avec le secteur privé autour des objectifs fixés dans la Déclaration pour accélérer la croissance inclusive et la création d’emplois. Des mesures concrètes ont été envisagées pour favoriser l’échange de bonnes pratiques et la coordination visant à créer des marchés numériques régionaux, et inciter le secteur privé à investir dans l’infrastructure numérique en s’appuyant sur des initiatives régionales telles que la Mission 300 (M300), une initiative panafricaine visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030 afin de soutenir la transformation numérique et économique du continent. Le numérique s’impose aujourd’hui comme l’un des leviers les plus puissants de transformation économique et sociale. Véritable moteur de croissance, il stimule la productivité, favorise la création d’emplois et renforce l’inclusion. Les engagements pris à Cotonou traduisent une volonté commune de transformer la promesse du numérique en progrès concrets, et de positionner l’Afrique de l’Ouest et du Centre comme un acteur majeur de l’économie numérique mondiale. Co-organisé par le gouvernement de la République du Bénin et le Groupe de la Banque mondiale, le sommet régional sur la transformation numérique en Afrique de l’Ouest et du Centre a réuni plus de 200 participants composés de personnalités de haut niveau, y compris des ministres, responsables des communautés économiques régionales, dirigeants du secteur privé, jeunes créateurs de solution numériques, organisations de la société civile et experts internationaux. Il répond aux objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2030, qui est de garantir un accès universel et abordable au haut débit, bâtir un marché numérique unique africain, et saisir pleinement les opportunités offertes par les technologies en croissance comme l’intelligence artificielle pour réaliser la transformation numérique du continent. Avec BM
Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse du 06 au 10 novembre 2025)

10 Novembre. Africanews : Lors d’un déplacement à Gaya, les autorités nigériennes ont réitéré leurs accusations concernant la présence de soldats français à Tourou, près de Parakou, au nord du Bénin. Selon le président de la Transition, ce regroupement de militaires français chassés du Tchad aurait débuté le 7 décembre 2023. DW : Le déplacement du président tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno à Abu Dhabi témoigne de l’intérêt de cette rencontre pour le Tchad. Selon les autorités tchadiennes, elle a pour objectif de mobiliser 30 milliards de dollars américains pour financer 268 projets. RT : La frontière avec le Bénin restera fermée tant que la situation sécuritaire n’évoluera pas du côté béninois, a déclaré le président du Niger, Abdourahamane Tiani, lors d’un meeting dans la localité frontalière de Gaya, le 8 novembre. Jeune Afrique : « D’après le bilan que nous avons obtenu, environ 200 terroristes de l’Iswap ont été tués dans les combats », a déclaré Babakura Kolo, membre d’une milice anti-jihadiste qui soutient l’armée nigériane. Euronews : Mardi, l’Angola célèbre le 50e anniversaire de son indépendance vis-à-vis du Portugal. Marcelo Rebelo de Sousa, le président portugais, participera aux célébrations, qui marquent une nouvelle étape importante dans les relations entre les deux pays. Sputnik : Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf a appelé la communauté internationale à agir pour le Sahel, rapporte un communiqué de l’organisation. DW : Sans surprise, la candidature indépendante du général Mamadi Doumbouya, actuel président de la transition a été retenue. Mais sa candidature divise d’ores et déjà, car si ses soutiens s’en réjouissent à travers le pays, d’autres Guinéens comme le politicien en exil Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, qualifient cette candidature de « coût d’Etat ». Africanews : La situation sécuritaire au Mali se dégrade, alors le groupe de soutien de l’islam et des musulmans, affilié à Al-qaida impose un blocus des importations de carburant depuis plusieurs semaines. Le président de la commission de l’union africaine alerte sur la situation préoccupante. 9 Novembre. Jeune Afrique : Le Premier ministre a appelé l’ancien président Macky Sall, installé au Maroc, à rentrer au Sénégal « s’il est courageux », l’accusant d’être coupable, lui et son régime, de « haute trahison ». -Parmi 51 dossiers enregistrés, la Cour suprême a retenu neuf candidats, dont Mamadi Doumbouya, 40 ans, au pouvoir depuis le putsch de 2021. Ce dernier avait déposé sa candidature lundi, en dépit de sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils. 8 Novembre 2025. RT : Les ministres de la Défense du Mali Sadio Camara, du Burkina Faso Célestin Simporé et du Niger Salifou Mody ont fait part de leur décision de passer à la vitesse supérieure pour rendre opérationnelle la Force unifiée de l’AES. Le Point : Avec ses 5 000 à 6 000 combattants, le JNIM ne contrôle aucune grande ville, mais sa force réside dans sa mobilité et son ancrage rural. Dans de nombreuses localités, il impose des « accords de paix » sous contrainte : fermeture d’écoles, taxes religieuses, port du voile obligatoire. Xinhua : Dans un communiqué publié vendredi soir, la Commission de l’UA a rejeté toute menace d’action militaire unilatérale contre le pays le plus peuplé d’Afrique, réaffirmant son « engagement indéfectible » envers la souveraineté du Nigeria et ses garanties constitutionnelles de liberté religieuse. 7 Novembre 2025. Le Monde : Après dix-sept jours d’âpres négociations à Dakar, l’Etat le plus endetté d’Afrique, proche du défaut de paiement, n’est pas parvenu, jeudi 6 novembre, à conclure un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Il y a pourtant urgence. 6 Novembre 2025. Xinhua : Les Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes ont déclaré jeudi avoir « neutralisé » au mois d’octobre 229 terroristes et arrêté 721 individus pour faits de « criminalité, complicité, association de malfaiteurs », dans le cadre de la lutte contre la criminalité transnationale. BBC News : L’opération « ville fantôme » de trois jours, imposée par le chef de l’opposition camerounaise Issa Tchiroma Bakary, a paralysé l’activité économique dans plusieurs régions du pays Le Monde : Après avoir traversé Yaoundé, la capitale, pavoisée à son effigie, sur une route fraîchement rénovée pour le passage de son cortège, Paul Biya, 92 ans, a prêté serment, jeudi 6 novembre, pour commencer un huitième mandat à la tête du Cameroun. Patricia Engali
Accroître la collaboration régionale pour renforcer les systèmes de santé en Afrique centrale

Libérer les opportunités d’emploi grâce à des investissements régionaux qui renforcent la sécurité sanitaire et favorisent une création d’emplois inclusive La Banque mondiale a approuvé l’élargissement à l’Afrique centrale d’une initiative régionale à fort impact, contribuant à renforcer la préparation et la réponse aux urgences sanitaires dans quatre pays. La troisième phase du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (HeSP, de son acronyme anglais), bénéficie de 280 millions de dollars de dons et de crédits de l’IDA, complété par un don supplémentaire de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Le projet apportera un soutien ciblé au Cameroun, à la République centrafricaine, à la République du Congo, au Tchad ainsi qu’à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) afin de soutenir la coordination régionale. Le programme vise à accroître la collaboration régionale et à renforcer les capacités des systèmes de santé en matière de prévention, de détection et de réponse aux urgences sanitaires, notamment pour les épidémies, les chocs sanitaires liés au climat et les maladies zoonotiques. Il s’appuie sur les enseignements tirés de crises passées telles qu’Ebola et la pandémie de COVID-19, et s’aligne sur les stratégies nationales de santé et les engagements mondiaux, notamment l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable. Le financement supplémentaire du GFF complétera le programme en aidant le Cameroun dans la prévention des interruptions des services essentiels de santé pour les femmes, les enfants et les adolescents, et en renforçant la résilience des soins de santé primaires face aux chocs. « La région est confrontée à une convergence de défis, notamment la fragilité, les déplacements, la porosité des frontières et l’évolution des conditions météorologiques qui augmentent les risques d’urgence sanitaire et mettent à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragiles », explique Trina Haque, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale. « Le programme HeSP répond à ces besoins urgents en investissant dans la surveillance, les réseaux de laboratoires et les agents de santé de première ligne, tout en promouvant une prestation de services inclusive et résiliente. Il aidera les pays à passer d’une riposte réactive aux crises à une préparation proactive. » En outre, le programme appuiera l’élaboration de plans d’urgence nationaux et régionaux, renforcera les systèmes de laboratoires et de surveillance, et développera la formation des professionnels de santé, notamment des femmes, en épidémiologie et en sciences vétérinaires. Il financera également des infrastructures de santé vertes et résilientes et promouvra des approches « Une seule santé » qui intègrent la santé humaine, animale et environnementale. « Le HeSP est plus qu’une initiative sanitaire : ce programme constitue un moteur pour le développement régional », souligne Marina Wes, directrice par intérim de la Banque mondiale pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et du Centre. « En favorisant la collaboration