RDC. La CNC appuie la tenue du dialogue national inclusif sous la coordination de la CENCO et de l’ECC pour empêcher un glissement

RDC. La CNC appuie la tenue du dialogue national inclusif sous la coordination de la CENCO et de l’ECC pour empêcher un glissement

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appuie la tenue d’un dialogue national inclusif sous la coordination de la CENCO et de l’ECC pour empêcher un plan de glissement du pouvoir de l’Union sacrée souillée et de l’UDPS  Dans son message du 09 décembre 2024, la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) avait demandé la démission de Mr Félix TshilomboTshisekedi pour incompétence et trahison, et proposé, à cet effet, la tenue d’une Table ronde des forces vives congolaises sous l’égide de la CENCO. Il est clair aujourd’hui que le pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée diabolique est aux abois et ne compte que sur les autres pays qui doivent venir assumer ses missions régaliennes. Une dictature féroce s’est déjà installée, car toute voix contraire à la pensée unique du pouvoir est réprimée. L’insécurité atteint un niveau inquiétant. Un plan de glissement est déjà arrêté à travers le faux dialogue proposé par Mr Félix TshilomboTshisekedi. La CNC dit non au dialogue de fanatiques et de clients de l’Union sacrée souillée et de l’UDPS. 1.La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appuie la feuille de route de la CENCO, de l’ECC, de la Plateforme des Confessions Religieuses au Congo et de la Coalition Interconfessionnelle pour la Nation (CIN) pour un processus national et inclusif La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appuie les propositions du 25 août 2025 de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), de la Plateforme des Confessions Religieuses au Congo et de la Coalition Interconfessionnelle pour la Nation (CIN). L’accord de Washington et les pourparlers de Doha sont incomplets pour ramener la paix durable en République Démocratique du Congo. Les Congolais doivent être les premiers acteurs de la construction d’une paix durable, et personne ne peut le faire mieux à notre place. Nous devons restaurer l’unité et la cohésion nationales pour gagner le combat de la paix, à travers un dialogue national inclusif. La CNC insiste sur le caractère inclusif du dialogue national qui ne sera pas comme celui de Sun City pour le partage des postes. Elle adopte les composantes majeures de la Nation proposées par les pères spirituels pour cette grande rencontre nationale, à savoir : la majorité au pouvoir ,l’opposition politique non armée, l’opposition armée, la société civile, les autorités coutumières et traditionnelles, la diaspora congolaise, les personnalités indépendantes ou influentes issues du monde académique, culturel, intellectuel et économique. Il ne s’agira pas de brassage ou de mixage pour les groupes armés qui doivent être représentés pour construire la paix durable. Les représentants des Mobondo (BAYI MBOKA  et les autres) dûment identifiés devront aussi être là. 2.La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) met en garde le pouvoir de l’Union sacrée souillée et de l’UDPS pour tout projet de glissement La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) combattra tout projet de glissement du pouvoir de l’Union sacrée souillée et de l’UDPS. Ils ont lamentablement échoué et doivent se préparer à partir à la fin de l’année 2028. Si le pouvoir en place aux abois refuse la tenue à Kinshasa du dialogue national inclusif, la CNC mobilisera toutes les forces vives congolaises pour l’application ferme de l’article 64 de la Constitution. Elle demandera à tous les mouvements politiques, politico-militaires et paramilitaires, aux forces d’autodéfense, aux wazalendo et aux forces « Bayimboka » qui appuient la vision de la CNC, de prendre toutes les dispositions pour mettre ce pouvoir hors d’état de nuire.  La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est totalement du côté du Peuple Congolais. La CNC est vraiment mobilisée pour l’organisation du dialogue national inclusif pour mettre fin au génocide congolais, briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC, et ramener définitivement la paix. Ainsi fait à Kinshasa, le 12 novembre 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole

RDC. Le sommet de Kinshasa se termine sur une note d’espoir sur le retour de la paix

RDC. Le sommet de Kinshasa se termine sur une note d’espoir sur le retour de la paix

