
TRIBUNE. « Nous serons juge et partie à ce moment-là. Nous ne pouvons pas voter une loi pour permettre à la justice de se saisir des sénateurs, d’un parlementaire à son bon vouloir… », a déclaré le sénateur Gerengo.
Comme on a la mémoire courte en RDC! L’histoire récente nous enseigne que beaucoup de parlementaires congolais se sont vus retirer leur immunité et être livrés manu militari à une justice expéditive. Depuis Eugène Ndongala jusqu’à Luc Mulimbalimba en passant par l’honorable Muanda Nsemi, les exemples sont légion.
S’il faut invoquer la clause de flagrance du délit de l’article 107 de la Constitution pour qualifier les seuls trois cas précités, je ne vois vraiment pas de différence avec le grand scandale public de Bukanga Lonzo qui a englouti plus de 300 millions de $. Pourquoi ce traitement de deux poids deux mesures? Ce dossier trop explosif aurait-il trop de complicités au sein même du Sénat ? Faut-il voir dans l’actuel président de cette institution, le profil de l’ancien ministre du plan puis de l’économie du concerné ?
Bref en paraphrasant la sagesse de La Fontaine, l’on peut dire qu’en RDC, selon que tu es puissant ou misérable, membre influent d’un parti politique ou minable citoyen lambda, sache que les jugements de la cour te rendra blanc ou noir.
Par Germain Nzinga



