Inclusion financière et numérique: Le Maroc obtient 450 millions de dollars de la Banque mondiale

Inclusion financière et numérique: Le Maroc obtient 450 millions de dollars de la Banque mondiale

Vendredi 31 mars dernier, la Banque mondiale annonce qu’elle a approuvé le troisième Prêt de Politique de Développement (PPD) de 450 millions de dollars dont l’objectif est de développer l’inclusion financière et numérique, en complément des deux financements précédents. Dans un communiqué, l’institution financière internationale indique que « cette série de projets de financement appuie le gouvernement du Maroc dans la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’inclusion financière, l’entrepreneuriat numérique et l’accès des particuliers et des entreprises aux infrastructures et aux services numériques ». La Banque mondiale, qui considère l’inclusion financière et numérique comme un facteur clé de la réduction de l’extrême pauvreté et de la promotion d’une prospérité partagée, rappelle, à ce propos, que depuis 2018, l’inclusion financière est une priorité politique majeure pour promouvoir des opportunités d’emploi et l’autonomisation économique des ménages, des micros, petites et moyennes entreprises (MPME), des femmes, des jeunes et des populations rurales. Comme cela est souligné dans le communiqué, « l’accès à une gamme diversifiée de services financiers (transferts de fonds, épargne, assurance, crédit) aide les populations vulnérables à gérer les risques et à s’adapter au changement climatique. Rappelons à ce titre que pendant la pandémie de la COVID-19, les services financiers numériques et les institutions de microfinance ont joué un rôle essentiel dans l’acheminement de l’aide apportée aux ménages et aux entreprises, ainsi qu’aux populations vivant dans des régions reculées. La Banque mondiale est persuadée que cette série de financements a permis au Maroc de repousser considérablement les barrières de l’inclusion financière et numérique. Il faut dire qu’aujourd’hui, 44 % des Marocains ont accès à un compte bancaire contre 29 % en 2017, et 30 % d’entre eux utilisent des paiements numériques contre 17 % en 2017 (Enquête Findex). Par ailleurs, l’infrastructure des paiements numériques s’est développée : actuellement, 31 % des zones rurales sont couvertes par des réseaux de paiement mobile et 19 prestataires proposent leurs services. La valeur des paiements numériques a considérablement augmenté, atteignant 2 milliards de dirhams (environ 195 millions de dollars) en 2021, posant ainsi les bases de la réforme des programmes de protection sociale grâce aux transferts monétaires numériques, souligne-t-on de même source. La série de financements a permis le développement de la micro-assurance, du registre des nantissements et des garanties permettant de faciliter l’accès au crédit des MPME. Différentes actions ont directement favorisé l’accès des femmes au financement et à l’autonomisation économique. L’institution en veut pour preuve: « la participation des femmes aux conseils d’administration des entreprises cotées en Bourse a augmenté de 14,9 % en 2019 à près de 20 % à la fin 2022 ; et 13,5 % des start-ups technologiques dirigées par des femmes ont bénéficié pendant la pandémie de la COVID-19 d’une allocation annuelle en devises étrangères, facilitant ainsi l’importation des biens et services nécessaires à leurs activités », écrit-elle. Qu’à cela ne tienne, elles estime qu’il reste cependant d’importants défis à relever, tels que l’écart d’accès aux services financiers, qui est toujours de 25 points de pourcentage entre les hommes et les femmes, et il est par ailleurs nécessaire de renforcer l’utilisation et l’acceptation des services financiers numériques par les commerçants. Comme l’a expliqué Jesko Hentschel, Directeur Pays pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale, « ce troisième financement s’inscrit dans les recommandations du Nouveau Modèle de Développement (NMD) qui souligne la nécessité d’un changement de paradigme visant à promouvoir une croissance inclusive et tirée par le secteur privé afin d’améliorer les services publics et de réduire les disparités sociales et géographiques ». Selon lui, « le gouvernement du Maroc a commencé à mettre en œuvre ces recommandations en numérisant les programmes de protection sociale, en soutenant le financement participatif et les instruments non bancaires pour les entreprises innovantes, et en numérisant la passation des marchés publics pour améliorer l’accès des PME aux contrats publics. » Ce troisième financement consolide les réformes initiées par le Maroc en faveur de l’inclusion financière en améliorant l’accès des populations rurales, des femmes, des jeunes, et des entrepreneurs numériques à une gamme variée de services financiers, en diversifiant les instruments financiers mis à disposition des entreprises jeunes et innovantes afin d’encourager la création d’emplois. Martin KAM Avec CP

Congo/Economie : Le secrétariat permanent des Affaires maritimes et fluviales en attente des avis sur le financement

Congo/Economie : Le secrétariat permanent des Affaires maritimes et fluviales en attente des avis sur le financement

Le secrétaire permanent du comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales (Sepcim-aemec), Eric Olivier Dibas-Franck, a demandé, le 13 février 2023 à Brazzaville, le groupe technique de travail des experts à faire parvenir leur avis sur le projet de décret portant financement. Ce projet de décret avait été soumis, le 10 décembre 2021, à l’ensemble des ministres du comité interministériel. Eric Olivier Dibas-Franck, a fait savoir que le but de la réunion a été de poser les bases de travail à mettre en œuvre ensemble dans la perspective de rationalisation des méthodes et des procédures devant garantir l’efficacité ainsi que l’efficience de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales. Il a transmis aux membres du gouvernement concernés le condensé de la feuille de route du Premier ministre, président dudit comité pour la période à venir. Elle facilitera l’accès du secrétariat permanent aux services impliqués ; l’associera lors de l’élaboration des textes juridiques ou des programmes d’investissement touchant à l’Aemec. Il faudrait également solliciter le secrétariat permanent du comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales sur des questions en rapport avec les thématiques touchant à l’action de l’Aemec ; transposer les approches maritimes dans la mesure du possible au secteur des eaux continentales ; associer le Sepcim-aemec aux réponses à trouver sur les thématiques environnementales et du développement durable ; entreprendre des actions idoines en vue de l’Agenda 2063. Cette feuille de route préconise aussi l’élaboration de la stratégie nationale de la mer et des eaux continentales, à l’initiative des ministères en charge de la Marine marchande, de l’Economie fluviale et de l’Environnement en impliquant les collectivités locales ; de mener une politique de coopération agressive ; d’inscrire dans les programmes d’activités des lignes relevant de l’Aemec ; de mettre en place des mécanismes de financement efficace et de concilier l’exigence d’efficacité avec le développement d’une économie bleue durable et harmonisée. Le Sepcim-aemec a élaboré un programme d’activités portant sur trois axes principaux, à savoir, le renforcement des capacités institutionnelles et administratives, le renforcement de l’offre et des services ainsi que de l’offre de connaissances de l’Aemec, élargie aux experts qui prennent part à la première conférence maritime de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Dibas-Franck a reconnu que parmi les défis qui doivent être relevés figurent la lutte contre la piraterie, les actes illicites en mer et dans les eaux continentales, la pêche illégale (non autorisée, non règlementée), l’immigration clandestine, la protection de l’environnement, la prise en compte des aires marines protégées et le tourisme bleu. Le chef d’état-major de la Marine nationale, président du groupe technique des experts, René Nganongo, a présenté le projet de décret relatif aux modalités de financement de l’Aemec. Ce projet qui n’est pas encore validé assujettit au financement les administrations et structures publiques intervenant en mer ou dans les eaux continentales, les structures privées ayant les intérêts en mer ou dans les eaux continentales. Florent Sogni Zaou

Madagascar va élargir l’accès à la protection sociale pour les ménages extrêmement pauvres grâce à un financement de 250 millions de dollars de la Banque mondiale

Madagascar va élargir l’accès à la protection sociale pour les ménages extrêmement pauvres grâce à un financement de 250 millions de dollars de la Banque mondiale

La Banque mondiale a approuvé un crédit de 250 millions de dollars pour aider le gouvernement de Madagascar à étendre les services de filet de sécurité à un plus grand nombre de ménages extrêmement pauvres, à renforcer le système de protection sociale et à promouvoir une plus grande résilience aux chocs. Ce nouveau projet sera mis en œuvre sur une période de quatre ans et ciblera les ménages extrêmement pauvres dans l’ensemble des 23 régions de Madagascar. Au total, au moins 3 millions de personnes, soit 13% des ménages extrêmement pauvres, bénéficieront du projet. Le projet de filets sociaux de sécurité et de résilience à Madagascar assurera la continuité des programmes de filets de sécurité de base et de riposte aux crises qui affectent les ménages pauvres et vulnérables et fournira des ressources pour une modeste augmentation de la couverture des programmes, y compris les transferts monétaires pour le développement humain, les activités productives en espèces contre travail, et les ripostes rapides et flexibles aux chocs et crises naturels, pandémiques ou économiques sur la base des déclarations de besoins des autorités nationales. « Ces dernières années, Madagascar a été confronté à une série implacable de chocs économiques, climatiques et sanitaires qui ont porté un sérieux coup à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Les filets sociaux de sécurité ont toujours été au premier plan pour aider les personnes les plus vulnérables à faire face à ces chocs et à devenir plus résilientes », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale à Madagascar. « Nous sommes très heureux de soutenir une mise à l’échelle des programmes de protection sociale de Madagascar, permettant une portée nationale soutenue par un registre social national que d’autres secteurs utiliseront pour cibler les plus vulnérables. » Le développement d’un registre social national utilisé par de multiples secteurs est l’une des nombreuses innovations de ce projet. Avec le soutien de la Banque mondiale, le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme est en train de concevoir un registre social pilote qui sera étendu dans le cadre du projet. Ce registre social permettra au gouvernement de coordonner les programmes sociaux entre les secteurs, les acteurs de la mise en œuvre et les sources de financement, tout en offrant aux programmes un ciblage de haute qualité. Avec le soutien de la Banque mondiale, la couverture des filets sociaux de sécurité a augmenté ces dernières années, mais elle reste encore faible par rapport à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le projet permettra d’accroître la couverture des programmes de filets sociaux de sécurité réguliers tout en permettant d’augmenter temporairement la portée des filets de sécurité en cas de crise. Ce projet capitalise sur l’impact positif des programmes de protection sociale mené à Madagascar ces dernières années sur la réduction de l’extrême pauvreté et le renforcement du capital humain grâce à l’amélioration de la scolarisation et de la nutrition des enfants des ménages bénéficiaires. « Ce projet s’appuiera sur les réalisations du projet de filets sociaux de sécurité de Madagascar (PFSS) qui a contribué à jeter les bases du système de protection sociale du pays », a déclaré John Van Dyck, spécialiste principal de la protection sociale, chef d’équipe. « Par rapport au PFSS, il mettra davantage l’accent sur la résilience des ménages et aidera les bénéficiaires à réduire leur besoin de soutien par le biais de formations et d’un soutien micro-entrepreneurial afin de produire des améliorations durables de leurs moyens de subsistance. » L’autonomisation des femmes est un point central du projet et l’un des principaux objectifs des mesures d’accompagnement délivrées aux bénéficiaires. « Pour combler les écarts entre les sexes en matière d’éducation, de santé et d’inclusion économique, le projet donnera la priorité aux femmes en tant que principales bénéficiaires des transferts monétaires », a souligné Julia Rachel Ravelosoa, économiste principale chargée de la protection sociale. « Le projet encouragera également la scolarisation des filles, l’accès aux services de santé et de reproduction, et la participation des femmes à un ensemble de mesures d’accompagnement comprenant l’inclusion financière et économique, le leadership des femmes et leur participation à la prise de décision. »

Maroc. Signature des contrats de prêt et de subvention pour le financement du Programme National d’Assainissement Liquide Mutualisé (PNAM)

Maroc. Signature des contrats de prêt et de subvention pour le financement du Programme National d’Assainissement Liquide Mutualisé (PNAM)

M. Fouzi LEKJAA, Ministre délégué auprès de la Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget et M. Jörg Dux, Chargé du secteur Eau et Assainissement à la Banque Allemande de Développement (KfW) ont procédé le 22 Décembre 2022 à 10h, au siège du Ministère de l’Economie et des Finances, à la signature des contrats de prêt et de subvention pour le financement du Programme National d’Assainissement Liquide Mutualisé, Composante Centres Chef-Lieu de Communes (PNAM), pour un montant global de 32 millions d’euros, soit environ 360 millions de dirhams. Le programme susvisé a pour objet de mettre en œuvre des projets d’assainissement dans 35 Centres Chefs-Lieux au niveau des communes rurales des 5 provinces suivantes: AL Haouz, Chichaoua, Essaouira, Taroudant et Chefchaouen. A l’issue de cette cérémonie, Monsieur Fouzi LEKJAA, et Monsieur Jörg Dux se sont félicités du niveau des liens de partenariat entre le Royaume du Maroc et la République Fédérale d’Allemagne, tout en affirmant la volonté d’engager une réflexion conjointe pour accroître et renforcer l’accès aux moyens financiers de la KfW.

Afrique de l’Ouest : la Banque mondiale approuve un financement de 246 millions de dollars pour renforcer la résilience des zones côtières

Afrique de l’Ouest : la Banque mondiale approuve un financement de 246 millions de dollars pour renforcer la résilience des zones côtières

La Banque mondiale a approuvé jeudi 15 décembre un financement d’un montant de 246 millions de dollars au titre du Projet d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP 2), qui sera déployé en Gambie, au Ghana et en Guinée-Bissau. Ce projet, financé par l’Association internationale de développement (IDA), avec un don de 5 millions de dollars apporté par le fonds PROBLUE (a), viendra en aide aux populations du littoral exposées à un risque immédiat d’érosion, d’inondations et de pollution côtières, ainsi qu’à celles qui dépendent de l’agro-industrie et du tourisme. Ce deuxième projet WACA prévoit d’accorder une aide à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) afin qu’elle coordonne les organisations régionales pour améliorer l’intégration régionale, gérer les régimes de débit écologique et réaliser des économies d’échelle dans la gestion des ressources côtières partagées nécessaires à la résilience climatique. Le financement de la Banque mondiale a mobilisé des fonds du secteur privé en faveur de projets de « carbone bleu », comme annoncé lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique 2022 (COP27). L’économie bleue joue un rôle essentiel. Les zones côtières produisent environ 42 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique de l’Ouest et abritent pratiquement un tiers de sa population. Ce deuxième projet vient élargir le Programme WACA qui couvrait déjà le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal et le Togo. En Gambie, au Ghana et en Guinée-Bissau, le nouveau projet contribuera à la protection physique des côtes en associant des solutions naturelles et des infrastructures grises pour protéger les actifs économiques et les moyens de subsistance contre l’érosion et les inondations côtières, et prévoira des investissements sociaux à l’échelon des communautés afin d’améliorer la résilience aux changements climatiques au niveau local. Dans les régions côtières de l’Afrique de l’Ouest, les défis du développement sont complexes et multisectoriels par nature, et aucun pays ne peut les résoudre seul. C’est pourquoi le Programme WACA, de par sa conception, met l’accent sur l’intégration et les solutions régionales. « Il ne fait aucun doute que des solutions transfrontalières sont nécessaires pour stabiliser le littoral contre l’érosion côtière, comme nous l’avons déjà constaté entre le Togo et le Bénin. Ces solutions nécessitent une politique, des approches et une collaboration communes, et l’UEMOA est désireuse de les transposer à grande échelle dans le cadre du projet WACA ResIP 2 », affirme Kako Nubukpo, commissaire à l’Agriculture, aux Ressources en eau et à l’Environnement de l’UEMOA. Outre l’UEMOA, d’autres organisations clés participent au Programme WACA : la Commission économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), le Secrétariat de la Convention d’Abidjan (ABC), le Centre de suivi écologique (CSE), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Partenariat régional pour la conservation côtière et marine (PRCM), le Réseau régional des aires marines protégées en Afrique de l’Ouest (RAMPAO), l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC), et le Centre d’excellence africain pour la résilience côtière (ACECoR) hébergé par l’université de Cape Coast, au Ghana. « Pour obtenir des résultats durables, il faut nécessairement des solutions régionales, et nous voyons une complémentarité naturelle dans les mandats de ces institutions, qui se concentrent chacune sur des aspects spécifiques, notamment le renforcement des capacités économiques, environnementales, financières, politiques, des ressources humaines et de la recherche, explique Boutheina Guermazi, directrice de l’intégration régionale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Banque mondiale. Nous nous félicitons de cette intensification de la coopération et du dialogue autour du Programme WACA. En collaborant avec les pays, ces institutions apportent une réponse adéquate et des économies d’échelle au niveau régional. La présence d’un partenaire issu du monde universitaire — l’ACECoR — est importante pour former une nouvelle génération de personnels hautement qualifiés et obtenir ainsi des résultats pérennes. » Le Programme WACA a été lancé en 2018, pour faire suite à la demande des pays de disposer de solutions et de financements en vue de protéger et restaurer les actifs écologiques, sociaux et économiques des zones côtières d’Afrique de l’Ouest en luttant contre l’érosion, les inondations et la pollution côtières. Il permet aux pays participants de stabiliser le littoral, de prévenir la perte d’infrastructures essentielles comme les routes côtières pour le transport, et de préserver la salubrité et la productivité des eaux côtières indispensables à la sécurité alimentaire et au capital naturel. Avec l’approbation du deuxième projet WACA, le financement total de la Banque mondiale en faveur du programme s’élève à 492 millions de dollars (dont 20 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial et 5 millions de dollars du fonds PROBLUE), couvrant des engagements dans neuf pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal et Togo), auxquels il faut ajouter l’UEMOA et les institutions régionales associées.

Niger : le Fonds africain de développement accorde un financement de 16 millions de dollars pour appuyer l’approfondissement du secteur financier et l’inclusion financière

Niger : le Fonds africain de développement accorde un financement de 16 millions de dollars pour appuyer l’approfondissement du secteur financier et l’inclusion financière

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé, le 24 novembre 2022 à Abidjan, un financement de 16 millions de dollars américains sous forme de prêt et de don au Niger pour mettre en œuvre le Projet d’approfondissement du secteur financier et d’inclusion financière. Le projet va permettre d’assurer une meilleure mobilisation des ressources longues pour les prestataires de services financiers et d’améliorer l’inclusion financière des populations vulnérables notamment les femmes, les jeunes, les populations vivant en milieu rural et les micros, petites et moyennes entreprises. De façon spécifique, le projet va contribuer à mettre en place un mécanisme de financement propice et adapté aux besoins des micros, petites et moyennes entreprises à travers la capitalisation du Fonds de développement de l’inclusion financière et le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des prestataires de services financiers, notamment les systèmes financiers décentralisés. Cela leur permettra de développer des produits et services financiers adaptés aux besoins des populations. Tout ceci, dans une perspective d’une plus grande résilience du secteur financier et de la réduction de la pauvreté au Niger.  Ahmed Attout, chef de la Division du développement des marchés de capitaux à la Banque africaine de développement a déclaré à propos de ce financement : « Nous nous réjouissons de cette collaboration entre le Groupe de la Banque africaine de développement et le Niger. En renforçant les capacités du Fonds de développement de l’inclusion financière et des prestataires de services financiers, ce projet va contribuer à diversifier les sources de financement des petites et moyennes entreprises nigériennes et augmenter l’inclusion financière au Niger ».  Le ministre nigérien des Finances, Ahmat Jidoud a salué « cet appui de la Banque africaine de développement qui va renforcer les capacités techniques et financières à plus long terme des prestataires des services financiers au Niger, en particulier les systèmes financiers décentralisés, ce qui permettra d’élargir l’accès aux services financiers au plus grand nombre de nos populations, notamment celles vivant en milieu rural ».

