Moïse Katumbi: la justice congolaise ouvre une information judiciaire visant l’opposant en exil (vidéo)

Moïse Katumbi: la justice congolaise ouvre une information judiciaire visant l’opposant en exil  (vidéo)

En début de semaine, les autorités congolaises ont annoncé l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien gouverneur de l’ex province du Katanga, Moïse katumbi, selon une information relayée par Africanews. La décision d’ouvrir une information judiciaire à l’encontre de l’homme d’affaires et patron du club TP Mazembe intervient après l’interpellation de ce dernier dans un aéroport de la capitale belge en possession d’un passeport falsifié, a indiqué la chaîne de télévision panafricaine. Candidats déclarés à la présidentielle du 23 décembre prochain, l’opposant congolais actuellement en exil explique que es passeports semi-biométriques tels que le sien, ont été retirés du système et sa demande pour un exemplaire biométrique a été rejetée, rapporte-t-elle dans le reportage ci-dessous. Adrien Thyg

Sessions criminelles au Congo : Un tournant pour la justice congolaise

Sessions criminelles au Congo : Un tournant pour la justice congolaise

TRIBUNE. Les sessions criminelles se tiennent depuis le 29 mars 2018 dans différentes cours d’appel des tribunaux congolais, à travers le pays. Brazzaville retient l’attention de tous les Congolais, au regard de la qualité des personnalités qui y sont jugées. Un vrai tournant pour la justice congolaise, disent les observateurs. Avec la tenue de ces sessions criminelles, on peut dire que la démocratie est en marche au Congo. Le principe de droit qui dit ‘’nul n’est au-dessus de la loi’’ est observé, à la lecture des dossiers traités par la cour criminelle de Brazzaville, surtout au regard de la qualité des personnalités appelées à la barre. Avec la tenue des procès, notamment Mokoko et Dabira, on peut affirmer, sans risque de se tromper que la Cour d’appel de Brazzaville, présidée par le juge Christian OBA donne la preuve de ce que la justice fonctionne normalement au Congo. Elle pourra faire mieux si les conditions matérielles sont mises à sa disposition. Souvenons-nous que, faute de moyen, notamment, les dernières sessions des cours criminelles au Congo, remontent à plus de quatre ans. L’organisation de ces procès publics touchant des hautes personnalités, les officiers généraux et d’autres Congolais de toutes les couches sociales donne la latitude à tout curieux, y compris la presse de suivre les débats tels qu’ils se déroulent au palais de justice de Brazzaville et d’autres localités du pays. La diffusion en intégralité et au quotidien du déroulement de ces procès sur la chaine de télévision nationale permet au peuple de se forger son appréciation sur la nature des décisions qui en sont issues et d’élaguer certains faux préjugés sur l’institution Judiciaire congolaise. Les droits de l’homme (la liberté, la sécurité), la démocratie et, de façon générale, l’État de droit ne se construisent pas dans la conspiration, la médisance la propagation de rumeurs et sous la pression politique. C’est pourquoi, il est nécessaire que le peuple, mais aussi tous les acteurs impliqués, notamment, dans ces sessions criminelles en cours, apportent leur soutien à la Justice. Autant les personnalités jugées lors des présentes sessions criminelles constituent une réelle volonté de la justice congolaise de se donner une autre image d’elle-même, autant ce soutien favorisera aussi la réhabilitation de la justice congolaise aux yeux des justiciables, conformément à la maxime qui soutient que « nul n’est au-dessus de la loi ». Pour sortir le pays des maux qui le minent aujourd’hui : la corruption, la concussion, le détournement des deniers publics, l’impunité et bien d’autres, il faut construire une justice forte, capable de résister aux assauts des politiques. C’est dire que si elle veut être davantage libre et éloigner d’elle les pressions de toute origine, la justice se doit de maintenir son élan pris lors des sessions criminelles en cours dans le pays. Wilfrid LAWILLA

Citoyen congolais: notre justice n’est pas exemplaire

Citoyen congolais: notre justice n’est pas exemplaire

La justice congolaise est-elle exemplaire? Pour bon nombre de citoyens congolais interogés par la web Tv VERITE 242, la réponse c’est « non ». Et pour cause, « tous ceux qui ont raison perdent leur procès au profit de ceux qui ont tort. La justice au Congo n’est plus ce que l’on attend d’elle », constate un citoyen qui pense qu’elle doit être reformée. Pour d’autres, la justice congolaise est tout sauf libre. A les entendre, elle serait dirigée. Aussi, « les magistrats et les procureurs sont toujours une coloration politique ». Un autre citoyen pense au contraire qu’elle est exemplaire, même s’il reste encore des petites retouches à faire. Un point de vue que partage un quinquagénaire, persuadé que la justice congolaise est partisane. Dans ce sens que « si tu n’as pas un parent, tu ne peux pas avoir vraiment les services voulus »… Ci-dessous le reportage de la chaîne congolaise: