Finance : Okina Elenga-Ngaporo a valorisé les progrès du Congo dans le domaine de la monnaie numérique et e-tax

Le directeur des systèmes information (DSI) au ministère des finances, du budget et du portefeuille public, M. Okina Elenga-Ngaporo, a participé, du 19 au 22 mai 2025, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, a un atelier d’échanges sur la monnaie numérique dans les finances publiques, organisé par le Fonds Monétaire International (FMI) en collaboration avec AFRITAC de l’Ouest et le soutien financier du gouvernement japonais. Au cours de cette rencontre de quatre jours qui avait pour objectif la rationalisation des dépenses et la sécurisation des recettes. Sur le chantier du développement de la monnaie numérique appliquée à la finance publique, la République du Congo a fait figure de bon élève, selon plusieurs experts du domaine. Cette reconnaissance a été accordée à la suite de la présentation du système e-tax par M. Okina Elenga-Ngaporo, ainsi qu’aux progrès réalisés par le Congo dans le domaine de la monnaie numérique et des systèmes de paiement pour les opérations budgétaires. M. Abdoulahi Mfombouot, Conseiller au Fonds Monétaire International (FMI) a loué les avancées du Congo dans ce domaine : « la présentation du Congo avec le dispositif assez séduisant qu’ils sont en train de mettre en place. Moi, j’ai été bluffé par ce système totalement intégré, sur la dorsale budget, réserve. Donc, avec toutes les applications qu’elles devraient fédérer, y compris la gestion de la solde et la gestion de la dette, c’est quelque chose de très important pour nous au point où nous sommes aujourd’hui confiants de ce que désormais un ordonnateur au Congo assis dans son bureau et à partir de son système est en mesure de savoir quelle est la trajectoire du dossier et à quel moment le dossier a été payé. C’est formidable ! Et tout cela permet à l’État aujourd’hui non seulement la traçabilité, mais également de pouvoir maîtriser les flux de dépenses et même de contrôler la constitution des arriérés ». La délégation congolaise avec quelques choses dans sa gibecière La délégation congolaise, conduite par M. Okina Elenga-Ngaporo, directeur des systèmes information (DSI), s’est également imprégnée des expériences et des bonnes pratiques présentées par les autres pays participants en matière de développement de la monnaie numérique dans les finances publiques. « L’enrichissement que nous avons eu de la part de l’expérience des autres pays. C’est au niveau digitalisation du paiement et au niveau monnaie numérique. Et nous avons bien pris note, mais on n’oublie pas que nous appartenons à un espace communautaire qui est la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Et avec les décideurs, nous allons voir comment implémenter ces solutions-là tout en tenant compte des lois en vigueur, de la réglementation en vigueur au niveau national et au niveau communautaire. Nous avons vu l’exemple ivoirien, entre autres le trésor paie et le trésor monnaie. C’est un très bel outil et j’ai eu l’occasion d’assister à son utilisation. Et c’est pour nous un exemple à capitaliser au niveau de la République du Congo. Et au niveau ivoirien, c’est de dire, vous êtes sur la bonne voie », a renchéri M. Okina Elenga-Ngaporo Notons que cet atelier d’échanges entre pays a réuni des experts venus d’une vingtaine de pays, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée-Équatoriale, le Cameroun, le Mozambique, le Congo qui avait entre autres objectifs, moderniser les opérations budgétaires grâce à la monnaie numérique. Wilfrid Lawilla D.
Discours du Ministre des Finances Nicolas KAZADI, à l’occasion de l’atelier d’échanges sur les futures interventions de l’UE en RDC

La Coopération entre l’Union européenne et la RDC s’inscrit depuis plusieurs années, dans le cadre global de l’Accord de Partenariat de Cotonou conclu entre les Etats d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) et l’Union européenne. Cet accord, signé le 23 juin 2000 pour vingt ans entre 79 pays ACP et les 28 pays de l’Union européenne, est l’aboutissement d’un long processus de renouvellement de l’Accord de Lomé, signé en 1975 et a pour objectif ultime d’éradiquer la pauvreté. Ce dernier, arrivé à terme en février 2020 et prorogé jusqu’à fin novembre 2021, pour permettre la continuité des interventions jusqu’à la signature prochaine d’un nouvel accord, repose sur trois axes : la coopération au développement, la coopération économique et commerciale ainsi que le dialogue politique. Permettez-moi ici, au nom du Gouvernement de la RDC et en mon nom propre, en ma qualité d’Ordonnateur national du FED, de remercier l’Union européenne pour le partenariat et la bonne collaboration entretenue durant toutes ces années avec la RDC. Malgré les diverses initiatives entreprises jusqu’ici, les informations relatives aux interventions de nos partenaires multilatéraux et bilatéraux restent éparses et désagrégées. Le plus souvent nos administrations sont dépourvues lorsqu’il s’agit d’amorcer avec ces derniers le processus relatif à l’identification et la formulation des programmes d’appui à nos institutions, avec comme conséquence parfois, une inadéquation des solutions entrevues eu égard aux priorités du gouvernement. Le nouvel accord de coopération qui peu à peu remplacera l’accord de Cotonou, induit de nouveaux paradigmes dont le transfert de la maitrise d’ouvrage des programmes convenus avec l’Etat bénéficiaire à la Commission européenne. Cette évolution ne doit pas nous empêcher d’organiser l’appropriation de nos institutions quant aux appuis qui leur sont réservés et à un niveau faitier de permettre à l’exécutif d’organiser un suivi circonstancié en termes d’impact et comptable des actions déployées sur le territoire national. C’est pourquoi, l’objectif du présent séminaire de travail est d’une part, (i) de procéder à une brève revue de l’ensemble du portefeuille des projets FED et d’autre part, (ii) de mener des échanges sur le Programme Indicatif Multiannuel (PIM) de la RDC pour la période 2021-2027 dans le cadre de l’instrument NDICI, et la cohérence de ses interventions avec le programme du Gouvernement de la RDC. Dans ce contexte, il conviendra de définir, dans cette nouvelle architecture de la coopération avec l’Union européenne, un cadre d’intervention de toutes les parties prenantes, aussi bien les ministères sectoriels, bénéficiaire des financements que le ministère des finances, en tant qu’ordonnateur des ressources extérieures de l’Etat. Je salue donc cette première étape qui consistera en une mise en commun de nos réflexions et informations sur les initiatives à venir. J’ai foi que les discussions qui s’en suivront plus tard dans la matinée entre nos experts seront de haute portée et contribueront s’il était nécessaire à étayer les propositions à venir. Néanmoins, il me parait, également indispensable de souligner la nécessité de poursuivre le renforcement des capacités en matière de réformes et autres afin que notre pays atteigne un niveau de gouvernance et un niveau de production nationale à la hauteur de ses ambitions. Aussi, le renforcement des capacités de nos administrations ainsi que la réforme de ces dernières, déjà entamé par le gouvernement demeure prioritaire. C’est pourquoi, je vous invite dans le cadre des programmes en gestation à considérer au sein des futures initiatives, le soutien effectif et pas seulement périphérique, des administrations bénéficiaires. Par ailleurs, nous comprenons que les discussions au sein de la Commission européenne sont toujours en cours et que les propositions actuelles pourraient être appelées à évoluer. A ce titre, je note des initiatives entre autres dans le secteur de la gouvernance sécuritaire, des Finances publiques, de la Santé, de l’Environnement, et du genre. En outre, je comprends que de nombreux échanges ont déjà eu lieu avec les services de nos collègues de l’exécutif en charge des programmes précités. Je ne peux que me féliciter de ces initiatives et exhorter une continuation de ces interactions dans le même esprit. Aussi, nous nous félicitons de cette collaboration, mais nous insistons également sur la nécessité de veiller à ce que les axes relatifs aux leviers stratégiques nationaux puissent être entérinés au niveau décisionnel adéquat. Je salue la vitalité de notre coopération mais aussi la cordialité de nos échanges. J’ai eu l’occasion de m’en rendre compte personnellement lors du dernier dialogue politique conduit par le ministère des Affaires étrangères au cours du mois de septembre dernier, mais également au travers de bonnes relations que nous entretenons avec la délégation de l’Union européenne ici à Kinshasa et à cet effet, je tiens à remercier Monsieur l’Ambassadeur de l’Union européenne ici présent, Cher Jean-Marc, pour sa disponibilité et sa volonté à trouver des solutions concertées. Il convient, dès lors, de souligner que les nombreuses compétences bâties et acquises au cours de ces nombreuses années par nos services spécialisés avec un vivier grandissant d’experts et de fonctionnaires nationaux, seront mis à contribution pour assurer le suivi et la mise en œuvre des programmes en cours, mais également le suivi et la coordination des futurs programmes du NDICI pour mieux en pérenniser les résultats. Dans cet esprit, nous nous devons en effet d’assurer un suivi opérationnel et décisionnel approprié des programmes issus des financement convenus avec nos partenaires. Il s’agira, plus particulièrement, d’identifier les mécanismes de suivi des engagements financiers de la RDC permettant d’assurer une coordination, un accompagnement et un suivi-évaluation des différents projets et programmes en lien avec les politiques sectorielles du gouvernement. Dans ce sens, la COFED s’assurera de disposer de toutes les informations y afférentes qu’elle tiendra régulièrement à notre disposition. Je voudrais également saisir cette occasion pour adresser mes remerciements à mes collègues, membres du Gouvernement, ici présent, pour leur participation au lancement de ces travaux et leur assurer de notre entière disponibilité pour la mise en œuvre des futurs programmes.