Maroc. Signature de deux accords de prêts pour le financement du PADCRC et du PAGCS

Maroc. Signature de deux accords de prêts pour le financement du PADCRC et du PAGCS

Lundi 07 novembre à 10h30, Fouzi LEKJAA, Ministre Délégué auprès de la Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget, a procédé, avec Achraf TARSIM, Représentant Résident du Bureau National de la Banque africaine de développement à Rabat, à la signature de deux accords de prêts au siège du Ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agit du Programme d’appui au développement compétitif et résilient de la céréaliculture (PADCRC), d’un montant de 199 M€ (soit environ 2,16 Milliards de dirhams), et du Programme d’appui à la généralisation de la couverture sociale (PAGCS), d’un montant de 87 M€ (soit environ 944 Millions de dirhams). « L’objectif du premier programme est de contribuer à la mise en œuvre des réformes visant le développement de la productivité et de la résilience de la céréaliculture, afin de garantir la sécurité alimentaire et réduire la dépendance vis-à-vis des importations de céréales », a indiqué un communiqué du ministère de l’Economie. Selon la même source, le deuxième programme « vise l’accompagnement du chantier prioritaire de la généralisation de la protection sociale, notamment l’appui à l’atteinte de la couverture sanitaire universelle, l’extension du régime de retraite, la généralisation des allocations familiales et l’amélioration de la gouvernance et de l’efficacité du système de la protection sociale ». A cette occasion, le Ministre s’est félicité du niveau et de la qualité des relations de coopération entre le Maroc et la Banque africaine de développement et a remercié cette institution, en la personne de Achraf TARSIM, pour l’appui précieux et constant qu’elle apporte au Maroc pour la mise en œuvre des réformes structurelles essentielles. A l’issue de cette signature, Monsieur le Ministre et Monsieur le Représentant Résident du Bureau National de la Banque Africaine de Développement ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer davantage au renforcement de cette coopération exemplaire.  Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Mohammed SADIKI, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et de Khalid AÏT TALEB, Ministre de la Santé et de la Protection sociale, Avec Ministère

Congo/Économie : Des plaidoyers en faveur du financement et suivi des programmes de développement  

Congo/Économie : Des plaidoyers en faveur du financement et suivi des programmes de développement  

Les directeurs généraux des instituts nationaux de statistique et leurs partenaires, initient des plaidoyers en faveur du financement et suivi des programmes de développement au cours de la 45e réunion du comité de direction de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat) qui s’est ouverte le 7 octobre 2022 à Brazzaville. A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet de la ministre de la Statistique de la République du Congo, Ferdinand Sosthène Likouka, s’est appuyé sur la situation actuelle du pays, à travers l’adoption du Plan national de développement 2022-2026 et la stratégie nationale de développement de la statistique couvrant la même période, pour présenter les défis au niveau continental. Pour Kouamé Kouassi, directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (Inseed)/Togo, c’est à ce titre que son instance sera sollicitée pour déterminer, sur le plan stratégique 2022-2025, le statut du personnel d’Afristat, la révision du Traité portant création de l’organisation, l’amorce du processus de recrutement du prochain directeur général d’Afristat pour la période 2024 2027.   La vision prônée par l’Afristat en vue de juguler la rareté de ressources financières consiste à faire preuve d’ingéniosité pour rechercher les financements alternatifs et/ou complémentaires de la statistique. Il s’agit d’inciter les gouvernements des pays membres à verser au moins 40% des contributions au Fonds Afristat 2016-2025, conformément à la résolution prise à Niamey, au Niger, en 2019 par les autorités de tutelle. À ce jour, à peine 31% des cotisations attendues ont été versées, entraînant de nombreux préjudices au bon fonctionnement de l’organisation. Elle est la deuxième rencontre depuis l’avènement de la pandémie de covid-19. D’après Kouame Kouassi, cette rencontre vise à redynamiser Afristat pour lui permettre de jouer pleinement son rôle. Les participants sont conscients des défis à relever par les pays africains, dans un contexte dominé par le conflit en Ukraine, la crise sanitaire et la recrudescence de l’insécurité dans certaines parties du continent, poussant les dirigeants africains à réduire les ressources susceptibles d’être orientées au financement des activités statistiques. La publication régulière des informations statistiques contribue à la reformulation, à la révision, au suivi et à l’évaluation des programmes de développement à tous les niveaux. Florent Sogni Zaou