transfrontalière et l’harmonisation des systèmes de santé, le programme aura des retombées positives en matière de commerce, de mobilité et de cohésion sociale. Il créera des milliers d’emplois dans les secteurs de la santé, de la logistique et des infrastructures, en particulier pour les jeunes et les femmes dans les zones mal desservies. » S’appuyant sur cette vision, le programme renforcera les capacités nationales et régionales en investissant dans un personnel de santé diversifié, en développant les systèmes de laboratoires et de surveillance, et en modernisant les infrastructures essentielles. L’accent mis sur l’inclusion des femmes et l’engagement local garantira que les opportunités d’emploi bénéficient pleinement aux travailleurs de première ligne ainsi qu’aux communautés les plus vulnérables, tout en renforçant la résilience institutionnelle et en protégeant les emplois existants dans la région. Le programme HeSP s’inscrit dans une approche programmatique à phases multiples, dotée d’une enveloppe de financement totale de 688 millions de dollars, couvrant huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
La Banque mondiale contribue à la croissance et au financement des micro, petites et moyennes entreprises au Tchad

La Banque mondiale a approuvé un don de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 100 millions dollars, afin de promouvoir la croissance et l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises. Le Projet de développement et d’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au Tchad contribuera à améliorer le climat des affaires en facilitant, notamment, la création d’entreprises, le fonctionnement des tribunaux de commerce et un meilleur accès à des informations actualisées et pertinentes sur les réglementations applicables aux entreprises. Il renforcera l’écosystème de soutien à l’entrepreneuriat en mettant en œuvre un nouveau Centre de développement des entreprises (CDE) qui déploiera plusieurs programmes de soutien aux entrepreneurs et aux PMEs, avec une attention particulière sur les projets portés par les jeunes et les femmes. Le projet favorisera l’inclusion financière et l’accès au financement des MPME, en opérationnalisant un fonds de garantie et en créant un programme d’éducation financière pour ces dernières. Le projet améliorera ainsi la capacité des entreprises à accéder aux financements et réduira le risque lié aux prêts accordés par les institutions financières. « Ce projet est centré sur l’approche de la Banque mondiale en matière de développement du secteur privé visant à renforcer la capacité du secteur privé à investir, créer des emplois, catalyser la transition verte et stimuler la transformation économique » a déclaré Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. « Il offrira au Tchad un meilleur accès aux services financiers de base pour permettre aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME), secteur essentiel de l’économie, d’investir et de se développer. » D’une durée de 6 ans, ce projet bénéficiera principalement aux MPME à travers le pays. Il permettra de réduire le temps moyen pour résoudre un litige dans un tribunal de commerce, favorisera l’accès de près de 8 000 MPME au crédit tandis que 2 000 MPME bénéficieront des services d’accompagnement proposés par le Centre de Développement des Entreprises. Pour finir, 200 000 personnes seront bénéficiaires du programme d’éducation financière. BM
Forum national sur l’assainissement au Tchad : la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner le pays vers l’accès universel aux services d’assainissement

Dans le cadre du tout premier Forum national sur l’assainissement au Tchad, tenu du 2 au 4 septembre derniers à N’Djamena, le Groupe de la Banque africaine de développement a confirmé son engagement à soutenir les efforts déployés par les autorités tchadiennes pour atteindre l’accès universel aux services d’assainissement. Organisé par le ministère de l’Eau et de l’Énergie, l’évènement était placé sous le haut patronage du Premier ministre tchadien, Allamaye Halina, autour du thème suivant : « Enjeux, défis et perspectives de l’assainissement au Tchad ». Il a réuni un large éventail d’acteurs publics, dont les principaux ministères et administrations concernés par la problématique, ainsi que les municipalités de N’Djamena, Abéché et Moundou. Parmi les partenaires techniques et financiers figuraient la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Union européenne, l’UNICEF, l’Ambassade du Royaume-Uni, l’ONG Internationale « Eau et Assainissement pour l’Afrique », la Coopération Suisse, LM international, l’Agence française de développement ou encore l’Organisation mondiale de la Santé. Le forum a pu compter sur la participation d’experts du Burkina Faso, du bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, d’ONG, d’associations de jeunes, de représentants des communautés, de chercheurs et structures spécialisées. Pour Claude N’Kodia, responsable par intérim du bureau pays du Groupe de la Banque au Tchad, « Garantir un accès universel à des services d’assainissement gérés en toute sécurité n’est pas une utopie, mais un objectif tout à fait réalisable. La Banque africaine de développement est prête à accompagner le Tchad avec ses instruments financiers et son expertise technique pour transformer cette ambition en réalité. » Représentant le Premier ministre, le ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi, a souligné que le Forum constituait un rendez-vous crucial pour l’avenir sanitaire, environnemental et économique de son pays. « L’assainissement est […] un déterminant majeur de la santé publique, un fondement de la dignité humaine et un socle du développement durable. Ce forum doit nous permettre […] de tracer une feuille de route nationale réaliste et de mobiliser toutes les énergies pour améliorer durablement le cadre de vie des Tchadiens », a-t-il affirmé. Le Tchad fait face à d’importants défis dans le domaine de l’assainissement : plus de 82 % des habitants ne disposent pas d’installations sanitaires adéquates, 63 % pratiquent encore l’élimination à l’air libre, et seul 11 % ont accès à des services gérés en toute sécurité. Cette situation, qui engendre des pertes économiques estimées à 129,5 millions millions de dollars par an, constitue une menace majeure pour la santé publique, l’environnement et le développement socioéconomique du pays. Le forum a permis de dresser un état des lieux, de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes en matière de gestion des excreta, des eaux usées, des déchets solides et spéciaux ainsi que des eaux pluviales. Les participants ont ainsi formulé plusieurs recommandations fortes : renforcer le cadre légal et réglementaire de l’assainissement ; rendre fonctionnel le mécanisme de coordination intersectorielle ; allouer une ligne budgétaire spécifique représentant au moins 0,5 % du PIB ; lancer une campagne nationale inclusive sur la gestion des déchets et la lutte contre l’élimination à l’air libre ; créer un Office national de l’assainissement. Les collectivités territoriales ont été appelées à intégrer l’assainissement dans leurs plans locaux et à renforcer leurs dispositifs de gestion des déchets, tandis que les partenaires techniques et financiers ont été invités à poursuivre leur appui stratégique et à soutenir la numérisation et le suivi-évaluation des programmes. Djamal Yaya Moussa, qui est maire de la commune du 1er arrondissement de N’Djamena, a abondé dans ce sens : « l’assainissement est au cœur de la mission des municipalités. Ce forum constitue un véritable contrat social, qui engage l’État, les partenaires, et surtout la population, acteur principal de l’assainissement. Son enjeu majeur est de susciter un changement durable des comportements afin que chacun adopte des pratiques responsables et contribue à un cadre de vie plus sain et plus républicain. » Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur « Eau, Hygiène et Assainissement » au Tchad, le Groupe de la Banque a tenu également à rappeler ses engagements à travers des projets structurants : le Programme national d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu rural (PNAER), financé à hauteur de 21,67 millions de dollars, a permis la réalisation de 366 latrines, 570 lave-mains et des campagnes de sensibilisation ayant réduit de moitié la prévalence des maladies hydriques ; le Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieux semi urbain et rural (PAEPA SUMR) phase I et II, qui couvre onze provinces fragiles du Tchad, vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, tout en renforçant la résilience des communautés. Avec des investissements intégrant l’économie circulaire, l’autonomisation des femmes et l’adaptation climatique pour des montants respectifs de 23, 26 millions de dollars pour la phase 1 et de 38, 32 millions de dollars pour la phase 2, le programme contribue à réduire les inégalités, créer des emplois et améliorer durablement la santé publique. Ces projets traduisent l’approche inclusive de la Banque africaine de développement, qui considère l’assainissement comme un préalable à la santé, à la dignité humaine et à la réduction de la pauvreté. En sa qualité de vice-présidente du comité d’organisation de l’évènement, la Banque africaine de développement a joué un rôle moteur dans la conception, la préparation et le déroulement des travaux du forum. Son implication illustre le rôle central qu’elle occupe dans le secteur « Eau, Hygiène et Assainissement » au Tchad, et son engagement constant à accompagner le gouvernement et les communautés du pays dans la recherche de solutions durables et inclusives.
Congo/ SMIB 2025 : le Kenya et l’Ouganda dominent le plateau international

SPORTS. La 20ème édition du semi-marathon international a livré ses résultats. Avec des performances respectives de 1h04mn32s pour le Kenyan Denis Kipkosgei et 1h13mn10s pour l’Ougandaise Ruth Cheptoyek, ces deux athlètes ont largement dominé la course qui s’est tenue le 14 août 2025 à Brazzaville, à l’occasion du 65ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Cette année, le semi-marathon de la Brazzaville a fêté ses 15 ans d’existence. La Fédération locale de course à pied, en tant que partenaire principal de l’événement, a à nouveau insufflé l’énergie du sport dans cette compétition. Avec un parcours de 25 km, officiellement homologué selon les standards internationaux, le marathon 2024 a rassemblé près de 7 000 participants, dont une trentaine d’athlètes venus de l’étranger. Pour les nationaux tous les 15 départements ont été représentés. Une dizaine d’athlètes congolais, cinq hommes et cinq femmes, se sont préparés, grâce au soutien du sponsor officiel (SNPC) ont suivi trois mois de formation à Eldoret, au Kenya, pour renforcer leur endurance et porter haut les couleurs du Congo. Au niveau de la sous-région, 6 pays étaient présents à Brazzaville, à savoir la RDC, le Cameroun, le Tchad, le Gabon et la RCA. Pour le plateau international, la 20 ème édition a réuni les athlètes venus de l’Ethiopie, de l’Ouganda, du Kenya et du Rwanda. Sur le terrain, la tradition a été respectée. Une fois encore, les athlètes congolais ont mordu la poussière face aux étrangers qui se sont imposés sur le plateau international dès le premier bouclage des 8 premiers kms. Et sans surprise, c’est le Kényan Denis Kipkosgei, avec un chrono de 1h04mn32s, en version masculine qui a franchi le premier la ligne d’arrivée avec un chrono de 1h04mn32s de 1heure ; talonné de près par l’ougandais Ezékiel Chepkorom et Rwandais Félicien Muhitira, tenant du titre, avec respectivement un chrono de 1h04mn38s et d’1h4mn 56s. En version féminine, la logique a été encore respectée et le tiercé gagnant a souri largement aux athlètes des hauts plateaux. Sur la plus haute marche du podium s’est illustrée l’ougandaise Ruth Cheptoyek avec un chrono de 1h13mn 10s. Ses poursuivantes immédiates ont pour noms Frida Hassanatte du Tchad (1h 13min 36 s) et Emeline Imanizayo du Rwanda (1h 17min 00 sec). Du côté des nationaux, la palme d’or est revenue, en version masculine, à Jean Marie Sametone Matena Libombo qui a bouclé les 21km 100 en 1h09mn5s. Il a été talonné de près par Rubin Bindikou et Nelson Mandela Boyoko qui ont affiché respectivement un chrono1h0946s et 1h10mn7s. En version féminine, Missamou Bafoundissa Léonce Chardevie, la tenante du titre s’est contentée de la 3ème place avec un chrono de 1h17mn20s. Elle a été détrônée par Ladelice Matoumbissa suivie de Cleme Mambeke réalisant pour la première un chrono de 1h16mn30s et pour la deuxième un chrono 1h16mn51s. Au cours de cette 20ème édition, l’association sport et loisir (ASEL) partenaire international du SMIB a décerné au président, Denis Sassou N’Guesso, un trophée en bronze de 23 kilos soulignant l’élégance et la noblesse de la presse. Un trophée a été également remis au Directeur général de la SNPC, Maixent Raoul Ominga. Le président du Comité de direction du SMIB, Raymond Ibata, a reçu également un trophée de la part de l’ASEL. Au cours de cette édition, les athlètes ayant figuré sur le podium lors des compétitions nationales ont vu leurs primes s’accroître. Le vainqueur a reçu un chèque de 2 500 000 FCFA, le second 2 000 000 FCFA, et le troisième 1 500 000 FCFA, représentant une hausse de 500 000 FCFA par rapport aux éditions précédentes. Wilfrid Lawilla D.
Tchad : la Banque africaine de développement organise une rencontre des acteurs sur la bonne gouvernance et la lutte contre les flux financiers illicites dans le secteur des ressources naturelles

Le Groupe de la Banque africaine de développement a organisé du 21 au 25 juillet, un atelier de formation et de dialogue stratégique dans le cadre de l’initiative Gouvernance des ressources naturelles dans les États en transition et fragiles (GONAT) autour du thème : « Débloquer la richesse de l’Afrique : infléchir les flux financiers illicites en faveur d’une croissance et d’un développement résilients ». L’atelier a réuni une cinquantaine de participants – dont des responsables des ministères des Finances, de l’Économie, de la Planification, de l’Environnement, des Mines et de la Géologie, ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé, des milieux universitaires et des communautés locales. Depuis son lancement en 2023, GONAT a réalisé des diagnostics, élaboré des modules de formation et déploie actuellement des sessions de formation et de dialogue stratégique dans le pays. Ces actions visent à renforcer les capacités nationales pour lutter contre les flux financiers illicites et améliorer la gestion des prêts adossés à des ressources naturelles. Après la République centrafricaine et la Sierra Leone, le Tchad est le troisième pays à accueillir ce dialogue stratégique de haut niveau, centré sur la promotion d’un renforcement de la transparence et de la redevabilité dans la gouvernance des ressources extractives. Les prochaines sessions sont prévues au mois d’août en République démocratique du Congo et au Mozambique. L’atelier était conjointement organisé par l’Institut africain de développement (IAD) et le Centre africain de gestion et d’investissement dans les ressources naturelles (ECNR). « Le renforcement de la gouvernance et de la transparence globales dans le secteur des ressources naturelles est une étape essentielle pour réformer la gestion, le suivi et la mise en œuvre liés aux flux financiers illicites, au commerce illégal des ressources et aux prêts adossés à ces ressources en Afrique. L’initiative GONAT contribue à résoudre ces problèmes et faire en sorte que l’Afrique valorise ses richesses naturelles en faveur d’une croissance et d’un développement résilients – a déclaré Solomane Koné, directeur du Centre africain de gestion et d’investissement des ressources naturelles- nous visons à doter les pays des outils et des partenariats nécessaires pour bâtir des systèmes résilients et redevables ». « Les flux financiers illicites sont l’un des principaux obstacles au développement en Afrique. Selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique » de la Banque africaine de développement, ils coûtent au continent près de 90 milliards de dollars par an en moyenne, soit environ 4 % de son PIB », a précisé Eric Ogunleye, directeur de l’Institut africain de développement de la Banque. Les échanges ont aussi porté sur le recours croissant aux prêts adossés à des ressources, mécanismes garantis par les revenus futurs du pétrole ou des minéraux. Bien que ces prêts offrent un accès rapide aux capitaux, ils comportent des risques de surendettement et une vulnérabilité accrue aux fluctuations des prix des matières premières. « Si une deuxième phase de l’initiative GONAT devait être lancée, nous recommanderions qu’elle se concentre sur des domaines stratégiques prioritaires pour le secteur des ressources naturelles au Tchad – notamment les études géologiques, l’extension de la numérisation du cadastre, la gestion des revenus et le renforcement des capacités dans l’ensemble de nos institutions. », a déclaré Mme Kadidja Hassane Abdoulaye. L’atelier a abordé notamment les thématiques suivantes : « Les méthodes de détection des flux financiers illicites, incluant le suivi des transactions commerciales et la coopération douanière » ; « Des cadres juridiques et fiscaux destinés à protéger les contrats d’extraction » ; « Les outils pour négocier des prêts adossés à des ressources plus transparents, en phase avec les Objectifs de développement durable ». En proposant leur assimilation dans les politiques nationales, l’atelier a notamment recommandé de : s’assurer que la recherche et les connaissances guident la prise de décision et les politiques publiques dans le secteur des ressources naturelles ; de réformer les lois et institutions du secteur minier ; d’accroître la transparence et la divulgation publique autour des activités extractives ; de renforcer les capacités techniques ; d’instaurer des commissions multipartites pour auditer les flux de ressources et coordonner l’action gouvernementale ; de ratifier et appliquer des initiatives clés, telles que l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), la Déclaration de Yaoundé, le Processus de Kimberley et leurs accords connexes. Parmi les intervenants de haut niveau on pouvait noter : la secrétaire d’État au Pétrole, aux Mines et à la Géologie, Mme Kadidja Hassane Abdoulaye ; le secrétaire général à l’économie et à la planification au ministère des Finances, M. Ahmat Abderahim Abbo ; le directeur du Centre africain de gestion et d’investissement des ressources naturelles à la Banque africaine de développement, Solomane Koné ; le directeur des ressources naturelles (ECNR), Banque africaine de développement, Innocent Onah ; M. Abdallah Mahamat-Nour, professeur-chercheur, hydrogéologue, directeur du Laboratoire hydro-géosciences et réservoir, et chef du programme de master GeoRes à l’université de N’Djamena. À propos de l’initiative GONAT GONAT est une initiative phare du Groupe de la Banque africaine de développement. Elle vise à renforcer la gouvernance dans les secteurs des ressources naturelles dans les pays fragiles et en transition. Le projet se concentre actuellement sur six pays : le Mozambique, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Sierra Leone, le Tchad et le Zimbabwe. Il couvre un large éventail de secteurs, notamment le pétrole, le gaz, les minéraux, la sylviculture, la pêche et la faune. Afdb