Les projets de la Banque africaine de développement renforcent l’employabilité des jeunes camerounais

Dans le cadre de son Programme d’appui à l’employabilité des jeunes au Cameroun, la Banque africaine de développement a mis en lumière les réussites de son initiative lors d’une rencontre le 9 avril 2024, à Yaoundé. Présidée par Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente du Groupe de la Banque chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, la rencontre a rassemblé des femmes entrepreneures camerounaises et des jeunes diplômés ayant bénéficié de stages professionnels dans des projets financés par la Banque. La rencontre s’est tenue juste avant l’inauguration officielle du bureau régional du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, signe de l’engagement continu de la Banque envers le développement régional. Outre les jeunes qui ont été recrutés comme stagiaires pour une immersion professionnelle dans des projets financés par le Groupe de la Banque, la réunion a regroupé des jeunes entrepreneurs et entrepreneuses dans les domaines agricoles, de la pêche, de l’élevage, de la pisciculture et de jeunes femmes qui ont bénéficié de soutien de la Banque pour développer leurs propres entreprises. Des responsables de cellules de gestion des projets étaient également présents. Les stagiaires sont accueillis au sein des projets comme assistants au décaissement ou à la passation des marchés, ingénieurs assistants pour les projets routiers, archivistes, etc., a détaillé Serge N’Guessan, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale et chef du bureau pays de la Banque au Cameroun. Il a annoncé que 284 jeunes avaient déjà profité de stages de douze mois, permettant une insertion professionnelle significative dans divers projets financés par la Banque ou d’autres bailleurs, certains encore dans le secteur privé ou public. Au moins sept d’entre eux ont été recrutés par le ministère des Travaux publics. Le programme qui accueille actuellement sa cinquième vague de stagiaires a donc été un coup d’accélérateur « énorme » pour l’insertion professionnelle de la plupart des bénéficiaires. Dieudonné Toukea, un des bénéficiaires du programme, a partagé son expérience, soulignant les opportunités offertes par cette première expérience professionnelle qui lui a permis de poursuivre ses ambitions dans le domaine de la consultance. « Cette première expérience nous a vraiment ouvert des opportunités, à mes camarades et moi-même. Cela m’a permis de développer d’autres activités après mon stage et à chercher des qualifications supplémentaires, ce qui me permet aujourd’hui d’évoluer dans la consultance. Merci pour l’opportunité qui nous a été offerte », a témoigné Dieudonné Toukea. Les participants ont plaidé pour l’ouverture d’un fonds de financement destiné aux entrepreneurs et pour plus d’opportunités de recrutement au sein des projets de la Banque. Ils ont enfin souhaité l’accélération du processus de création d’une plateforme web pour mettre en réseau les anciens stagiaires. Marie-Laure Akin-Olugbade a réaffirmé l’importance de l’auto-emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes, soulignant le soutien du Groupe de la Banque à travers des initiatives telles que l’AFAWA (Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique). Elle a mis en avant la collaboration avec les banques commerciales pour faciliter l’accès au crédit pour les femmes entrepreneures, mettant en évidence leur fiabilité et leur capacité de remboursement supérieure. « Nous travaillons avec les banques commerciales et leur accordons des garanties pour leur permettre de prêter aux femmes entrepreneures. Nous organisons des formations pour les gestionnaires de crédits dans les banques pour les sensibiliser à être plus regardant sur les projets de financement soumis par les femmes, car, contrairement aux idées reçues, il y a peu de risque à prêter aux femmes, les femmes sont les meilleures en matière de remboursement de crédit », a-t-elle souligné. « C’est un projet unique au Cameroun ici et je vous invite à saisir cette opportunité, à maintenir les formations continues et le renforcement des compétences pour être encore plus compétitifs sur le marché du travail », a lancé la vice-présidente du Groupe de la Banque à l’endroit des jeunes. Elle a souligné que l’Afrique avait à trouver des emplois pour 12 millions de demandeurs qui arrivent chaque année sur le marché du travail. La rencontre a également été l’occasion pour Jeanine Nkodo, coordinatrice du Projet de développement des chaînes de valeur agricoles, de mettre en avant les efforts spécifiques pour soutenir les femmes entrepreneures dans ce secteur. La vice-présidente a conclu en soulignant l’adoption récente de la nouvelle Stratégie décennale de la Banque, qui place les jeunes et les femmes au cœur de ses priorités. Elle a aussi réaffirmé le rôle de la Banque comme partenaire clé du Cameroun, particulièrement dans le financement des infrastructures et le soutien aux régions en crise. La Banque veut aussi appuyer les grandes entreprises, notamment du secteur privé, pour favoriser une meilleure ouverture aux jeunes et aux femmes. « La Banque est ouverte à des financements pour accompagner des projets de ces stagiaires afin de faciliter leur insertion socioprofessionnelle par la création de leurs propres entreprises », a souligné la vice-présidente.
Cameroun : la Banque africaine de développement inaugure son bureau régional en Afrique centrale et renforce sa présence sur le terrain pour une meilleure efficacité de ses opérations

Le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, et la vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement Marie-Laure Akin-Olugbade ont inauguré, le 12 avril 2024 à Yaoundé, le nouveau bureau régional du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, avec l’objectif de renforcer ses opérations sur le terrain. « C’est avec un immense plaisir que je suis à Yaoundé, aujourd’hui, pour procéder, au nom du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, avec le gouvernement de la République du Cameroun, à l’inauguration officielle des nouveaux locaux du bureau régional de la Banque pour l’Afrique centrale », a déclaré la vice-présidente chargée du Développement régional, de l’Intégration régionale et de la Prestation de services. Se félicitant du choix de son pays pour abriter le siège régional du Groupe de la Banque, M. Ngute a déclaré : « Cette inauguration exprime la solidité des relations entre l’Afrique centrale et la Banque africaine de développement ». Le bureau régional « permettra à la Banque de se rapprocher des réalités de notre sous-région et d’apporter plus que par le passé un accompagnement particularisé en adéquation avec les attentes de nos populations », a-t-il poursuivi. La cérémonie s’est déroulée en présence de membres du gouvernement camerounais, du corps diplomatique et d’organisations internationales et sous-régionales ainsi que de représentants du secteur privé et de la société civile.
Niger. Le Premier Ministre Lamine Zeine participe à la 1ère réunion du comité Directeur de la BAD
Le Premier Ministre, Ministre de l’Economie et des Finances, M. Mahaman Lamine Zeine a participé, ce lundi 8 Avril 2024 par Visio conférence, à la première réunion du comité Directeur de la Banque Africaine de Développement (BAD). L’objectif de cette première réunion est de préparer l’élection du nouveau Président de la BAD. Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour de cette réunion, à savoir la date de l’élection qui aura lieu en Mai 2025 ; le dépôt des candidatures qui sera ouvert le 1ER juillet 2024 et enfin la mise à jour du système de vote électronique déjà utilisé en 2020 pour l’élection du Président. Rappelons que la Banque africaine de développement (BAD) est une institution financière multinationale de développement, établie dans le but de contribuer au développement et au progrès social des États africains. La BAD, dont le siège est à Abidjan, a été fondée en 1964. ANP
Des projets énergétiques financés par la Banque africaine de développement en Égypte et en Côte d’Ivoire remportent les plus hautes distinctions en matière d’infrastructure et d’énergie aux IJ Global Awards

Deux projets financés par la Banque africaine de développement ont été primés lors des IJ Global Awards qui se sont tenus à Londres, au Royaume-Uni. La centrale hydroélectrique de Singrobo en Côte d’Ivoire, pour laquelle la Banque a joué le rôle d’arrangeur principal mandaté, a remporté le prix Power Deal of the Year, tandis que la centrale solaire de Kom Ombo, financée par la Banque en tant que co-arrangeur principal mandaté, a remporté le prix Energy Transition Deal of the Year. La centrale hydroélectrique de Singrobo a été le premier producteur indépendant d’énergie hydroélectrique et le premier investissement d’action climatique financé par le secteur privé à atteindre le bouclage financier en Afrique de l’Ouest en décembre 2022. La Banque a investi 40 millions d’euros sur un coût total du projet de 174,3 millions d’euros. Actuellement en cours de réalisation, le projet comprend la conception, le développement, l’exploitation et le transfert d’une centrale hydroélectrique de 44 mégawatts sur le fleuve Bandama, ainsi qu’une ligne de transmission de 3,5 kilomètres et une sous-station pour évacuer l’électricité. Un contrat d’achat d’électricité à long terme prévoit la vente de toute l’énergie produite par la centrale de Singrobo à la Compagnie ivoirienne d’électricité, l’opérateur électrique national de la Côte d’Ivoire. Une fois achevée, la centrale contribuera à l’objectif énergétique de la Côte d’Ivoire de produire 42 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici à 2030. La centrale solaire photovoltaïque de Kom Ombo, qui consiste en la conception, la construction et l’exploitation d’une nouvelle centrale solaire photovoltaïque de 200 mégawatts en Égypte, a atteint le bouclage financier en 2023. La Banque a accordé un prêt de premier rang de 27,22 millions de dollars. Le projet vient compléter d’autres opérations de la Banque africaine de développement dans le domaine de l’énergie en Égypte, notamment le parc solaire de Benban et les projets de Tarif de rachat d’électricité (Feed in Tarriff, FiT) d’une capacité de 150 mégawatts. Une mise en œuvre réussie du projet augmentera la capacité installée de production d’électricité de l’Égypte à partir de sources renouvelables et diversifiera davantage le bouquet énergétique, conformément à la stratégie de transition énergétique du pays et au programme de croissance verte de la Banque. S’exprimant au sujet de ces prix, Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie de la Banque, a déclaré : « Ces prix sont une reconnaissance de nos efforts continus pour fournir l’accès à une énergie verte, abordable et de qualité à l’Afrique, conformément au programme de la Banque africaine de développement en matière d’énergie et de croissance verte. Nous sommes encouragés à continuer de mobiliser des financements du secteur privé et de proposer des solutions financières innovantes qui facilitent des transitions énergétiques justes et répondent aux besoins de financement spécifiques des pays africains. » Les prix IJGlobal, qui sont des prix indépendants décernés par des pairs, récompensent de remarquables transactions de création et de refinancement dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie, ainsi que les organisations qui les ont rendues possibles.
La Banque africaine de développement signe un accord pour une Facilité de garantie des transactions de 15 millions de dollars avec la NMB Bank Zimbabwe

La Banque africaine de développement et NMB Bank Limited Zimbabwe (NMB) ont signé un accord portant sur une Facilité de garantie des transactions de financement du commerce de 15 millions de dollars américains, afin de débloquer des opportunités de financement du commerce pour les petites et moyennes entreprises zimbabwéennes et celles opérant dans les chaînes de valeur de l’agro-industrie et de la distribution commerciale. La cérémonie de signature a eu lieu le 7 mars 2024 au siège de la banque NMB à Harare. Moono Mupotola, cheffe du bureau pays de la Banque africaine de développement pour le Zimbabwe et Gerald Gore, directeur général de la NMB Bank, étaient présents. Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé le projet en novembre 2023. La facilité offre une couverture allant jusqu’à 100 % aux banques confirmatrices, atténuant ainsi efficacement les risques de non-paiement liés aux transactions commerciales de NMB Bank, sur la base d’une transaction à la fois. Elle est conçue pour soutenir le commerce entre le Zimbabwe et d’autres pays africains, ainsi qu’avec les marchés étrangers, en réduisant considérablement le risque pour les institutions financières internationales qui s’engagent activement dans des activités de financement du commerce avec des entreprises zimbabwéennes. « La Banque africaine de développement est déterminée à soutenir le développement du secteur privé au Zimbabwe, a déclaré Mme Mupotola. Il s’agit d’une avancée significative dans le soutien à la croissance et à la compétitivité des entreprises zimbabwéennes. En atténuant les risques et en facilitant l’accès au financement du commerce, nous donnons aux PME et aux entreprises locales les moyens de participer plus activement au commerce régional et international. » Les PME zimbabwéennes rencontrent souvent des difficultés pour accéder au financement du commerce par rapport aux entreprises de plus grande taille. Cette initiative vient directement combler cette lacune, favorisant un environnement des affaires plus dynamique et inclusif au Zimbabwe. Gerald Gore, PDG de NMB Bank, a souligné l’importance de l’accord pour le développement économique du Zimbabwe. « Cette facilité jouera un rôle déterminant en permettant à NMB Bank d’apporter un soutien crucial en matière de financement du commerce à davantage d’entreprises zimbabwéennes. Cela permettra non seulement de débloquer de nouvelles opportunités commerciales, mais contribuera également à la création d’emplois et à la croissance économique », a-t-il souligné. En décembre 2023, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avait déjà approuvé une ligne de crédit de 20 millions de dollars pour le financement du commerce en faveur de la Central Africa Building Society (CABS). Ce projet s’aligne sur le Document de stratégie pays 2024-2026 de la Banque pour le Zimbabwe, qui donne la priorité au développement du secteur privé. Il s’aligne également sur plusieurs priorités de la Vision 2030 du Zimbabwe, qui vise à transformer le pays en une société prospère et autonome à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030.
Niger. Feu vert pour la reprise des activités de la Banque africaine de développement !
La Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à renouer ses collaborations avec le Niger, après une période de tensions diplomatiques. C’est ce qu’a annoncé M. Guedon Désiré, administrateur représentant le Niger à la BAD, à l’issue d’une réunion de consultations avec le Premier ministre de la Transition, M. Lamine Zeine Ali Mahaman. La mission de la BAD visait à recueillir les orientations et instructions du gouvernement nigérien pour relancer la coopération entre les deux parties. M. Guedon Désiré a rencontré les membres du gouvernement sectoriels bénéficiaires des interventions de la banque afin de mieux cerner les besoins des populations. Cette visite symbolise la volonté de la BAD de renouer le dialogue avec le Niger et de normaliser ses relations avec le pays. Elle intervient dans un contexte de transition politique et de stabilisation du pays. La reprise des activités de la BAD au Niger est une excellente nouvelle pour le développement du pays. La banque est un partenaire important du Niger et ses interventions couvrent divers secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures et l’éducation. Les conclusions de la mission de consultation seront présentées au conseil d’administration de la BAD pour validation. La reprise effective des activités de la banque au Niger devrait intervenir dans les prochaines semaines.
Maroc. Le Groupe OCP obtient un prêt de 188 M$ de la BAD pour son programme d’investissement vert

La Banque africaine de développement (BAD) apporte son soutien au Programme d’investissement vert du Groupe OCP, en approuvant un financement de 188 millions de dollars (environ 1,9 milliard de dirhams) en faveur de ce projet. L’institution financière panafricaine et le leader mondial en solutions de fertilité des sols et nutrition des plantes annoncent que trois accords de financement ont été signés à cet effet, par Ousmane Fall, directeur du département de l’industrialisation et du développement du commerce de la BAD, et Karim Lotfi Senhadji, directeur financier du Groupe OCP. La signature de ce contrat s’est déroulée à Rabat en présence des représentants du gouvernement du Canada, actant ainsi la contribution du Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement (CACF) et renforçant les engagements communs contre le changement climatique et pour l’autonomisation des femmes. Selon les explications des deux parties, le premier prêt, d’un montant de 150 M$ provenant des ressources de la BAD, et le deuxième prêt d’un montant de 18 M$ provenant des ressources du Fonds climatique Canada – Banque africaine de développement, serviront au financement de la construction de trois usines modulaires de dessalement d’eau de mer. Dans un communiqué conjoint, elles précisent que « ces usines auront une capacité annuelle totale de 110 millions de m3. Outre une autonomie des sites industriels et miniers du Groupe OCP en eau non conventionnelle, le projet permettra de fournir jusqu’à 75 millions de m3 d’eau potable aux villes de Safi, El Jadida et les zones avoisinant les usines de Safi et Jorf du Groupe OCP ».L’institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique et le Groupe estiment que plus de 1,5 million de personnes bénéficieront de cette eau potable. Provenant des ressources du Fonds pour les technologies propres, le troisième prêt, d’un montant de 20 M$, « servira au financement de systèmes de stockage d’énergie générée par des sources renouvelables », ont indiqué les deux parties précisant que ces systèmes alimenteront en énergie des usines de dessalement et d’autres unités productives du Groupe OCP. Comme cela est indiqué dans le communiqué, ce financement est un exemple du soutien que la Banque africaine, le CACF et le Fonds pour les technologies propres (CTF) entendent apporter à la lutte contre le changement climatique, tant en termes d’adaptation que d’atténuation de ses effets. Une réponse stratégique au stress hydrique qui s’amplifie au Maroc. Il est important de souligner que ce financement « vise également à soutenir les populations les plus vulnérables, entre autres, via l’approvisionnement en eau potable et la création d’emplois, y compris pour les jeunes et les femmes, ainsi qu’en milieu rural », ont fait savoir la BAD et le Groupe OCP rappelant que ces projets sont des composantes essentielles du Programme d’investissement vert du Groupe et font partie du Plan d’urgence pour l’approvisionnement en eau potable initié par le gouvernement marocain. Outre le fait d’apporter une réponse stratégique au stress hydrique qui s’amplifie au Maroc, cet « ambitieux projet permettra également d’optimiser la gestion de la ressource hydrique dans les activités industrielles de l’OCP en utilisant de l’eau de mer dessalée », a indiqué le responsable du bureau-pays de la Banque africaine de développement au Maroc, Achraf Tarsim. « Nos objectifs de durabilité visent à atteindre 100% d’eau non conventionnelle d’ici fin 2024, 100% d’énergie renouvelable d’ici 2027, l’autosuffisance en ammoniac vert d’ici 2032 et la neutralité carbone totale d’ici 2040 », a, pour sa part, déclaré Karim Lotfi Senhadji, directeur financier du Groupe OCP, affirmant que ces prêts représentent des contributions significatives au programme d’investissement de la société de 13 milliards de dollars qui s’étale de 2023 à 2027. Conseiller et chef de la coopération à l’ambassade du Canada au Maroc, Jean Touchette note avec satisfaction que « ce fonds se déploie efficacement au Maroc pour contribuer à répondre aux enjeux climatiques ». Il est important de noter que la clôture de cette opération de financement représente le premier financement non souverain signé dans le cadre du CACF. Et comme l’ont relevé les deux parties, « ils renforcent le partenariat de long terme entre la Banque africaine de développement et le Royaume du Maroc dans ses efforts pour faire face aux défis du changement climatique ». Notons également que plus de 180 opérations ont été déployées par l’institution financière panafricaine dans différents secteurs au Maroc, depuis 1978, pour un total de 12 milliards d’euros. Alain Bouithy
