La Banque africaine de développement lance une transaction historique durable perpétuelle non-call à 10,5 ans en dollar américain sur le marché des obligations hybrides

La Banque africaine de développement, notée Aaa/AAA/AAA/AAA (Moody’s/S&P/Fitch/Japan Credit Rating, toutes stables) a lancé avec succès sa première obligation hybride subordonnée perpétuelle durable, pour un montant de 750 millions de dollars américains. La Banque a lancé, le 30 janvier 2024, une transaction de capital hybride avec un coupon de 5,75 % payable jusqu’en août 2034, avec une première option de remboursement anticipé à 10,5 ans, à sa discrétion. La Banque a réalisé un carnet d’ordres de haute qualité et granulaire avec la participation de plus de 275 investisseurs, dont plus de 190 ont été attribués. La demande des investisseurs a été très forte, avec un carnet d’ordres de plus de six milliards de dollars américains. Une grande partie de l’allocation a été absorbée par des fonds spéculatifs et spécialisés (54,8 %), suivis par des gestionnaires d’actifs (27,8 %), des banques centrales et des institutions officielles (6,7 %), des fonds de pension et assurances (6,6 %) et des banques et banques privées (4,1 %). La demande provient principalement du Royaume-Uni (51,1 %), suivi de la région Europe/Moyen-Orient/Afrique (26,5 %), de l’Asie (14 %) et des Amériques (8,4 %). Il s’agit de la toute première émission de capital hybride durable par une banque multilatérale de développement, marquant le rôle pionnier de la Banque africaine de développement dans l’optimisation de son bilan, conformément aux recommandations du Cadre d’Adéquation des Fonds propres (CAF) du G20 pour stimuler la capacité de prêt. Le capital hybride est une forme innovante de capital qui augmente la capacité de prêt, notamment dans les domaines environnementaux et sociaux. La Banque a mandaté BNP Paribas et Goldman Sachs International en tant qu’agents de structuration conjoints et Barclays, BNP Paris, BofA Securities et Goldman Sachs International en tant que teneurs de livre associés pour piloter la gestion de sa nouvelle émission de capital hybride durable « Perpetual Non-call » (PerpNC) à 10,5 ans, libellée en dollar américain et exemptée de l’obligation d’enregistrement auprès du régulateur boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC). Hassatou N’Sele, vice-présidente chargée des Finances et directrice financière de la Banque africaine de développement, a indiqué que cette décision faisait suite à une surveillance étroite du marché depuis le roadshow effectué auprès des investisseurs en septembre dernier afin de susciter l’intérêt pour l’obligation. « Cette transaction historique a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par un large éventail d’investisseurs. Elle ouvre la voie à la Banque africaine de développement et à d’autres banques multilatérales de développement notées AAA de tirer davantage parti de leur base de capital et d’accroître leur soutien à l’Afrique et au monde en développement, qui sont confrontés à des crises multiples et à des défis de développement à long terme, dans un contexte de ressources consacrées au développement limitées », a-t-elle souligné. Omar Sefiani, trésorier du Groupe de la Banque africaine de développement, a déclaré : « nous avons constaté un intérêt considérable de la part de plus de 275 investisseurs, ce qui s’est traduit par un carnet d’ordres record pour la Banque africaine de développement. Le succès remarquable de cette transaction permet à la Banque de démontrer que les banques multilatérales de développement peuvent exploiter le marché des investisseurs privés pour renforcer leur structure de capital et permettre ainsi d’octroyer des prêts durables supplémentaires à leurs clients. » La Banque africaine de développement célèbre une décennie d’émissions obligataires dans le domaine environnemental, social et de gouvernance (ESG). Le capital hybride a été émis sous forme d’obligation durable, en vertu du cadre d’obligations durables 2023 de la Banque, et permettra l’émission de nouvelles obligations vertes ou sociales. En tant que nouvelle composante de la structure de capital de la Banque africaine de développement, le capital hybride durable permettra une capacité de prêt supplémentaire pour financer des projets environnementaux et/ou sociaux. En 2013, la Banque africaine de développement a émis sa première obligation verte, cotée à la Bourse du Luxembourg. L’institution émet des obligations sociales depuis 2017. Le nouveau programme d’obligations durables, établi l’an dernier, combine et met à jour les programmes existants d’obligations vertes et sociales de la Banque, permettant l’émission d’obligations vertes, sociales et durables. Ces obligations ESG contribuent à la lutte contre le changement climatique et renforcent le développement socio-économique dans les pays membres régionaux de la Banque. Le 22 janvier 2024, la Banque africaine de développement a lancé une obligation globale de référence sociale à trois ans, pour un montant de deux milliards de dollars américains, arrivant à échéance le 25 février 2027, sa première obligation globale de référence de l’année. L’obligation sociale a été émise sous le nouveau cadre d’obligations durables de la Banque établi en septembre 2023.
Les « Profils genre pays » de la Banque africaine de développement révèlent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre aux Comores, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et aux Seychelles

Les rapports de la Banque africaine de développement sur les Comores, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et les Seychelles montrent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre — malgré des taux de progression inégaux — et fournissent de nouvelles données pour aider à élaborer des politiques visant à accélérer l’égalité entre les genres. Les « Profils genre pays » du Groupe de la Banque africaine de développement évaluent l’état de l’égalité des genres dans chaque pays et fournissent des recommandations concrètes sur les actions à mener. Préparés en collaboration avec les pays membres régionaux de la Banque, les organisations de la société civile et les partenaires au développement, dont ONU Femmes et l’Union européenne, ce sont des guides de référence pour renforcer la prise en compte de la dimension de genre dans les interventions de développement, améliorer l’égalité des genres et favoriser l’autonomisation des femmes. « Nous ne pouvons améliorer que ce que nous connaissons, et ce que nous connaissons est ce que nous mesurons. Les données que nous recueillons grâce aux Profils genre pays constituent un outil de développement essentiel pour améliorer la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques et des actions fondées sur des données probantes », a déclaré Basil Jones, coordinateur de programmes et de politiques genre de la Banque. Malgré les progrès réalisés, les profils montrent que la pauvreté touche les femmes de manière disproportionnée. La pandémie de Covid-19, associée à l’impact des crises mondiales, en particulier sur la sécurité alimentaire, a aggravé les inégalités de genre, en particulier la violence fondée sur le genre. Voici quelques points saillants des profils : Depuis 2020, la Banque a publié plus d’une vingtaine de « Profils genre pays ». Les dernières publications s’inscrivent dans le cadre du déploiement de la stratégie de la Banque en matière d’égalité de genres pour la période 2021-2025, intitulée « Investir dans les femmes africaines pour accélérer la croissance inclusive. » En 2023, la Banque a également publié des profils pour le Rwanda, la Zambie, la Tanzanie (Zanzibar), le Ghana et le Nigéria.
