La Banque mondiale soutient le Projet de développement économique du Nord-Est marocain

La Banque mondiale soutient le Projet de développement économique du Nord-Est marocain

La Banque mondiale a approuvé jeudi 23 juin un prêt de 250 millions de dollars en faveur du Projet de développement économique du Nord-Est marocain. Ce financement contribuera à améliorer la connectivité des transports et à favoriser la croissance du secteur privé dans ce territoire, notamment autour du développement du complexe industrialo-portuaire de Nador West Med (NWM). Le Nord-Est du Maroc présente des défis, mais aussi des opportunités considérables. La région pâtit de son isolement géographique, des catastrophes naturelles, des aléas climatiques, de l’épuisement des ressources minérales, du sous-développement du tissu industriel et du poids du secteur informel. Mesurant le potentiel inexploité de la région, les autorités marocaines mettent en œuvre un important plan d’investissement dans les infrastructures, notamment le développement du complexe NWM, qui prévoit un port en eau profonde et une zone industrielle, ainsi que des interventions visant à améliorer l’environnement économique de la région. Le nouveau projet de la Banque mondiale vient soutenir cette initiative et contribuer à la concrétisation des efforts de développement territorial. « Ce projet, en ligne avec les réformes du Nouveau modèle de développement, permettra d’enclencher le processus de développement territorial et de réduire les disparités géographiques dans l’objectif d’un développement territorial durable et résilient, tout en renforçant la compétitivité. Il vise à promouvoir une plus grande prospérité pour la région en créant des conditions favorables à la création d’emplois par le secteur privé et en ouvrant des perspectives d’inclusion économique. Le développement des compétences des habitants, en particulier les femmes et les jeunes des zones rurales, permettra de renforcer les capacités locales et la cohésion sociale », indique Jesko Hentschel, Directeur pays Maghreb et Malte pour la Banque mondiale. Le projet est constitué de trois composantes principales : le renforcement d’une approche intégrée du développement territorial dans la région du Nord-Est, le développement du secteur privé et l’amélioration des infrastructures routières. Le projet financera l’élaboration d’une feuille de route pour les investissements prioritaires, la remise en état de 500 kilomètres de routes rurales et le renforcement des compétences de 5 000 jeunes travailleurs, en ciblant plus particulièrement les femmes et les jeunes en milieu rural. Il accompagnera par ailleurs les réformes visant à accroître les investissements privés de 30 millions de dollars dans la région et à réhabiliter 170 kilomètres de routes principales. « En soutenant un meilleur aménagement du territoire, le renforcement des qualifications de la main-d’œuvre, le développement du secteur privé local et les investissements dans les infrastructures de transport, ce projet va stimuler le potentiel économique du Nord-Est marocain et améliorer le climat général des investissements », précise Anne-Cécile Souhaid, spécialiste senior des transports à la Banque mondiale et responsable du projet.

La Banque mondiale débloque un prêt de 500 millions de dollars en faveur du Maroc

La Banque mondiale débloque un prêt de 500 millions de dollars en faveur du Maroc

La Banque mondiale annonce qu’elle a approuvé un prêt de 500 millions de dollars destiné à soutenir le renforcement du capital humain au Maroc. Cet apport financier vise à améliorer la protection contre les risques pour la santé, les pertes de capital humain pendant l’enfance, la pauvreté chez les personnes âgées et les risques liés au changement climatique, a indiqué l’institution financière internationale. Dans un communiqué rendu public jeudi 16 juin, la Banque mondiale précise qu’il s’agit de la première opération d’une série de trois financements en faveur d’un programme de réforme du gouvernement qui bénéficie en outre, en parallèle, du soutien d’autres partenaires de développement. Comme le relève la même source, le financement à l’appui de politiques de développement pour le renforcement du capital humain et la résilience vise concrètement « à renforcer le système de santé en élargissant et en approfondissant l’assurance maladie, en particulier pour les personnes vulnérables ». Dans cette optique, il est aussi question d’augmenter les effectifs des professionnels de santé et d’adapter les services de soins pour mieux répondre aux risques sanitaires liés au changement climatique, selon l’institution spécialisée des Nations unies. « En mettant l’accent sur les populations vulnérables face au climat, ce financement permettra également de généraliser progressivement un système d’allocations familiales adaptatives pour les enfants, d’élargir la couverture du système de retraite et d’améliorer la protection contre les événements climatiques extrêmes », estime la Banque mondiale. Comme le rappelle Jesko Hentschel,  directeur pays Maghreb et Malte pour la Banque mondiale, « les Marocains ont dû faire  face à de nombreux bouleversements ces dernières années, notamment une pandémie mondiale, le changement climatique, l’inflation et la sécheresse ». Il est bien connu que, sous l’effet de la pandémie de Covid-19 et de deux années de sécheresse, l’économie marocaine a connu une forte récession en 2020, qui a augmenté la pauvreté. Si le Maroc sort progressivement de cette crise, et a enregistré un taux de croissance solide en 2021, tout porte à croire que le début de saison agricole exceptionnellement sec et les répercussions de la guerre en Ukraine sur les prix ont exercé une pression supplémentaire sur les personnes vulnérables. On peut dès lors penser que « ce programme aidera le Maroc à généraliser l’assurance maladie, à déployer un programme crucial d’allocations familiales et à mieux protéger la population contre les risques, y compris ceux causés par le changement climatique », comme le soutient Jesko Hentschel, cité dans le communiqué. Il contribuera également « à accroître la résilience du Maroc face au climat », affirme pour sa part Javier Diaz Cassou, économiste senior et coresponsable du projet à la Banque mondiale, persuadé que le changement climatique pose de nombreux défis au Maroc. Comme il le fait remarquer : « Le pays est déjà dans une situation de stress hydrique structurel et les niveaux de précipitations ont été de plus en plus irréguliers ces dernières années ». Le pire, c’est que le pays « continuera d’être confronté à des chocs climatiques comme les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur, soit autant de risques auxquels les femmes, les jeunes et les populations rurales sont particulièrement vulnérables », prévient-il. Précisons que le programme de réforme du gouvernement dont il est question ici s’articule autour de trois volets. Comme l’explique l’organisme international basé  à Washington (Etats-Unis), le premier vise à aider à protéger les Marocains, en particulier les populations vulnérables face au climat, contre les risques sanitaires en mettant l’accent sur ceux causés par le changement climatique. Dans le deuxième volet, il est prévu de mettre l’action sur l’harmonisation de tous les régimes de protection sociale axés sur les enfants dans un programme intégré d’allocations familiales, indique la BM. Ce financement soutiendra en outre « l’élargissement de sa couverture, l’amélioration du ciblage des allocations familiales et d’autres régimes grâce à un registre social unifié et la mise en œuvre d’un nouveau régime de retraite pour les travailleurs non-salariés », souligne-t-elle. Quant au troisième volet du programme, il vise à aider le gouvernement marocain « à renforcer le cadre institutionnel et de coordination pour la gestion des risques de catastrophe et climatiques ». Ce volet prévoit également de soutenir « le développement de nouveaux mécanismes pour protéger les agriculteurs vulnérables contre les sécheresses et autres événements climatiques extrêmes, ou encore la fourniture d’aides face aux conséquences de l’arrivée tardive des précipitations pendant la campagne agricole 2021-2022 », conclut la Banque mondiale. Alain Bouithy

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un financement de 379,6 millions de dollars aux pays du G5 Sahel dans le cadre de « Desert to Power »

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un financement de 379,6 millions de dollars aux pays du G5 Sahel dans le cadre de « Desert to Power »

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi à Abidjan, un financement de 379,6 millions de dollars à la Facilité de financement Desert to Power pour les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). L’opération de la Banque comporte un financement et une assistance technique à la Facilité et s’étale sur une période de sept ans. La Facilité de financement vise à aider les cinq pays du G5 Sahel à adopter un mode de production d’électricité à faible émission en exploitant l’abondant potentiel solaire de la région. La Facilité se focalisera sur la production d’énergie solaire à grande échelle par des producteurs indépendants d’électricité et sur les solutions de stockage d’énergie. Ces investissements seront soutenus par une composante d’assistance technique visant à améliorer la capacité de mise en œuvre, à renforcer l’environnement favorable aux investissements du secteur privé et à assurer l’intégration des questions de genre et de climat. Le programme devrait permettre de créer une capacité de production solaire supplémentaire de 500 mégawatts, de favoriser l’accès à l’électricité pour quelque 695 000 ménages et de réduire les émissions de CO2 de plus de 14,4 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, sur toute la durée de vie de l’investissement. Le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat a approuvé 150 millions de dollars de ressources concessionnelles en octobre 2021 pour la Facilité, qui devrait attirer environ 437 millions de financements supplémentaires auprès d’autres institutions de financement du développement, de banques commerciales et de développeurs du secteur privé. Le Centre mondial sur l’adaptation, fournit une assistance technique pour renforcer les mesures d’adaptation et de résilience entreprises dans la facilité dans le cadre du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement. Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, Dr Kevin Kariuki, a déclaré : « L’approche innovante de financement mixte de la facilité Desert to Power pour les pays du G5 Sahel permettra de réduire les risques, et donc de stimuler les investissements du secteur privé dans la production d’énergie solaire dans la région. Cela permettra de transformer la production d’énergie et de combler le déficit d’accès à l’énergie dans certains des pays les plus fragiles d’Afrique. » Pour le directeur par intérim chargé des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement Dr Daniel Schroth, « la facilité soutiendra également l’intégration d’une plus grande part d’énergies renouvelables variables dans les systèmes électriques de la région, notamment par le déploiement de solutions innovantes de stockage par batterie et d’investissements dans le réseau. » La facilité sera mise en œuvre dans le cadre de l’Initiative Desert to Power, un programme phare du Groupe de la Banque africaine de développement qui vise à éclairer et alimenter la région du Sahel en installant dix gigawatts de capacité de production solaire afin de fournir l’électricité à environ 250 millions de personnes dans onze pays du Sahel d’ici 2030.

Rwanda : un financement de la Banque mondiale va accélérer la mise en œuvre du programme de développement du capital humain

Rwanda : un financement de la Banque mondiale va accélérer la mise en œuvre du programme de développement du capital humain

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé jeudi 16 décembre un financement de 175 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider le Rwanda à mettre en œuvre son programme de réforme politique et institutionnelle en faveur du développement du capital humain et d’une croissance économique inclusive. Ce financement se compose d’un don et d’un crédit de l’IDA d’un montant de 87,5 millions de dollars chacun. C’est le deuxième d’une série de trois opérations à l’appui des politiques de développement, dont la première, d’un montant de 150 millions de dollars, a été approuvée en décembre 2020. Ce programme est caractérisé par une forte collaboration multisectorielle entre plusieurs ministères et institutions gouvernementales, l’objectif étant d’obtenir des résultats essentiels à différentes étapes de la vie et du développement humain. Il s’attaque aux obstacles qui freinent le développement du capital humain en améliorant le financement et en renforçant l’accès des familles aux services de santé, de nutrition, d’éducation et de protection sociale. Il vise à offrir aux ménages pauvres et vulnérables des possibilités équitables d’investissement dans leur capital humain, à autonomiser les femmes et à mettre en place des mécanismes de gouvernance et de responsabilité solides à l’échelon local. À ce jour, le programme de réforme a produit des résultats remarquables. Ainsi, la proportion de ménages bénéficiaires du programme Vision 2020 Umurenge participant à des dispositifs de protection sociale axés sur le capital humain est passée de 19 % en mars 2020 à 41,5 % en septembre 2021. La proportion de jeunes enfants bénéficiant désormais d’un ensemble minimum de services intégrés de développement de la petite enfance conformément aux normes nationales est passée de 17 % en 2020 à 42 % en novembre 2021. Les réformes du financement du secteur de la santé ont permis d’offrir une assurance maladie communautaire à plus de 85 % de la population ciblée, contre 69 % en 2020. Ces efforts ont permis de garantir l’accès à des régimes d’assurance maladie financièrement viables au Rwanda. Le programme a su également répondre aux besoins nés de la pandémie de COVID-19. En octobre 2021, 111 265 ménages qui dépendent en grande partie du travail informel (soit plus que l’objectif initial de 100 000 ménages) avaient reçu une aide financière d’urgence pour les aider à compenser les pertes de revenus subies pendant la pandémie. Environ 58 % de ces bénéficiaires sont des femmes. Les réformes du secteur de l’éducation liées au renforcement des enseignements et des apprentissages aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire ont marqué le pas en raison des fermetures d’écoles liées à la pandémie. Elles devraient toutefois s’accélérer en 2022 grâce aux mesures de prudence prises par le gouvernement. « Le développement du capital humain est au cœur des efforts déployés par le Rwanda pour se relever des effets de la COVID-19 et assurer une reprise résiliente, et constitue le fondement du programme de développement à long terme du pays. Ce vaste programme multisectoriel et pluriannuel s’attache à intensifier et améliorer les investissements dans la population afin d’obtenir des résultats essentiels à différentes étapes du cycle de la vie humaine, indique Rolande Pryce, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Rwanda. Notre collaboration avec le gouvernement et les autres partenaires de développement en faveur du renforcement du capital humain rwandais vise à garantir que tous les citoyens bénéficient des fruits d’une croissance économique durable et y contribuent de manière productive. » Il convient de noter que le programme favorise, entre autres, le renforcement continu du système de protection sociale du Rwanda, afin d’atteindre les familles qui en ont le plus besoin, l’approfondissement des réformes de décentralisation du pays, afin d’améliorer les services publics fournis par les collectivités locales, et l’amélioration de la transparence budgétaire et de la gestion de la dette. « L’engagement du gouvernement rwandais en faveur du développement du capital humain se manifeste à travers l’encadrement solide, la bonne conception et la mise en œuvre efficace d’un programme de réforme multisectoriel qui a commencé à produire des résultats remarquables, souligne Iftikhar Malik, spécialiste principal du développement humain à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet. Les politiques centrées sur les personnes, les réformes institutionnelles ainsi que notre projet sectoriel et notre soutien technique en partenariat avec les ministères et les institutions concernés sont autant de facteurs qui nous permettent d’envisager pour les années à venir une croissance solidaire et une prospérité accrue pour les citoyens rwandais. » Le Rwanda est l’un des premiers pays à avoir adhéré au Projet pour le capital humain de la Banque mondiale, qui réunit 82 pays de tous niveaux de revenus et est axé sur l’augmentation et l’amélioration des investissements dans les populations pour favoriser l’équité et la croissance. Les résultats obtenus grâce à cette série de financements devraient également améliorer les connaissances mondiales dans cet important domaine d’action.   

Tunisie : la BAD débloque un financement de 60 millions d’euros au service d’un programme de relance économique

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé à la Tunisie un financement de 60 millions d’euros au service de la mise en œuvre d’un programme d’appui à la relance économique et à l’inclusion sociale, a révélé, ce mercredi, l’institution financière africaine. Relayé par la presse locale, le rapport du conseil d’administration de la BAD précise que ce financement « s’inscrit dans le cadre de la contribution de la BAD à l’appui budgétaire multi-bailleurs 2020-2022 à la Tunisie ». Il (ce programme) sera en mesure de consolider la dynamique de relance économique en Tunisie via l’amélioration du climat d’investissement, la préservation de l’emploi et la promotion de l’inclusion sociale à travers de nouveaux mécanismes de réponse aux défis sociaux, exacerbés par la pandémie liée à la COVID-19. Selon la BAD, il sera également question de booster l’efficacité des dépenses sociales par le biais d’une rationalisation des programmes d’assistance sociale et l’adoption d’une approche plus ciblée des populations bénéficiaires. Environ 2,3 millions de personnes bénéficieront de transferts sociaux améliorés et 470.000 ménages à revenu limité (titulaires des cartes de soins à tarif réduit) seront soutenus via ce programme. En plus, 260.000 autres bénéficiaires de transferts monétaires permanents ainsi que 400.000 nouveaux ménages non référencés, affectés par la crise, tireront profit de ce programme. Le même financement, tient à expliquer la BAD, « favorisera le soutien de 230.000 salariés menacés par des licenciements et le chômage technique dans le but de contribuer à préserver leurs emplois ou à les faire bénéficier d’une assistance sociale ». Pas moins de 1,4 million de demandeurs de microcrédit pourront être bancarisés grâce à ce programme de financement. Selon le directeur général de la BAD pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, « maintenir les équilibres sociaux, protéger les emplois et renforcer l’inclusion sociale sont nos plus grandes priorités pour relancer l’économie, dans le contexte actuel de crise ». Le responsable de la BAD a estimé être capable, à travers ce projet, de soutenir l’investissement créateur d’emplois sur l’ensemble du territoire tunisien. Pour sa part, la directrice du département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences au sein de la Banque, Martha Phiri, a espéré pouvoir « atténuer les impacts socio-économiques de la pandémie de COVID-19 et soutenir une relance économique plus durable et plus inclusive, qui demeurent, désormais, des priorités pour la BAD afin de sortir en aide pour la Tunisie à sortir de la crise ».

Le Ministre du Pétrole de la Guinée Equatoriale annonce son retrait d’Africa Oil Week à Dubaï, et encourage fortement les leaders africains à travailler davantage pour le financement du pétrole et du gaz

Le Ministre des Mines et des Hydrocarbures de la République de Guinée Equatoriale, S.E. Gabriel M. Obiang Lima, a annoncé, au cours d’une réunion tenue aujourd’hui, à Malabo, le retrait de son ministère de l’édition de cette année d’Africa Oil Week, prévue à Dubaï. Le Ministre a exprimé sa déception quant au fait que les organisateurs de cet évènement autrefois critique pour l’Afrique, le groupe Hyve basé à Londres, aient décidé d’abandonner l’Afrique pour l’organisation de cet événement. Le Ministre Obiang Lima a ajouté qu’il enverra une lettre à toutes les compagnies pétrolières internationales (IOCs) et les sociétés de services opérant en Guinée Equatoriale, les encourageant fortement à ne pas aller à Africa Oil Week à Dubaï. Il appelle, également, ses collègues ministres et autres acteurs de l’industrie à ne pas participer au projet de Dubaï. Le ministre a remémoré, au cours de la réunion, l’histoire du Président Obiang qui décida d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de Football, dans un délai de deux mois seulement, après le refus du Maroc de le faire, comme précédemment accordé, suite à la peur du pays de l’épidémie du virus Ebola, au lieu de laisser le Qatar accueillir la Coupe. Ce n’est pas le moment d’abandonner Le Cap, l’Afrique du Sud et l’Afrique. De plus, le ministre se réjouit de voir Gwede Mantashe, le Ministre Sud-Africain de l’Energie et des Ressources Minières, au Cap, afin de promouvoir davantage le calendrier énergétique africain à travers le développement et la participation aux négociations. Selon S.E. Obiang Lima, la vision et l’amour de Duncan Clarke pour l’Afrique et son industrie pétrolière ne devraient pas être oubliés. Il reconnaît le mérite de Duncan Clarke d’avoir aidé de si nombreux pays à présenter leurs ressources et à attirer des investissements, et appelle la Chambre Africaine de l’Energie à perpétuer cet héritage, dans un contexte plus critique que jamais. Le Ministre Obiang Lima adoptera une initiative d’investissement offensive au cours des six prochains mois et sera au Cap, à Houston, à Doha et dans d’autres villes afin de promouvoir les opportunités d’investissement en Guinée Equatoriale. Il s’est engagé à travailler avec d’autres ministres de la zone CEMAC et la Chambre Africaine de l’Energie dans la recherche de solutions relatives aux nouvelles réglementations monétaires de la Banque Centrale (BEAC). Selon lui, les compagnies pétrolières internationales (IOCs) et les indépendants doivent être accueillis dans la région et nous nous devons de créer un environnement propice à cela. La Chambre Africaine de l’Energie a remercié le Ministre pour son important et précieux soutien donné à l’Afrique du Sud et à l’Afrique. « De nombreux africains ont commencé dans le secteur du Pétrole et du Gaz grâce à Duncan Clarke. Il a ouvert des portes à beaucoup d’entre eux. Nous devons respecter et préserver cet héritage. » a déclaré Leoncio Amada Nze, le Président de la Zone CEMAC au sein de la Chambre Africaine de l’Energie. « Lorsqu’il s’agit de sujets tels que celui-ci, vous n’avez pas besoin de tout le monde. Vous avez juste besoin d’être efficace et nous remercions le Ministre Gabriel Obiang pour sa défense forte et efficace de l’Afrique en temps de crise. » a ajouté M. Amada Nze. « Notre travail de soutien au secteur du Pétrole et du Gaz de l’Afrique provoquera de nombreux changements sur la façon dont l’Afrique est perçue et sur le respect donné à ce continent et à son peuple. Nous devons être patients, peu importe le désagrément temporaire qui puisse exister ; c’est ce qu’il y aura de mieux pour tout le monde, à long terme. » a conclu M. Amada Nze.

Maroc. Un nouveau plan triennal pour l’AMMC

Maroc. Un nouveau plan triennal pour l’AMMC

Contribuer à l’édification d’une économie attractive et plus compétitive, telle est l’ambition du plan stratégique triennal 2021-2023 de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) dont les grands axes ont été présentés lors d’une visioconférence, jeudi 10 juin. Le nouveau plan stratégique triennal, le deuxième concocté par l’AMMC après celui de 2017- 2019, est le fruit d’un travail collaboratif entre l’Autorité publique et les acteurs du marché. Il « prend en compte les enseignements et les défis de la crise », a déclaré la présidente de l’AMMC, Nezha Hayat. Nourrie de l’expérience des dernières années, la nouvelle stratégie de l’AMMC s’appuie sur quatre grands piliers, a-t-elle indiqué en présence des principaux responsables de l’AMMC. A savoir : faciliter le recours au financement par le marché des capitaux, promouvoir une régulation adaptée à l’innovation, renforcer la protection de l’épargne en consolidant la nouvelle approche de supervision et accélérer la modernisation de l’AMMC et l’inscrire dans un processus de transformation digitale. Des piliers déclinés en 10 leviers d’actions prioritaires et guidés par une vision centrale, a souligné Nezha Hayat, non sans relever le contexte particulier, dans lequel évolue le pays. Un contexte « marqué par la pandémie du Coronavirus dont les conséquences sanitaires, sociales et économiques sont inédites dans notre histoire moderne », a-t-elle fait remarquer. Entrant dans les détails de la nouvelle stratégie, la présidente de l’AMMC a d’emblée concédé que le recours au marché des capitaux reste limité pour bon nombre d’entreprises, ce qui les prive de sources de financement importantes et diversifiées. Ainsi, dans le cadre de cette stratégie, « les entreprises, particulièrement les PME, feront l’objet d’une attention particulière et de mesures spécifiques de la part du régulateur afin de les guider et leur faciliter l’accès au marché des capitaux », a-t-elle affirmé. Sachant que l’attractivité du marché repose également sur un cadre réglementaire flexible, en ligne avec les évolutions du marché et répondant aux attentes des acteurs, l’Autorité publique entend aussi soutenir la mise en place d’un tel cadre notamment et assure qu’elle déployera des efforts spécifiques pour la mise en œuvre des nouveaux textes réglementaires. Il est également question d’intensifier les programmes d’éducation financière en vue d’« accompagner les investisseurs et épargnants actuels et contribuer au développement et à la diffusion d’une culture de l’épargne et de l’investissement en instruments financiers parmi le grand public », a ajouté Nezha Hayat. En ce qui concerne le deuxième pilier, l’AMMC s’appuiera sur les dernières innovations de l’industrie financière en vue d’assurer l’attractivité et la compétitivité du marché des capitaux, tout en préservant son bon fonctionnement, la protection des épargnants et la stabilité financière. Ainsi, il sera mis en place « un cadre sécurisé, une régulation adaptée et une veille rapprochée des risques potentiels pour les investisseurs. Cela suppose également d’appréhender les évolutions à venir et les perspectives offertes par les dernières technologies qui parfois, bouleversent les modèles classiques de financement et de régulation », a expliqué la présidente de l’Autorité. S’agissant du troisième pilier, l’Autorité publique rappelle qu’elle a renforcé sa vigilance en matière de protection de l’épargne, en déployant une nouvelle approche de supervision depuis 2019, année à partir de laquelle le dispositif de transparence des émetteurs a également été sensiblement rehaussé. Dans sa nouvelle stratégie, l’AMMC prévoit non seulement de consolider cette nouvelle approche et de continuer à renforcer l’intégrité et la transparence du marché, mais aussi d’intensifier sa politique des contrôles en recourant notamment aux nouvelles technologies. Enfin, le quatrième pilier, bien qu’en phase avec les meilleures pratiques à l’international, les modes de travail de l’Autorité ont été revus, tout comme les interactions avec l’écosystème ont été renforcées et la communication avec l’épargnant améliorée. En outre, « capitalisant sur cette expérience, l’AMMC prévoit de consolider les acquis des quatre dernières années et se voit plus agile et plus innovante pour accompagner les évolutions rapides de son environnement », a indiqué Nezha Hayat affirmant que les collaborateurs sont au cœur de la stratégie de développement de l’AMMC qui poursuit sa transformation digitale.  Alain Bouithy

Rwanda : la Banque africaine de développement accorde un financement de 84 millions de dollars pour développer l’accès à l’électricité

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 26 mai dernier à Abidjan, un financement de 84,22 millions de dollars américains sous la forme d’un prêt et d’un don pour l’électrification au profit d’environ 80 000 ménages ruraux dans le sud du Rwanda. Le Projet de renforcement du réseau et de connectivité du dernier kilomètre au Rwanda bénéficiera ainsi d’un prêt de 36,77 millions de dollars et d’un don de 47,45 millions de dollars issus du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement. Le financement de la Banque contribuera à faire progresser l’objectif d’électrification universelle de ce pays d’Afrique de l’Est et permettra notamment aux petites entreprises et aux jeunes rwandais de bénéficier d’un meilleur accès énergétique. Le projet permettra un accès au réseau électrique à 77 470 ménages pour la première fois, ce qui nécessitera la construction de lignes de transmission à moyenne tension sur une longueur de 595 kilomètres et d’un réseau de distribution à basse tension d’une longueur de 1 620 kilomètres à travers six districts du sud du pays. Le projet permettra également la mise à niveau, la réhabilitation et l’extension de réseaux à basse tension d’une longueur totale de 1 720 kilomètres ainsi que l’installation de transformateurs dans des villes secondaires à charge élevée. Le projet devrait améliorer la fiabilité et la stabilité de la fourniture électrique à travers le Rwanda, élargir l’accès des populations à l’électricité et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en donnant un accès à une énergie propre. Le projet devrait aussi renforcer l’éducation en permettant aux étudiants de disposer de la lumière pour leurs études, et profiter aux petites et moyennes entreprises tout en améliorant la création d’emplois pour les jeunes. Le Projet de renforcement du réseau et de connectivité du dernier kilomètre fait partie du Programme d’accès universel à l’énergie au Rwanda (RUEAP) qui vise, entre autres réalisations, à assurer une fourniture d’électricité à tout le pays d’ici à 2024. Le projet entre en droite ligne du cadre de développement à long terme du pays appelé Vision 2050. Enfin, ce projet s’inscrit dans le fil de deux des cinq priorités stratégiques de la Banque africaine de développement dénommées « High 5 » : « éclairer et alimenter l’Afrique en énergie » et « améliorer la qualité de vie des populations d’Afrique ».