RDC. Trois petites observations sur la crise qui secoue le Kongo Central

PARLONS-EN. 1. Depuis plus de deux décennies que dure la guerre de l’Est du Congo, la province du Kongo central fait l’objet de nombreuses convoitises et elle semble être mise au centre des enjeux hautement stratégiques non avoués en vue de contrôler le pouvoir politique et économique de l’ensemble de la République. 2. Ce qui en conséquence entraîne un autre phénomène : les peuples autochtones de cette province ne contrôlent plus rien de leur destin car toute décision en matière de nomination dans les différentes institutions provinciales est téléguidée à partir de la capitale. Et ce téléguidage de la gestion du pouvoir provincial (en total désaccord avec la volonté constitutionnelle de forte décentralisation de 22 provinces congolaises) ne se fait point au nom des intérêts de la province mais au profit de quelques individus appelés abusivement « Notables kongo » et qui s’arrogent le droit de profiter de leur position au niveau du pouvoir central pour placer en province, leurs pions qui leur serviront de POMPES À SOUS. Tout se passe comme dans cette équation : « Je te fais nommer à un poste et, à ce titre, tu me dois en millions de $ si tu tiens à garder ton poste». 3. Dans ce jeu très perfide du commerce de pouvoirs, il s’installe un mal-être, un véritable malaise généralisé dans la marche générale de la province de plus en plus APPAUVRIE à la fois par la non-rétrocession de 40% de recettes de la province telles que disposées par la constitution et par le siphonage de l’argent de la province vers des poches privées à Kinshasa et à Matadi. Je crois comprendre que le cycle des violences initiées à l’assemblée provinciale depuis déjà l’époque d’Anatole Matusila, puis de Jean-Claude Mvuemba et dans le cas actuel ne s’arrêtera pas avec un simple changement des individus et par la passation de pouvoir à un des 22 pétitionnaires. Si l’on veut arrêter des telles exhibitions “honteuses” de violence et de barbarie où la province ne gagne rien-mais alors rien-, il faut attaquer le mal à la racine en procédant à la RETENUE DES 40 % À LA SOURCE, en imposant par la base l’exigence de TRANSPARENCE dans la gestion des recettes de la province et par la neutralisation de ces réseaux maffieux des officiels kongo à Kinshasa qui, au nom de leurs intérêts particuliers, s’emploient à déstabiliser la marche entière de la province. Tant que cette triple hémorragie (blocage de rétrocession, opacité dans la gestion du trésor provincial doublée en amont du téléguidage de nominations et en aval du siphonnage de recettes provinciales) ne sera pas stoppée, la province va continuer à saigner jusqu’à son extension lente mais sûre. Et nous le petit peuple nous serons sévèrement jugés pour avoir gardé silence et pour avoir laissé faire la médiocrité s’installer au sommet de la province. Germain Nzinga
RD Congo/ Kongo central : bonjour tristesse !!!

LIBRES PROPOS. J’ai longtemps hésité à vous faire cette confidence : j’ai mal dormi hier soir, après avoir visionné la vidéo dans laquelle les officiels congolais annoncent les résultats de récentes études satellitaires qui ont révélé l’existence au Kongo central, de grandes réserves des gisements de minerais aussi importants (ou plus) que ceux du Katanga et du Kivu. Ils citent à titre d’exemple, le plus grand gisement africain en cuivre jamais exploité, le long de l’axe Kindokolo-Kisantu – Kimvula. Tandis que sur l’axe Kwilu-Ngongo – Kimpangu une très grande compression de Coltan et de cassiterite. Une grande nappe pétrolifère de Boma à Banana et une quantité inestimable de manganèse à Luozi, déjà prête à être exploitée incessamment par la société japonaise Asia Mineral Limited (AML). En RDC comme ailleurs en Afrique, les minerais sont comme du sang qui attire les hyènes et tous les carnivores prêts à dévorer et à sacrifier la sécurité des millions des citoyens sur l’autel des intérêts égoïstes. Depuis l’arrivée de l’Afdl jusqu’au régime actuel, l’exploitation minière qui était jadis propriété de l’Etat est devenue patrimoine individuel ou familial. Aucune législation sérieuse ne semble mettre de l’ordre dans ce secteur si sensible et pour cette raison, l’annonce de cette nouvelle sur des plateaux de télévision va à coups sûrs attirer des charognards et rapaces de tout acabit. Ne nous étonnons point de la probable apparition de nouvelles rebellions venant peut-être de l’Angola ou du Congo Brazza. Car c’est quelque chose que les multinationales planifient souvent bien avant l’état lui-même. Je crois comprendre que beaucoup s’y sont déjà préparés. L’on comprend également mieux pourquoi de Kinshasa jusqu’à Moanda, un très grande partie de la province est déjà hypothéquée avec des hectares et des hectares des concessions cedées à des INCONNUS. Ici ce n’est point du pessimisme gratuit. Oh que non ! En établissant des parallélismes avec la clochardisation des populations autochtones vivant près de ces gisements miniers au Katanga, au Kassai et au Kivu puis la multiplication des conflits sanglants dans ces zones d’exploitation, l’on peut prédire que le pire est devant les Ne Kongo… Si le désordre qui règne présentement dans ce secteur minier n’est pas bien résorbé par une stricte réglementation, l’exploitation de ces richesses sera loin de porter le développement et le bien-être des autochtones mais tout le contraire. Il faut que l’élite politique et surtout celle intellectuelle de la contrée s’emploient à poser des conditions propices à une croissance pacifique et durable de la province faute de quoi, à l’instar de Françoise Sagan, les populations du Kongo central risquent de clamer : Bonjour tristesse !!! Par Germain Nzinga
RD Congo. Zoom sur les violences à Kimpese dans le Kongo Central

PARLONS-EN. Kimpese est une localité congolaise du territoire de Songololo, située dans le district des Cataractes dans la province du Kongo-Central . Elle est peuplée d’environ 80.000 habitants et compte 4 quartiers répartis en de nombreuses cellules. 1. Relation des faits Depuis cinq ans déjà cette cité jadis si paisible est soumise à un climat de tracasseries policières et d’insécurité très regrettables. Mais l’insécurité urbaine qui y a élu domicile depuis quelques semaines a atteint un niveau incontrôlable. Un témoin local sur place nous l’a décrivait encore hier soir : “Une confusion qui ne dit pas son nom règne à Kimpese. Des civils tués, blessés, des policiers aussi. Soulèvement populaire : route Matadi bloquée, des pillages des maisons des agents de l’ordre. Courses poursuites des policiers que la population tue. Lukala est plein de véhicules en direction de Matadi obligés de stationner depuis 2 jours. Des criminels associés aux policiers ( agent de sécurité) s’introduisent chez des paisibles citoyens où ils pillent tout, violent…). Ils vont même dans des hôpitaux et centres de santé piller et violer les malades et leurs garde- malades, violer les femmes qui accouchent, prennent en otage les bébés nouveau-nes qu’ils emportent dans des sacs, ds des glacières… et ces bébés finissent par mourir.” Face à cette situation, la population a voulu envoyer un message aux autorités de l’Etat en organisant une ville morte. Pour stopper l’insécurité de plus en plus croissante, couplée à l’impuissance des autorités, les jeunes ont déclaré la journée du 29 janvier 2024, “journée ville morte”. Ce qui n’a pas été du goût des autorités locales qui ont dépêché une escouade des policiers pour empêcher cette