Zone euro: Excédent commercial de 18,7 milliards d’euros en septembre

Les exportations de biens de la zone euro (ZE19) vers le reste du monde se sont établies à 196,2 milliards d’euros en septembre 2019, en hausse de 5,2% par rapport à septembre 2018 (186,5 mrds), d’après les chiffres publiés par l’office statistique de l’Union européenne (Eurostat). Les importations depuis le reste du monde ont quant à elles été de 177,6 mrds d’euros, en hausse de 2,1% par rapport à septembre 2018 (173,9 mrds), selon ses premières estimations. « En conséquence, la zone euro a enregistré en septembre 2019 un excédent de 18,7 mrds d’euros de son commerce international de biens avec le reste du monde, contre +12,6 mrds d’euros en septembre 2018 », a-t-elle indiqué notant que le commerce intra-zone euro s’est établi à 163,4 mrds d’euros en septembre 2019, en hausse de 0,9% par rapport à septembre 2018. Sur la période allant de janvier à septembre 2019, il ressort de ces données que les exportations de biens de la zone euro vers le reste du monde se sont élevées à 1 741,9 mrds d’euros, correspondant à une hausse de 2,9% par rapport à janvier-septembre 2018. De leur côté, les importations ont atteint 1 586,3 mrds, soit une amélioration de 2,7% par rapport à janvier-septembre 2018. En conséquence, la zone euro a enregistré un excédent de 155,5 mrds d’euros, contre +147,3 mrds en janvier-septembre 2018. Les échanges intra-zone euro se sont élevés à 1 470,9 mrds d’euros en janvier-septembre 2019, en hausse de 1,4% par rapport à janvier-septembre 2018é, a souligné Eurostat. Concernant les exportations de biens extra-UE28, elles se sont établies à 168,3 mrds d’euros en septembre 2019, en hausse de 4,3% par rapport à septembre 2018 (161,3 mrds). Tandis que les importations depuis le reste du monde se sont chiffrées à 173,3 mrds d’euros, ce qui représente une hausse de 6,4% par rapport à septembre 2018 (162,8 mrds). L’UE28 a ainsi enregistré en septembre 2019 un déficit de 5,0 mrds d’euros de son commerce international de biens avec le reste du monde, comparé à -1,5 mrds en septembre 2018, a relevé l’Office ajoutant que le commerce intra-UE28 a diminué à 301,0 mrds d’euros en septembre 2019, en baisse de 2,3% par rapport à septembre 2018. Enfin, sur la période allant de janvier à septembre 2019, les chiffres exploqtées pare Eurostat indiquent que les exportations de biens extra-UE28 se sont élevées à 1 502,8 mrds d’euros et les importations à 1 532,8 mrds (une hausse de 4,9% par rapport à janvier-septembre 2018). Ce qui correspond à une hausse respective de 3,6% et 4,9% par rapport à janvier-septembre 2018. Au final, « l’UE28 a enregistré un déficit de 29,9 mrds d’euros, contre -10,3 mrds en janvier-septembre 2018. Les échanges intra-UE28 se sont élevés à 2 671,9 mrds d’euros en janvier-septembre 2019, en hausse de +1,8% par rapport à janvier-septembre 2018 », a conclu l’office. Martin Kam
La zone euro affiche un excédent de 1,5 milliards d’euros du commerce international de biens

Les exportations de biens de la zone euro (ZE19) vers le reste du monde se sont établies à 183,4 milliards d’euros en janvier 2019, en hausse de 2,5% par rapport à janvier 2018 (179,0 mrds), indique Eurostat. Quant aux importations depuis le reste du monde, elles ont été de 181,8 mrds d’euros, en hausse de 3,4% par rapport à janvier 2018 (175,9 mrds), selon les premières estimations de l’Office statistique de l’Union européenne. En conséquence, poursuit Eurosat, la zone euro a enregistré en janvier 2019 un excédent de 1,5 mrds d’euros de son commerce international de biens avec le reste du monde, contre +3,1 mrds en janvier 2018. Le commerce intra-zone euro s’est établi à 164,6 mrds d’euros en janvier 2019, soit +2,4% par rapport à janvier 2018. A noter que les exportations de biens de la zone euro vers le reste du monde se sont établies à 2 277,6 mrds d’euros en 2018, soit +3,7% par rapport à 2017 et les importations se sont élevés la même année à 2.084,2 mrds correspondant à +6,6% par rapport à 2017. « En conséquence, la zone euro a enregistré un excédent de 193,4 mrds d’euros en 2018, contre +240,8 mrds en 2017. Les échanges intrazone euro se sont élevés à 1 943,5 mrds d’euros en 2018, en hausse de 5,3% par rapport à 2017 », souligne l’Office. S’agissant de l’Union européenne (UE28), il ressort des premières estimations que les exportations de biens extra-UE28 se sont établies à 153,6 mrds d’euros en janvier 2019, en hausse de 2,1% par rapport à janvier 2018 (150,4 mrds). Tandis que les importations depuis le reste du monde ont quant à elles été de 178,5 mrds d’euros, en hausse de 3,9% par rapport à janvier 2018 (171,8 mrds). Eurostat relève, en conséquence, que « l’UE28 a enregistré en janvier 2019 un déficit de 24,9 mrd d’euros de son commerce international de biens avec le reste du monde, contre -21,4 mrds en janvier 2018 », alors que le commerce intra-UE28 s’est élevé à 297,9 mrds d’euros en janvier 2019, soit +2,3% par rapport à janvier 2018. Au cours des 12 mois de l’année dernière, les exportations de biens extra-UE28 se sont établies à 1 955,7 mrds d’euros (+4,1% par rapport à 2017) et les importations à 1 980,4 mrds (+6,6% par rapport à 2017), poursuit l’Office notant en conséquence que l’UE28 a enregistré un déficit de 24,6 mrds d’euros, contre un excédent de 22,1 mrds en 2017. Quant aux échanges intra-UE28, Eurostat indique qu’ils se sont élevés à 3 518,3 mrds d’euros en 2018, soit une hausse de 4,9% par rapport à 2017. Martin Kam
Publication: l’OMC analyse l’impact potentiel de la chaîne de blocs sur le commerce international

Dans un contexte où la chaîne de blocs suscite un intérêt et un débat croissants, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a lancé récemment une nouvelle publication qui s’efforce de démystifier la technologie et analyse sa capacité à transformer le commerce mondial. Intitulée “Can Blockchain revolutionize international trade?” (La chaîne de blocs peut-elle révolutionner le commerce international ?), la publication analyse de quelle manière la technologie pourrait améliorer des domaines liés aux travaux de l’OMC et examine les difficultés qui devront être surmontées pour libérer le potentiel de celle-ci, souligne l’organisation dans un communiqué. « La publication présente la technologie avec une explication de base sur la manière dont elle permet aux participants de collaborer et d’établir une relation de confiance en tant qu’enregistrement décentralisé inviolable et inviolable », indique la même source. Et d’ajouter qu’«il décrit différentes classifications des chaînes de blocs et leurs applications actuelles et possibles dans les différents domaines couverts par les règles de l’OMC. » Ce faisant, poursuit l’organisation, « il donne une idée de la mesure dans laquelle cette technologie pourrait contribuer à la facilitation des échanges, y compris de la manière dont elle peut accélérer la transition vers des transactions commerciales sans papier ». En outre, «il examine le potentiel et les limites de Blockchain dans la transformation des services en examinant les systèmes de paiement, les assurances et l’automatisation des contrats. La publication explique également comment Blockchain pourrait contribuer à faciliter l’administration des droits de propriété intellectuelle et à améliorer les processus de passation des marchés publics». Martin Kam
Le dynamisme du commerce mondial va encore s’affaiblir au troisième trimestre

L’expansion du commerce devrait davantage ralentir au troisième trimestre 2018, selon les dernières perspectives de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Après analyse du tout dernier Indicateur des perspectives du commerce mondial (WTOI), publié jeudi 9, l’organisation a estimé qu’« il est probable que l’expansion du commerce va encore ralentir au troisième trimestre 2018 ». Selon les données recueillies, « le chiffre le plus récent du WTOI, à savoir 100,3, est inférieur à la valeur précédente, qui était de 101,8, et à peine supérieur à la valeur de référence de l’indice, qui est de 100 », a fait remarquer l’organisation. Cette variation « indique un relâchement de la croissance du commerce dans les prochains mois, dans la lignée des tendances à moyen terme », a-t-elle déduit dans son rapport. A en croire l’OMC, « cette perte de dynamisme reflète la faiblesse des indices qui composent l’indicateur, y compris les commandes à l’exportation et la production et les ventes d’automobiles, qui est peut-être due à la montée des tensions commerciales ». Dans communiqué, l’OMC a toutefois fait observer que les derniers résultats restent globalement conformes aux prévisions commerciales les plus récentes de l’organisation. D’après ces prévisions, publiées le 12 avril dernier, la croissance du volume des échanges de marchandises devrait connaître un ralentissement de 4,7% en 2017 à 4,4% en 2018. Pour l’OMC, il ne fait aucun doute que la montée des tensions commerciales continue de compromettre les échanges au niveau mondial qu’il appelle à surveiller de près. A en croire l’organisation, la modération de l’indice global WTOI est attribuable aux commandes d’exportations (97,2), qui ont diminué régulièrement au cours de l’année, et à la production et aux ventes d’automobiles (98,1), qui ont légèrement augmenté récemment, tout en restant inférieures à la tendance. Dans son communiqué, l’OMC a également noté que « les indices du fret aérien (100,9) et du trafic des ports à conteneurs (102,2) restent supérieurs à la tendance, mais l’élan de croissance semble avoir dépassé son sommet ». De leur côté, les composants électroniques sont restés au-dessus de la tendance (102,2), tandis que les matières premières agricoles (100,1) ont évolué. Comme le rappelle souvent l’OMC sur son site internet, l’Indicateur des perspectives du commerce mondial (WTOI) est destiné à fournir des renseignements « en temps réel » sur l’évolution des échanges internationaux par rapport aux tendances récentes. En effet, il n’est pas conçu comme une prévision à court terme, même s’il fournit une indication de la croissance du commerce dans un avenir proche. « Sa principale contribution est d’identifier les tournants et de mesurer la dynamique de la croissance du commerce mondial. En tant que tel, il complète les statistiques et les prévisions commerciales de l’OMC et d’autres organisations », a précisé l’OMC dans son rapport. Alain Bouithy
Crédit du Maroc: Favoriser les synergies en matière de commerce international

Le Centre de formation et de conférences du Groupe Crédit du Maroc a abrité récemment le premier «Rendez-vous Corporate» de la saison 2018. Informer et favoriser les synergies notamment sur le commerce international. Tel était l’objectif de cette première rencontre de l’année qui a vu la participation de plus de 100 entreprises et dont l’axe Casablanca-Rabat a constitué la première escale. A noter que ce premier road show a été marqué par l’intervention deux acteurs incontournables des échanges internationaux du Maroc, Asmex et Portnet; et du consultant en Risk management, Mehdi Fakir. Initiés en 2016, les «Rendez-vous Corporate» sont destinés «à resserrer encore plus les liens avec les clients». Ils s’adressent «aux clients importateurs et exportateurs, mais aussi tous les opérateurs à l’international adhérents ou non à l’Asmex, quelle que soit leur taille : TPE, PME ou GE», a indiqué Crédit du Maroc dans un communiqué rendu public dernièrement. Ainsi, lors de cette première rencontre, les échanges s’articulaient autour de trois sujets majeurs. A savoir le bilan sur le nouveau régime de change quelques mois après son entrée en vigueur, les nouveautés du service Portnet en 2018 et l’offre d’accompagnement à l’international proposée par Crédit du Maroc et l’ASMEX. Signalons, en outre, que ce premier Rendez-vous de la saison a été marqué également par la certification ISO 9001 version 2015 de Crédit du Maroc pour l’ensemble des opérations internationales. «Ce résultat est le fruit d’une double démarche», a relevé la Banque commerciale marocaine, expliquant qu’au-delà des opérations documentaires -remises et crédocs, elle «a souhaité étendre la certification ISO 9001 à l’ensemble des opérations de transfert à l’import et à l’export». Par ailleurs, elle a poursuivi en rappelant que «dans le même temps, la Banque s’est alignée sur les standards de la version 2015 de la norme». Selon Crédit du Maroc, le road show 2018 s’inscrit dans le cadre d’une campagne dédiée au commerce international mettant en avant la qualité de service du Crédit du Maroc ainsi que ces délais de traitement recors. Un domaine d’excellence de cet établissement bancaire qui «s’est traduit par de bons résultats en matière de commerce international», s’est-il réjoui, rappelant que «Crédit du Maroc capitalise également sur les synergies porteuses avec la maison mère, le Groupe Crédit Agricole SA, présent dans 70 pays à travers un réseau solide et pluri-spécialisé, aux solutions bancaires multiples», souligne-t-on. Pour rappel, Crédit du Maroc met à disposition des entreprises importatrices et exportatrices, d’amont en aval, une large palette de services dédiés à leur activité de commerce à l’international. Un soutien qui se fait notamment par le biais de délais de traitement records, de la réalisation de bout en bout des opérations à distance mais surtout d’un accompagnement sur-mesure. Notons que le road show va continuer sous la thématique de l’export et sera également décliné à Marrakech, Agadir et Tanger d’ici la fin de l’année 2018, a indiqué la banque. Alain Bouithy
Reprise modeste du commerce international

La croissance du commerce mondial devrait se poursuivre au troisième trimestre de l’année en cours, si l’on en croit les dernières données statistiques décortiquées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). «Le tout dernier indicateur des perspectives du commerce mondial (WTOI) de l’OMC laisse entendre que la croissance du commerce mondial des marchandises continuera à se renforcer au troisième trimestre 2017», a annoncé dernièrement l’organisation. Selon l’OMC, le dernier chiffre (102,6) est meilleur que le précédent (102,2) publié en mai de cette année, ce qui dénote une dynamique durable de la croissance du commerce. Dans une note rendue publique récemment, l’organisation a expliqué que de bons résultats dans le fret aérien, les commandes à l’exportation et le trafic de conteneurs sont contrebalancés par des résultats plus faibles concernant d’autres indices. « La dernière lecture de 102.6 est le niveau le plus élevé de l’indicateur depuis avril 2011, ce qui suggère que la croissance du volume du commerce continuera d’être supérieure à la tendance au troisième trimestre de 2017 », a relevé l’OMC. L’évolution des indicateurs liés au commerce, y compris les commandes à l’exportation, le fret aérien et l’expédition de conteneurs, confirme cette tendance. En effet, la forte croissance des commandes à l’exportation, du fret aérien et de l’expédition de conteneurs tire la tendance à la hausse de l’indicateur à mesure que l’activité économique reprend dans le monde entier. En revanche, l’OMC a relevé que les indices des matières premières agricoles et des composants électroniques ont affiché des valeurs faibles par rapport à la tendance, indiquant toutefois que ces deux indices avaient récemment augmenté. L’analyse des données a révélé aussi une faible croissance de la production et des ventes d’automobiles. Pour l’OMC, cette dernière tendance est source de préoccupation, dans ce sens qu’elle provoque une détérioration de la confiance des consommateurs. Dans ses analyses, l’OMC a noté que les commandes mondiales à l’exportation montraient également des signes de plafonnement, «ce qui pourrait signifier que l’élan ascendant dans la croissance du commerce pourrait avoir atteint un sommet », a-t-elle expliqué. Et de prévenir que dans ce cas, «la croissance du commerce devrait se modérer plus tard cette année». Il est à signaler que ces résultats sont légèrement supérieurs aux prévisions commerciales les plus récentes de l’organisation datant du 12 avril 2017, qui prévoyaient une croissance modérée du commerce cette année suite à une faible expansion relevée l’année dernière. A noter que le WTOI, comme l’a rappelé l’OMC sur son site web, est un indicateur avancé du commerce mondial, destiné à fournir des renseignements « en temps réel » sur l’évolution du commerce des marchandises trois à quatre mois avant les statistiques sur le volume du commerce. Cet indice combine plusieurs indices relatifs au commerce en un seul indicateur composite et mesure les résultats à court terme par rapport aux tendances à moyen terme.
L’ICC et l’OMC lancent l’initiative “Small Business Champions”

Faciliter la participation des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au commerce international. Tel est l’objectif de « ICC-WTO Small Business Champions », une initiative conjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Chambre de commerce internationale (ICC). Lancée mercredi 16, cette plate-forme vise concrètement à offrir aux entreprises et aux organisations du secteur privé du monde entier une plate-forme où elles pourront proposer des idées novatrices et concrètes visant à encourager les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) à s’ouvrir au commerce international, a indiqué l’OMC dans un communiqué. Si le système commercial est là pour tout le monde, Roberto Azevêdo, le directeur général de l’OMC, a noté que « les MPME peuvent souvent trouver plus difficile d’atteindre les marchés étrangers. Plus les entreprises sont petites, plus les barrières peuvent paraître ». Ainsi, il a estimé que « diffuser les bénéfices du commerce de manière plus large signifie aider ces entreprises à participer, d’autant plus que les MPME sont des créateurs d’emplois aussi importants ». En effet, bien qu’elles constituent une part considérable du tissu économique des pays développés, en développement et les moins avancés, la part du commerce par les MPME est de taille disproportionnée, a déploré l’organisation internationale sur son site web notant que « souvent parce qu’ils ne connaissent pas le marché potentiellement plus large et parce qu’ils n’ont traditionnellement pas les ressources nécessaires pour naviguer parfois dans des procédures commerciales complexes ». Même si les nouvelles technologies contribuent à réduire ces obstacles et à créer des règles plus équitables pour les petites entreprises du commerce international, cela n’empêche que « les MPME sont toujours confrontées à des obstacles importants lorsqu’il s’agit d’accéder aux marchés mondiaux », a pour sa part relevé le secrétaire général de la CPI, John Danilovich. « Les réformes des politiques ont un rôle important à jouer dans la conduite des exportations de MPME. Mais nous pensons également qu’il est temps d’adopter une approche différente de ces problèmes en tirant parti de la puissance du secteur privé », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : « Cette nouvelle initiative cherchera à exploiter la connaissance, la créativité et les réseaux du monde des affaires mondiales pour inspirer et soutenir la croissance des MPME ». Pour l’OMC, il va s’en dire que « aider davantage de MPME à échanger sur le plan international est une étape importante dans la construction d’un système commercial plus inclusif qui profite à un plus grand nombre de citoyens ». C’est donc dans cette perspective que les responsables des deux organisations ont demandé aux entreprises et aux organisations du secteur privé de faire avancer des propositions qui peuvent aider les MPME à participer au commerce international. « L’objectif est de sensibiliser aux obstacles auxquels les MPME font face dans les affaires transfrontalières, de mettre en évidence les expériences et les réussites de ces MPME qui se négocient déjà, de faciliter l’accès à des informations critiques et de sensibiliser les MPME afin de leur permettre de diversifier les marchés d’exportation », a précisé l’OMC. Selon l’organisation, les propositions recherchées dans le cadre de cette initiative pourraient prendre la forme, par exemple, de campagnes de sensibilisation, de concours ou de renforcement des capacités, de formation et de mentorat. « La CPI et l’OMC pourraient, par exemple, aider à promouvoir les initiatives et les événements d’accueil, ou fournir une expertise et un soutien institutionnel », a-t-elle expliqué précisant toutefois qu’aucune contribution financière ne sera fournie par les deux organisations pour mettre en œuvre lesdites propositions. A noter que celles-ci ne sont ouvertes qu’au secteur privé et aux organes représentatifs et qu’un appel à propositions a été ouvert jusqu’à la fin de 2017.
Économie. Rodolphe Adada : «Le commerce international ne peut rester en marge des progrès technologiques»

«À l’ère du tout numérique, le commerce international ne peut rester en marge des progrès technologiques devenus les vecteurs essentiels de la croissance économique de l’entreprise. Le 21ème siècle a vu le monde passer de l’économie matérielle à l’économie immatérielle dans le seul but de rechercher la productivité », a déclaré le ministre d’Etat, ministre des Transports, Rodolphe Adada, le 5 octobre 2015 à Brazzaville à l’ouverture de la 4ème édition de la conférence internationale sur les guichets uniques sous le thème « Mise en œuvre des accords de Bali : quelle contribution des guichets uniques ? ». Cette rencontre réunit des experts et responsables du secteur des guichets uniques, spécialistes du commerce international, de la facilitation des échanges et des solutions innovantes de technologie de l’information et de la communication. Selon un participant, l’accord de Bali sur la facilitation des échanges offre un cadre idéal de prise en compte de toutes les préoccupations et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) estime que cet accord devrait permettre de gagner 7% de la valeur du commerce mondial perdus à cause des frontières et pratiques inefficientes. La mise en œuvre de cet accord exige que tous les pays membres de l’OMC soient tous au niveau des normes élevées de performances. Il convient de rappeler que les acteurs du commerce international rencontrent actuellement plusieurs problèmes avec à la clef une multitude de défis à relever pour rester compétitifs et toujours satisfaire la demande d’un marché de plus en plus exigeant. Pour le ministre d’Etat, les défis à relever sont, la suppression des barrières non tarifaires ; les tracasseries administratives et douanières ; le manque de transparence dans la documentation ; des lenteurs préjudiciables à la bonne marche des affaires ; l’absence de coopération entre les opérateurs commerciaux et les organismes officiels et l’absence de documents harmoniser et de coopération inter-état aux frontières. Le ministre des télécommunications Hellot Matson Mampouya a profité de cette tribune pour démontrer que les TIC avaient l’avantage de rendre les opérations plus rapides, plus faciles, moins coûteuses et plus sûres. Le directeur général du Guichet unique des opérations transfrontalières (GUOT), Eugène Rufin Bouya a quant à lui pensé qu’il s’agira pour nous, d’apprécier le contenu de cet accord, d’en définir les points susceptibles d’être pris en compte par les guichets uniques, et de nous prononcer sur une action efficace à mener.