La Banque africaine de développement nomme Aida Ndir Ngom directrice du Département du développement du secteur privé

La Banque africaine de développement a nommé Aida Ndir Ngom au poste de directrice du Département du développement du secteur privé. Sa nomination prend effet à compter du 1er février 2024. Mme Ngom, de nationalité sénégalaise, est une banquière chevronnée dans le domaine du financement du développement, avec plus de 20 ans d’expérience en origination et développement du secteur privé, en banque d’investissement et en financement d’entreprises et de projets, notamment dans le domaine des infrastructures. Son expérience comprend la collaboration avec des entités du secteur privé et des gouvernements, l’établissement de partenariats stratégiques avec des leaders de l’industrie et la collaboration avec d’autres institutions financières multilatérales et organismes de réglementation. Avant sa nomination, Mme Ngom était cheffe de la Division solutions financières pour l’énergie au sein du Complexe électricité, énergie, climat et croissance verte, après avoir été chargée des investissements en chef au sein du Département du secteur privé de la Banque. Elle a joué un rôle clé dans la promotion du déploiement de produits et d’instruments financiers innovants pour la réalisation de projets d’infrastructure révolutionnaires et la promotion d’une transition énergétique juste pour l’Afrique. Mme Ngom est également membre du conseil consultatif de fonds d’investissement privés dans le domaine des énergies renouvelables et des infrastructures. Mme Ngom a rejoint la Banque en 2007 en tant que chargée du risque de crédit principale au sein du Département du crédit. En 2013, elle a été nommée chargée des investissements en chef au sein de la Division partenariats public-privé et infrastructures du Département du secteur privé de la Banque. À ce poste, elle a joué un rôle clé dans le renforcement des processus et des procédures de la Banque et a également participé à divers organes de gouvernance, notamment le groupe de travail sur les institutions non souveraines du Comité de gestion des actifs et des passifs de la Banque. En tant que chargée des investissements en chef, elle a contribué à des transactions historiques et novatrices en fournissant des solutions financières ciblées à des projets et à des clients, notamment le plus grand prêt de syndication au secteur privé accordé par la Banque, avec 1 milliard de dollars mobilisés pour le client. Elle a également fait partie de plusieurs groupes de travail, dont celui qui a créé Africa 50 et apporté un soutien catalytique à des secteurs économiques clés sut à travers le continent. Avant de rejoindre la Banque, Mme Ngom a travaillé comme professionnelle de l’investissement et responsable du crédit dans diverses banques commerciales internationales et régionales, notamment Citibank et Mauritius Commercial Bank, en Afrique de l’Est, du Sud et de l’Ouest, ainsi qu’en France, dans des fonctions d’origination et de crédit. Elle est diplômée de l’université Heriot Watt d’Édimbourg, où elle a obtenu un Master en organisation des entreprises et est également titulaire d’un Master en sciences bancaires et financières. Évoquant sa nomination, Mme Ngom a déclaré : « Je suis vraiment honorée et touchée de la confiance qui m’est accordée et suis reconnaissante au président Adesina pour cette nomination. Je m’engage totalement à travailler et à collaborer avec l’équipe de direction de la Banque, mes collègues, ainsi qu’avec nos clients et partenaires du secteur privé, afin d’attirer des capitaux du secteur privé dans des secteurs économiques clés et de mener des initiatives stratégiques essentielles, en soutenant la vision du président ». Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a déclaré : « Je suis heureux de nommer Mme Aida Ngom, une banquière respectée et expérimentée dans le domaine du financement du développement, au poste de directrice du Département du développement du secteur privé. Aida apporte à ce poste une vaste expérience de la gestion et une expertise dans les domaines du financement du développement, du développement du secteur privé et du renforcement des capacités. Elle aidera la Banque à attirer les capitaux privés dont elle a tant besoin dans des secteurs clés et à positionner l’institution comme un partenaire de choix pour les opérateurs du secteur privé, tout en tirant parti de la connaissance approfondie du contexte africain que possède la Banque. »
La Banque africaine de développement nomme Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information