manifestation. Des échauffourées vont alors éclater. La police se mettra à tirer à balles réelles tuant trois civils et la population furieuse s’acharnera sur les policiers, ôtant la vie à deux d’entre-eux. Hier mardi la tension est montée d’un cran lorsque la police a voulu revenir à la charge sur les populations à mains nues. Ce fut alors la chasse aux policiers, lapidant les agents de l’ordre à leur portée et brûlant les maisons des officiers supérieurs. Les policiers étaient carrément en débandade. On les a vus courir à Lukala pour y trouver refuge et suivre la situation à distance. Les civils y compris les BDK les recherchent dans leurs résidences pour les tuer. Bref la population se fait justice. 2. Les grandes retombées de cette situation chaotique. KIMPESE est une ville charnière qui voit passer par elle en destination de la capitale, autant les marchandises déchargées aux ports de MATADI et de Boma que les marchandises provenant de l’Angola transitant par Lufu et les produits vivriers venus de Manianga, de Manteke et de Bas-Fleuve pour pouvoir nourrir les 12 millions d’habitants de la capitale kinoise. Le fait que la population de KIMPESE a barré la route à tout passage des camions venant de ces trois points pour ravitailler la capitale va créer d’énormes problèmes vitaux de part et d’autre. L’insécurité dans cette ville ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis plus de cinq ans qu’elle est devenue récurrente et la population se sent délaissée par l’autorité administrative. Beaucoup de témoins affirment détenir des preuves de collusion de ces bandits avec les agents de l’ordre. D’autres affirment avoir vu ces bandits opérer avec ds jeeps non autrement identifiées. La population a donc décidé de se faire justice parce qu’elle ne se sent plus protégée par sa police locale. Et dans ces conditions, je crains ni le couvre-feu décrété par l’autorité provinciale ni la police d’intervention rapide envoyée de Kinshasa ne puissent résoudre en profondeur la question d’insécurité qui met la ville à feu et à sang. Kimpese deviendra une ville militarisée. Et comme on le sait déjà, ces nouvelles unités de sécurité qui arriveront à Kimpese sont déjà mal rémunérées et finiront elles aussi par exproprier les biens des populations civiles pour faire vivre leurs familles. Depuis les nombreux kidnappings et extorsions de Kinshasa qui ont défrayé la chronique jusqu’à la criminalité qui sévit présentement à Kimpese, le schéma reste le même : les agents de l’ordre se sont transformés en fauteurs de troubles et en gangsters au vu et au su de tout le monde. A Kimpese ils opèrent avec une jeep. Tout le monde le dit. Et ce que fait la population locale sur les policiers pour se faire justice est regrettable au regard des pertes en vies humaines que ce soit chez les politiciens comme chez les civils mais malheureusement l’impression générale qui se dégage est comme si c’est le seul langage que peuvent comprendre les autorités de l’Etat pour arrêter le cycle de violence créé par l’Etat lui-même. Ses nominations fantaisistes des autorités administratives au Kongo central, la mise à sac par l’état congolais des grandes usines à l’instar de la CINAT et de la CILU qui étaient le fleuron industriel du coin; la destination inconnue des nombreuses masses d’argent générées par la production électrique du barrage d’Inga, par les deux ports fluviaux et à la frontière de Lufu; l’argent en millions de dollars généré par la vente du pétrole à Moanda puis les juteuses recettes générées par les taxes de circulation sur la nationale numero un, tout ça siphonné par Kinshasa sans aucun impact sur ke vécu quotidien des originaires commence à créer un sérieux malaise général auprès des ressortissants du Kongo central. Et si les rumeurs se confirmaient sur la nomination éventuelle d’un gouverneur non par la l’Assemblée provinciale mais directement par la présidence en violation de la constitution, alors cela pourra contribuer à embraser la situation générale et à voir se produire à Boma, à Matadi et à Kisantu, ce qui a commencé à Kimpese. Mais ma plus grande peur est ailleurs. Au Congo-Kinshasa, il y a toujours eu des pêcheurs en eau trouble. Chaque crise interne appelle toujours et l’odeur du sang versé des congolais attise toujours les appétits des chacals et des fauves tout autour. Ceci dit, il n’est donc pas impossible que puisse se cacher une
RDC. KONGO CENTRAL : LES NE KONGO JOUENT AVEC LE FEU

TRIBUNE. Cette semaine finissante a été riche en événements négatifs dans la province du Kongo Central. D’abord la démission inattendue du président de l’Assemblée provinciale avec possibilité conséquente de remettre sur table la question orale de l’honorable Guylain Phanzu capable de faire tomber l’Exécutif provincial dans les prochains jours, créant ainsi une ère d’incurie et d’anarchie à la tête de la province. Puis ces coupeurs de routes sur la nationale numero 1, dévalisant des paisibles voyageurs, sans parler de divers enlèvements des jeunes congolais à Kimpese avec cette étudiante retrouvée miraculeusement à Kinshasa. Puis avant-hier (jeudi 22, dnr) à Matadi deux élèves enlevés par des inconnus au complexe scolaire La Masse des savants dans le Nord de la ville portuaire et enfin cerise sur le gâteau, l’épisode de ces 19 fillettes toutes mineures, retrouvées séquestrées et violées par un quidam à Boma. Comme si les mauvaises surprises ne suffisaient point, hier vendredi 23 juin 2023, la cité de Luozi s’est fait parler d’elle d’abord dans le cabotage des véhicules du ministère de l’intérieur transportant des individus venus opérer les déplacements de bornes sur la frontière entre la RDC et le Congo Brazzaville. Puis ces images faisant du buzz dans la toile avec ce dénommé Roi Mizele Nsemi venu avec ses adeptes, devant les bureaux de l’Administrateur du Territoire, descendre le drapeau de la RDC et hisser le leur, celui du Royaume d’Union du Congo. Scellant dans la suite tous les bureaux, même ceux du Parquet et du Tribunal aux fins de planter le décor administratif du nouveau royaume devant les policiers qui observent ce triste spectacle sans réagir ni rétablir de l’ordre. Dans un tel contexte très électrique que traverse la province du Kongo Central, Mizele Nsemi et ses compères sont en train de jouer avec le feu Ils ignorent que cette volonté soit de dissidence administrative et politique soit d’instauration de royaume uni du Congo pourrait bien être instiguée par une main noire comme cela se passe au Bandundu dans cette opposition conflictuelle et meurtrière entre les Teke et les yaka qui pourtant ont toujours bien vécu ensemble. Avec des informations provenant de Matadi où sont distribués 300$ pour enrôler des jeunes dans des milices, une telle initiative à Luozi peut s’avérer explosive et éminemment dangereuse pour la stabilité et l’unité territoriale du Kongo Central tout comme celle de la RD Congo dans son ensemble. Beaucoup de sources confirment que les territoires de Luozi et de Mbanza-Ngungu sont massivement infiltrés par des sujets allogènes qui y débarquent soit dans la peau des éleveurs de vaches, soit comme des nouveaux propriétaires de grandes concessions foncières ou encore dans la peau des malades mentaux vêtus en haillons, mendiant dans la rue et pourtant ils servent des relais d’espionnage et d’information puisque ont été découverts sur eux des appareils de communication et d’importantes sommes d’argent en devises étrangères. Ces sujets ne parlent aucun mot kikongo et réagissent en swahili. Sans aucun doute, toute agitation politico-administrative est téléguidée à partir de Kigali guidé par la stratégie militaire et politique de faire jonction entre “les dix secteurs” ( autre appellation du territoire de Luozi) et la base militaire construite tout récemment par Paul Kagame à Mindouli avec la permission de Dénis Sassou Nguesso. Si Sieur Mizele Nsemi gagne le pari de séparer Luozi du reste du pays, il rendra la tâche très facile au Rwanda déjà présent dans la contrée et qui bénéficiera d’une plus grande profondeur stratégique pour contrôler une zone tampon à l’intérieur du Kongo central et par conséquent à la porte de Kinshasa, ce siège des institutions du pays qui est l’objectif final de sa politique à l’Ouest congolais. Pour me résumer, là où les ne kongo avaient résisté contre les troupes rwandaises qui avaient débarqué en 1998 à Moanda, cette fois-ci Luozi est en train de lui offrir sur un plateau d’or le succès de conquête du Congo, en entamant la partition du Congo avec l’aide des congolais eux-mêmes. Vous l’aurez compris : un bon nombre de compatriotes inconscients sont en train de jouer avec le feu. Il faut que l’élite ne kongo se reprenne et se mobilise farouchement contre la témérité de Mizele Nsemi et adeptes avant que cette zone dissidente ne se transforme en un théâtre de confrontation militaire entre les troupes de Brazzaville soutenues par les troupes rwandaises et les FARDC déjà trop affaiblies car présentes sur plusieurs fronts à la fois. Un congolais averti en vaut mille. Par Germain Nzinga
RDC/Kongo central : Nos enfants sont en danger !!!!

PARLONS-EN. Affaire gravissime dans la ville de Boma! Un monsieur de 68 ans vient d’être arrêté par le commissariat urbain de la PNC. La police a trouvé dans sa maison 19 fillettes séquestrées dont 9 âgées de de 7 à 10 ans et 10 âgées de 14 à 16 ans qui ont été toutes déviergées par lui après les avoir séquestrées. Le premier interrogatoire de services compétents indique que certaines fillettes sont de Boma, d’autres de Kinzau Mvuete. Premier indice : toutes les victimes sont de sexe féminin et sont d’un âge mineur. Deuxième indice : toutes ont été victimes des abus sexuels. Mais en réalité, l’on ne sait dire si lycée abus ont été commis par le seul individu qui a séquestré lesdits enfants ou si ce dernier est juste un entregent d’un proxénétisme en faveur de nombreux pedophiles de la contrée. Et le fait que le séquestreur a choisi de regrouper ses proies à Boma, probablement parce que les installations portuaires seraient moins surveillées qu’à Matadi, il ne faut pas pas exclure l’hypothèse de trafic d’êtres humains ou celle du commerce des organes en destination des pays occidentaux et arabes où, d’après certaines sources fiables de Human Rights International, certains organes humains se négocient jusqu’à un demi/million de dollars. Il faut que les services compétents de la magistrature et de police criminelle se penchent sur ce dossier très sensible qui met en mal la sécurité des familles et de nos enfants dont l’Etat a l’obligation de protection. Affaire à suivre de très près. Par Germain Nzinga
RDC. Voici comment cette province a été “spirituellement” vaincue…

PARLONS -EN. En prenant de la hauteur sur l’histoire événementielle de la RDC, il sied de relever trois dates significatives en train de marquer un tournant décisif dans une province réputée dans le passé être très liée à son identité culturelle. 1. LE 20 NOVEMBRE 2022 : ce jour où le pouvoir ancestral a été arraché par la violence. Nous sommes au village Kisielele dans le secteur de Kingatoko dans le Lukaya. La journée domenicale a plutôt bien commencé quand au début de l’après-midi, deux jeeps de militaires des FARDC armés jusqu’aux dents, débarquent au village. Ils déclarent être envoyés par le ministre provincial de l’intérieur pour installer de force un nouveau chef coutumier à la place d’un chef installé selon les us et coutumes ancestrales. Chez les Bakongo, en effet, le pouvoir coutumier matrilinéaire se transmet par la lignée de la famille maternelle et ce, depuis les temps anciens. Ce jour-là ce fut un tout jeune homme inconnu de la population qui débarque au village, un jeunot ne sachant même pas parler la langue locale mais bénéficiant des faveurs de la hiérarchie de l’Etat qui exige qu’il soit installé comme nouveau chef coutumier. Pour se faire entendre, il utilise les voies de la force et de l’intimidation. Les militaires se mirent à battre à mort le chef coutumier local dont les images de son visage tout en sang feront le tour de réseaux sociaux. En paraphrasant les Écritures saintes, je dirais que les violents ont voulu s’introduire dans le royaume ne kongo et ont voulu s’en emparer par la force ( cfr. Mt 12, 12). Les ennemis de cette province tout comme du Congo savent que, pour s’emparer de la capitale, ils doivent violer le sacré, aliéner la terre ancestrale pour finalement s’octroyer de nombreux hectares des concessions de terre d’une manière frauduleuse et ce, aux fins d’encercler la capitale kinoise par le Bandundu et le Kongo central. Un tel agent imposé d’en haut et n’ayant aucune compassion pour les populations locales, ferait bien l’affaire. 