Au terme de 3 heures de discussions à huis clos, les Chefs d’État et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ont signé, ce samedi à Kinshasa, une déclaration lue par le ministre congolais de l’intégration régionale. Parmi les principales résolutions, le Sommet a appelé les pays membres « à la résolution des différends bilatéraux par le dialogue et les mécanismes régionaux existants, en réaffirmant les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, et de non ingérence dans les affaires intérieures d’autres États ». Dans son discours de clôture, le Président Félix Tshisekedi a exprimé sa gratitude à ses pairs pour leur participation active aux échanges et aux délibérations qui ont jalonné les travaux. « Les recommandations et résolutions adoptées revêtent une importance capitale, car elles dessinent les contours de l’avenir de notre institution », a dit le Président en exercice de la CIRGL. Le Président Félix Tshisekedi a formulé la demande d’organiser le prochain Sommet dans une année en lieu et place de deux ans comme à l’accoutumée. « Bien que notre Sommet ordinaire se tienne tous les deux ans, je suis persuadé que vous partagez avec moi, Excellences, l’idée qu’il serait judicieux de nous retrouver, aux alentours du 15 décembre 2026, pour un Sommet extraordinaire. Nous célébrerons alors le vingtième anniversaire de la signature du « Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs », socle de notre communauté », a-t-il indiqué. 

Barrages coup du monde 2026 : Le Président Félix Tshisekedi félicite les léopards de la Rdc pour leur victoire contre les lions indomptables du Cameroun

Barrages coup du monde 2026 : Le Président Félix Tshisekedi félicite les léopards de la Rdc pour leur victoire contre les lions indomptables du Cameroun

Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo adresse ses vives félicitations aux Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) pour leur victoire, ce jeudi soir, face aux Lions indomptables du Cameroun, en demi-finale des barrages de la zone Afrique pour la Coupe du monde 2026. Le Chef de l’État encourage les joueurs congolais à rester concentrés et déterminés pour la finale qui aura lieu ce dimanche contre le Nigéria, avant un tournoi intercontinental qui offrira un dernier billet africain pour la Coupe du monde. Le Président Tshisekedi demande à tout le peuple congolais de rester uni, solidaire et de se mobiliser afin de soutenir les fauves congolais pour la suite de cette compétition. Le onze national congolais a remporté ce match sur un score de 1-0, grâce à un but de Chancel Mbemba marqué dans les temps additionnels de la deuxième mi-temps.

RDC/Grands Lacs : Le Chef de l’État Félix Tshisekedi prend la présidence de la CIRGL

RDC/Grands Lacs : Le Chef de l’État Félix Tshisekedi prend la présidence de la CIRGL

Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) a accueilli, ce samedi au Palais du peuple, le 9ème Sommet ordinaire des Chefs d’État et des gouvernements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).  Ce grand événement, qui intervient cinq ans après le dernier sommet tenu par visioconférence en novembre 2020, à pour thème : “Consolider la paix et la sécurité pour le développement durable dans la région des Grands Lacs”. La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs allocutions notamment celle de Monsieur Huang Xia, Représentant personnel du Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. « Les hostilités dans l’Est de la RDC doivent cesser immédiatement et l’accès humanitaire doit être garanti pour apporter l’aide nécessaire aux populations touchées », a déclaré l’émissaire du SG des Nations Unies, d’un ton clair.  « C’est avec humilité et détermination que j’accepte, au nom de la République Démocratique du Congo, la Présidence tournante de la CIRGL pour les deux prochaines années ».C’est par cette phrase toute simple mais empreinte d’une grande symbolique que le Président de la République a pris officiellement la tête de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).  De manière succincte, le Président entrant de la CIRGL a présenté les priorités de son mandat dit des résultats, à savoir : « la réforme institutionnelle de la CIRGL ; le rétablissement et la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale; le renforcement de la coopération judiciaire; le renforcement de la lutte contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles au travers d’un Programme effectif de traçabilité des minerais; l’intégration économique régionale ». Poursuivant la présentation du fonctionnement de la CIRGL sous sa présidence, le Président Félix Tshisekedi a annoncé : « notre Présidence sera intransigeante sur les principes souveraineté, intégrité territoriale, non-agression, refus de tout appui aux groupes armés et résolument ouverte au dialogue en vue des solutions politiques durables, inclusives des femmes, des jeunes, des autorités locales et des communautés ».  Avant d’ouvrir de manière solennelle les travaux de ce 9ème sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la CIRGL, le Président Tshisekedi a dévoilé sa recette pour le développement de la région des Grands Lacs.« Il n’y aura pas de paix sans justice, pas de stabilité sans sécurité partagée, pas de développement sans intégration réelle », a-t-il conclu.  Au terme de cette cérémonie solennelle, les Chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs se sont retirés pour une séance de travail à huis clos dans la salle de banquets du Palais du peuple. Pour rappel, cinq (5) Chefs d’État ont assisté à cette cérémonie d’ouverture notamment le Président Joâo Lourenço de l’Angola, Faustin Archange Touadera de la RCA, Denis Sassou Nguesso du Congo, Évariste Ndayishimiye du Burundi et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC.

RDC : la tonne de nickel en baisse de 10,01% sur les marchés internationaux

RDC : la tonne de nickel en baisse de 10,01% sur les marchés internationaux

Le prix de la tonne de nickel, produit d’exportation de la République démocratique du Congo (RDC), a observé une baisse de 10,01% à l’international en se négociant à 13.196,93 USD au 10 novembre 2025 contre 14.665,19 USD la semaine précédente, selon les mercuriales consultées jeudi par l’ACP.  « La tonne de Nickel observe une baisse de prix sur les marchés internationaux durant la semaine du 10 au 15 novembre 2025 en se négociant à 13.196,93 USD contre 14.665,19 USD la semaine précédente,  soit un recul de 10,01% la tonne», a-t-on lu dans les mercuriales du commerce extérieur.  Comparé à la semaine précédente, le prix de nickel a accusé une hausse de 11,04% sur les marchés à l’international durant la période du 3 au 8 novembre 2025, en se fixant à 14.665,19 USD contre 13.206,19 USD la semaine précédente.  La hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, a précisé le document, sont consécutives à l’offre et à la demande sur les marchés internationaux ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement.  Ces fluctuations ont un impact direct sur l’économie congolaise, fortement dépendante des exportations des matières premières, notamment dans le secteur minier.  Il convient de rappeler que le nickel est utilisé principalement dans la fabrication de l’acier inoxydable en raison de sa solidité et de sa résistance à la corrosion, mais il est aussi essentiel dans la production des batteries pour véhicules électriques et pour des applications aérospatiales et médicales. Par ailleurs, la production mondiale minière de nickel est dominée par l’Indonésie, l’Australie, le Brésil et les Philippines. Le nickel est un métal polyvalent apprécié pour sa solidité, sa résistance à la corrosion et sa capacité à résister à des températures extrêmes. Il est principalement utilisé dans la production d’acier inoxydable et dans un large éventail d’industries et de produits de consommation courante. ACP

Rdc/ Israel : Visite historique du Président de l’état d’Israel Isaac Herzog à Kinshasa

Rdc/ Israel : Visite historique du Président de l’état d’Israel Isaac Herzog à Kinshasa

Ce mardi dans la journée, à la Cité de l’Union africaine, le Président Félix Tshisekedi a reçu son homologue israélien Isaac Herzog en visite pour la première fois en République Démocratique du Congo (RDC) en tant que Chef d’État, 40 ans après son défunt père. Cette rencontre de plus d’une heure, qui a été ensuite élargie à leurs délégations respectives, s’est soldée par un point de presse tenu par les deux dirigeants.  « Notre discussion a porté sur le raffermissement de nos relations et l’embellissement de celles-ci », a révélé le Président Tshisekedi. « Vous savez qu’Israël est très développé dans beaucoup de domaines parmi lesquels la sécurité, la défense, l’agriculture, les infrastructures, la haute technologie et les techniques de protection de l’environnement », a-t-il poursuivi. Le Chef de l’État a également présenté les opportunités que la RDC offre aux opérateurs économiques israéliens. Il a notamment cité les secteurs des mines, des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, de la science, de l’éducation et de la santé. « C’est pour vous dire que nous avons de nombreuses occasions de sceller des partenariats stratégiques et gagnants-gagnants », a-t-il estimé. Le Président de la République a annoncé que dans les semaines qui viendront, la ministre des Affaires étrangères devrait rencontrer son homologue israélien. « Cela va nous permettre d’ouvrir la voie sur des engagements gouvernement à gouvernement pour matérialiser ce que nous sommes en train de dire ici », a-t-il dit. De son côté, le Président Herzog s’est également montré favorable à un renforcement de la coopération entre son pays et la RDC. « Il ne fait plus de doute qu’il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire. Nous avons discuté profondément et nous sommes heureux d’être ici pour raffermir et élargir nos visions », a-t-il déclaré.  Évoquant la situation qui prévaut dans l’Est de la RDC, le dirigeant de l’État hébreu a appelé la communauté internationale à braquer ses projeteurs sur la crise sécuritaire qui secoue le pays : « le conflit n’est pas seulement au Moyen-Orient. J’apprécie les efforts du Président Trump dans la poursuite de la restauration de la paix dans le conflit qui vous engage avec le Rwanda. Je souhaiterais que l’attention du monde puisse s’orienter vers ceci plutôt que de se concentrer obsessionnellement sur Israël ». Enfin, le Président Herzog a affirmé qu’il poursuivra la vision de son père de maintenir l’amitié entre Israël et la RDC. « Continuons à travailler ensemble dans l’esprit de fraternité alors que nous regardons les défis qui sont devant nous avec un esprit de confiance et d’optimisme », a-t-il conclu. Cette visite du Président Isaac Herzog à Kinshasa intervient après la prise des fonctions officielle du nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Israël en RDC, M. Leo Vinovezky, qui a remis ses lettres de créance lundi dernier au Chef de l’État Félix Tshisekedi. Doté de pouvoirs essentiellement honorifiques, le Président de l’État d’Israël veille à représenter tous les citoyens de son pays, que ce soit en Israël ou à l’étranger. De même, il préside diverses cérémonies à caractère officiel. Il a été élu en juillet 2021 par la Knesset (parlement) à une majorité sans précédent et a entamé son mandat de onzième président de l’État d’Israël.

Sommet de Doha : Le Président Félix Tshisekedi a présenté le plan de développement social de la Rdc

Sommet de Doha : Le Président Félix Tshisekedi a présenté le plan de développement social de la Rdc

Ce mardi 04 novembre, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est exprimé du haut de la tribune du Centre national des congrès du Qatar, à l’occasion de l’ouverture du Deuxième sommet mondial pour le développement social, un événement organisé par les autorités qataries, sous l’égide de l’Assemblée générale des Nations Unies. Dans son allocution de quelques minutes, le Chef de l’État a fait savoir que le développement social n’a de sens que s’il place la dignité humaine au cœur de l’action publique. Il a révélé que la République Démocratique du Congo (RDC) a choisi de faire du développement social le cœur de son projet national avec un cap clair : reconstruire un pays plus juste, plus équitable, plus solidaire. « Dès le début de mon mandat, j’ai engagé le pays dans une transformation profonde de notre modèle de développement : rompre avec une vision purement extractive et centralisée, pour bâtir une économie tournée vers l’humain, vers la justice sociale, vers l’égalité des chances entre territoires, et vers la paix », a indiqué le Président de la République. Convaincu qu’aucune paix durable n’existe sans justice sociale, le Chef de l’État a informé l’assistance que la RDC a entrepris une réforme ambitieuse fondée sur la Couverture Santé Universelle et l’éducation pour tous en commençant par la gratuité de l’enseignement de base. « Depuis 2023, les soins sont gratuits pour les femmes enceintes, les mères et les nouveau-nés. Cela signifie que donner la vie ne doit plus être un risque financier ni une condamnation à la précarité. C’est une avancée historique vers l’accès équitable aux soins pour les plus vulnérables », a-t-il déclaré.  Au chapitre de l’éducation, le Président de la République a affirmé : « nous avons rendu l’enseignement primaire gratuit depuis 2020. Plus de 5 millions d’enfants ont pu aller à l’école ou y retourner. 5 millions d’enfants : ce sont 5 millions d’histoires individuelles qui ne basculeront pas dans l’analphabétisme et l’exclusion ». Poursuivant sur ce dossier, il a révélé que « pour consolider cette réforme et lutter contre l’inégalité des chances, nous déployons un programme national d’alimentation scolaire, afin qu’aucun enfant n’abandonne l’école parce qu’il a faim ». Pour clore son discours, le Chef de l’État a rassuré que « la RDC croit en un avenir où la justice sociale cessera d’être une promesse et deviendra un droit effectif. Elle y travaille, chez elle, chaque jour, malgré les épreuves. Elle est prête à y travailler avec vous, à vos côtés, dans un esprit de responsabilité et de respect mutuel ». Organisé trente ans après la première édition à Copenhague, au Danemark, le sommet de Doha vise à accélérer l’éradication de la pauvreté, la promotion de l’emploi plein et productif et du travail décent, ainsi que l’inclusion sociale, afin que personne ne soit laissé de côté dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté.

Le Franc Congolais face au dollar : un défi structurel pour une monnaie forte

Le Franc Congolais face au dollar : un défi structurel pour une monnaie forte

La concurrence entre le Franc Congolais (FC) et le dollar américain a constitué un défi structurel pour l’émergence d’une monnaie forte en République démocratique du Congo (RDC), a affirmé lundi un spécialiste en leadership économique et fondateur de l’ « Africa Economic Forum » (AEF) lors d’un entretien  avec l’ACP.« La récente fluctuation du Franc Congolais sur les marchés financiers attire l’attention et suscite un optimisme prudent, mais elle masque des défis profonds pour la construction d’une monnaie solide en RDC », a déclaré le Dr Billy Issa, spécialiste en leadership économique et fondateur de l’Africa « Economic Forum » (AEF). Selon lui, la puissance monétaire ne se limite pas seulement à la gestion des flux financiers, mais repose surtout sur une construction politique, industrielle et institutionnelle solide. « Ces fluctuations peuvent sembler médiatiquement séduisantes, mais l’écart qui sépare le FC d’une véritable grande monnaie comme le dollar est structurel et institutionnel », a-t-il précisé. Pour illustrer son idée, le Dr. Issa a cité le dollar américain, fruit d’un investissement massif dans la production, la sécurité et la logistique monétaire rappelant aussi qu’« En 2024, 5,8 milliards de billets ont été imprimés, représentant 146,1 milliards de dollars, soutenant une économie de 26 000 milliards de dollars. Le budget de production monétaire s’élève à 1,104 milliard de dollars, reflétant l’importance stratégique accordée à la souveraineté monétaire par les États-Unis », a-t-il détaillé. Pour lui, le dollar bénéficie également d’une demande mondiale constante et d’un écosystème industriel qui lui confère son statut de monnaie de réserve. Il a, par ailleurs, souligné que l’expérience du franc CFA illustre les limites des monnaies africaines face à l’absence de souveraineté complète. « La stabilité technique du CFA se fait au prix d’une croissance faible et d’un chômage élevé, particulièrement chez les jeunes », a-t-il précisé. Pour construire une monnaie solide, la source a estimé qu’il faut des institutions crédibles, un leadership politique éclairé et une économie diversifiée. Selon lui, en RDC, la faiblesse institutionnelle, la corruption et l’instabilité politique constituent des freins majeurs. « Tant que les fondamentaux de la gouvernance ne seront pas profondément réformés, le Franc Congolais restera à la merci des soubresauts des marchés », a insisté le Dr. Issa. Il a conclu que la voie vers une monnaie forte nécessite un choix politique courageux, plaçant selon lui, la construction d’institutions solides et l’investissement dans la souveraineté industrielle au cœur de l’action de l’État. « Les fluctuations récentes du FC doivent être considérées comme des signaux d’alerte plutôt que comme des indicateurs de succès », a-t-il averti.  ACP