Rwanda : le Fonds africain de développement va fournir une garantie partielle de crédit pour soutenir le financement d’initiatives vertes et durables

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé une garantie partielle de crédit pour soutenir le Rwanda dans la mobilisation de financements pour la mise en œuvre d’initiatives vertes et sociales. Le projet de garantie partielle de crédit pour la mobilisation de financements durables pour le Rwanda permettra au pays de lever jusqu’à 200 millions d’euros auprès de banques commerciales internationales de manière compétitive, diversifiant ainsi ses sources de financement. Les fonds seront alloués à des projets éligibles dans les domaines des énergies renouvelables, de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets, de la réduction et de la gestion des risques de catastrophe, de la préservation de la biodiversité et de l’efficacité énergétique ; mais aussi de la sylviculture, de la sécurité alimentaire, de la santé et du bien-être, du logement abordable et de l’accès aux services sociaux, entre autres. Cette opération est conforme à la Stratégie nationale de transformation du Rwanda (NST-1) 2017-2024 et à la Vision 2050, tout en établissant le pays comme un emprunteur durable crédible grâce à la création d’un historique sur les marchés financiers internationaux. Le financement est également aligné sur le Cadre de financement durable du Rwanda qui définit la manière dont les fonds peuvent être déployés, les processus de sélection et d’évaluation des projets verts et durables, et les rapports sur les projets, conformément aux meilleures pratiques au niveau mondial. « Cette opération montre comment les pays peuvent tirer parti de manière innovante des ressources fournies par le Fonds africain de développement pour obtenir des financements à long terme en faveur du développement. Cette garantie permettra de débloquer des financements durables pour le Rwanda tout en attirant de nouveaux fournisseurs de capitaux vers le pays, contribuant ainsi à la diversification de ses sources de financement », a déclaré Ahmed Attout, directeur par intérim du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’opération contribuera à mobiliser des financements pour l’investissement dans des secteurs cibles alignés sur les objectifs de la Stratégie décennale (2024-2033) du Groupe de la Banque visant à accélérer une croissance verte inclusive et à stimuler des économies prospères et résilientes en Afrique, ainsi que sur la Stratégie nationale de transformation et la Vision 2050 du Rwanda », a ajouté Mme Aissa Touré, cheffe du Bureau pays pour le Rwanda du Groupe de la Banque africaine de développement.
Alstom: le financement des infrastructures ferroviaires dans les pays à faibles revenus et à revenus moyens inférieurs permettra d’atteindre les objectifs du « Net Zero » dans le monde entier

PLANETE. Une étude d’Alstom démontre que le financement des infrastructures ferroviaires dans les pays à faibles revenus et à revenus moyens inférieurs permettra d’atteindre les objectifs du « Net Zero » dans le monde entier A l’occasion de la COP28 qui s’est tenue à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre 2023, Alstom, leader mondial des solutions de mobilité durable et verte, a participé à une étude approfondie soulignant le potentiel de l’expansion des infrastructures ferroviaires pour atténuer les changements climatiques. Menée conjointement avec l’Union internationale des chemins de fer (UIC), l’Université de Birmingham et Roland Berger, l’étude présente des recommandations clés pour l’optimisation de coopération entre les gouvernements, les institutions financières internationales, la communauté mondiale et l’industrie ferroviaire afin de promouvoir l’investissement dans le rail et briser la corrélation entre la croissance économique et les émissions de CO2. Le rapport suggère que l’investissement dans la construction de 192 000 km d’infrastructures ferroviaires pourrait permettre d’éviter jusqu’à 1,8 Gt d’émissions de CO2 d’ici à 2050, tout en améliorant les réseaux de transport et l’accessibilité. Les défis restent cependant importants, notamment le financement, la durée de vie des projets ferroviaires et la difficulté de pour les bailleurs de fonds de quantifier et de monétiser les avantages. Un plan d’action coordonné est nécessaire pour résoudre ces problèmes. L’étude démontre la puissance de la transformation des infrastructures ferroviaires en s’appuyant sur l’exemple du Sénégal. Dakar est la première ville d’Afrique centrale à s’être équipée d’un train régional, financé par de multiples institutions de développement, permettant à 36 millions de passagers de voyager, depuis 2021, de et vers la capitale. La seconde phase, actuellement en construction, stimulera davantage la croissance économique durable et l’inclusion, avec la création de près de 75 000 emplois. L’ensemble du projet permettra de réduire jusqu’à 340 000 tonnes de CO2 sur une durée de vie de 40 ans. L’étude propose plusieurs mesures Ces mesures combinées pourraient aider à financer efficacement les projets ferroviaires tout en répondant aux objectifs environnementaux et de développement. Mehdi Sahel, Directeur général d’Alstom Maroc déclare que « Le Maroc entend ancrer sa trajectoire de résilience et bas carbone à l’horizon 2050 et souhaite faire de la décarbonation un levier de compétitivité ; Alstom se tient prêt à accompagner le Royaume dans sa vision de modernisation des infrastructures de transport et de l’industrie ferroviaire ». Il ajoute que « Le développement des sites industriels de Fès illustre parfaitement notre stratégie qui consiste à concevoir et à développer un écosystème ferroviaire localisé au Maroc. Les équipes Alstom se tiennent prêtes à accompagner le pays en proposant des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement pour améliorer la mobilité des citoyens et promouvoir le développement économique du pays ».
Deuxième table ronde de Paris sur le financement des projets intégrateurs de la CEMAC

Du 28 au 29 novembre 2023 s’est tenue, dans la capitale française, la deuxième table ronde des bailleurs des fonds pour la mobilisation des financements en faveur de la mise en œuvre des projets structurants et intégrateurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Les assises de Paris qui ont connu une forte participation des parties prenantes ont été placées sous les auspices du Chef de l’Etat centrafricain, président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat de cette institution communautaire. En sa double qualité de président de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) et du comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Préf-Cemac), le ministre de l’économie et des finances, M. Jean-Baptiste ONDAYE, a pris une part active à cette importante réunion. Une bonne moisson Cette deuxième table ronde a, comme la première, produit une bonne moisson permettant le financement des treize projets intégrateurs sélectionnés au titre du deuxième programme. En effet, les représentants de la Cemac sont sortis de la réunion de Paris en ayant dans l’escarcelle communautaire la bagatelle de 9209,95 millions d’euros, soit environ 104,2% du financement attendu. Ce qui représente ainsi un surplus de 374,8 millions d’euros, sans compter les promesses que confirmeront les partenaires financiers, notamment : Arise (301 millions d’euros) ; la Bdeac (695 milliards de fcfa ) ; la Bad (389,77 millions d’euros) ; la Banque mondiale (330 millions de usd ) ; Blend finance (5596 millions d’euros) ; le Wagas (400millions d’euros) et la Chambre de commerce africaine en scandinavie (environ 200 millions d’euros). Le coût total des treize projets intégrateurs est estimé à 8835,875 millions d’euros. 1.513,701 millions d’euros, soit 17,13% de ce coût total ont déjà été mobilisés par la Cemac elle-même. La communauté a sollicité auprès de ses partenaires, le financement de 82,87% du coût de ces treize projets correspondant à un montant de 7.322,174millions d’euros. Une pierre angulaire à la consolidation de la Cemac Au regard de ces résultats qui sont au-delà des attentes, le président du comité de pilotage du Préf-Cemac, le ministre Jean-Baptiste, satisfait, a déclaré : « A tous ceux qui ont fait des promesses de financement et à ceux qui ont annoncé leurs contributions au financement des projets intégrateurs de la Cemac, notre communauté, nos chefs d’Etat, nos gouvernements et nos peuples vous disent : vous avez fait œuvre utile, vous avez ainsi ajouté une pierre angulaire à la consolidation de la Cemac et au mieux-être de ses 63,8 millions d’habitants. L’histoire retiendra qu’un jour de novembre 2023, vous avez écrit en lettres d’or, une page de l’histoire de la Cemac. Nous ne vous en remercions jamais assez. » D’une table ronde à l’autre A Paris, le président du comité de pilotage du Préf-Cemac, le ministre Jean-Baptiste ONDAYE a fait la genèse des projets intégrateurs de la Cemac en ces termes : « Pour faire face au triple choc pétrolier, sécuritaire et sanitaire qui a gravement affecté nos économies depuis 2014, la conférence des chefs d’État de la CEMAC a défini une stratégie régionale de sortie de crise au cours des sommets de 2016, 2019 et 2021, dont la mise en œuvre a été confiée au programme des réformes économiques et financières de la CEMAC, placé sous la présidence dédiée du Président de la République du Congo,Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO. C’est ainsi que les chefs d’État ont adopté à Yaoundé, le 22 novembre 2019, un premier programme de onze projets intégrateurs prioritaires, sélectionnés par le Comité de pilotage du Préf-Cemac sur la base de critères objectifs de maturité et de bancabilité. Ce programme a été présenté à la première table ronde organisée à Paris, les 16 et 17 novembre 2020. Cette table ronde a connu un succès historique, non seulement parce qu’elle a rassemblé les États membres, les États amis, les partenaires techniques et financiers et les investisseurs privés au niveau le plus élevé, mais également parce qu’elle a permis de mobiliser près de 3,8 milliards d’euros pour un montant recherché de 3,3 milliards d’euros. Les financements des projets présentés étaient ainsi bouclés. Grâce au suivi constant mené par le comité de pilotage du Pref-Cemac, avec l’appui déterminant des États membres, de la Bad, de la Commission de la Cemac, de la Bdeac et de la Banque mondiale, la mise en œuvre des projets intégrateurs de la Cemac connait, pour la première fois, un succès remarquable depuis l’adoption du programme économique Régional de la CEMAC en 2011, malgré un contexte mondial marqué par les effets de la pandémie de la Covid-19 et de la guerre en Ukraine. En effet, 80% des projets intégrateurs présentés à Paris en novembre 2020, ont effectivement démarré, enregistrant ainsi des avancées notables, moins de trois ans après la mobilisation des financements » A noter que, couvrant un territoire de 3,02 millions de Km2 et comptant environ 63,8 millions d’habitants, l’espace Cemac est une terre d’opportunités. Les partenaires présents à la table ronde ont reconnu l’amélioration de la situation macroéconomique de cette partie de l’Afrique. Tous ont mis en avant l’immense potentiel dont regorge l’Afrique centrale à travers la jeunesse de sa population, la vitalité de son capital humain, ses terres arables qui s’étendent à perte de vue, ses écosystèmes diversifiés, ses abondantes ressources forestières et minières, ses immenses étendues d’eau et sa situation géographique privilégiée.
Top 10 des pays africains avec le plus important financement des startups
Quatre pays africains, à savoir le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte, ont attiré les investissements les plus importants pour le domaine des technologies depuis 2019, selon le rapport d’Africa: The Big Deal consacré aux startups africaines. Le Nigeria a attiré plus d’un tiers, soit 4,2 milliards de dollars, de tous les financements africains, à savoir près de 300 transactions de 1 million de dollars. Il est suivi du Kenya, de l’Afrique du Sud et de l’Égypte qui ont chacun accumulé plus de 2 milliards d’investissements et environ 200 contrats de 1 million de dollars pendant les derniers 5 ans. Nigeria, 4,2 milliards $ Kenya, 2,5 milliards $ Afrique du Sud, 2,2 milliards $ Égypte, 2,1 milliards $ Sénégal, 380 millions $ Ghana, 360 millions $ Algérie, 185 millions $ Tanzanie, 180 millions $ Tunisie, 167 millions $ Ouganda, 160 millions $ Les premiers quatre États du classement forment ainsi le Big Four dans le top 10 technologique africain. Retrouvez cet article sur Sputniknews
29 startups africaines évoluant dans la distribution des produits de soins de santé sélectionnées pour recevoir un financement et une aide à l’impact de la Fondation Gates, de MSD et d’autres organismes

Investing in Innovation Africa (i3), une initiative panafricaine pour les startups qui façonnent l’avenir de la distribution des produits de soins de santé, a annoncé sa deuxième cohorte de 29 entreprises. Financé par la Fondation Bill & Melinda Gates et parrainé par Cencora (anciennement AmerisourceBergen), Merck Sharpe & Dohme (MSD), Microsoft et Chemonics, le programme i3 a pour objectif de faciliter la valorisation des entreprises prometteuses en phase de démarrage et de croissance. Les startups sélectionnées reçoivent une subvention de 50 000 dollars et un soutien personnalisé en matière de préparation à l’investissement de la part des principaux