La croissance de la région Afrique du Nord devait se maintenir à 3,9 % en 2024

PERFORMANCES Et PERSPECTIVES. «Malgré la confluence des chocs, la résilience des économies du continent africain reste forte, avec une croissance positive prévue pour les cinq régions du continent», indique la Banque africaine de développement (BAD) dans la dernière édition de son rapport «Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique». S’agissant de la Région d’Afrique du Nord, l’institution financière panafricaine prévoit que « les conditions météorologiques défavorables et les défis macroéconomiques qui se succèdent maintiendront la croissance de la région à 3,9 % en 2024 ». Comme le relève la BAD dans ce document rendu public vendredi 16, au cours des dernières années, plusieurs pays ont été affectés par des vagues successives de conditions météorologiques défavorables. C’est notamment le cas du Maroc et de la Tunisie qui ont été durement touchés par la sécheresse et de la Libye qui a été frappée par de violentes inondations. Aussi, « avec les difficultés macroéconomiques de l’Egypte, la région a eu du mal à maintenir les progrès réalisés depuis la pandémie de Covid-19, fait remarquer l’institution panafricaine. Par ailleurs, poursuit-t-elle, «l’absence de croissance inclusive et le taux élevé du chômage des jeunes continuent de poser des problèmes sociaux, plus de dix ans après le Printemps arabe de 2011». Dans son rapport macroéconomique, la Banque africaine dit s’attendre tout de même à une légère amélioration de la croissance de cette région à 4,1% en 2025. En ce qui concerne l’Afrique de l’Est, la Banque panafricaine prévoit qu’elle continuera de porter l’élan du développement du continent, avec une croissance prévue de son PIB de 5,1% en 2024 et de 5,7% en 2025. D’après la publication semestrielle du Groupe, cette croissance sera «soutenue par de solides investissements stratégiques visant à améliorer la connectivité interne et à approfondir le commerce intrarégional». Selon les prévisions contenues dans ce document, qui paraît au premier et au quatrième trimestre de chaque année, la croissance dans la région Afrique centrale devrait ralentir à 3,5 % en 2024. Les experts de l’institution panafricaine estiment toutefois que la reprise prévue de la consommation privée et l’augmentation des investissements miniers et des exportations pourraient contribuer à porter la croissance à 4,1% en 2025. En Afrique de l’Ouest, la croissance devrait accélérer pour atteindre 4% en 2024 et 4,4% en 2025, poursuit l’institution assurant que «la forte croissance enregistrée dans la plupart des pays de la région devrait compenser les ralentissements observés au Nigéria et au Ghana». La Banque africaine prévient cependant que « le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) jette une ombre sur la durabilité des gains dans un contexte d’incertitude croissante ». L’Afrique domine le classement des vingt régions à la croissance économique la plus forte au monde Toujours selon ledit rapport, au cours de l’année 2024, le continent connaîtra la croissance la plus forte, laquelle sera «supérieure à la moyenne mondiale estimée». En effet, l’Afrique comptera cette année onze des vingt pays ayant la croissance économique la plus forte au monde, selon les projections de l’institution qui indique que «la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du continent devrait s’établir en moyenne à 3,8 % cette année et 4,2% en 2025. Ces chiffres sont supérieurs aux moyennes mondiales estimées à 2,9% et 3,2%». Autre note positive: le continent sera la deuxième région à la croissance la plus rapide après l’Asie. Selon les projections de la BAD, les onze premiers pays africains qui devraient connaître de solides performances économiques en 2024 sont: le Niger (11,2%), le Sénégal (8,2%), la Libye (7,9%), le Rwanda (7,2%), la Côte d’Ivoire (6,8%), l’Éthiopie (6,7%), le Bénin (6,4%), Djibouti (6,2%), la Tanzanie (6,1 %), le Togo (6%), et l’Ouganda (6%). Il est important de noter que l’inflation moyenne sur le continent a été estimée à 17,8% en 2023, soit 3,6 points de pourcentage de plus qu’en 2022 et presque deux fois les 10,1 % de la moyenne des cinq années précédant la pandémie (2015–19). Qu’à cela ne tienne, et «malgré un environnement économique mondial et régional difficile, quinze pays africains ont enregistré une croissance de leur production de plus de 5%», constate le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Alain Bouithy