Congo/Internet mobile : Hausse des abonnements 4G au 3e trimestre 2022

Le marché congolais de l’internet mobile annonce au troisième trimestre 2022 une augmentation du nombre d’abonnements à la 4G de 32,8% ; passant de 0,942 million au troisième trimestre 2021 à 1,2 million d’abonnements, à la même période en 2022. Ce bond représente 41,3% du total des abonnements à l’Internet mobile, selon le rapport de l’ARPCE. Dans ce même registre, on observe que les abonnements 3G ont connu une baisse de 16,3% entre le 3e trimestre 2021 et le 3e trimestre 2022, représentant ainsi, 31,4% du nombre total des abonnements. Au 3e trimestre 2022, les deux opérateurs, MTN et Airtel, déclarent environ 0,823 million d’abonnements au cours de cette période, au titre des technologies 2G (GPRS/EDGE). Ce nombre a baissé de 19,1%, comparativement au 3e trimestre 2021 où, ce segment représentait 1,01 million d’abonnements. La proportion du nombre d’abonnements à la 2G reste quant à elle remarquable; soit 27,2%. Plus de 8 milliards de FCFA de recettes au bénéfice de la 4G Au troisième trimestre 2022, MTN et Airtel totalisent plus de 3,4 millions d’abonnements et ont généré un revenu total de 13,0 milliards de F CFA, dont 8,3 milliards proviennent du trafic issu de la technologie 4G et 4,5 milliards de la technologie 3G. Ces opérateurs ont généré à la même période, un trafic total de 11,7 milliards de mégaoctets (Mo). Le rapport souligne que les abonnés utilisent de moins en moins le GPRS/EDGE/2G au profit de la 3G et de la 4G qui représentent respectivement 35,2% et 64,1% du trafic total d’accès à l’internet mobile. Le tarif pondéré du mégaoctet est de 1,11 F CFA. Ce tarif a baissé de 43,4% entre le 3e trimestre 2021 et 2022, alors que le trafic total a augmenté de 59,0% au cours de la même période. Les abonnés utilisent de moins en moins le GPRS/EDGE/2G au profit de la 3G et de la 4G Le nombre d’abonnements en baisse Au troisième trimestre 2022, MTN et Airtel cumulent 3,4 millions d’abonnements. Comparé au troisième trimestre 2021, le nombre d’abonnements a baissé de 11,6%. Dans cette période, le taux de pénétration de l’Internet mobile est de 62,2%, contre 57,3% au 3e trimestre 2021. Le nombre d’abonnements de l’opérateur MTN a augmenté de 24,9%, passant de 1,9 à 2,4 millions. En revanche, celui de l’opérateur Airtel a diminué de 11,3%, passant de 1,1 à environ 1,0 million d’abonnements. Avec 70,9% de parts de marché au cours de cette période, contre 29,1% pour Airtel, MTN est le leader du marché de l’Internet mobile au Congo. Grand’ACtu du Régulateur (Déc. 2022)
Congo/Téléphonie mobile : Un revenu de 33,5 milliards de FCFA au 3e trimestre 2022

Les deux principaux opérateurs, MTN et Airtel, ont totalisé au cours du 3e trimestre 2022 plus de 5,7 millions d’abonnés et ont généré un revenu total de 33,5 milliards de F CFA, dont 27,9 milliards sur le trafic sortant. Au cours de cette période, ces opérateurs ont produit un trafic voix de 1,51 milliard de minutes dans les deux sens (sortant et entrant) ; tandis que le volume des SMS est de 1,35 milliard. Il faut préciser que les tarifs pondérés sortants de la téléphonie mobile s’établissent, au troisième trimestre à 20,20 F/min pour la voix, contre 1,71 F pour les SMS. Le taux de pénétration du marché de la téléphonie mobile est de 102,8% au troisième trimestre 2022, contre 108,5% au troisième trimestre 2021. Entre le 3e trimestre 2021 et le 3e trimestre 2022, le nombre d’abonnements de l’opérateur MTN a augmenté de 4,3%, alors que les abonnements d’Airtel ont baissé et 11,8%. MTN et Airtel ont respectivement 61% et 39% de parts de marché en volume au troisième trimestre 2022. Un trafic sortant a plus d’1 milliard de minutes Au 3e trimestre 2022, le total du trafic sortant (la somme du trafic on-net, off-net et international sortant) a atteint plus de 1,3 milliard de minutes, soit une hausse de 12,6% par rapport à la même période en 2021. La progression croissante du trafic on-net se ralentit à partir du 4e trimestre 2021 et s’établit à 3,8% au 3e trimestre 2022, au profit d’une croissance exponentielle du trafic Off-net, soit 816,5% d’augmentation du trafic total. Le trafic international sortant continuant, par ailleurs de diminuer de 14,3%. Les appels intra-réseau au top L’observation rétrospective de la répartition du total du trafic sortant montre que la plus grande part des appels émis par les abonnés des opérateurs est majoritairement intra-réseau (on-net) ; soit 90,7% au troisième trimestre 2022. Cependant, entre le 3e trimestre 2021 et le 3e trimestre 2022, on constate que la part du trafic off-net par rapport au trafic total a augmenté de près de 8 points. Cette tendance haussière continue par ailleurs sa progression au 3e trimestre 2022, représentant ainsi, 8,9% du trafic total ; alors que la part du trafic international reste constant à 0,4% depuis le 4e trimestre 2021. Le trafic voix en hausse: Entre le 3e trimestre 2021 et le 3e trimestre 2022 le trafic voix sortant a connu une augmentation de 7,3% pour l’opérateur MTN, contre une diminution de 13,1% pour l’opérateur Airtel. Grand’Actu du Régulateur (Déc. 2022).
Congo/Numérique : l’ARPCE prend part au lancement du PATN

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures et de L’Entretien Routier, Jean Jacques Bouya, a lancé le 24 janvier à Brazzaville le Projet d’Accélération de la Transformation Numérique (PATN) au Congo, en présence des partenaires du projet et des acteurs majeurs de l’écosystème numérique du Congo à l’instar du Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE), Louis-Marc SAKALA. Prévu pour une durée de cinq ans, le PATN est financé à hauteur de 100 millions de dollars (environ 60 milliards FCFA) par la Banque mondiale (BM). Pour le Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Léon Juste IBOMBO, le lancement du PATN représente une réponse « urgente » aux besoins de développement socio-économique. Celui-ci s’appuiera sur les acquis des précédents investissements de l’État dans le secteur, tel que le projet de fibre optique et de connexion régionale ayant permis de relier le pays au Cameroun, à la Centrafrique et au Gabon. Mais aussi, sur le Fonds pour l’Accès et le Service Universels des Communications Électroniques (FASUCE), administré par l’ARPCE, dont l’opérationnalisation, en deux ans, exercice, a favorisé la connexion de plus de150 localités, 200 000 Congolais et 19 établissements universitaires et scolaires. « Aujourd’hui, au travers de ce que le FASUCE a réalisé en deux ans, le PATN a décidé de lui confier la composante 2 sur l’accélération de la connectivité pour poursuivre ce travail avec l’appui de la Banque Mondiale. C’est ce que nous allons nous atteler à faire en tant que gestionnaire du FASUCE. Nous travaillerons avec les prestataires choisis pour mettre en place ces résolutions », a déclaré Louis-Marc SAKALA à la fin de la cérémonie, lors d’une interview accordée aux médias. Le PATN est à l’heure actuelle le plus important programme d’investissement public dans le domaine du numérique. Outre la Banque Mondiale, deux autres partenaires se sont déjà engagés à le financer, à savoir la Banque Européenne d’Investissement, qui a promis de débloquer 35 millions d’euros (23 milliards FCFA) et l’Union Européenne sous forme de dons de 15 millions d’euros (environ 9 milliards FCFA).
Congo Brazzaville/Télécommunications. Les zones blanches difficiles d’accès désormais toutes Net

En plus de deux ans, le Fonds pour l’Accès et le Service Universels des Communications Electroniques (Fasuce) a pu couvrir 150 localités difficiles d’accès, installer des salles multimédias dans des écoles… La croissance rapide de ses réalisations lui ouvre de nouveaux défis. Et lui impose de nouvelles obligations. « Ce film retrace en quelques minutes(ndlr 16 mn) les activités que le Fasuce a menées pendant deux ans et demi. Nous avons, grâce au Fasuce, traversé tout le pays jusqu’à dans les zones enclavées pour placer nos installations, afin de réduire la fracture numérique. Ce sont 150 localités connectées à la téléphonie et/ou Internet, la mise en place des centres multimédias dans plusieurs écoles et des formations dans les métiers du numérique », se satisfait, visage plein de bonhomie, Louis-Marc Sakala, directeur général de l’Arpce, qui est par ailleurs secrétaire et ordonnateur du Fonds. À la lecture du film, les réalisations du Fasuce, d’un montant total de 4 milliards de fcfa, sur les 2 ans et demi de mise en œuvre, crèvent les yeux. L’accès aux communications électroniques a bouleversé les régles traditionnelles du petit commerce de vivres ou produits commerciaux, comme le cacao…, et de fonctionnement de la vie en zone rurale. Les communautés bénéficiaires se délectent des services du Mobil money, tandis que des jeunes filles s’initient à l’informatique. Les antennes relais, équipées des caméras ip, sont alimentées par des panneaux solaires dont la maintenance reste assurée, en permanence, par une équipe de veille. Les populations bénéficiaires sont sous le charme, au point d’assurer elles-mêmes la sécurité des installations. Une anecdote racontée par Louis-Marc Sakala: » un voleur des des dons du Fasuce est revenu sur ses pas pour faire amende honorable après que des sages (ndlr sorciers) du coin ont psalmodié des incantations de malédiction à celui qui avait osé commettre ce forfait ». Le Fasuce confirme, tout compte fait, son rôle d’outil d’inclusion numérique et de développement socio-économique. D’autres défis sont à relever en 2023, notamment pour les autres peuples autochtones. Ceux de Ouesso et Impfondo ont déjà goutté aux bienfaits du Fasuce, en de termes de connectivité avec le monde. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier
Congo. Coopération internationale en matière de régulation : Le Directeur Général de l’ARPCE échange avec son homologue Ghanéen

BREVE. En visite de travail au Ghana, le Directeur Général de l’ Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques( ARPCE), M. Louis Marc SAKALA et son Homologue de la National Communications Authority du Ghana( NCA), M. Joe ANOKYE, ont échangé, le lundi 28 novembre 2022, autour de leurs missions régaliennes dans leurs pays respectifs. Les deux hauts responsables ont exploré les axes d’un futur accord de partenariat et de collaboration au profit de leurs deux institutions. Au cours de son séjour ghanéen, le Directeur Général Louis-Marc SAKALA a également rencontré Président du Conseil d’Administration de la NCA, M. Isaac Emmil Osei-Bonsu, en présence du Consul honoraire du Congo au Ghana, M. Jean Pierre DIASSOUKA.
Congo Brazzaville. Quelle 5G adaptée au Congo ?

TRIBUNE. C’est la question à laquelle Biberic Lokwa, Yvon Galloy et moi-même, membres du Pool des journalistes en télécommunications, avons tenté d’y répondre au cours du « Café numérique » organisé le 23 septembre 22 par l’Arpce(Agence de Régulation des Postes et Communications Électroniques). « Une 5G adaptée à nos besoins est possible au Congo », s’empresse, d’entrée de jeu, d’y répondre Benjamin Mouandza, directeur des Réseaux et Services des Communications Électroniques à l’Arpce. La fréquence des coupures d’électricité auxquelles nous expose E2C( Énergie Électrique du Congo) n’est pas compatible avec l’IoT des appareils qui ne supporte pas les pertes d’énergie… », ajoute t-il. Ce ne sera donc pas une 5G à l’image des pays industrialisés. À en croire les experts congolais interrogés, une 5G à la congolaise est possible, avec précisément l’e- learning, e-santé, e-agriculture et l’e e-gouvernement. Placée « Priorité des priorités », dans » La « Marche vers le Développement », le programme de société du président de la République, Denis Sassou Nguesso, l’agriculture pourra être révolutionnée grâce à la 5G. « Aux opérateurs téléphoniques de s’ingenier pour adapter leurs offres en fonction de ce besoin », suggère Benjamin Mouandza. D’autres services comme la télémédecine, l’e-learning et l’e-gouvernement pourront faire l’objet d’une offre commerciale de la part des opérateurs. En télémédecine, par exemple, des opérations chirurgicales qui nécessitent l’usage de la téléchirurgie de pointe entre le Congo et d’autres pays mieux développés dans le domaine, pourraient être pratiquées sur place au Congo tout en permettant à l’Etat congolais de dépenser moins dans le cadre des évacuations sanitaires. Avant d’en arriver là, l’Arpce a déjà balisé le terrain en affectant 2 bandes de fréquences(700,800 Mhz) et de 3300 à 3800 Mhz) pour répondre aux demandes de licence d’exploitation de la 5G », rassure Wilson Emery Bokatola, directeur des Ressources en Fréquences à l’Arpce. Tandis que sur le plan académique, » l’université Denis Sassou Nguesso offre une formation sur l’intelligence artificielle, dont la robotique qui cadre avec la 4.0( la quatrième révolution industrielle), renchérit Éric Armel N’Doumba, conseiller en télécommunications du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique. CELA SUFFIT-IL POUR DÉPLOYER LA 5G AU CONGO ? S’il est vrai que les cadres institutionnel, académique voire technique restent favorables au déploiement d’une 5G adaptée au Congo, de nombreux défis restent cependant à être relevés, notamment l’actualisation du cadre juridique défini par le Régulateur pour s’adapter aux exigences de la 5G, la mise à niveau des ressources humaines pour relever ce nouveau défi. La phase expérimentale que va entamer Mtn Congo sera également pour les opérateurs un réel moment de migration de la 2/3G vers la 4G, avant de se projeter vers la commercialisation de la 5G. Faut-il noter que les terminaux en circulation sont incompatibles avec la 5G. La defiscalisation des terminaux électroniques consacrée, à travers la loi des finances 2019 sur une période de 2 ans, sera t-elle actualisée en 2023, comme contribution du gouvernement congolais pour booster le numérique? Ainsi qu’on le constate, le « Congo crée les conditions légales, réglementaires et techniques pour accueillir la 5G », affirme Jean- Célestin Endoke, directeur des affaires juridiques internationales à l’Arpce. Le déploiement de ce réseau, poursuit-il, pourrait se faire de manière progressive en commençant par les grandes villes Brazzaville et Pointe Noire pour les besoins des entreprises et de certains particuliers, avant de s’étendre vers une 5G de masse, à la demande des consommateurs. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier
Congo Brazzaville. La future 5G face au défi des terminaux d’accès électroniques compatibles

TRIBUNE. 4%, c’est le nombre de téléphones en circulation, compatibles avec la future 5G au Congo, renseigne un document de l’Arpce. Le premier lancement de la technologie de cinquième génération en Afrique centrale, à titre expérimental, par Mtn Congo en 2023, pourrait se heurter au problème de compatibilité des terminaux d’accès électroniques (téléphones, tablettes…) , si la mesure gouvernementale de 2 ans de dédouanement à taux zéro prise en ce sens en 2021 n’est pas actualisée dans la loi de finances 2023, en cours d’élaboration. Mieux que le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la RDC…, qui imposent un paiement des droits de douanes, à l’entrée, de tous les les terminaux d’accès électroniques(téléphones, tablettes…), le Congo avait décidé d’exonérer ces terminaux du paiement des droits de douanes à leur entrée sur le territoire national. La décision était entrée en vigueur en janvier 2021. Conséquence, cette exonération a assoupli des prix d’achat d’un smartphone de 2ème, 3 ème et 4ème génération. Il convient de préciser que certains douaniers, au mépris de cette loi, prélèvent encore des taxes sur les importations de téléphones. En ce qui concerne la 5G adaptée aux besoins concrets du Congo(e-agriculture, e- learning, e-santé à travers la télémédecine, e-gouvernement pour assurer l’interconnexion en communications électroniques des services publics), il est question de donner un coup d’accélérateur à la pénétration de la 5G au Congo. L’exécutif et le législatif en maitrisent-ils les enjeux et les défis? Où est, par exemple, passé le projet d’experimentation de la5G en Afrique par la chinoise Huawei, avec le Congo comme pays pilote? Seul le ministre des postes, des télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, qui en parlait de manière convaincante, pourrait nous en dire davantage. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier
Congo. Activité de Régulation : Renforcement des capacités des cadres de l’ARPCE en gestion de projet

A l’initiative de la Direction Générale de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques, les cadres de cette institution ont suivi, du 5 au 6 septembre 2022, une formation en gestion de projet. Une session de renforcement des capacités sur le management des projets qui a permis aux experts de l’Autorité de Régulation d’explorer des approches pratiques et adaptées à la gestion de projets, dans leur contexte organisationnel. Une session enrichissante qui a permis aux participants d’aborder divers points, entre autres : comment distinguer les opérations des projets ; la gestion de projet ; les référentiels en Gestion de projet ; la structure de découpage du projet et le plan de projet abrégé. Le Directeur Général de l’ARPCE, Louis-Marc SAKALA, clôturant la session, a félicité le personnel pour son assiduité et sa participation active aux échanges et remercié les formateurs, Benoit LALONDE et Mody-Oury BARRY des cabinets TransNumerik et GPBL Penser Projet, qui ont su animer, en présentiel et à distance, de manière très brillante et pédagogue, cette formation édifiante. Assurément, cela aidera l’ARPCE à avancer vers l’atteinte de sa vision qui est de « Faire entrer le Congo dans le top 5 des pays africains, leaders des Postes et des Communications Électroniques ».