accélérateurs tels que Villgro Africa, IMPACT Lab, Startupbootcamp Afritech et CcHUB, ainsi que la mise en relation avec des entreprises, des bailleurs de fonds et des gouvernements susceptibles d’être des clients potentiels de premier plan. Les 29 startups sélectionnées sont présentes dans 21 pays africains et proposent des solutions numériques pour la distribution des produits de soins de santé. Les innovateurs créent des pharmacies en ligne et des sociétés de télémédecine, ainsi que des services de gestion des stocks des pharmacies, cliniques et hôpitaux, l’analyse des données de la chaîne d’approvisionnement, la protection des produits, la visibilité des produits et bien plus encore. 38 % des entreprises sélectionnées sont dirigées par des femmes et 17 % exercent leurs activités en Afrique francophone. Les entreprises sélectionnées sont, par ordre alphabétique : Afia Group Limited, Aimcare Health, Bena Care, BioCertica, Chari Pharma, CheckUps Medical, Chefaa, Dawa Mkononi, Drugstore Nigeria, Famasi Limited, Field Intelligence, Inc, GICMED, Grinta, Healthtracka, Kapsule, Medical Diagnostech, Medpharma Alliance International Limited, Octosoft Technologies Limited, Pharmarun, Pharmaserv Health Project Nigeria Limited, Reductiona, SASA Health Limited, Tech Care For All Eastern Africa, Technovera – Pelebox Smart Lockers, Tibu Health, UltraTeb, Waspito, WellaHealth et Welo. Les innovateurs sélectionnés participeront à l’événement annuel « Accès au Marché » du programme i3, qui se tiendra à Nairobi les 14 et 15 novembre. Cet événement favorise des partenariats dynamiques entre les acteurs de l’industrie, les gouvernements, les donateurs et les grandes agences multilatérales. Le but est de favoriser la valorisation et le développement des startups par le biais de contrats, de projets pilotes et d’investissements mutuellement bénéfiques. La première cohorte de 31 entreprises ayant bénéficié du soutien du programme i3 l’année dernière a conclu 24 contrats, projets pilotes et partenariats stratégiques à ce jour. Kieran Daly, directeur des agences et fonds de santé mondiaux à la Fondation Bill et Melinda Gates, a commenté l’événement : « Alors que les pays et les institutions mondiales de santé s’efforcent d’élargir l’accès aux produits prioritaires, nous sommes confrontés à un besoin urgent d’exploiter des solutions dans les secteurs public et privé pour améliorer les résultats en matière de santé et renforcer les systèmes de santé locaux. Des programmes comme i3 nous aident à comprendre, à soutenir et à adopter des solutions technologiques qui émergent en Afrique, conjointement avec nos partenaires ». Yusuf Rasool, directeur, Global Market Access, Sustainable Access Solutions chez MSD, a déclaré : « Nous sommes ravis qu’une deuxième cohorte de 29 innovateurs dans le domaine des soins de santé en Afrique participe au programme. Investir dans ces entreprises est un moyen de fournir des solutions qui sauvent des vies et d’autonomiser les communautés grâce à l’accès à des médicaments essentiels à travers le continent. » Jason Dinger, vice-président senior des produits et solutions globales chez Cencora: « L’éventail des startups sélectionnées pour la deuxième cohorte reflète l’étendue du talent et de la créativité dans le paysage entrepreneurial africain, et nous sommes impatients d’assister à l’impact transformateur des startups africaines et de leurs solutions dans les années à venir. Le programme i3 est coordonné par Salient Advisory et SCIDaR et est mis en œuvre par des centres technologiques de premier plan à travers le continent : CCHub pour l’Afrique de l’Ouest, Startupbootcamp AfriTech pour l’Afrique australe, IMPACT Lab pour l’Afrique du Nord et l’Afrique francophone, et Villgro Africa pour l’Afrique de l’Est.
Financement sur le climat : Macky Sall plaide pour une « position africaine commune »
Le président du Sénégal, Macky Sall, a plaidé, mardi à Nairobi, pour une « position commune » des pays africains en vue du respect des engagements convenus dans l’Accord de Paris sur le climat pour le financement vert.Le Chef de l’Etat sénégalais prend part depuis lundi au premier sommet africain sur le climat qui se tient dans la capitale du Kenya, en prélude à la 28e Conférence internationale de l’Organisation des Nations unies sur les changements climatiques (COP 28) prévue du 30 novembre au 12 décembre prochains à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. « Le moment est en effet propice pour faire le point sur l’état de mise en œuvre des engagements sur le climat et convenir d’une position africaine commune. Les périls liés au réchauffement climatique continuent d’affecter nos pays. Et pire, ils se sont même aggravés », a dit Macky Sall dans un discours relayé par l’agence de presse sénégalaise APS. Le chef de l’Etat sénégalais a déploré le non-respect des engagements de Paris et le manque de ressources financières allouées aux pays africains qui « sont les plus impactés ». « Les derniers rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) confirment que les pays africains resteront parmi les plus impactés par le changement climatique, alors même qu’ils contribuent pour moins de 4% aux émissions de gaz à effet de serre », a tenu à rappeler M. Sall invitant les Africains à entreprendre « des initiatives novatrices pour la recherche de solutions sobres en carbone et résilientes au changement climatique pour faire face à l’urgence climatique ». Macky Sall a d’autre part souligné qu’au plan continental, « 11 pays de la bande sahélo-saharienne exécutent le projet de Grande muraille verte depuis une décennie ». Il a déploré le fait que « pour l’essentiel, nos pays financent par eux-mêmes leurs projets verts en faisant recours à la dette, alors que le financement de l’adaptation devrait être soutenu par des dons conformément aux engagements convenus dans l’Accord de Paris sur le climat ». Le Chef de l’Etat sénégalais a exhorté ses homologues à poursuivre « le plaidoyer pour la mobilisation des ressources dédiées aux financements verts qui constituent la clé de voûte du combat contre le réchauffement climatique ». Il a exprimé son soutien à l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, initiée par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union africaine et l’organisation Africa 50 pour soutenir la réalisation de « projets sobres en carbone et résilients au changement climatique ». « En définitive, c’est l’action climatique conséquente, par une mobilisation responsable et solidaire de tous les pays, développés et en développement, qui pourra aider à sauver la planète », a-t-il lancé lors de ce sommet. Les travaux du Sommet africain sur le climat (ACS 2023) se sont ouverts, lundi à Nairobi, sous le thème « Stimuler la croissance verte et les solutions de financement climatique pour l’Afrique et le monde », avec la participation du Maroc.
Une nouvelle bourse pour les humoristes africains à travers un financement et un mentorat

L’organisation de changement narratif Africa No Filter a annoncé aujourd’hui (mercredi 12 avril, dnr) la création d’un nouveau fonds destiné à stimuler les carrières des humoristes africains émergents. Le Africa No Filter Comedy Lab financera des humoristes qui utilisent l’humour pour raconter des histoires passionnantes et nouvelles sur l’Afrique – loin des récits qui perpétuent les stéréotypes de la pauvreté, de la corruption, du manque de leadership, des conflits et des maladies. Les candidats retenus recevront une subvention pouvant aller jusqu’à 3 000 USD pour produire de nouveaux contenus, ainsi qu’un soutien supplémentaire sous la forme d’un mentorat par des humoristes professionnels établis, d’une masterclass visant à stimuler l’activité de leur humour et d’un soutien marketing pour amplifier leur travail et leur profil public. Les sketches produits dans le cadre du Africa No Filter Comedy Lab seront également présentés lors d’un événement numérique. Moky Makura, Directrice exécutive d’Africa No Filter, a déclaré : « Nous connaissons tous les multiples bienfaits de l’humour et savons que le rire est vraiment le meilleur des remèdes. C’est pourquoi nous introduisons l’humour dans l’espace de changement narratif afin de modifier certains de ces récits néfastes sur l’Afrique qui persistent encore. L’humour est l’un des genres qui se développent le plus rapidement, en particulier pour les créateurs de contenu sur le continent, et c’est l’occasion pour tous ceux qui se trouvent drôles de mettre leur talent à profit. Je suis très enthousiaste à l’idée de lancer le Comedy Lab et j’ai hâte de mettre en lumière les humoristes qui nous font rire et nous aident à faire face aux différentes situations ». La bourse est ouverte aux humoristes africains – nouveaux, émergents et établis – âgés de plus de 18 ans et basés n’importe où sur le continent. Ils doivent avoir une audience combinée de 3 000 followers sur Tik Tok, Instagram et Facebook. Plus important encore, leur humour doit offrir un regard neuf sur l’Afrique et les Africains, un regard qui utilise la comédie pour montrer un continent dynamique, évolutif et progressiste. Les lauréats seront sélectionnés par un panel d’humoristes professionnels et par les votes du public sur les réseaux sociaux. Toutes les formes de comédie sont les bienvenues, à condition qu’elles soient présentées sous forme numérique et qu’elles répondent aux critères de sélection. François Bouda, responsable du programme artistique d’Africa No Filter, a déclaré : « Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’établir un partenariat avec la nouvelle génération de talents comiques en Afrique. Nous ne voulons pas seulement célébrer, amplifier et donner aux humoristes les moyens d’élever leur art à un niveau supérieur, nous voulons aussi nous assurer que cette opportunité est accessible en acceptant les candidatures en anglais et en français. Nous encourageons également les candidatures de femmes et d’humoristes de tous les coins du continent ». Bouda a ajouté : « Nous voulons que les humoristes considèrent l’Africa No Filter Comedy Lab comme une occasion unique d’améliorer leurs compétences et de faire progresser leur carrière professionnelle ; c’est la raison pour laquelle cette opportunité n’est pas ouverte aux humoristes qui ont déjà un contrat avec un agent ou une société de gestion. Plus important encore, nous alimentons l’espace créatif avec un contenu original et percutant ». La date de clôture des candidatures est fixée au 5 juin 2023 à 18h GMT. Seules les soumissions envoyées par les canaux de ANF seront prises en compte. Pour plus d’informations sur le Comedy Lab d’Africa No Filter, le processus de candidature et les outils pour se démarquer, visitez le site : http://africanofilter.org/ANF-Comedy-Lab-francais
Afrique : Afreximbank octroie 10 millions d’euros à la Banque Postale du Congo pour le financement des petite et moyenne entreprise (PME)

La Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) a conclu un accord historique avec la Banque Postale du Congo (BPC) afin de lui octroyer une facilité d’affacturage de 10 millions d’euros visant à soutenir les PME de la République du Congo et de la CEMAC. Paraphée au nom des deux institutions par Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive d’Afreximbank, en charge de la Banque pour le commerce intra-africain et Calixte Tabangoli, directeur général de la BPC, lors d’une cérémonie tenue au Caire le 30 mars dernier, cette facilité permettra à la BPC d’étendre ses activités d’affacturage en s’engageant dans l’affacturage national et transfrontalier. Cette facilité s’appuie sur un partenariat solide qui existe entre Afreximbank et la BPC depuis plus de cinq ans et qui a vu les deux parties collaborer dans le cadre d’une série d’initiatives destinées à développer l’affacturage. Celles-ci ont notamment facilité l’adoption d’une loi sur l’affacturage en République du Congo dans le but de créer un environnement juridique et réglementaire propice à la croissance de l’affacturage en tant que méthode de financement alternative des PME. Afreximbank considère l’affacturage comme un outil important de développement et de facilitation du commerce africain, en particulier pour les PME. En tant que membre de la section africaine de FCI, le plus grand organisme représentatif du secteur de l’affacturage, Afreximbank n’a cessé de coopérer avec les banques locales de ses États membres pour mettre à profit les opportunités offertes par l’industrie de l’affacturage tout en sensibilisant et en apportant son soutien afin de veiller à ce que les standards internationaux soient établis et reproduits dans l’industrie de l’affacturage en Afrique, en particulier au moment où le commerce dans le cadre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine est en train de prendre forme. M. Calixte Tabangoli, Directeur Général de la Banque Postale du Congo a réagi en ces termes : « Il y a quelques années, personne n’aurait pu imaginer que nous pourrions accomplir ce que nous avons fait aujourd’hui – devenir la première entreprise d’affacturage en République du Congo. Nous ne considérons pas cette position comme acquise. Comme je ne cesse de le dire, devenir le numéro un est difficile, mais le conserver l’est encore davantage. C’est pourquoi, notre plan stratégique de développement 2023-2025 prévoit des mesures concrètes pour que la BPC devienne le premier groupe bancaire congolais ayant une filiale d’affacturage. Nous sommes prêts à donner à l’affacturage une nouvelle envergure. Ce faisant, nous aurons besoin d’un soutien accru de la part d’Afreximbank, et ne soyez pas surpris de nous revoir. » Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive en charge de la Banque pour le commerce intra-africaine à Afreximbank a déclaré : « Á Afreximbank, nous mesurons à sa juste valeur l’importance de cette opération, compte tenu du partenariat solide que nous avons développé avec la Banque Postale au fil des ans pour soutenir l’affacturage. Ce partenariat a donné des résultats positifs, notamment l’adoption par la République du Congo de la Loi type d’Afreximbank sur l’affacturage en 2021 et les campagnes de sensibilisation et d’information menées par nos deux institutions qui ont contribué à propulser au premier plan l’affacturage en tant qu’alternative majeure au financement du commerce en République du Congo. Ce soutien permettra à la Banque Postale de capitaliser et de renforcer son activité d’affacturage et d’apporter un soutien adéquat aux PME congolaises qui ont un accès limité au financement bancaire. Conformément à notre plan stratégique, Afreximbank reste pleinement engagée à soutenir la Banque Postale dans sa mission de promotion de l’affacturage au Congo et dans toute la région de l’Afrique centrale. »