2. LE SAMEDI 18 MARS 2023 : le jour de la contrefaçon Ce samedi 18 mars là est encore passé quasi inaperçu aux yeux du commun de mortel et pourtant quelque chose de très significatif s’est produit avec l’installation officielle de l’évêque principal des Églises de réveil du Congo dans la province du Kongo Central. Ce qui étonna plus d’un, ce fut d’abord le fait qu’un tel événement spirituel se fasse non dans un lieu de culte mais dans un flat hôtel. Deuxième constat c’est l’identité même du délégué de Kinshasa qui attire l’attention. Toute l’opinion informée de la RDC sait que le monsieur est au four et au moulin, pour embrigader l’ensemble des églises de réveil congolaises dans le soutien d’un certain “ candidat” aux prochaines élections présidentielles de décembre 2023. Puis ces habits des évêques catholiques endossés sur ces nouveaux évêques des églises de réveil, lesquelles églises sont supposées marcher aux antipodes du rituel catholique et qui démontrent , au-delà de leur contrefaçon spirituelle, la volonté de créer délibérément la confusion pour mettre au pilori ceux qui peuvent servir de contrepoids aux prochains travaux de la CENI. Très difficile dans ces conditions que ces serviteurs de Dieu embobinés dans la politique politicienne puissent encore servir à la province comme des garants spirituels capables de pouvoir défendre avec impartialité la justice de Dieu et les droits du peuple souverain. 3. LE DIMANCHE 7 MAI 2023 : Ce jour de la domestication des pouvoirs locaux. Depuis l’ère coloniale jusqu’à ce jour, la province du Kongo central est réputée être réfractaire aux velléités d’oppression du pouvoir central et a toujours déclaré sa volonté de s’auto-déterminer chaque fois que ses intérêts fondamentaux sont bafoués. Sur ces entrefaites, Ne Muanda Nsemi dans un meeting en 2012 devant ses adeptes à Matadi affirmait : “Le Kongo central va devenir indépendant et voter pour son président. Le Kassai va devenir indépendant et va voter pour son président. Le Katanga et l’Equateur/Mongala vont eux aussi devenir indépendants et voter chacun son président respectif…”. C’est probablement pour barrer la route à un tel discours sécessionniste et surtout pour mettre sous son contrôle direct, ce leader mystico-politique ( le seul craint et pris en considération par Kinshasa parce que largement écouté au KC et capable de mobiliser la province) que le régime actuel a multiplié les tentatives d’embrigader Ne Muanda Nsemi dans l’Union sacrée de la Nation. Mainteneur c’est chose faite, son pouvoir spirituel et politique est désormais “domestiqué “ au profit de celui à la mouvance duquel il est tenu de marcher et de battre campagne, moyennant la libération des Makesa, l’octroi des postes politiques et probablement des avantages matériels. Quoi qu’il en soit, via cet accaparement par force de son passé ancestral, via cette contrefaçon visible du pouvoir spirituel et via la domestication de toute velléité contre ce plan qui entend soumettre la RDC depuis 1997, une évidence se fait jour : la province de Kimbangu et de Kasa Vubu est visiblement dépossédée de quelque chose de très intime, quelque chose de très profond qui constitue son essence spirituelle. Elle semble spirituellement vaincue avant d’être attaquée militairement et, croyez-moi, à moins d’un brusque sursaut patriotique ne kongo, elle le paiera au prix fort dans les mois qui viennent. Par Germain Nzinga
RDC. Retour sur l’incident de Kisielele dans le Kongo central…

I. ÉTAT DE LIEU. Kisielele est le siège de la chefferie située sur la route de Luzumu, dans le Kongo Central, à 7 km de la nationale numero 1 en entrant par le poste très connu de Mvululu. L’autorité coutumière est reconnue partout en République Démocratique du Congo. Elle est dévolue conformément à la coutume locale, pour autant que celle-ci ne soit pas contraire à la Constitution, à la loi, à l’ordre public et aux bonnes mœurs. Et c’est dans cet ordre juridique qu’a été intronisé l’actuel chef coutumier de Kisielele, succédant à son ancêtre pour la sauvegarde de ce patrimoine coutumier et assurant la gestion quotidienne de la vie des villageois soumis à son autorité coutumière. La journée dominicale du 20 novembre 2022 a bien commencé jusqu’à ce que le village ne voie arriver une escouade de 45 policiers et militaires armés accompagnant le chef de secteur et l’Administrateur du territoire, tous deux mandatés par le ministre provincial de l’intérieur avec mission principale d’imposer par la force au poste du Chef coutumier, un quidam qui n’est connu de personne dans la contrée. Cette délégation arrivée sur place a usé des méthodes fortes telles que le dépouillement du chef coutumier local de ses attributs du pouvoir ancestral et coutumier en vue d’imposer un nouveau qui s’avère être un tout jeune homme qui n’est ni connu de la population locale ni jamais intronisé selon les us et coutumes coutumières. Pour pouvoir imposer leur loi du plus fort, les policiers ont fait retentir de nombreux coups de feu, déshabillant jusqu’à le laisser à poil la personne sacrée du chef coutumier et procédant au déguerpissement des villageois de leur terre ancestrale. La vidéo nous montre les traces des actes de violence sur le chef coutumier rudoyé qui a perdu deux dents puis des femmes avec des vêtements déchirés. II. QUEL EST AU FAIT LE STATUT JURIDIQUE D’UN CHEF COUTUMIER EN RDC ? La Loi nº 15/015 du 25 août 2015 fixant le statut des chefs coutumiers est justement motivée par la volonté de résorber la crise des valeurs traditionnelles qui compte parmi les principaux maux qui, non seulement, minent l’unité et la cohésion nationales, mais aussi hypothèquent le développement intégral, harmonieux et durable de la République Démocratique du Congo. La présente Loi est donc la mise en oeuvre de cette exigence constitutionnelle. Elle vient s’ajouter a l’arsenal juridique sur l’organisation territoriale, administrative et politique en République Démocratique du Congo qui confère au chef coutumier, en plus des responsabilités coutumières, des charges administratives. Elle prend en effet en compte les valeurs traditionnelles immuables et saines dans une société fondée sur le droit écrit, la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme. Elle vise notamment à : – Affirmer le rôle protecteur du chef coutumier en ce qui concerne l’identité culturelle ainsi que les valeurs traditionnelles morales ; – Réaffirmer le caractère apolitique du chef coutumier; – Réaffirmer l’implication du chef coutumier dans la sauvegarde de l’unité et de la cohésion nationales ; – Réserver aux seules structures reconnues par la coutume le droit et le pouvoir de designer le chef coutumier; – Confirmer le droit des pouvoirs publics de reconnaitre ou de prendre acte de la désignation du chef coutumier ; – Reconnaitre a l’autorité coutumière le droit d’être consulté par les pouvoirs publics ; – Ouvrir la possibilité de mise en place de commissions consultatives locales, provinciales et nationales pour le règlement des conflits coutumiers ; – Définir les voies de recours pour le chef coutumier lésé par les décisions et actes des autorités administratives hiérarchiques. Par ailleurs, elle determine les obligations du chef coutumier. Dans cette perspective, un régime disciplinaire lui est appliqué. III. QUELQUES DÉFINITIONS IMPORTANTES AUTOUR DU CHEF COUTUMIER Au sens de la présente Loi, il faut entendre par : 1. Autorité coutumière: pouvoir reconnu au chef coutumier et fonctionnant conformément a la coutume locale ou la personne revêtue de ce pouvoir; 2. Coutume locale : ensemble des usages, des pratiques et des valeurs qui, par l’effet de la répétition et revêtus d’une publicité, s’imposent, à un moment donné, dans une communauté, comme règles obligatoires ; 3. Empêchement définit: toute situation qui, de manière définitive, rend impossible la poursuite de l’exercice des fonctions de chef coutumier ; 4. Intronisation: ensemble de cérémonies et rites coutumiers exécutés conformément à la coutume locale après la désignation du nouveau chef en vue de son installation ; 5. Pouvoir coutumier ; ensemble des mécanismes d’administration d’une communauté fondés sur les us et coutumes ; 6. Terre des communautés locales: les terres occupées par les communautés locales qui y habitant, cultivent ou exploitent d’une manière quelconque, individuellement ou collectivement, conformément aux coutumes ou aux usages locaux. IV. DE L’EXERCICE DE L’AUTORITÉ COUTUMIÈRE. Article 3 L’autorité coutumière s’exerce au sein des entités territoriales suivantes : 1. La chefferie ; 2. Le groupement ; 3. Le village, organisé sur base de la coutume locale ; Article 5 Nul ne peut exercer les fonctions de chef coutumier s’il ne remplit les conditions suivantes : 1. Etre de nationalité congolaise ; 2. Etre âgé d’au moins de 18 ans; 3. Etre ayant droit a la succession ; 4. Etre de bonne moralité ; 5. N’avoir pas fait l’objet d’une condamnation irrévocable à une peine privative de liberté pour infraction intentionnelle ; 6. Avoir un niveau minimum de formation scolaire. Article 6 L’exercice des attributions de chef coutumier est subordonné à : 1. L’existence d’une entité territoriale reconnue ; 2. La présence d’une population ; 3. L’intronisation conformement à la coutume locale ; 4. L’investiture et la reconnaissance par les autorités publiques compétentes. Article 7 Le pouvoir du chef coutumier prend fin dans les cas ci-après: 1. Décès; 2. Abdication; 3. Empêchement définitif; 4. Déchéance conformément à la coutume locale. Dans ce cas, l’intérim et le remplacement du chef sont organisés conformément aux dispositions pertinentes de la section 5 du présent chapitre. Article 10 A ce titre, il exerce les attributions spécifiques suivantes: 1. Veiller
RD Congo. Voici le nouveau Gouvernement provincial du Kongo Central de Guy BANDU

Sont nommés Ministres Provinciaux du Kongo Central. 1) Monsieur Vangu ki Nsongo baby, ministre provincial du budget et financés. 2) Madame Tsasa Mbuzi Anne Marie, ministre provincial de la justice,des droits humains,de la communication et porte parole du gouvernement 3) Monsieur Mambo Luamba Papy, ministre provincial de l’intérieur,des affaires coutumiers et de la sécurité du territoire. 4) Monsieur NIMI Roger Muanda, ministre provincial du plan,de l’économie et commerce. 5) Madame Kiatazabu Itambo Carole, ministre provincial du portefeuille,du genre, famille et enfants. 6) Monsieur Dimelo Di Lukombo Antoine Wilfried, ministre provincial de l’agriculture,de la pêche et de l’élevage. 7) Monsieur MATONDO kwa Nzambi Mack, ministre provincial des mines,du transport et des voies de communication. 8) Monsieur Yala Lemba Patrick, ministre provincial des hydrocarbures et de la création des opportunités d’emploi des jeunes. 9) Monsieur Matomina Nsuela Zola, ministre provincial de la fonction publique,de la culture et des arts. 10) Monsieur Nsongo Sama Yves, ministre provincial de l’environnement,des forêts et de la conservation de la nature. Sont nommés commissaire général. 1) Monsieur Kabangu Nsalambi, commissaire général aux PME, à l’artisanat et à l’industrie. 2) Monsieur Ndamba Musunda Perfusion, commissaire général à l’aménagement du territoire et à l’habitat. 3) Monsieur Loko Nitu Raphaël, commissaire général à l’énergie et aux ressources hydrauliques. 4) Monsieur Kibangu Philippe, commissaire général à la jeunesse et à la nouvelle citoyenneté. 5) Monsieur Manzonzika Nzala Kimvuela Gabin, commissaire général à la santé,aux affaires sociales au travail et au tourisme. 6) Monsieur Mbadu Léopard, commissaire général aux infrastructures, travaux publics et reconstruction. 7) Monsieur Lanton Muanda Pierre, commissaire général à l’innovation et aux ptntic . 8) Monsieur Nkondia Mbete Dominique, commissaire général à l’entrepreneuriat,aux sports et loisirs. 9) Monsieur Mambu Sambu Mario Jean, commissaire général aux affaires foncières et à l’urbanisme. 10) Madame Lukembeladio Mele rhita, commissaire générale près le gouverneur et chargée des relations avec l’assemblée provinciale. Sont nommés secrétaire général. 1) Monsieur Khuty Dikiese Arly, secrétaire général du gouvernement provincial du Kongo central. 2) Monsieur Konda Sintemo Albi, secrétaire général adjoint du gouvernement provincial du Kongo central.