La Banque africaine de développement a nommé Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal du Département des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information à compter du 16 janvier 2024. De nationalité nigériane, M. Fashina compte plus de 30 années d’expérience dans la gestion des technologies et des services financiers. Il rejoint la Banque africaine de développement après avoir travaillé au sein du groupe Ecobank, où il occupait les fonctions de directeur exécutif « Opérations et Technologies » et de directeur général d’eProcess International depuis mars 2021. M. Fashina a exercé des responsabilités notamment dans les domaines des technologies de l’information, de l’expérience client, de la gestion de la sécurité de l’information et de la continuité des activités, de la cybersécurité, d’acquisitions de biens et de services ainsi que des technologies financières dans les 34 filiales d’Ecobank. Il a supervisé la conception et la mise en œuvre de projets de transformation numérique, de transformation de l’expérience client, d’automatisation robotisée des processus et d’intelligence artificielle, entre autres. M. Fashina a rejoint le groupe Ecobank en 2016 au poste de directeur de l’information et de directeur général d’eProcess International, supervisant l’ensemble des fonctions technologiques du groupe et la mise en œuvre de sa stratégie numérique, tout en assurant la fourniture de services technologiques aux clients finaux. Il a également joué un rôle déterminant dans la mise en place de l’Ecobank Software Center, chargé de gérer le développement et l’intégration des logiciels et de stimuler l’innovation. De 2013 à 2016, il était président de Steward Bank à Harare, au Zimbabwe. En 2015, il a réussi à faire passer la banque d’une situation déficitaire à la réalisation de profits. Auparavant, M. Fashina a occupé des postes de direction au sein d’ABSA Bank en tant que directeur général et responsable des produits bancaires transactionnels et de la gestion des canaux. Il a également dirigé la gestion de la trésorerie et des paiements chez Barclays Bank Emerging Markets à Dubaï, aux Émirats arabes unis, ainsi que la prestation de services aux clients et de la division de la banque électronique et de la mise en œuvre, tous deux pour l’Afrique subsaharienne, au sein de CitiGroup South Africa. Titulaire d’une licence en génie informatique de l’université Obafemi Awolowo à Ile-Ife (Nigéria), M. Fashina est diplômé d’un master en administration des affaires de l’université de Lagos (Nigéria) et d’un doctorat en gestion des affaires de l’université Capella, dans le Minnesota (États-Unis). « Je suis reconnaissant envers le président Adesina pour la confiance qu’il m’a témoignée, pour la confiance qu’il a placée en moi, et pour l’opportunité qu’il m’offre de diriger le département des technologies de l’information et son talentueux personnel, a déclaré M. Fashina. Je suis également honoré et enthousiaste à l’idée de pouvoir piloter les efforts de la Banque visant à assurer l’amélioration des services de classe mondiale, avec un mandat global consistant à combiner résilience opérationnelle, élaboration et mise en œuvre d’une stratégie technologique exceptionnelle, pour conférer à la Banque un avantage durable. » Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a fait part de son « plaisir à nommer Oluwatomisin Adeola Fashina au poste de directeur principal des technologies de l’information et chargé en chef des technologies de l’information. Monsieur Fashina est un leader stratégique qui possède une expertise de classe mondiale en technologies de l’information, opérations bancaires et réflexion sur les systèmes. Je suis convaincu qu’à l’heure où la Banque est en train de procéder à une transformation majeure de ses systèmes, sa solide expérience en matière de réussite organisationnelle grâce au déploiement de technologies modernes et à la motivation des équipes pour obtenir des performances de haut niveau sera un atout essentiel pour l’amélioration continue de l’infrastructure des technologies de l’information et de la communication de la Banque. »
La Banque africaine de développement nomme Armand Nzeyimana au poste de directeur du Département de l’impact sur le développement et les résultats

