Le gouvernement, avec le soutien de l’ARPCE et l’ACSI, lance le Système Intégré de Riposte à la Covid-19

Le Ministère de la Santé et de la Population a procèdé, ce lundi 1er août 2022, en partenariat avec l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE) et l’Agence Congolaise des Systèmes d’Information (ACSI), au lancement de la plate-forme Système Intégré de Riposte à la Covid-19 (SIRCOV). Plate-forme nationale de collecte de données Covid-19 en matière de vaccination, de dépistage et de prise en charge, la solution SIRCOV permet au Gouvernement, initiateur du projet, de renforcer sa stratégie de lutte contre cette pandémie planétaire grâce à la certification, internationalement reconnue, des pass-sanitaires qui seront désormais délivrés. En clair, le SIRCOV produit le pass vaccinal certifié suivant les exigences internationales. Solution à identifiant unique pour la sécurité sanitaire des patients, elle est une réponse aux mesures visant à fiabiliser et authentifier les résultats générés par le certificat de vaccination.
Congo. Attention aux nouvelles techniques d’arnaques via téléphone mobile!

Des escrocs via téléphone mobile usent désormais de plusieurs formules d’hameçonnage pour parvenir à leurs fins. C’est ce que l’ont retient, entre autres, du webinaire organisé le 17 juillet dernier par l’Arpce, en collaboration avec Mtn Congo et Airtel Congo, à l’intention du pool des journalistes en spécialisation en télécommunications. Maman Andrée, retraitée de son état, s’occupe en vendant des légumes au marché Total de Brazzaville. Elle est loin d’oublier la mésaventure qu’elle a vécue en mars dernier, notamment lorsqu’elle a failli passer de vie à trépas à la suite d’une arnaque sur son compte mobile money. Tirée du sommeil par un appel téléphonique d’une personne qui s’était astucieusement présentée à elle comme un « secouriste » au chevet de son fils unique, « victime d’un accident de la circulation » selon les dires du faux secouriste, la septuagénaire ne s’en remet toujours pas 3 mois après. L’homme, d’un ton pressant, exigeait d’elle, l’envoi, illico presto, de la somme de 60.000 FCFA, via mobile money, pour, semble-t-il, sauver le prétendu accidenté… Guidée par l’instinct maternel, la pauvre Andrée, larmes aux yeux, s’exécute en vidant le contenu de son porte monnaie virtuel, avant de tomber en syncope. N’eûssent été les secours des voisins, l’irréparable se serait produit. Ça y est! L’arnaqueur a réussi à deplumer son pigeon. Pis encore, il a failli lui ôter la vie. Cette pratique d’arnaque est l’une des dernières trouvailles des malfrats du mobile money, souvent bien renseignés sur l’identité de leur proie. Comment est-ce possible, alors que le compte Momo de tout abonné bénéficie d’une sécurité grâce à un code pin personnel? Et pourquoi n’arrive t-on pas à identifier tout de suite ces arnaqueurs du mobile, alors que toute carte sim d’un abonné passe par les fourches caudines de l’identification avant d’être activée? Des questions, et bien d’autres, auxquelles ont répondu Benjamin Mouandza, directeur des Réseaux et services des communications électroniques; Serge Madzela, directeur en charge de l’économie et des marchés de l’Arpce; Patrick Itsoua, directeur juridique et du corporate affairs à Mtn Congo, et Gilbert Moutakala, legal manager d’ Airtel Congo. S’il est vrai, selon les intervenants, que des arnaqueurs usent des techniques d’hameçonnage de plus en plus variées voire sophistiquées comme, par exemple, des logiciels espions pour pénétrer les données de certains comptes, ces criminels qui agissent à visage couvert par le téléphone mobile ont une autre astuce par laquelle ils demandent à leur proie de leur retourner un petit montant, préalablement envoyé, selon eux , par erreur. Un bon piège auquel s’expose souvent le pigeon qui suit à la lettre leur recommandation de composer un code de renvoi. Tout est aussi clair, selon les intervenants, que les arnaqueurs utilisent des cartes d’identité ou passeports, en cours de validité, des personnes décédées pour se faire identifier… Du côté des opérateurs et de l’Autorité de Régulation, des dispositions techniques et pratiques existent pour réduire à une portion congrue ces arnaques sur le réseau. De nombreux arnaqueurs tombent chaque fois dans les mailles de la police et de la gendarmerie. Et pour cause, les plaintes des victimes bénéficient souvent de la bienveillante collaboration du binôme Arpce et opérateurs- sécurité publique(police et gendarmerie). Le volet technique de tracking dans le cadre de la lutte contre l’arnaque est également couplée à la campagne de sensibilisation, à travers les médias. Campagne dans laquelle Mtn dit avoir injecté récemment millions de FCFA pour tenter de mettre ses abonnés à l’abri de ce genre de pratiques d’escroquerie. Par A.Ndongo
KIGALI 2022: L’ARPCE participe à la conférence mondiale de développement des télécommunications de l’UIT

Placée sous le thème « Connecter ceux qui ne le sont pas encore afin de parvenir au développement durable », la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT) se tient pour la première fois en Afrique notamment, à Kigali au Rwanda, du 6 au 16 juin 2022. Une délégation de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), conduite par son Directeur des Affaires juridiques et internationales, Jean Célestin Endoke, y prend part. Placée sous le très-haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Rwanda, Jean-Paul Kagamé avec la participation de la Directrice du Bureau des Télécommunication de l’UIT Doreen Bogdan-Martin, la CMDT a été précédée du Sommet mondial de la jeunesse organisé dans le cadre de l’initiative « Generation Connect » du 2 au 4 juin 2022 et qui avait réuni environ 400 jeunes du monde. Le Directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), Louis-Marc Sakala, absent à ces assises pour des raisons d’agenda, s’est dit particulièrement ravi de la participation de son institution à cette conférence qui est un haut-lieu d’échanges et de prise de décision en matière de conception d’approches novatrices et de nouveaux modèles de collaboration en ce qui concerne la connectivité et les solutions numériques, pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Cette participation de l’ARPCE est doublement appréciée car, en plus de prendre part à ces travaux stratégiques, elle a également contribué à l’exploit de parité hommes-femmes à la CMDT 2022. En effet, la délégation de l’ARPCE, conduite par son Directeur des Affaires Juridiques et Internationales, est essentiellement composée du personnel féminin de l’Agence, à savoir: la Conseillère aux Investissements et à la Fiscalité du Directeur Général, Issongo Kiba, la Conseillère à la Communication et aux Relations Publiques du Directeur Général, Love Ahoui Sara, la Cheffe de Service Affaires Internationales, Steave Monique Obili, la Cheffe de Bureau Sécurité Informatique, Gaslanie Mackosso et l’assistante du Directeur Général, Maricia Toma. Le personnel de l’ARPCE présent à Kigali participera aux différents travaux de la CDMT et particulièrement aux activités du Réseau des femmes africaines de la CMDT (NoW4WTDC). Le but étant de faire en sorte que les femmes soient activement impliquées dans le suivi des décisions de la CMDT dans le pays. Par ailleurs, il sied de souligner que l’un des temps forts de la présente CMDT est la Table ronde « Partner2Connect » pour le développement du numérique, qui a débuté le 7 juin et prendra fin le 9 juin 2022. La Coalition pour le numérique « Partner2Connect » est une alliance multi parties prenantes lancée par l’UIT, en étroite coopération avec le Bureau de l’Envoyé du Secrétaire Général pour les technologies, qui a pour objet, conformément au Plan d’action du Secrétaire Général de l’ONU pour la coopération numérique, de promouvoir une connectivité efficace et la transformation numérique à l’échelle mondiale, notamment dans les communautés les plus difficiles à connecter des pays les moins avancés (PMA), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PEID). CP
Communications électroniques. Quel type de 5G pour le Congo?

