Maroc: La BEI signe un partenariat d’assistance technique avec l’ONCF pour soutenir l’adaptation de son activité ferroviaire au changement climatique

La Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Office national des chemins de fer (ONCF) du Maroc ont signé, mercredi 9, un accord de partenariat d’assistance technique pour soutenir l’élaboration d’une stratégie de résilience et d’adaptation climatique pour le réseau ferroviaire marocain. Cet accord marque une nouvelle étape dans la collaboration de longue date entre la BEI et l’ONCF pour renforcer les infrastructures de transport au Maroc tout en répondant aux défis croissants du changement climatique. L’objectif de ce partenariat est d’appuyer l’ONCF dans l’anticipation des risques climatiques, la conception des solutions d’adaptation pour les infrastructures ferroviaires et l’amélioration de la résilience du réseau face aux aléas météorologiques extrêmes. Dans ce cadre, un premier objectif sera d’évaluer les risques climatiques auxquels le réseau ferroviaire marocain est exposé, en tenant compte des phénomènes météorologiques tels que les températures extrêmes, les fortes précipitations, les vents violents ou encore l’érosion. Par la suite, il s’agira de développer des solutions d’adaptation dédiées aux zones et infrastructures les plus vulnérables afin de réduire les risques de dommages. Enfin, une stratégie à long terme sera élaborée pour renforcer la résilience du réseau, permettant ainsi de réduire les coûts futurs liés aux dommages climatiques et aux interruptions d’exploitation, tout en améliorant la durabilité du réseau ferroviaire marocain. Cette assistance technique utilisera des méthodes d’évaluation des risques climatiques reconnues, telles que la méthodologie permettant de classer les infrastructures selon leur vulnérabilité et de proposer des solutions adaptées pour renforcer leur résilience. La collaboration s’étalera sur 24 mois, avec des livrables comprenant des cartographies détaillées, des analyses de vulnérabilité et des recommandations techniques. Pour la BEI, banque du climat de l’Union européenne (UE), ce partenariat avec l’ONCF s’inscrit dans une démarche globale visant à promouvoir des infrastructures de transport plus durables, alignées sur les objectifs climatiques du Maroc et sur la stratégie nationale de réduction des émissions de carbone à horizon 2050. « Ce partenariat avec l’ONCF représente un engagement fort de la BEI pour soutenir le Maroc dans sa transition énergétique et l’adaptation de ses infrastructures au changement climatique. » a déclaré Ioannis Tsakiris, Vice-Président de la BEI. Et d’ajouter : « Le secteur ferroviaire, qui émet jusqu’à 80 % moins de CO2 que le transport routier, est crucial pour atteindre les objectifs climatiques du pays. Grâce à cette assistance technique, nous espérons renforcer la résilience du réseau ferroviaire marocain, pour un avenir plus sûr et durable. » « Ce partenariat avec la BEI s’inscrit dans le cadre d’une volonté affirmée de l’ONCF de continuer sa stratégie d’adaptation pour des infrastructures performantes et résilientes, permettant ainsi de consolider la place du ferroviaire comme épine dorsale d’une mobilité durable » a déclaré M. Mohamed Rabie Khlie, Directeur général de l’ONCF.
L’Angola reçoit des vaccins pour lutter contre le cancer du col de l’utérus

L’Angola a reçu (le 16 septembre, DNR) 1,4 million de doses de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) avec le soutien d’un financement de BEI Monde, branche de la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de renforcer les actions visant à prévenir le cancer du col de l’utérus et à protéger la population contre ce dernier, qui est la principale cause de décès par cancer en Afrique. Plus de 1,4 million de doses de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV), qui sont scientifiquement reconnus comme la cause principale de plus de 90 % des cancers du col de l’utérus, sont arrivées aujourd’hui en Angola. Elles sont destinées à la vaccination des filles âgées de 9 à 12 ans, dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du cancer du col de l’utérus et de protection contre cette maladie. Un autre lot devrait arriver dans les prochains jours. Le pays disposera ainsi des 2,2 millions de doses de vaccins nécessaires pour garantir l’immunisation d’environ 2,136 millions de fillettes sur l’ensemble de son territoire. Les vaccins ont été achetés grâce à un financement de BEI Monde, dans le cadre d’un prêt de 50 millions d’euros à l’appui de la résilience de l’Angola en matière de santé. Le projet bénéficie également d’une subvention de l’Union européenne de 4,5 millions d’euros. Le renforcement des capacités en matière de santé est un élément central de la stratégie « Global Gateway » de l’UE, dont BEI Monde est un partenaire clé de la mise en œuvre. Silvia Lutucuta, ministre angolaise de la santé : « La vaccination de prévention du cancer du col de l’utérus symbolise l’engagement de l’exécutif angolais à protéger la santé et l’avenir de nos filles, en garantissant des générations exemptes de cette maladie évitable, dans le droit fil de la stratégie mondiale pour son élimination à l’horizon 2050, contribuant ainsi à une population en meilleure santé et plus viable sur le plan économique. Il s’agit d’une occasion unique de protéger les générations futures contre une maladie dévastatrice. Unissons nos forces et veillons à ce que toutes les filles en Angola, où qu’elles vivent, reçoivent ce vaccin qui sauve des vies. » Les chiffres de l’Institut angolais de lutte contre le cancer révèlent que, rien qu’en 2022, 915 cas de cancer du col de l’utérus ont été traités en Angola, soit environ 17 % de tous les cas de cancer. De plus, les autorités sanitaires estiment que l’incidence réelle des cas de cancer du col de l’utérus dans le pays est probablement encore plus élevée en raison de difficultés de diagnostic. Zabulon Yoti, représentant faisant fonction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Angola, a déclaré que le vaccin contre le cancer du col de l’utérus était un outil essentiel pour protéger les filles et favoriser des générations futures en meilleure santé. Il a en outre souligné : « En assurant la vaccination, l’État angolais fait un pas important vers la possibilité pour les filles de grandir dans un monde où le cancer du col de l’utérus est une maladie évitable et non une condamnation à mort. Le moment est venu d’unir nos forces et de soutenir les initiatives en cours visant à vacciner nos filles, à réduire considérablement l’incidence de ce cancer et à bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé pour la population angolaise. » Grave problème de santé publique, le cancer du col de l’utérus touche cinq fois plus de femmes en Afrique que dans les pays développés et en tue sept fois plus. Selon les estimations de l’OMS, chaque année, environ 117 300 femmes en Afrique sont diagnostiquées porteuses du cancer du col de l’utérus et plus de 76 000 meurent de cette maladie. Ces chiffres soulignent l’urgence de lutter efficacement contre ce problème de santé publique, voie dans laquelle le gouvernement angolais s’est résolument engagé en acquérant les vaccins CECOLIN, fabriqués par le laboratoire INOVAX, afin de l’administrer à 2,136 millions de fillettes ainsi qu’à des adolescentes dans les semaines à venir. Préqualifié par l’OMS, ce vaccin est considéré comme très efficace et sûr, car il ne nécessite qu’une seule injection pour assurer une protection à vie. Plus de 50 millions de doses du vaccin contre le cancer du col de l’utérus ont été administrées dans le monde sans effets nocifs. Antero Pina, représentant de l’Unicef en Angola : « L’introduction du vaccin contre le cancer du col de l’utérus est une nouvelle occasion de transformer la vie des adolescentes. Cette mesure va au-delà de la prévention de ce type de cancer, car elle peut promouvoir d’autres interventions essentielles en matière de santé sexuelle et reproductive, apportant ainsi une contribution supplémentaire à la promotion et à la protection du bien-être des filles en Angola. » En plus de se procurer les vaccins, l’État, avec le soutien de ses partenaires, s’attache à renforcer d’autres aspects extrêmement importants pour le succès de la campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus, notamment la planification et le financement, la formation du personnel de santé, la logistique, la sensibilisation, le suivi et la supervision, ainsi que la mobilisation et l’implication des communautés. Cette opération, dont le budget est estimé à environ 20 926 809 dollars américains, comprend une vaccination en deux phases : dans les écoles et les communautés du pays. Denise António, représentante du PNUD en Angola, a déclaré que l’arrivée des vaccins sous la direction du ministère angolais de la santé, grâce à un financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) et avec le soutien du PNUD en Angola, venait confirmer l’engagement indéfectible de l’État angolais en matière de prévention du cancer du col de l’utérus chez les filles. « En vaccinant ces filles, nous protégeons leur avenir et contribuons à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Cette étape symbolise la solidité de notre engagement commun. Elle reflète la convergence des intérêts des principaux partenaires concernés, contribuant ainsi aux objectifs du plan de développement national 2023-2027 de l’Angola et au Programme de développement durable à l’horizon 2030. » L’arrivée des vaccins contre le cancer du col de l’utérus dans le pays représente une étape importante dans les objectifs de l’État angolais en matière de santé de la population et dans la réalisation des
Sénégal : Banque Atlantique soutient l’inclusion financière en partenariat avec la BEI et l’UE

Banque Atlantique, filiale du Groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP) en partenariat avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et avec le soutien de l’Union Européenne (UE), consolide son engagement pour l’inclusion financière en allouant plus de 13 milliards de francs CFA (environ 20 millions d’euros) à diverses entreprises sénégalaises. Ce financement cible des secteurs stratégiques tels que l’informatique, l’agroalimentaire, la santé, et d’autres, contribuant à la dynamique économique locale. Cette action s’inscrit dans un cadre plus large. Un accord de financement de 65 millions d’euros a en effet été conclu en septembre 2023 entre Atlantic Business International (ABI) et la BEI, pour soutenir des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, via le réseau « Banque Atlantique ». Une part significative de ce financement, environ 40%, est réservée à des projets dirigés par des femmes, conformément au « 2X Challenge » de l’OCDE, afin de stimuler leur rôle actif dans l’économie. Cette initiative contribue également aux objectifs de soutien à l’emploi des jeunes, soulignant l’importance de l’entrepreneuriat féminin et jeune dans le tissu économique local. Lors de la cérémonie de signature, M. Abdelmoumen Najoua, Directeur Général de Banque Atlantique Sénégal, a affirmé : « Cette initiative confirme l’engagement de notre Groupe à soutenir activement les entrepreneurs africains, et en particulier ceux du Sénégal. Ce partenariat avec la BEI et l’UE permettra de libérer le potentiel des PME et des ETI, favorisant ainsi une croissance économique et sociale durable et inclusive ». « Ce partenariat avec Banque Atlantique Sénégal reflète notre volonté de soutenir des entreprises africaines en mettant en place des solutions de financements sur mesure et adaptées à leurs besoins », a déclaré M. Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI. Et d’ajouter : « Ces entreprises sont un véritable vecteur de croissance et d’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes. C’est pourquoi, avec BEI Monde, notre branche dédiée au développement, nous renforçons notre soutien au secteur privé et porteurs de projets au Sénégal comme sur l’ensemble de la région ». « En tant que partenaire stratégique et de longue date du Sénégal, et dans un contexte international marqué par plusieurs facteurs d’instabilité, l’UE poursuit son appui au pays pour relever les défis structurels dont notamment l’emploi des jeunes et des femmes – un objectif dont le Gouvernement du Sénégal a fait l’une de ses priorités » a rappelé son Excellence, M. Jean-Marc Pisani, Ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal. « Pour l’atteinte de ces objectifs, il faudra sans cesse améliorer l’environnement des affaires dont l’accès au crédit qui est critique pour la compétitivité des entreprises et essentiel, afin de créer une dynamique vertueuse d’investissement, tout ceci en ligne avec la stratégie Global Gateway visant à soutenir les secteurs clés, durables et moteurs de croissance économique inclusive », a-t-il ajouté.
La BEI et le FIDA intensifient leur collaboration pour renforcer la sécurité alimentaire et l’adaptation aux changements climatiques

La Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations unies ont conclu lundi 15 mai deux accords visant à renforcer leur coopération dans les pays à revenu faible et intermédiaire du monde entier, en mettant particulièrement l’accent sur l’Afrique. Ces accords ont été signés à Rome par Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, et Alvario Lario, président du FIDA. L’accord signé ce jour pour un montant total de 350 millions d’EUR est le deuxième contrat de financement au titre de l’accord-cadre pour l’enveloppe de 500 millions d’EUR annoncé en novembre 2022. Ce prêt de la BEI, consenti dans le droit fil de la stratégie Global Gateway de l’UE, renforcera l’action du FIDA qui vise à aider les petits agriculteurs à s’adapter aux changements climatiques et à faire face à la crise alimentaire mondiale actuelle liée aux prix élevés des denrées alimentaires, des engrais et des carburants. En plus d’améliorer la sécurité alimentaire, l’accord permettra aux petits agriculteurs de mieux résister aux effets des changements climatiques et contribuera à la protection des ressources naturelles, tout en préservant l’environnement. Le premier décaissement de150 millions d’EUR a été effectué en mars 2023. La signature de l’accord-cadre de procédure entre la BEI et le FIDA intensifiera encore les synergies en facilitant la mise en œuvre des projets et le suivi des marchés publics pour les projets du secteur public financés conjointement dans les pays faisant l’objet d’opérations partagées. Ce cadre procédural appuie la tendance croissante en matière de coopération et de délégation réciproque, en s’inspirant de cadres précédemment établis avec d’autres banques multilatérales de développement (BMD) pour fournir des structures d’approvisionnement claires, cohérentes et économes en ressources. « En unissant nos forces, nous pouvons éradiquer la faim et la pauvreté et aider des millions de petits agriculteurs à mieux résister aux changements climatiques. Le partenariat avec la BEI changera de manière radicale la vie de millions de personnes dans les zones rurales et de petits producteurs qui se retrouvent en première ligne dans la crise climatique et économique mondiale et qui restent essentiels à la sécurité alimentaire puisqu’ils produisent un tiers des denrées alimentaires de la planète », a déclaré Alvaro Lario, président du FIDA. Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI : « Le partenariat resserré entre la BEI et le FIDA permettra aux deux institutions de renforcer encore le soutien qu’elles apportent aux pays à revenu faible et intermédiaire hors Europe, en mettant particulièrement l’accent sur l’Afrique. En partageant des synergies et de meilleures pratiques, nos institutions entendent améliorer la sécurité alimentaire et soutenir les petits agriculteurs du monde entier dans les efforts qu’ils déploient pour s’adapter aux effets des changements climatiques et transformer l’agriculture en une activité plus résiliente et plus durable. » Les accords signés ce jour s’appuient sur la stratégie de la BEI qui vise à renforcer sa coopération avec ses clients, les États membres de l’UE, les institutions de financement du développement, la société civile et de nombreux autres partenaires dans le cadre de sa branche BEI Monde, lancée l’année dernière et par l’intermédiaire de laquelle la Banque a investi 10,8 milliards d’EUR en dehors de l’Union européenne en 2022.
Maroc : 250 millions d’euros de la BEI pour améliorer la qualité des services ferroviaires

La Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Office national des chemins de fer (ONCF) annoncent la signature d’un contrat de financement de 200 millions d’euros (2,1 milliards de dirhams) qui représente 80% d’une enveloppe globale de 250 millions d’euros mise à disposition de l’ONCF. Les 50 millions (527 millions de dirhams) restants sont prévus pour une signature en 2023. Il s’agit du premier projet signé dans le cadre du Partenariat Vert avec le Royaume du Maroc, signé le 18 octobre 2022 à Rabat, qui représente également le premier partenariat conclu dans le cadre de la dimension extérieure du Green Deal européen. Ce financement vient ainsi concrétiser sur le terrain les orientations politiques du Nouvel Agenda pour la Méditerranée de l’UE et de l’initiative « Team Europe » (Equipe Europe). Ce nouveau financement vient soutenir le plan d’investissement de l’ONCF, visant à renouveler l’infrastructure ferroviaire conventionnelle existante et à renforcer la modernisation des installations par des technologies de pointe sur l’ensemble des 2300 km du réseau ferré marocain. Il contribuera au développement d’une mobilité durable sobre en carbone, tout en favorisant un meilleur équilibre territorial en termes d’accès aux services ferroviaires. Le prêt financera en particulier des projets du programme national de réhabilitation et de mise à niveau du réseau ferroviaire marocain, tels que des infrastructures, des équipements et des ateliers industriels. Il contribuera notamment au renouvellement et à la remise en état de voies, d’ouvrages d’art et d’installations de traction électrique, ainsi qu’à l’amélioration des systèmes de signalisation, de télécommunication et de sécurité du réseau ferroviaire. Des mesures d’adaptation au changement climatique sont également prévues, telle que la mise en œuvre de programmes de protection contre les inondations sur le réseau. Durant toute la durée du projet, la BEI accompagnera l’ONCF pour consolider sa feuille de route d’adaptation au climat. Pleinement aligné sur les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, cet appui contribue aux objectifs prioritaires de la BEI en tant que Banque du climat en matière de transport et d’action climatique, tout en renforçant la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN) du Royaume du Maroc. Cette opération contribue également à la réalisation de nombreux objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, en particulier celui de bâtir des infrastructures durables, résilientes et accessibles (objectif 9.1), d’assurer l’accès de tous à des systèmes de transport sûrs, accessibles et viables, à un coût abordable (objectif 11.2) et de renforcer la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques (objectif 13.1). « Des transports sûrs, accessibles et modernes sont essentiels au développement économique et social du Maroc. Des infrastructures ferroviaires fiables et efficaces faciliteront la circulation des biens et des services, mais amélioreront aussi l’inclusion économique et sociale à travers le pays, en facilitant l’accès aux personnes vulnérables ou à mobilité réduite. » a déclaré M. Ricardo Mourinho Félix, Vice-Président de la BEI responsable des financements au Maroc, et de rajouter « Nous sommes heureux de notre partenariat avec l’ONCF et de ce nouveau projet, entièrement aligné sur l’objectif global de la BEI en matière de climat, et qui permet d’appuyer le Maroc dans sa transition vers une économie à faible émission de carbone, respectueuse de l’environnement et résistante aux changements climatiques. » Pour sa part, M. Mohamed Rabie Khlie, Directeur général de l’ONCF, a déclaré : « Après la certification en Juillet dernier de sa première opération en Green Bonds, l’ONCF est heureux de franchir un nouveau pas dans sa stratégie de financement avec la concrétisation de ce partenariat privilégié avec la BEI. Il s’agit d’une première opération du genre, sans la garantie de l’Etat. Cette marque de confiance d’un partenaire internationale de renom conforte l’Office dans ses choix stratégiques et confirme la robustesse du modèle ferroviaire marocain. Par ailleurs, cette opération vient consolider davantage les engagements RSE et de développement durable de l’ONCF. »
Appui de la BEI au Crédit Agricole du Maroc

La Banque européenne d’investissement (BEI) apporte un appui technique au Crédit Agricole du Maroc (CAM) dans l’évaluation des opportunités et des risques climatiques, ont annoncé conjointement les deux institutions bancaires. Mieux intégrer les risques climatiques dans la politique du CAM et identifier les opportunités de financement en faveur du climat. Tels sont les objectifs de cette assistance technique qui s’étalera sur 18 mois et dont le lancement a été acté lundi 12 septembre. La Banque du climat, à travers cette mission d’appui, «aidera le CAM à améliorer sa méthodologie d’évaluation des risques physiques et de transition liés au climat, ainsi qu’à mettre en place un système de reporting et de publication conforme aux meilleures pratiques internationales », ont indiqué les deux parties dans un communiqué conjoint. S’inscrivant dans le cadre du partenariat signé entre les deux institutions en septembre 2020, portant sur un financement de 200 millions d’euros au profit des entreprises marocaines dans le secteur de l’agriculture et de la bio-économie, ce nouvel appui «permettra de renforcer la capacité du CAM à mieux se préparer aux risques liés au changement climatique et à l’évolution des réglementations nationales et internationales». Comme le stipule le communiqué, « il s’agira notamment de développer des outils d’analyse du portefeuille du CAM dans une perspective de finance verte et de fournir un manuel de processus pour un système d’évaluation et de mesure des risques ». Ainsi que le relève la même source, et selon les termes de ce partenariat, «ce travail permettra de conforter l’approche du CAM en matière de transition verte et de compléter la panoplie de dispositifs existants, en particulier le Système de gestion des risques environnementaux et climatiques». Les dirigeants de la Banque européenne d’investissement et du Crédit Agricole du Maroc sont persuadés que « cette nouvelle assistance technique contribuera fortement à l’alignement du CAM avec les orientations de Bank Al Maghrib, la Banque centrale du Maroc». A ce propos, dans le but d’inciter les banques à intégrer les risques climatiques et environnementaux dans leurs stratégies, leur gouvernance et leur prise de décisions, rappelons que BAM a publié en mars 2021 une directive sur la gestion des risques financiers liés au changement climatique. «Tout le monde gagne à mieux intégrer le risque climatique, à la fois sur le plan financier mais aussi en termes d’opportunités de marché», a affirmé Barone, représentante de la BEI au Maroc, soulignant que cet appui concrétise la feuille de route du Groupe BEI dans son rôle de Banque du climat en faveur du Royaume du Maroc. «Nous traversons une période cruciale pour remédier au changement climatique et agir concrètement afin de bâtir des modèles durables et sobres en carbone. Le secteur financier fait partie de la solution. A ce titre, le CAM joue un rôle moteur et nous sommes ravis d’apporter notre expertise, comme Banque du climat, pour appuyer ses efforts», a-t-elle soutenu. «En tant que leader dans le financement de l’agriculture, fortement engagé dans le développement durable, il en va de notre responsabilité d’accompagner au mieux nos clients dans l’adaptation au changement climatique tout en renforçant les moyens de gestion et d’atténuation de ce risque », a pour sa part estimé le président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, Noureddine Boutayeb. Ce dernier rappelle que «la dérive climatique est déjà en cours au Maroc qui connaît cette année une sécheresse historique. Le secteur agricole est directement impacté par cette rareté de la ressource hydrique dont il est le principal utilisateur». Face à cette situation, la Banque du climat qu’est la BEI «dispose d’une expertise sérieuse sur ce sujet et est donc le partenaire idéal pour poursuivre et approfondir les réalisations du CAM en matière de transition verte», a estimé Noureddine Boutayeb. Il est important de noter que le lancement de l’assistance technique évoqué plus haut fait également suite à un atelier d’échange des bonnes pratiques organisé en 2021 et qui avait permis aux équipes de la BEI de partager l’approche de la Banque du climat en la matière. Partenaire privilégié du Maroc depuis 40 ans, la BEI finance le développement et la mise en œuvre de projets clés dans des secteurs essentiels de l’économie marocaine tels que le soutien aux entreprises, l’agriculture, l’eau et l’assainissement, l’éducation, la santé, le transport ou encore les énergies renouvelables. Dans le cadre de sa stratégie pour le climat – alignée sur les Accords de Paris-, le Groupe BEI prévoit d’augmenter les financements verts à 50% dans tous les projets de la Banque ainsi qu’à mobiliser 1 milliard d’euros pour la durabilité climatique et environnementale d’ici 2030. Alain Bouithy
Afrique : Clôture finale de 100 millions d’USD pour Alitheia IDF, un fonds d’investissement sexospécifique soutenu par la BEI

La direction d’Alitheia IDF (AIF), premier fonds africain de capital-investissement dirigé par des femmes et axé sur les femmes, a annoncé la clôture finale de son fonds à 100 millions d’USD avec la Banque européenne d’investissement (BEI) comme investisseur final. Avec cette dernière levée de fonds, Alitheia IDF devient le plus grand fonds de capital-investissement, en valeur, qui intègre la dimension femmes-hommes en Afrique. Sous la conduite de Polo Leteka et ‘Tokunboh Ishmael, directrices associées, Alitheia IDF investit dans des entreprises en phase de croissance dans six pays africains : Nigeria, Afrique du Sud, Ghana, Zimbabwe, Lesotho et Zambie. Ce fonds a pour mandat de combler l’écart d’investissement de plus de 42 milliards d’USD qui existe entre les femmes et les hommes entrepreneurs, afin de catalyser le pouvoir économique des femmes africaines en tant que productrices, distributrices et consommatrices. En 2021, Alitheia IDF a commencé à mettre en œuvre ce mandat en procédant à des investissements dans cinq entreprises dirigées par des femmes dans des secteurs essentiels, dont l’agro-industrie, l’éducation, l’industrie manufacturière, le logement, la technologie et la logistique. Les entreprises bénéficiaires sont Jetstream Africa (Ghana), ReelFruit Ltd (Nigeria), SKLD (anciennement SchoolKits, Nigeria), AV Light Steel (Afrique du Sud) et Chika’s Food (Nigeria). « À l’échelle mondiale, les femmes ont un pouvoir d’achat énorme en tant que consommatrices et responsables de l’économie familiale. De même, les entrepreneuses sont très présentes dans le secteur des PME en Afrique, représentant 58% des autoentrepreneurs du continent. Mais malgré ce pouvoir économique et cette présence, elles sont mal desservies en tant que consommatrices et productrices. Les répercussions sur la croissance économique sont énormes, le potentiel de plus de la moitié de la population du continent restant inexploité en raison de problèmes structurels et systémiques. Nous nous efforçons activement de combler cette lacune avec un mandat clair de soutenir les entreprises dirigées par des femmes sur l’ensemble du continent tout en sensibilisant à l’investissement soucieux de l’égalité des sexes en tant que voie vers la croissance économique inclusive. », a expliqué Tokunboh Ishmael, partenaire principale au Nigeria. Les femmes africaines demeurent mal desservies par le secteur financier, alors même que l’écart historique d’investissement entre les hommes et les femmes continue de se creuser. Les estimations montrent que les femmes africaines reçoivent moins de 5 % de tous les investissements sur le continent alors que plus de 40 % des PME en Afrique sont dirigées par des femmes. Selon des rapports réalisés par McKinsey, la réduction de l’écart d’investissement entraînerait une croissance du PIB de 26 % (28 000 milliards d’USD) d’ici 2025. En appliquant une optique sexospécifique, Alitheia IDF montre la voie et fournit un cadre pour les investissements tenant compte de la dimension femmes-hommes dans le but de favoriser la croissance économique des pays africains et, surtout, des femmes africaines. De son côté, Polo Leteka, partenaire principale en Afrique du Sud, espère qu’Alitheia IDF servira d’exemple et qu’il incitera d’autres investisseurs du continent à investir dans les femmes, notant que ces dernières ont un rôle important à jouer pour libérer le potentiel économique de l’Afrique. Et d’ajouter : « L’incapacité historique de saisir de manière appropriée le potentiel économique des femmes africaines a nui au développement de l’Afrique. Alitheia IDF a pour mission de combler cette lacune en utilisant une approche et un capital financier intégrant la dimension de genre pour autonomiser les femmes en tant que consommatrices et productrices. » Thomas ÖSTROS, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) : « Les entreprises détenues par des femmes ont encore du mal à lever des fonds, bien qu’elles aient prouvé leurs performances. Je suis très heureux de soutenir un véritable fonds phare 2X “par les femmes et pour les femmes” qui investit dans des entreprises qui créent des perspectives d’emploi tout en renforçant la diversité dans l’économie de l’Afrique subsaharienne. Le financement de la BEI en faveur d’Alitheia IDF relève de notre initiative SheInvest, dont l’objectif est de mobiliser 2 milliards d’EUR d’investissements qui favorisent l’égalité entre les sexes et l’autonomisation économique des femmes sur le continent africain. Je crois vraiment que l’égalité hommes-femmes renforce les sociétés. » Alitheia IDF est soutenue par des investisseurs sur quatre continents : la Banque africaine de développement, la Bank of Industry du Nigeria, FinDev Canada, le Dutch Good Growth Fund et la Banque européenne d’investissement. En 2019, le fonds avait annoncé avoir réuni 75 millions d’USD pour sa première clôture. À cette occasion, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, affirmait qu’Alitheia IDF avait rempli son engagement de lever des fonds pour les entreprises dirigées par des femmes : « Promesse faite, promesse tenue ! »
Afrique: Une étude de la BEI et de l’Alliance solaire internationale met en avant des solutions pour ouvrir l’accès à l’énergie à 120 millions de ménages
La Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Alliance solaire internationale ont publié aujourd’hui (mardi 20, dnr) une nouvelle étude proposant des solutions pour surmonter les principales difficultés liées à l’investissement et à l’accessibilité financière qui freinent les investissements dans le secteur de l’énergie solaire hors réseau dans toute l’Afrique. « Il est essentiel d’intensifier le recours aux technologies solaires hors réseau dans toute l’Afrique pour exploiter une énergie propre et abordable et transformer la vie de millions de personnes. La nouvelle étude de la Banque européenne d’investissement et de l’Alliance solaire internationale publiée aujourd’hui associe l’expérience et le savoir-faire acquis grâce au déploiement réussi d’installations hors réseau pour illustrer comment des investissements peuvent être mobilisés pour renforcer l’accès à l’énergie solaire. Cette analyse novatrice montre comment une coopération plus étroite entre les partenaires africains, européens et mondiaux peut mobiliser des investissements et lever des obstacles techniques qui freinent le développement durable et la transition verte », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement. « L’étude conjointe de l’Alliance solaire internationale et de la Banque européenne d’investissement décrit la voie à suivre pour ouvrir l’accès à l’énergie solaire hors réseau en Afrique. Elle s’appuie sur des succès avérés, les connaissances de spécialistes et l’expérience du marché pour repérer et pallier les déficits d’investissement, et lever les obstacles financiers freinant le recours à l’énergie solaire hors réseau. L’étude détaille ce qui peut être fait pour améliorer l’accès des zones rurales hors réseau à l’énergie propre, mais aussi des camps de réfugiés, des zones urbaines et des villages reculés d’Afrique », a expliqué Dr. Ajay Mathur, directeur général de l’Alliance solaire internationale. Mobilisation d’investissements dans l’énergie hors réseau afin d’offrir un avenir meilleur à des millions de personnes À l’heure actuelle, plus de 120 millions de ménages en Afrique n’ont pas accès à une énergie fiable et abordable, et 60 millions d’entre eux devraient rester privés d’électricité jusqu’en 2030 si aucune mesure d’urgence n’est prise. La nouvelle vue d’ensemble approfondie du déploiement récent, mené par le secteur privé, de dispositifs de production d’énergie solaire à petite échelle dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne met en évidence cinq grands défis à relever pour mobiliser des investissements locaux à fort impact dans le secteur de l’énergie, essentiels au développement durable et à la croissance économique sur le continent. Cette étude, fondée sur des consultations détaillées en Ouganda, au Rwanda et au Nigeria, et sur l’analyse des marchés hors réseau dans toute la région, formule des recommandations en vue d’une intervention efficace afin d’intensifier le déploiement de l’énergie solaire hors réseau en fonction de spécificités locales. Il est essentiel de partager les meilleures pratiques permettant de mobiliser des investissements et de lever les obstacles techniques freinant l’énergie solaire hors réseau pour accroître le recours à cette source d’énergie, permettre aux communautés vulnérables et éloignées d’avoir accès à une énergie propre et atteindre l’objectif de développement durable relatif à l’accès universel à une énergie fiable et abordable. Des solutions techniques et commerciales pour intensifier le déploiement de l’énergie solaire hors réseau dans toute l’Afrique Commandée par la Banque européenne d’investissement, en partenariat avec l’Alliance solaire internationale, et compilée par le cabinet de conseil en stratégie Dalberg, cette nouvelle étude rassemble l’expérience technique et financière locale et les enseignements tirés du déploiement réussi d’investissements solaires hors réseau en Afrique. Elle examine notamment comment les investissements solaires hors réseau ont profité aux communautés de réfugiés en Ouganda et ont permis d’accéder à une énergie d’un bon rapport coût-efficacité dans les villes nigérianes. Partage des meilleures pratiques avec les partenaires du financement du développement Il est possible de réduire les difficultés en matière d’investissement, notamment l’accessibilité financière, les risques liés aux fonds de roulement et aux taux de change et la stabilité politique et économique, qui freinent les investissements du secteur privé dans l’énergie solaire hors réseau, en associant le financement commercial et l’appui fourni par des partenaires spécialisés dans le financement du développement. Les principales recommandations de l’étude, qui exposent différents modèles d’intervention visant à surmonter les difficultés liées au financement, aux aspects techniques et à la clientèle en vue d’intensifier le déploiement de l’énergie solaire hors réseau, ont été présentées avant la publication définitive de l’étude à l’occasion d’ateliers organisés par des spécialistes auxquels ont participé des représentants de l’Agence française de développement (AFD), la banque allemande de développement (KfW), la Société néerlandaise pour le financement du développement (FMO) et la Commission européenne. Élimination des obstacles à l’intensification du déploiement de l’énergie solaire hors réseau Le rapport publié aujourd’hui examine les investissements solaires hors réseau dans toute l’Afrique et évalue comment les obstacles à l’investissement, y compris l’accessibilité financière, l’approvisionnement en matériel, l’accès aux ressources en fonds de roulement, les défis réglementaires, l’assurance et le savoir-faire technique, influencent et entravent le déploiement. L’analyse s’appuie sur des solutions mises au point dans des études de cas locales pour suggérer comment des exemples tels que l’achat groupé de dispositifs solaires résidentiels peuvent réduire les coûts et permettre rapidement aux communautés à faible revenu et aux réfugiés en zones rurales et urbaines d’avoir accès à une énergie fiable grâce à des projets solaires hors réseau durables menés par le secteur privé. L’étude, fondée sur l’analyse effectuée par le cabinet de conseil stratégique Dalberg, est le fruit de recherches approfondies sur les politiques gouvernementales, de discussions avec les parties prenantes du secteur de l’énergie, du monde des affaires et du financement du développement en Afrique et d’ateliers organisés par des parties prenantes au Nigeria, en Ouganda et au Rwanda. La Banque européenne d’investissement appuie huit projets solaires hors réseau dans toute l’Afrique subsaharienne. L’année dernière, la BEI a accordé 5 millions d’euros à des investissements privés et publics sur tout le continent et soutient l’énergie solaire hors réseau en Afrique, y compris des projets au Tchad, aux Comores, en Gambie, au Kenya, au Mozambique et en Ouganda.