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé Armand Nzeyimana au poste de directeur du Département de l’impact sur le développement et les résultats, à compter du 16 novembre 2023. M. Nzeyimana, de nationalité burundaise, est un professionnel chevronné et axé sur les résultats, qui compte plus de 30 ans d’expérience dans la conduite de l’efficacité organisationnelle, de la gestion de la mise en œuvre et de la performance dans diverses institutions internationales de développement. Avant sa nomination, M. Nzeyimana était directeur par intérim du Département de l’impact sur le développement et les résultats, parallèlement à ses fonctions de chef de la Division chargée de l’appui à la prestation de services et à la mise en œuvre. Il a été nommé chef de division en novembre 2017 ; depuis lors, il était chargé de la coordination des activités de gestion de la performance et de la réalisation des objectifs dans les domaines prioritaires majeurs de la Banque. Au cours de cette période, il a joué un rôle déterminant dans le renforcement de la responsabilisation à l’égard de la prestation des services et dans la création d’une culture de performance élevée au sein de l’institution. Grâce à son approche pragmatique, M. Nzeyimana a dirigé des réformes et des initiatives institutionnelles clés, allant de l’élaboration du tableau de bord de la mise en œuvre des opérations à la conception d’indicateurs clés de performance conjoints à l’appui du modèle de prestation de services « Une seule banque », en passant par l’examen de la structure des coûts et des indicateurs de rentabilité de la Banque. Au cours de la période difficile du Covid-19, il a dirigé une équipe pluridépartementale chargée de conseiller la haute direction de la Banque sur les plans optimaux de mise en œuvre des opérations, conformément aux limites prudentielles. Au cours de sa carrière à la Banque, M. Nzeyimana a acquis une compréhension approfondie de l’environnement opérationnel et institutionnel de la Banque. Il a fait preuve d’un état d’esprit stratégique exceptionnel et d’une capacité à travailler au-delà des frontières institutionnelles pour obtenir des résultats. Au cours des dernières années, il a dirigé le soutien de la Banque aux unités de prestation de services gouvernementaux et la mise en place du Réseau africain des unités de prestation de services, une plateforme conçue pour partager les connaissances, l’expérience et l’expertise entre les cellules de prestation de services établies sur le continent. Avant de rejoindre la Banque, M. Nzeyimana a occupé divers postes dans des institutions multilatérales de développement et des organisations non gouvernementales internationales en Afrique et dans les Caraïbes, dirigeant des activités de contrôle financier, d’efficacité organisationnelle et de gestion de la performance. Il est titulaire d’un Master en administration des affaires option finance de la Western Michigan University aux États-Unis, ainsi que d’une licence en finance et comptabilité de l’École des Hautes études commerciales (HEC) de Montréal. Commentant sa nomination, M. Nzeyimana a déclaré : « Je suis profondément reconnaissant envers le président Akinwumi Adesina pour la confiance qu’il m’accorde en me nommant à ce poste. C’est un grand honneur pour moi de diriger l’équipe exceptionnelle responsable de l’impact sur le développement et les résultats. Je me réjouis à la perspective de travailler sous la direction de la vice-présidente principale et avec des collègues talentueux de la Banque pour accélérer les résultats de l’institution en matière de développement, au service d’un continent prospère, inclusif, résilient et intégré. » Le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a déclaré : « Je suis heureux de nommer M. Armand Nzeyimana au poste de directeur du Département de l’impact sur le développement et les résultats. Professionnel chevronné du développement et expert en gestion des résultats et de la performance, Armand dirigera l’équipe afin d’aider la haute direction à remplir le mandat de développement de la Banque en améliorant la prestation de services, l’impact, les performances opérationnelles et organisationnelles, renforçant ainsi l’impact de la Banque sur le développement du continent. »
La Banque africaine de développement nomme Richard Kwaku Ofori-Mante au poste de directeur du Département financement agricole et développement rural

La Banque africaine de développement a nommé Richard Kwaku Ofori-Mante, de nationalité ghanéenne, au poste de directeur du Département financement agricole et développement rural. M. Ofori-Mante a plus de 22 ans d’expérience dans le domaine des marchés des capitaux d’emprunt, des financements d’entreprise et des financements structurés. Il a démontré sa capacité à utiliser des structures financières innovantes et des instruments de rehaussement de crédit pour mobiliser des capitaux au profit de projets porteurs de transformation. Sa nomination a pris effet le 1er novembre 2023. M. Ofori-Mante possède une connaissance approfondie des instruments financiers administrés par les institutions multilatérales, y compris leurs différentes politiques et procédures, et a réussi à tirer parti de ces instruments et à les optimiser pour élargir et catalyser les transactions agro-industrielles. Avant cette nomination, il était directeur par intérim du Département financement agricole et développement rural. Il a dirigé les activités avec les responsables gouvernementaux, les partenaires au développement et le secteur privé pour mettre en œuvre les priorités de la stratégie de la Banque « Nourrir l’Afrique pour la transformation agricole en Afrique ». Il a supervisé la conception, le financement et la mise en œuvre des Zones spéciales de transformation agro-industrielle (SAPZ), ainsi que le Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique, une initiative visant à accompagner les pays africains dans la gestion des risques de catastrophes climatiques. M. Ofori-Mante occupait le poste de directeur par intérim, simultanément avec son poste de chef de la Division de l’agriculture et du financement rural qu’il occupait depuis novembre 2017. À ce titre, il a géré le lancement, la structuration et l’exécution des transactions agro-industrielles pour les opérations à garantie non souveraine du Groupe de la Banque. M. Ofori-Mante a rejoint la Banque en 2010 en tant qu’analyste financier principal ; deux ans plus tard, il a été nommé analyste financier en chef dans ce qui a depuis été rebaptisé la Division des solutions clients du Département des syndications, du cofinancement et des solutions clients. À ce poste, il a contribué à des transactions innovantes et pionnières sur les marchés africains, notamment l’élaboration de stratégies de financement en monnaie locale pour des projets en utilisant l’émission d’obligations nationales et des swaps de devises. Avant de rejoindre le Groupe de la Banque africaine de développement en 2010, M. Ofori-Mante a occupé un poste de cadre de direction au sein du groupe des transactions financières de Deloitte Financial Advisory Services à Chicago, de 2004 à 2010. Auparavant, il a travaillé en tant qu’associé principal au sein du groupe de conseil en évaluation d’entreprise de Standard & Poor’s à Chicago. Plus tôt au cours de sa carrière, de 1995 à 1999, il a occupé des postes d’ingénieur mécanique à responsabilités croissantes dans le domaine du conseil en ingénierie, des installations de centrales thermiques et de l’industrie des biens de consommation à rotation rapide. M. Ofori-Mante est titulaire d’un Master of Business Administration (finances) de l’université Washington à Saint Louis aux États-Unis et d’un Bachelor of Science en ingénierie mécanique de l’université des sciences et technologies Kwame Nkrumah de Kumasi au Ghana. Commentant sa nomination, M. Ofori-Mante a déclaré : « Je suis très touché par la confiance qui m’est accordée et je suis reconnaissant envers le président Akinwumi Adesina pour cette nomination. Je suis conscient des responsabilités importantes qui accompagnent ce rôle et je m’engage pleinement à travailler avec diligence et en collaboration avec la haute direction, les collègues et toutes les parties prenantes pour réaliser le Programme de transformation agricole de la Banque, ainsi que pour remplir son mandat et sa mission. » Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a déclaré : « Je suis heureux de nommer M. Richard Ofori-Mante au poste de directeur du Département financement agricole et développement rural. Richard, banquier respecté dans le domaine du financement du développement, apporte à ce poste une vaste expérience de la gestion dans les domaines du financement agricole et du développement rural. Il aidera la Banque à appuyer les communautés rurales et à relier les exploitants agricoles aux marchés afin d’améliorer leurs revenus et leurs moyens de subsistance, contribuant ainsi à faire avancer le travail de la Banque en faveur des économies rurales pour parvenir à une croissance inclusive. »
Cameroun : la Banque africaine de développement octroie un prêt de 74 millions d’euros pour des réformes dans le secteur de l’électricité afin de faciliter l’accès universel à l’électricité

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 14 décembre 2023 à Abidjan, un prêt de 74,25 millions d’euros au Cameroun pour mettre en œuvre la première phase du Programme d’appui au redressement du secteur de l’électricité (PARSEC). Le programme appuiera l’État camerounais à réaliser les réformes nécessaires du secteur énergétique en 2024 et 2025 afin de permettre au pays de produire, à terme, de l’énergie électrique en quantité abondante pour couvrir la totalité de ses besoins nationaux de 5 000 mégawatts et réaliser suffisamment de réserve pour devenir un pays exportateur d’énergie vers ses voisins, notamment le Tchad. « Ce programme permet à la Banque africaine de développement d’apporter une valeur ajoutée dans son appui au redressement du secteur de l’électricité au Cameroun. Il bénéficie d’importants effets de levier par le biais de son articulation avec différents plans de redressement du secteur de l’électricité. Ces différentes actions menées dans le cadre d’un dialogue de haut niveau avec le gouvernement sont de nature à hisser la Banque au rang de partenaire de choix du Cameroun », a déclaré Serge N’Guessan, directeur général, région Afrique centrale et responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement au Cameroun. Les réformes du secteur permettront notamment au Cameroun de réduire ses pertes commerciales d’électricité, d’améliorer le recouvrement des redevances et de mieux maîtriser les flux d’énergie dans le segment de la distribution à travers la migration du comptage du mode post-payé vers le prépayé et l’installation des compteurs intelligents, y compris dans les bâtiments publics. Le programme aidera également à élaborer et mettre en œuvre un plan d’information-éducation-communication au profit des populations pour vulgariser le nouveau mode de comptage et initier les clients au prépaiement. L’appui de la Banque renforcera les capacités des ressources humaines afin de permettre au Cameroun de disposer d’une masse critique de personnel qualifié pouvant servir sur toute la chaîne de valeur du secteur de l’électricité, de la production à la diffusion du savoir, dans le but de faciliter des réponses plus rapides aux besoins technologiques, organisationnels, environnementaux, climatiques et financiers dans le secteur. Pour renforcer la capacité de planification du secteur de l’électricité, le programme contribuera à l’élaboration d’un Plan directeur intégré à moindre coût couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité au Cameroun et qui prend en compte les préoccupations en matière de genre. La population camerounaise, dans son ensemble, sera la première bénéficiaire du programme à travers l’amélioration de la qualité de vie. Le programme profitera aux petites et moyennes entreprises (PME) qui verront plusieurs contraintes pesant sur le développement de leurs activités levées, notamment l’irrégularité dans l’approvisionnement en énergie. L’environnement des affaires s’en trouvera amélioré, permettant à l’économie camerounaise d’attirer davantage de capitaux nationaux, régionaux et étrangers.
Côte d’Ivoire : la Banque africaine de développement approuve 165 millions d’euros pour accélérer la diversification industrielle, renforcer la compétitivité et la création d’emplois

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé le 6 décembre 2023 à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 120 millions d’euros à la Côte d’Ivoire et d’un autre prêt de 45 millions d’euros du fonds Africa Growing Together Fund – un fonds de cofinancement créé par la Banque et la Banque populaire de Chine. Le financement est destiné à mettre en œuvre le Programme diversification, accélération industrielle, compétitivité et emploi (DAICE) élaboré dans le cadre du Plan national de développement 2021-2025 de la Côte d’Ivoire. Le programme DAICE vise à renforcer les efforts du gouvernement en faveur de la diversification économique, de la transition verte et du développement industriel. Plus spécifiquement, il entend soutenir les réformes et les investissements dans les biens publics nécessaires pour développer le secteur privé, dé-risquer le financement des PME et des start-ups innovantes. DAICE vise aussi à développer de nouveaux secteurs, promouvoir la transition verte dans le secteur industriel, soutenir la compétitivité des entreprises et leurs exportations, et créer des emplois. Le programme est structuré autour de trois composantes : d’abord le renforcement de la compétitivité des filières d’activités (clusters) prioritaires du Plan national de développement ; ensuite l’amélioration de l’accès au financement des PME ; enfin le soutien à la diversification et à la promotion des investissements privés. Les activités contribueront à renforcer la compétitivité des clusters, à renforcer l’accès aux financements des entreprises, à augmenter l’investissement industriel et à créer des emplois. Le DAICE est aligné sur le Document de stratégie pays 2023-2028 de la Banque pour la Côte d’Ivoire et la Vision 2030 du pays. Il est aussi aligné sur le Plan national de développement 2021-2025 qui l’opérationnalise, et intègre les engagements de transition énergétique et de développement sobre en carbone contenus dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN).