Burkina/Hommage au Capitaine Thomas SANKARA : « ce cérémonial nous rappelle l’intemporalité de l’homme, son œuvre et son combat », dixit le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso

Burkina/Hommage au Capitaine Thomas SANKARA : « ce cérémonial nous rappelle l’intemporalité de l’homme, son œuvre et son combat », dixit le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso

Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MÉDAH, représentant le Chef de l’État, a présidé, ce jeudi après-midi, le 4e cérémonial d’hommage militaire au Capitaine Thomas SANKARA, père de la Révolution d’août 1983. Deux tableaux ont composé ce cérémonial d’hommage militaire. Le premier a été celui de la grande relève de la garde du Mémorial et, le second, la sortie des chevaux. Pour le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, « ce cérémonial revêt un caractère plus que symbolique, car il nous rappelle l’intemporalité de l’homme, son œuvre et son combat ». A cette occasion, le Ministre Directeur de cabinet est revenu sur l’engagement du Capitaine Thomas SANKARA pour un Burkina Faso souverain, indépendant, fier et prospère. « Aujourd’hui ce flambeau est porté par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ (…) et nous sommes des millions à revendiquer l’héritage du Capitaine Thomas SANKARA », soutient le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MÉDAH. Aussi, a-t-il invité la jeunesse burkinabè à plus de solidarité et d’unité autour du Leader de la Révolution Progressiste Populaire, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, afin que « nous puissions honorer dignement la mémoire du Père de la Révolution d’août 1983 ». Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwindé Gilbert OUÉDRAOGO a souligné l’engagement du Capitaine Ibrahim TRAORÉ qui a donné des instructions pour que des dispositions soient prises afin que chaque premier jeudi du mois, un hommage mérité soit rendu à feu le Capitaine Thomas SANKARA. A l’issue du cérémonial, le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso a visité le Mémorial Thomas-SANKARA, accompagné par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè et la Présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

Congo. Les non-dits de l’hommage anthume au Pr Obenga : Pescennius Niger et l’art de la transition voilée (lecture en 5 minutes)

Congo. Les non-dits de l’hommage anthume au Pr Obenga : Pescennius Niger et l’art de la transition voilée (lecture en 5 minutes)

PARLONS-EN. L’hommage de la nation au Professeur Théophile Obenga le 25/ 07/ 2025 a été un kairos politique masqué, une exhortation à la rupture prononcée depuis le haut de la République lettrée. À travers Obenga, c’est l’Afrique qui rappelle que toute grandeur repose aussi sur l’art de s’effacer au bon moment. L’élévation du Pr Obenga à la dignité de Grand-Croix dans l’Ordre du Mérite congolais, n’est pas un simple geste honorifique. Il s’agit d’un acte d’intronisation civile d’un panthéon africain vivant, qui vient cristalliser l’ambivalence d’un pouvoir vieillissant dans son rapport au savoir et à la mémoire. Le pouvoir tente de s’approprier un capital symbolique d’envergure panafricaine à la proche de la mascarade électorale présidentielle qu’il organise. L’événement se distingue par une tonalité crépusculaire. À 89 ans révolus, cet hommage arrive tard. Le chef traditionnel des contrées de Boundji intronisé au grade de Mwene Ndzale, avec le recours au rite du Kiébé-Kiébé, exécuté sommairement, révèle une tension anthropologique : celle d’une autorité politique qui convoque les codes sacrés de la tradition mbochi uniquement pour légitimer son pouvoir, mais dont l’exécution désarticulée trahit l’usure du régime. Dans une société où l’intellectuel est muselé, étouffé, l’hommage anthume devient un double aveu : celui du constat de l’irréductible présence de l’intelligence critique, impossible à taire, mais aussi celui de la fatigue d’un pouvoir qui cherche encore ses mots pour signifier sa sortie. La ministre Emmanuel Adouki, n’arrive d’ailleurs pas à garder les temples du savoir (l’UMNG et l’UDSN) sur les rails éthiques et académiques. Les voleurs, tricheurs et escrocs du CAMES sont connus et sont légion : notes sexuellement distribuées, tribalisme, népotisme et crétinisme sont devenus la règle. Les bons enseignants sont tués par ceux qui s’arrogent les postes. Ils sont directeur de cabinet et secrétaire général simultanément, enseignants et ministres simultanément, etc. Le gouvernement Makosso est un record en la matière (30 % des effectifs) : Collinet Makosso, maître assistant (MA); Emmanuel Adouki, professeur titulaire (PT); Jean Rosaire Ibara (PT); Aimé Bininga (MA); Jean Claude Gakosso, maître de conférence (MC); Paul Ngobo (PT); Rosalie Matondo (MA); Jean Luc Moutou (PT); Thierry Maguessa Ebomé (MC); Irène Mboukou Kimbatsa (MC); Ludovic Ngatsé, assistant (A). Pourtant le gouvernement échoue et les diplômes congolais sont boudés en Occident. A-t-on réellement sélectionné les bons universitaires au gouvernement ? Pescennius Niger : un miroir historique tendu au Prince Le geste du Pr Obenga remettant à M. Sassou un portrait de Pescennius Niger n’est pas une anecdote érudite, loin s’en faut. Il peut s’interpréter comme un acte politique crypté, un message codé à l’intention de l’Histoire. En évoquant ce général romain proclamé empereur en 193, puis vaincu en 194 par Septime Sévère, Obenga tend au pouvoir un miroir antique de l’usurpation, du déclin et de la défaite inéluctable face au mouvement de l’Histoire. En effet, Pescennius Niger, soutenu par l’Orient de l’empire romain, avait la légitimité populaire et Sénatoriale certes, mais non l’approbation de la force militaire de la cité de Rome : allégorie parfaite d’un régime soutenu par une façade d’institutions, mais miné par la légitimité évanescente et la fatigue d’un peuple. Dans un tel geste, l’intellectuel reprend son rôle de scribe prophétique pour souligner que l’histoire du pouvoir est cyclique (À l’instar du cercle du Kiebe-Kiebe) et que toute tentative de pérennisation éternelle termine tragiquement. Le parallèle avec « l’Année des cinq empereurs » n’est pas fortuit : il suggère l’ouverture imminente d’un cycle de rivalités de prétendants. ( suite, jeudi 14/08/25) Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Année de la culture | Cheick Tidiane Seck rend hommage aux légendes de la musique malienne

Année de la culture | Cheick Tidiane Seck rend hommage aux légendes de la musique malienne

Le célèbre claviériste malien Cheick Tidiane Seck, parrain du mois de juin de l’Année de la Culture 2025, a donné un concert en live, le vendredi 20 juin 2025, à la Maison des Jeunes de Bamako en hommage aux artistes disparus. C’était sous la présidence du Chef de Cabinet, Nohan Sow, représentant le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFÉ. Cheick Tidiane Seck et son groupe ont offert une performance live exceptionnelle devant un public enthousiaste et de nombreux acteurs culturels. Ce concert, présenté comme un « 𝑴𝒂𝒓𝒂𝒕𝒉𝒐𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒆́𝒈𝒆𝒏𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒖𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒎𝒂𝒍𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 », a permis de célébrer la richesse musicale du Mali tout en rendant vibrant hommage et en magnifiant ses compagnons et tous ceux ont porté le flambeau de la musique malienne avant de s’éclipser. Cet événement important s’inscrit dans le cadre des activités de l’Année de la Culture, décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Ce grand rendez-vous musical n’était pas seulement un spectacle, mais un moment clé pour l’Année de la Culture. Il a rappelé l’importance de la culture pour le Mali comme un vecteur de paix et de vivre-ensemble.

Commémoration du 26 Mars 1991 : Le Général d’Armée Assimi GOÏTA rend hommage aux Martyrs de la démocratie

Commémoration du 26 Mars 1991 : Le Général d’Armée Assimi GOÏTA rend hommage aux Martyrs de la démocratie

Le Président malien, Assimi GOÏTA, a procédé ce mercredi 26 mars 2025 à un dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs lors d’une cérémonie solennelle marquant la commémoration de la Journée des Martyrs. « L’événement a enregistré la présence du Président du Conseil National de Transition, le Général de Corps d’Armée Malick DIAW, du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, ainsi que des présidents d’institutions et des membres du Gouvernement », a annoncé la Présidence dans un communiqué. Le dépôt de la gerbe de fleurs symbolise « le respect et la reconnaissance de la nation malienne envers les martyrs de la démocratie », a souligné la même source indiquant que le chef d’Etat malien a rappelé dans son allocution prononcée à cette occasion que « cette journée marque le 34e anniversaire des événements tragiques de mars 1991 et souligné l’importance de la mémoire collective et du devoir de réflexion sur les enjeux actuels du Mali. « Cette journée marque l’aboutissement de la lutte héroïque menée par le peuple malien pour instaurer le changement. Si le souvenir des événements tragiques demeure dans la conscience collective, il en va de même pour l’aspiration du peuple à vivre dans un pays pacifié, réconcilié et stable », a-t-il poursuivi mettant par la même occasion en avant les actions entreprises par les autorités de la Transition pour répondre aux aspirations profondes de la population dont les Assises Nationales de la Refondation et le Dialogue inter-malien. Dans son allocution, le Président de la Tasition a rappelé en outre le « choix noble » fait par le Mali «de s’assumer sur la voie de la souveraineté », affirmant que la réalisation de cette aspiration demande patience, engagement et sacrifice. Martin Kam Avec CP

Exposition remémorative à la Galerie la Kasbah : Un vibrant hommage à Benhila Regraguira et à Fatna Gbouri à Essaouira

Exposition remémorative à la Galerie la Kasbah : Un vibrant hommage à Benhila Regraguira et à Fatna Gbouri à Essaouira

ARTS. Les cimaises de la galerie la Kasbah sont ornementées actuellement par les œuvres de deux plasticiennes, pionnières de l’art au Maroc, BenhilaRegraguia (1940-2009) et FatnaGbouri (1924- 2012). Cette exposition remémorative sinscrit dans le cadre du cycle « Les immortels d’Essaouira». Il s’agit d’un vibrant hommage posthume à ces deux artistes-peintres, symboles d’une scène artistique souirie authentique, et une manière de célébrer et revaloriser leurs répertoires d’un onirisme et d’une éloquence prononcés. BenhilaRegraguia, un grand nom de l’art au Maroc, a laissé un héritage durable de 1940 à 2009. Et FatnaGbouri, active de 1924 à 2012, est une figure de proue de la scène des arts plastiques au Maroc.Rendre hommage aux deux plasticiennes c’est aussi célébrer leurs parcours créatifs extraordinaires. D’où l’idée d’organiser cette exposition remémorative dédiée aux deux artistes-peintres à la Galerie La Kasbah d’Essaouira dans le cadre du cycle « Les Immortels d’Essaouira».  Selon Kabir Attar, le directeur et président fondateur de cette galerie, il s’agit de deux figures emblématiques de l’art plastique tant au Maroc qu’à l’international, qui ont exprimé une fidélité indéfectible envers la ville d’Essaouira et ont significativement contribué à l’ouverture culturelle de cette destination aux diverses influences civilisatrices. BenhilaRegraguia est renommée pour sa générosité dans l’expression plastique personnalisée et son esprit d’équipe, tandis que FatnaGbouri se distingue par sa présence constante et son engagement sur la scène culturelle dynamique d’Essaouira en compagnie de ses deux fils, le regretté plasticien Ahmed Majidaoui et le plasticien contemporain Abdelhamid Majidaoui. Cette exposition commémorative se veut un hommage vivant et vibrant à leur mémoire, tout en œuvrant à la revalorisation de leurs œuvres plastiques inoubliables. D’abord, RegraguiaBenhila, née à Essaouira en 1940, est une artiste qui a su déjouer les desseins du destin en troquant ses peaux de mouton contre des pinceaux, en se hissant d’une condition plus que modeste à celle plus prestigieuse d’une artiste qui maîtrise l’univers de la création. «La peinture de Benhila est d’une générosité exubérante. D’une grande fraîcheur. La fraîcheur du ciel et de la mer. Elle peint l’aube à la fois étrange et belle lorsque les brouillards de la nuit font danser la lumière du jour. C’est le monde qui renaît au bout du rêve. Elle peint le ciel de la fertilité quand le jour enfante la nuit», souligne l’écrivain, journaliste et ethnomusicologue Abdelkader Mana. Ensuite, FatnaGbouri,  née en 1924 à TnineGharbia (province de Safi) et commence à peindre en 1982 à l’âge de 58 ans. Au même titre que ChaibiaTalal,  cette plasticienne est une des pionnières féminines de la peinture marocaine.  Selon le critique d’art Olivier Rachet: «Son trait est spontané, proche en cela de l’art brut, et semble avoir pour vocation de partager l’émerveillement de tous les sens».  L’univers de cette artiste-peintre célèbre les scènes rurales de mariages, de naissances, de célébrations et bien plus encore, qu’elle a pu observer et vivre dans son quotidien. L’artiste prend soin de surprendre par un choix de couleurs éclectiques et vives sans pour autant dénaturer la beauté des moments immortalisés. «Les couleurs chantent sur la toile, et la prédilection pour les tonalités primaires posées en aplat compose une partition graphique dont on perçoit aussi les échos.», poursuit le critique d’art français. Soulignons enfin que cette exposition remémorative des BenhilaRegraguia et FatnaGbouri est l’occasion de découvrir ou redécouvrir le génie des deux plasticiennes légendaires, pionnières de la scène des arts plastiques au Maroc. Un vrai régal pour les visiteurs de la Galerie la Kasbah d’Essaouira avec un bouquet rétrospectif savoureux et planant.

FIAPS 2024. Hommage à Abdelwahab Doukkali, légende vivante de la musique marocaine authentique

FIAPS 2024. Hommage à Abdelwahab Doukkali, légende vivante de la musique marocaine authentique

Le Festival international des arts plastiques de Settat consacre sa 20ème édition au continent africain La vingtième édition du Festival international des arts plastiques de Settat (FIAPS), dont le coup d’envoi a été donné vendredi 20 décembre en présence de nombreux et prestigieux invités, s’est poursuivie ce week-end dans une ambiance sereine et conviviale. Plusieurs activités dont des conférences débats, hommages, animations d’ateliers consacrés à la peinture, la sculpture, la céramique et la calligraphie et soirées musicale variées ont ponctué les deux premières journées de cette manifestation artistique annuelle, organisée du 20 au 23 décembre courant par l’Association Bassamat des arts plastiques avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la communication – Département  de la culture. Placée sous le signe « Le Maroc aux yeux de l’Afrique », la 20ème édition du FIAPS a été marquée, dès le premier jour, par une conférence inaugurale autour de la problématique de l’art, à l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Settat. Cette rencontre, modérée par Pr Zoha Haouam, enseignante chercheur à l’ENCG de Settat, a vu la participation de plusieurs artistes, universitaires, chercheurs et étudiants. Elle a permis aux participants d’en savoir plus sur l’art contemporain et son évolution en Afrique ainsi que sur les bases de sa reconnaissance sur la scène mondiale. « L’Afrique s’impose aujourd’hui comme le berceau d’une nouvelle renaissance artistique. Elle n’est pas seulement une terre riche de traditions et d’histoire, mais aussi un lieu où l’innovation culturelle prend racine et où la créativité s’illustre dans tous les domaines : musique, danse, cinéma et arts classiques », a déclaré à cet effet le Dr. Amane Fahellah lors de cette conférence. Selon la paneliste, détentrice d’un doctorat en dynamique côtière de l’Université de Bretagne Occidentale et d’un master en gestion de projets de l’Ecole des mines de Paris, « nous assistons à ce que l’on pourrait appeler une nouvelle renaissance africaine, marquée par un mouvement artistique foisonnant et une prise de conscience identitaire profonde », a-t-elle expliqué. Elle a en outre noté que « les gouvernements africains prennent progressivement conscience du potentiel économique des industries culturelles et créatives (ICC). Ce secteur, qui représente déjà 3 % du PIB mondial, connaît une croissance rapide en Afrique », a-t-elle souligné. Jérôme, qui étudie les arts primitifs depuis plus de 40 ans à travers l’Afrique, a pour sa part partagé son avis sur la pratique artistique, son expérience et son intérêt profond pour les arts. S’adressant aux étudiants, il les a encouragés à oser créer avec tous les matériaux disponibles, à sculpter et à peindre, en affirmant : « Toutes les couleurs et les matières sont à vos pieds. Osez vous libérer de tout ce qui vous entoure. Tout est intéressant à explorer et à développer. Et surtout, avancez, innovez, inventez. » Dr. Rashid Diab, contraint de fuir Khartoum en raison de la guerre civile qui ravage son pays le Soudan, s’est également exprimé lors de cette conférence. Le peintre, graveur et théoricien de l’art dont les œuvres ont été exposées depuis les années 1970 à l’échelle internationale a naturellement profité de cette occasion pour évoquer les répercussions de la guerre sur l’art. Pour le Directeur de l’ENCG-Settat, Dr Rachid Oumlil, qui a une grande sensibilité artistique et qui joue à la guitare, luth, percussion et harmonica, le FIAPS «est un festival vraiment exceptionnel dont on a besoin, surtout en collaboration avec l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) parce que je dis toujours à mes étudiants ici « vous ne faites pas que le management, vous faites de l’art. Si vous n’êtes pas des artistes, vous ne serez jamais des mangers ». Donc avec un festival comme celui-là, il les ouvre sur les horizons de l’Afrique, sur les ressources de l’Afrique, Qu’est-ce qu’on est? Quels sont les différents artistes qu’on a ? Qu’est-ce qu’on peut inspirer d’eux pour être vraiment des vrais managers». Parmi les moments forts de cette journée de vendredi, l’hommage rendu en début de soirée à la légende vivante de la musique marocaine authentique : Abdelwahab Doukkali dont la présence à l’ouverture officielle du festival au siège de l’association organisatrice du FIAPS était très attendue. A signaler qu’un peu plus tôt avant ce bel hommage, le chanteur et compositeur marocain a fait le tour des toiles et sculptures exposés dans le cadre de cet événement, échangeant longuement avec ces derniers autour de leurs œuvres sous les flashes des appareils photo qui se bousculaient pour immortaliser ces instants.  Des œuvres qui ont aussi attiré le regard d’autres artistes, des critiques d’art, des lauréats des écoles des beaux-arts, ainsi que des passionnés de l’art. « L’édition 2024 est dédiée à l’Afrique. Elle propose une exposition, des ateliers pour les jeunes, ainsi que des débats autour de l’Afrique, de l’interculturalité, et des liens entre le Maroc et le continent africain. L’objectif est de favoriser un rapprochement à travers l’art, d’encourager les échanges artistiques, et de réfléchir à des stratégies d’exposition », a confié la présidente de l’Association Bassamat des arts plastiques, Rabiâa Echahed. « Nous souhaitons promouvoir l’art de manière à ce qu’il dépasse le simple acte créatif pour avoir un véritable impact sur le public. Communiquer à travers l’art est l’un des moyens les plus accessibles et efficaces. De nombreux projets sont en préparation dans ce domaine, et nous œuvrons activement à leur réalisation », a-t-elle ajouté. Azz Abdellah, dont les œuvres mettent en lumière la cause des femmes, déclare : « Je suis vraiment très heureux de participer à cette exposition de qualité, qui réunit des peintres expérimentés, reconnus pour leur savoir-faire. Je suis également ravi que d’autres artistes peintres africains aient été invités à cet événement. Je pense que la peinture africaine est celle de l’avenir. » Pour lui, « cet événement est une belle opportunité d’échanger des idées et de partager nos expériences. Nous avons beaucoup de points communs : nos coutumes, nos visions et parfois nos problèmes. Je suis honoré de les rencontrer, car ils sont très talentueux et possèdent une capacité remarquable à s’exprimer artistiquement. J’espère également avoir l’occasion, un

1er Forum de la Sculpture et de la Céramique de Casablanca : Un vibrant hommage à feu Hassan Slaoui

1er Forum de la Sculpture et de la Céramique de Casablanca : Un vibrant hommage à feu Hassan Slaoui

Du 19 au 28 décembre 2024, l’Atelier Athar Art abrite la première édition du Forum de la Sculpture et de la Céramique à Casablanca.  Organisé avec le concours du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – Secteur de la Culture, en partenariat avec la Commune Urbaine de Casablanca, et en coordination  avec l’École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca,  ce forum d’exception a choisi d’honorer et de rendre hommage au légendaire et regretté Hassan Slaoui (1946-2024), l’un des plus grands créateurs marocains de tous les temps. Au programme :  une exposition collective qui réunira plus de 38 artistes marocains et étrangers,  une conférence spécialisée sur le thème « Sculpture et céramique dans l’art plastique arabe : Expériences et parcours», des ateliers, des hommages, entre autres activités. C’est sur une édition grandiose et mémorable du prestigieux que l’Atelier Athar Art et ses partenaires tablent du 19 au 28 décembre 2024.  Il s’agit du premier Forum de la Sculpture et de la Céramique qui  marque une période magique et créative comme jamais auparavant.  Autant de promesses pour cet évènement qui envisage d’honorer et de rendre hommage à feu  Hassan Slaoui afin de perpétuer son héritage intemporel et d’immortaliser son génie artistique incontestable.  C’est aussi une manière  de réveiller la mémoire de cet artiste visionnaire, tout comme celle de la main qui voit et de l’œil qui touche.  Maître dans l’art de dompter et d’adapter le bois, Hassan Saloui a su faire des matériaux artisanaux une source d’inspiration magique et une alternative créative extraordinaire aux supports conventionnels du modèle occidental, mettant ainsi en valeur la beauté de la toile et du papier.  Sa passion et son dévouement ont ouvert de nouveaux horizons artistiques et ont  inspiré les générations d’artistes à venir. Cette première édition du Forum de la Sculpture et de la Céramique sera un hymne et une ode à la créativité, à l’innovation et à la diversité artistique.  Elle accueillera les sculpteurs et les céramistes les plus talentueux du Maroc et d’ailleurs, qui partageront leur savoir-faire et leur passion avec enthousiasme et générosité. Des œuvres époustouflantes, des formes abstraites aux motifs traditionnels, des installations impressionnantes aux sculptures monumentales, chaque coin du Forum offrira un véritable trésor artistique à découvrir.  Les ateliers, les conférences et les débats enrichiront l’expérience artistique, permettant ainsi une découverte étonnante de l’art de la sculpture et de la céramique. «À cette occasion, plusieurs invités d’honneur locaux et internationaux du monde de   la sculpture et de la céramique seront célébrés.  De plus, des noms créatifs qui ont contribué au parcours esthétique et pédagogique de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca seront honorés», indiquent les organisateurs dans un communiqué de presse à propos de cette première édition du Forum de la Sculpture et de la Céramique. L’un des moments forts de cet événement : une exposition collective de plus de 38 artistes marocains et étrangers. Axée sur les domaines de la sculpture et de la céramique,  Cette exposition rendra compte de la diversité de la créativité marocaine au croisement de celles de divers horizons.  Ce Forum prévoit aussi l’organisation une conférence spécialisée sur le thème « Sculpture et céramique dans l’art plastique arabe : Expériences et parcours» qui viendra éclairer cette exposition.  Il s’agit d’examiner  «le parcours et la spécificité de la création sculpturale et céramique au niveau arabe à travers le rapprochement  des expériences des artistes arabes qui ont contribué à l’émergence de la sculpture et de la céramique de leur forme traditionnelle à la forme contemporaine, avec la participation de chercheurs et de critiques du Maroc et de  Tunisie», poursuit le communiqué. En outre,  sera organisé un atelier artistique sur la sculpture et la céramique au profit des étudiants de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca. Dans ce sens, « de nombreux efforts (individuels et institutionnels) se sont conjugués pour que les activités de ce forum répondent aux attentes de ceux qui suivent et s’engagent dans les domaines artistiques, leurs développements et leurs nouveautés», conclut-on dans le même document. Rendez-vous donc à Casablanca du 19 au 28 décembre 2024 pour faire partie de l’histoire, pour être témoin de l’avènement d’une nouvelle ère artistique à travers le Forum de la Sculpture et de la Céramique !

Fonds – From One Life to a Journey of Many Lives (D’une vie à plusieurs vies) : Le Président d’Afreximbank rend hommage au Professeur Ghulam Mufti, OBE

Fonds – From One Life to a Journey of Many Lives (D’une vie à plusieurs vies) : Le Président d’Afreximbank rend hommage au Professeur Ghulam Mufti, OBE

Lors d’une conférence commémorative [Festschrift Conference] tenue en l’honneur de l’éminent professeur Ghulam Mufti, OBE, à l’Institut de recherche en médecine fœtale de Londres, le professeur Benedict O. Oramah, président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque, a présenté un vibrant hommage intitulé «From One Life to a Journey of Many Lives ( D’une vie à plusieurs vies) ». Soulignant les profondes contributions du Professeur Mufti aux sciences médicales et son dévouement à l’amélioration des soins de santé dans le monde, le Professeur Oramah a évoqué son lien personnel avec la personne honorée. Rappelant son expérience de mort imminente en 2013, le Professeur Oramah a attribué son rétablissement à l’expertise exceptionnelle et aux soins bienveillants du Professeur Mufti. « À travers une série d’expériences de mort imminente et de guérisons, le Professeur Mufti et moi-même avons construit un lien durable qui a transcendé la relation habituelle médecin-patient », a fait remarquer le Professeur Oramah. « C’est ce lien du destin qui a donné naissance à une initiative de soins de santé transformationnelle visant à sauver des millions de vies en Afrique. » La pierre angulaire de cette initiative est le Centre Médical Africain d’Excellence (AMCE), un réseau de soins de santé et de recherche de classe mondiale conçu pour fournir des soins médicaux accessibles et de haute qualité à travers l’Afrique. Le Professeur Oramah a annoncé que le premier établissement de l’AMCE, situé à Abuja, au Nigéria, devrait ouvrir ses portes en juin 2025 avec un investissement initial de 300 millions de dollars US,  à 700 millions de dollars US lors de sa deuxième phase. L’initiative, dirigée par Afreximbank en partenariat avec le Professeur Mufti, King’s Commercial Services et d’autres, vise à réduire la dépendance de l’Afrique à l’égard du tourisme médical à l’étranger, un secteur qui absorbe plus d’un milliard de dollars US par an sur le continent. « L’Afrique a une dette de reconnaissance envers le Professeur Mufti », a déclaré le Professeur Oramah. « Il est l’arbre qui ensemence une riche forêt d’établissements de santé, redonnant espoir à un continent longtemps privé de services médicaux de qualité. » En vue d’honorer davantage l’héritage du Professeur Mufti, Afreximbank a annoncé deux initiatives clés : Un fonds de bourses d’études au nom du Professeur Mufti Le fonds, créé dans le cadre du Fonds de dotation de l’AMCE, soutiendra les étudiants africains éligibles qui poursuivent une formation médicale au King’s College de Londres et à l’école de médecine et de soins infirmiers de l’AMCE. Une subvention de recherche de 300 000 $ US US La Banque a approuvé le financement de projets de recherche en hématologie proposés par le Professeur Mufti, soulignant ses contributions essentielles au domaine des troubles sanguins et des traitements innovants. Le Professeur Mufti, hématologue de renommée mondiale, a été reconnu pour ses travaux novateurs et son engagement inébranlable en faveur de l’enseignement médical et des soins aux patients. Le Professeur Oramah a conclu son allocution en exprimant la gratitude de 1,4 milliard d’Africains, reconnaissant le Professeur Mufti comme une lueur d’espoir et un catalyseur du changement dans le domaine des soins de santé sur le continent. APO