Comprendre l’hostilité des Congolais à l’égard du régime Tshisekedi malgré la guerre du Rwanda (M23)

Comprendre l’hostilité des Congolais à l’égard du régime Tshisekedi malgré la guerre du Rwanda (M23)

PARLONSS-EN. La paix et l’intégrité territoriale de la RDC sont aujourd’hui mises à mal par une combinaison de facteurs (faiblesse de l’État, conflits fonciers et communautaires, ingérences et dynamiques régionales, entre autres) qui s’alimentent mutuellement. Pour une très large partie de la population congolaise, ce que l’on peut désigner comme un « suprémacisme luba » en fait partie. C’est en partie ce qui explique que certains regrettent l’ère Joseph Kabila et/ou expriment une forte hostilité envers le régime de Félix Tshisekedi, alors même que le pays fait face à une agression armée orchestrée depuis le Rwanda. La RDC est un pays d’une très grande diversité ethnique, avec plus de 250 groupes ethniques. Pour beaucoup de Congolais, l’idée qu’un seul cherche à s’imposer aux autres ou à les soumettre à son diktat est tout simplement inacceptable. Félix Tshisekedi, qui est issu de ce groupe, s’est comporté davantage en leader communautaire qu’en chef d’État fédérateur. Conséquence : on entend certains dire qu’ « il faut en finir avec Tshisekedi et ses frères » qui, par ailleurs, ne manquent pas d’afficher une arrogance ostentatoire vis-à-vis des autres Congolais et du reste du monde. La situation est d’autant plus inquiétante que la volonté de tourner la page du régime Tshisekedi et de ce qu’il symbolise est désormais si forte qu’elle peut conduire à accepter toutes sortes de compromis. Les foyers de frustration ne se limitent pas à l’opposition; on en trouve aussi au sein des FARDC, des services de sécurité, et jusque dans l’Union sacrée, la coalition politique du président. Les velléités du régime de Kinshasa de modifier la Constitution afin de permettre à Félix Tshisekedi de se maintenir au-delà de 2028 sont lues à la lumière de la dynamique décrite plus haut. Dans ce contexte, beaucoup en viennent à considérer le M23 comme un «mal nécessaire». On s’en méfie, certes, mais certains souhaitent le voir mettre un terme à ce qu’une partie importante des Congolais perçoit comme une menace existentielle, à savoir le «suprémacisme luba». Il revient dès lors à Félix Tshisekedi de mesurer la gravité du moment, et à nos compatriotes luba non tribalisés à outrance de se prononcer ouvertement, non pas pour un régime, mais pour la République. Par Patrick Mbeko

RWANDA -OUGANDA : POSSIBLE ACTION COORDONNÉE…

RWANDA -OUGANDA : POSSIBLE ACTION COORDONNÉE…

PARLONS-EN. Dans une déclaration fracassante faite hier (samedi 13, dnr) à la presse, le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé : « La province de l’Ituri en RDC faisait désormais partie de Bunyoro (une ancienne région de l’Ouganda). ». Un véritable pavé dans la mare qu’est cette annexion déclarée d’une partie du territoire congolais par l’Ouganda au moment même où la ville d’Uvira venait de tomber il y a quelques jours. À mon entendement, ce qui s’annonce sur le destin d’Ituri n’est pas un fait isolé, il doit être compris en corrélation avec l’avancée toujours en profondeur des troupes rwandaises qui se dirigent vers la ville de Kalemie déjà infiltrée. Un scénario qui nous rappelle la coalition rwando -ougandaise de 1996 s’étant soldée par la chute du maréchal Mobutu et par la prise de Kinshasa. Que personne ne se méprenne de belles déclarations de l’ambassadeur américain au siège de l’ONU, que personne ne se laisse distraire par les menaces « VERBALES » des officiels américains contre le Kigali au moment même où deux soldats américains œuvrant pour le compte de M23 ont été arrêtés hier avec des documents ultrasensibles contre l’intégrité territoriale congolaise. Cette coalition militaire Rwando-ougandaise utilisant chacun ses frontières limitrophes pour annexer des grandes superficies du territoire congolais semble bien être coordonnée dans un plan d’ensemble avec le soutien d’une redoutable guerre de communication dans laquelle le pouvoir congolais semble déjà vaincu… En utilisant hier sur les FARDC la formule d’une « armée des clochards », le Commandant en chef des armées Congolaises a enfoncé le clou dans le processus de démobilisation de ceux qui sont sensés former le dernier rempart contre l’action coordonnée de Kalemie et de l’Ituri. Cette coordination bien huilée Usa-Rwanda-Ouganda soutenue par le vide stratégique du pouvoir de Kinshasa semble désormais constituer le triangle de Bermudes où le navire Congo court sérieusement le risque de couler… Par Germain Nzinga

La CNC appelle toutes les forces vives congolaises à se joindre à son combat pour la libération totale de la RDC

La CNC appelle toutes les forces vives congolaises à se joindre à son combat pour la libération totale de la RDC

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, à se joindre à son combat pour la libération totale de la RDC La trompette de l’histoire a déjà sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo (RDC). C’est une question de vie ou de mort. Sortons des pièges des acteurs politiques corrompus, traîtres et médiocres qui nous conduisent à la boucherie, à la mort. La crise aggravée à l’Est de notre pays, avec notamment la récente prise d’Uvira, doit nous interpeller tous. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) active sa caravane pour la cohésion nationale et la libération totale de la RDC. La CNC renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, pour réjoindre son combar suprême pour sauver la RDC. Quelle que soit la situation de pauvreté et d’abandon de nos militaires, ils ne peuvent être traités de clochards. Mr Félix Tshilombo Tshisekedi devait au contraire blâmer et sanctionner tous les voleurs, corrompus, infiltrés et incompétents qui sont dans le gouvernement et dans nos forces armées et tous les services de sécurité. Un commandant suprême de l’armée doit faire attention  dans ce qu’il dit. Le clochard, vivant généralement sans abri, est une personne sujette à une grande désocialisation. Il est souvent victime d’une exclusion du monde du travail et confronté à un état de solitude dans lequel l’alcoolisme peut agir à la fois comme moyen de réconfort. La comparaison de Mr Félix Tshilombo du samedi 13 décembre 2025 est inacceptable. Le gouvernement ne doit pas camoufler ses échecs en matière de défense de l’intégrité territoriale. Sa responsabilité est engagée. 2. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, pour sauver la RDC en grave danger de balkanisation. La CNC renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, pour réjoindre son combat patriotique pour la cohésion nationale et la libération totale de la RDC. Elle appelle à l’application de l’article 64 de la Constitution face à l’échec patent, à l’incompétence et à la trahison du pouvoir de l’Union sacrée souillée et maudite. Ce pouvoir  a montré toute son incapacité à résoudre la crise congolaise et compte sur les pays étrangers et les mercenaires pour le faire à sa place. La CNC est prête à relever les défis de la grave crise multiforme congolaise. 3. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle à l’organisation urgente du dialogue national inclusif proposé par nos pères spirituels de la CENCO et de l’ECC, appuyé par d’autres plateformes religieuses. Toute en appuyant l’initiative du dialogue national inclusif, les membres de la CNC sont mobilisés pour la tenue d’une Table ronde congolaise qui permettra de jeter les bases d’une transition sans Mr Félix Tshilombo Tshisekedi. La CNC appuie toutes les initiatives qui visent à mettre en place une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo de 2025 à 2028. Que toutes les forces vives congolaises réjoignent la CNC pour la victoire tant attendue du Peuple Congolais face à tous ses ennemis. La CNC ne cessera de rappeler à tous les groupes armés et politico-militaires de rejoindre sa caravane de mobilisation nationale pour la fin de la nouvelle dictature de Félix Tshilombo Tshisekedi et la réussite totale de cette Table ronde. Nous allons vaincre ensemble tous nos ennemis et les traîtres avec   la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui est totalement du côté du Peuple Congolais. La CNC reste totalement mobilisée pour l’organisation de la Table ronde des forces vives congolaises déterminées à mettre fin à la dictature de Félix Tshilombo Tshisekedi, au génocide congolais et au plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Ainsi fait à Kinshasa, le 16 décembre 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier les attaques contre les militaires burundais présents en République démocratique du Congo (RDC) pour une mission de paix, malgré la récente signature des accords de paix entre le Rwanda et la RDC, a déclaré lundi Edouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères. Il a fait ces remarques lors d’une réunion à l’intention des chefs des missions diplomatiques et consulaires ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales accrédités au Burundi. « Le Burundi ne tolérera aucun acte qui remettrait en cause la sécurité du Burundi », a indiqué M. Bizimana au cours des échanges avec les diplomates et représentants des organisations internationales, invités à la réunion pour faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Malgré la signature des accords de paix, les attaques se sont intensifiées dans l’est de la RDC à proximité du Burundi, où deux bombes ont même dépassé vendredi les frontières burundaises et fait deux blessés, une femme et un enfant à Cibitoke (nord-ouest du Burundi), a signalé M. Bizimana. Le ministre a accusé le Rwanda d’être dernière cette attaque, la qualifiant de « provocation ». Toutefois, il a laissé entendre que le Burundi restait engagé à soutenir toute initiative visant la promotion de la paix dans la région. « Le Burundi est une partie de la solution et non une partie du problème », a-t-il affirmé. Ces récentes attaques dans l’est de la RDC près du Burundi ont provoqué des déplacements de personnes fuyant ces hostilités. Entre les 6 et 7 décembre, le Burundi a enregistré 2.325 réfugiés et 1.438 ménages de Burundais composés de 3.397 personnes qui vivaient en RDC, selon le ministre. Xinhua

RDC/Rwanda. Processus de Doha : Paul Kagame n’a pas totalement tort

RDC/Rwanda. Processus de Doha : Paul Kagame n’a pas totalement tort

LIBRES PROPOS. Dans un entretien accordé à Al-Jazeera, le président Paul Kagame soutient que c’est Félix Tshisekedi — et non le Rwanda — qui a contourné les processus et initiatives africains de paix de Luanda pour se tourner d’abord vers le Qatar, puis vers les États-Unis. Cette déclaration vient conforter l’analyse que j’avais formulée à l’époque et aide à comprendre pourquoi la médiation angolaise a fini par se retirer. J’expliquais que Tshisekedi s’était tourné vers le Qatar parce qu’il était isolé au niveau sous-régional et ne semblait plus faire confiance à la médiation angolaise. Selon Kagame, « l’espoir » de Tshisekedi « était de pouvoir manipuler, soit le processus au Qatar, soit le processus ici à Washington, en sa faveur, parce qu’il considère que la RDC est trop grande, trop importante, que le monde entier convoite une part de ce qu’elle possède, et qu’il suffirait qu’il paie et manipule les gens pour obtenir le résultat qu’il voulait. » On peut ne pas porter le président rwandais dans son cœur, mais ses propos ne sont pas entièrement sans fondement. Lors d’échanges que j’ai eus avec des membres du pouvoir congolais impliqués dans les discussions avec les Américains et les Rwandais, il m’a été très clairement indiqué que le président Tshisekedi comptait faire des minerais critiques de la RDC une monnaie d’échange. Kinshasa n’avait, pour ainsi dire, rien d’autre à mettre sur la table. L’objectif immédiat était de freiner la progression du M23 pour sécuriser le régime. Les effets de cette approche court-termiste, aujourd’hui, se passent de commentaire. Par Patrick Mbeko

Les Congolais et l’«omnipotent-omniprésent » Paul Kagame

Les Congolais et l’«omnipotent-omniprésent » Paul Kagame

LIBRES PROPOS. L’efficacité d’un ministre des Affaires étrangères est censée rejaillir sur la crédibilité de son pays sur la scène internationale. Dans le cas de la RD Congo, pays en guerre menacé de balkanisation, on repassera pour la cohérence. Voici donc la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, 31 ans, ex-tiktokeuse, à ce qu’on raconte. En l’absence de la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner, c’est cette jeune dame qui est censée piloter la diplomatie congolaise en pleine tempête. Que pourrait-on ajouter de plus sans sombrer dans la caricature ? Évidemment, tout cela doit être la faute de Paul Kagame, qui aurait trouvé le moyen d’infiltrer le cerveau de Félix Tshisekedi pour le pousser à nommer une responsable dont le parcours n’a quasiment aucun rapport avec la fonction. Oui, le Rwanda est responsable de tout, au pays de Lumumba. C’est bien connu : c’est le Rwanda qui a transformé Kinshasa en gigantesque fosse septique à ciel ouvert. C’est encore le Rwanda qui fait danser et faire la fête dans la capitale pendant que les habitants du Nord et du Sud-Kivu sont martyrisés. C’est toujours le Rwanda qui entretient l’insécurité et le chaos à Kinshasa, et qui veille scrupuleusement à ce que les universités congolaises produisent des « cancres heureux » en quantité industrielle. Si la société congolaise est devenue socialement dysfonctionnelle, voire carrément anomique, c’est, bien sûr, encore et toujours la faute du Rwanda et de son président Paul Kagame. Une fois qu’on a rejoué ce petit scénario rassurant, relayé par les soutiens du régime de Félix Tshisekedi, et qu’on s’est résigné à passer, aux yeux du monde, pour un peuple qui se raconte des histoires plutôt que d’affronter la réalité, il ne reste plus qu’à aller dormir en préparant la prochaine fuite en avant. Car, au fond, les premiers responsables de ce qui arrive à ce grand et beau pays restent ses propres dirigeants et sa société, qui refusent trop souvent de se regarder en face. Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko

Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

ACTUALITE. « Aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouées », a déclaré l’opposant congolais Martin Fayulu. « Comment peut-on parler de coopération, lorsque les forces rwandaises et ougandaises occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent les déplacements, la mort et la souffrance de nos concitoyens ? » a-t-il dénoncé dans une vidéo mise en ligne récemment. Dans un ton ferme, le président de la plateforme politique Lamuka a affirmé que l’accord cadre signé le samedi 15 novembre 2025 à Doha ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable. De l’avis de l’opposant, « la discussion de Doha devait se limiter à la mise en œuvre intégrale et sans complaisance de la résolution 2773 des Nations Unies et la définition des modalités du cessez-le-feu et non à la signature d’un accord d’abdication qui mettrait en péril l’avenir de nos enfants ». Quoi qu’il en soit, « notre nation n’est pas à vendre, notre souveraineté n’est pas négociable et l’intégration régionale ne peut se faire qu’entre États égaux, libres et respectueux des frontières », a-t-il rappelé expliquant en conséquence qu’aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo, aucune manœuvre ne doit détourner la marche du pays vers la cohésion nationale. Dans cette perspective, Martin Fayulu en appelle au président Félix Tshisekedi et à tous les Congolais à œuvrer pour la cohésion nationale, « une cohésion véritable qui ne peut naître que d’un dialogue national inclusif ». A ce propos, et au nom du « peuple, meurtri mais toujours debout », l’opposant invite le chef de l’Etat « à convoquer sans délai le dialogue national ». Sinon, l’a-t-il prévenu l’histoire le tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec M. Kagame et Kabila. Adrien Thyg

Coup de gueule de mercredi: La RDC et ses médiocres préférés

Coup de gueule de mercredi: La RDC et ses médiocres préférés

Une société a besoin de repères et de figures d’inspiration pour fonctionner. Sans modèles (exemples à suivre), une société peut perdre son identité commune, manquer de vision d’avenir et se retrouver dans une forme de désorientation collective. C’est ce qui arrive à la société congolaise en générale et kinoise en particulier. Quand on observe cette société, notamment sa jeunesse, on ne peut que regarder l’avenir avec effroi. Les « modèles » de société en RDC (et même dans une bonne partie de sa diaspora) sont les politiciens, les pasteurs, les artistes musiciens et ce que certains appellent « influenceurs », autrement dit, des individus sans aucune valeur ajoutée pour la société. Les figures susmentionnées ne sont pas des « exemples à suivre » parce qu’elles contribuent positivement à l’avancement de la société congolaise. NON. La plupart de ces gens sont considérés comme des « modèles » parce qu’ils sont devenus « célèbres » et/ou se sont enrichis, le plus souvent, sur le dos de la population clochardisée (le cas des pasteurs et des politiciens). Au Congo d’aujourd’hui, on ne devient pas une « lumière » et/ou on ne « réussit » pas sa vie parce qu’on a bossé dur et qu’on est resté intègre. NON. On le devient généralement parce qu’on est chanté par les musiciens, parce qu’on a obtenu un poste important dans le gouvernement ou la haute administration publique, le plus souvent par des moyens peu orthodoxes, parce qu’on a été pistonné après avoir pratiqué la discipline très populaire du « djalelo », parce qu’on a su utiliser le nom du Christ pour entuber les autres, etc. C’est le prix de la « réussite » dans la société congolaise d’aujourd’hui. Une société sans repère dans laquelle les « ténèbres » éclaire la lumière et où ceux que l’on considère comme « élites » se retrouvent à la remorque des pasteurs incultes et des politiciens véreux. Tout s’est effondré. Le pays n’a plus d’élites. Les professeurs d’université, les médecins, les hauts cadres politiques et dans l’administration publique, les journalistes, etc., sont à l’image de la médiocrité ambiante qui y règne. Les universités produisent des cancres à une quantité industrielle. Certains sont fiers d’exhiber leurs diplômes dont la valeur équivaut à peine à celle d’une boite de papier mouchoir achetée dans un Duty free de l’aéroport de Bruxelles. Cela ne veut pas dire que tous les diplômés sortis des universités congolaises sont médiocres, mais que la grande majorité l’est probablement. Il suffit d’écouter le raisonnement de nos frères diplômés restés au pays ou même de suivre les débats de société impliquant la plupart d’entre eux pour s’en apercevoir. La société congolaise est socialement dysfonctionnelle, pour ne pas dire anomique. C’est une société où les principes et les valeurs moraux s’inclinent au profit d’une médiocrité devenue la norme. Les antivaleurs gouvernent, et avec elles, les pasteurs, les politiciens et les « influenceurs » de la décadence. Si vous osez remettre en question ce système d’imbécilisation collective et ses animateurs, les millions d’« imbéciles heureux » qui peuplent la République à démédiocratiser du Congo vous attaqueront et vous accuseront d’être « jaloux » de leurs « modèles », pour ne pas dire médiocres préférés. Qui d’autre que les êtres vivants qui y résident est mieux placé pour apprécier la « beauté » d’une fosse septique. Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko