Croissance : Bank Al-Maghrib prévoit 5 % pour le Maroc en 2025

La croissance de l’économie nationale devrait marquer une accélération notable en 2025, en dépit d’une conjoncture internationale, entourées de fortes incertitudes, liées notamment à l’évolution et aux implications de la politique tarifaire américaine et à la persistance des tensions géopolitiques.

Selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM), elle devrait passer de 3,8% en 2024 à 5% en 2025 et se consolider à 4,5% en moyenne sur l’horizon 2026-2027, à la faveur notamment de la dynamique de l’investissement.

Pour ce qui est de l’inflation, et après un taux moyen de 0,8% sur les onze premiers mois de 2025, celle-ci devrait s’accélérer à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027.

Sur le volet des comptes extérieurs, le déficit du compte courant demeurerait contenu à 1,8% du PIB en 2025 et resterait en deçà de 2% les deux prochaines années, d’après les anticipations arrêtées par le Conseil de Bank Al-Maghrib lors de sa dernière réunion trimestrielle de l’année tenue mardi 16 décembre à Rabat. Parallèlement les avoirs officiels de réserve devraient se renforcer davantage à court terme, assurant une couverture autour de cinq mois et demi d’importations de biens et services.

En matière de finances publiques, le déficit budgétaire devrait poursuivre son atténuation, passant de 3,8% du PIB en 2024 à 3,5% en 2025 puis à 3% sur la période 2026-2028. Tenant compte de cette dynamique, le ratio de la dette du Trésor au PIB devrait s’alléger progressivement revenant de 67,7% en 2024 à 67,4% en 2025, puis à 65,9% en 2026 avant de passer à 64,9% en 2027 et 64% en 2028.

Sur le plan monétaire, le besoin de liquidité bancaire devrait continuer à s’accentuer, passant de 132,1 milliards de dirhams en 2025, à 146,8 milliards en 2026 et à 158 milliards en 2027, en lien notamment avec la progression prévue de la circulation fiduciaire.

En dépit de ces conditions, la Banque centrale du Maroc estime que « le crédit bancaire au secteur non financier, devrait s’accélérer à 4,1% en 2025 et à 5% en moyenne sur l’horizon de projection », tandis que le taux des créances en souffrance reste relativement élevé s’établissant à 8,4% en 2024 et à 8,7% à fin septembre 2025, pour un taux de provisionnement légèrement amélioré à 69%.

S’agissant du secteur bancaire, il a confirmé le renforcement de ses fondamentaux financiers, affichant une rentabilité soutenue et une bonne adéquation de ses fonds propres, a estimé BAM indiquant qu’à fin juin 2025, le résultat net du secteur, établi sur base sociale, poursuit une progression soutenue de 25% en lien avec les performances des activités de marché et d’intermédiation.

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