OPINION. Le déploiement d’une 5G de masse, à l’image des pays industrialisés qui disposent des infrastructures de base de qualité, est une utopie au Congo. Reste la possibilité d’une 5G à minima, adaptée aux besoins réels du pays. Il serait illusoire de parler de smart house ou de voiture robot sans chauffeur et hyper connectée entre Brazzaville et Pointe-Noire, par exemple. Et pour cause, l’écosystème infrastructurel sur lequel doit s’appuyer le déploiement d’une 5G de masse fait encore défaut au Congo ainsi que dans bon nombre de pays africains. Par conséquent, il faut y déployer « une 5G adaptée à nos besoins », recommande Luc Missidimbazi, conseiller en télécommunications et numérique du premier ministre du Congo et organisateur du salon international Osiane, qui a pris part au « Café numérique » organisé le 17 mai dernier par le pool des journalistes chargés des télécommunications, avec le soutien de l’Arpce (Autorité de régulation des postes et Communications électroniques). Le Régulateur, et les opérateurs du secteur, futurs candidats à une licence d’exploitation 5G, pourraient-ils adapter leur offre à la demande du marché? Le e-santé, avec la téléconsultation et télé médecine, le e-éducation, avec des cours académiques à distance, le e-commerce, et, surtout, la digitalisation optimale des moyens de paiement, sont des produits adaptés à la situation du Congo, affirment les experts du secteur. Sur le plan institutionnel, « l’Arpce est déjà prête », reconnaissait, au cours de ce « Café numérique « , Benjamin Mouandza, directeur des Réseaux et services de communications électroniques à l’Arpce. Cette rencontre entre journalistes et experts a permis de mettre en lumière la problématique de la 5G, version congolaise. Ainsi, a t-on appris qu’un projet pilote de la 5G, à la demande de Mtn Congo, est déjà dans les tuyaux. L’Autorité de régulation a d’ores et déjà affecté 2 bandes de fréquences (700,800 Mhz et de 3300 à 3800 Mhz) pour répondre aux besoins des opérateurs de téléphonie mobile. Reste le chantier d’acquisition des big data ou cloud de grande capacité de protection de données numériques à caractère personnelle ou professionnelle, mieux que le cloud actuel dont dispose l’Arpce(En Afrique Centrale seuls le Gabon et le Congo en disposent). Le défi que devrait, par ailleurs, relever l’Arpce, présentée par des agences de rating du secteur comme le meilleur régulateur en Afrique centrale, c’est de s’offrir des compétences nationales de qualité pour s’arrimer à ces nouveaux enjeux de la 5G (demain) et la 6G après demain. Toutefois, les services du 4. 0 pourraient nettement impacter la digitalisation des moyens de paiements au Congo, grâce à un meilleur tracking des transactions financières des agents économiques dont le numéro de téléphone mobile sera relié à un compte bancaire classique. Ce qui favorisera l’interopérabilité des transactions financières des réseaux mobiles vers les réseaux bancaires. Facile pour les services publics de disposer des informations plus fiables. Le système Gimac, la branche de la monnaie électronique de la Beac- encore timide- en est une parfaite illustration. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier
Technologie : Vers un partenariat entre l’ARPCE et l’Ecole Supérieure de Technologie du Littoral

En marge des travaux de la dernière session du Comité de Direction, le Directeur Général de l’ARPCE, Louis-Marc SAKALA, a échangé, dans la matinée du 18 décembre 2021, avec les étudiants de l’Ecole Supérieure de Technologie du Littoral de Pointe-Noire (EST-Littoral). En effet, il s’agit d’un établissement privé d’enseignement supérieur dûment agréé par l’Etat, qui a ouvert ses portes le 6 novembre 2000. En lien avec quelques entreprises, l’EST-Littoral qui se veut être un centre de formation « des professionnels de demain », assure des formations en alternance avec des programmes mis en place par l’IUT d’Evry Val d’Essonne (France). Pendant plus d’une heure, le Directeur Général de l’ARPCE, craie à la main, a échangé avec une vingtaine de jeunes filles et garçons sur leurs formations et leurs aspirations. Un moment de partage émouvant au cours duquel Louis-Marc SAKALA n’a pas hésité à partager à ces jeunes son parcours qui correspond à ce qu’ils font. « Ce que vous apprenez ici, c’est exactement ce que j’ai fait aussi il y a quelques années », a indiqué le Directeur Général de l’ARPCE, comme pour mettre ses interlocuteurs en confiance et les encourager à poursuivre dans cette voie. Des fréquences à la qualité de services des opérateurs en passant par des demandes de stages et l’intégration au sein de l’ARPCE, ces jeunes ont exprimé un vif intérêt pour l’action de l’ARPCE au cours de cet échange, que les responsables de l’EST-Littoral ont qualifié de « très intéressant et édifiant » au regard de la « clairvoyance, l’expertise et la précision » du Directeur Général de l’ARPCE. « Nous sommes une entité de l’Etat, c’est de notre responsabilité de valoriser ce qui se fait dans notre champ de compétences. C’est pourquoi, dans la mesure de nos possibilités, nous verrons comment nous pourrons vous accompagner dans votre vocation de formation et de transmission de connaissances à nos enfants», a confié le Directeur Général de l’ARPCE aux responsables de cette structure. L’EST-Littoral qui reçoit des élèves des séries A C, D, BG, E, F, G et S offre des formations aussi bien dans le domaine des technologies que de la gestion maritime et portuaire. Il propose deux cursus de trois et quatre ans pour l’obtention respectivement du Diplôme Supérieur de Technologie et de la Licence Professionnelle. Le Directeur Général de l’ARPCE était accompagné lors de cette visite de son Directeur des Projets et de la Prospective, Luc Missidibanzi, de son Conseiller aux Ressources Humaines, Armel Issay et de sa Responsable de Communication et Relations Publiques, Sara Ahoui.
Congo. Activités de Régulation : De nouveaux agents assermentés pour l’ARPCE

41 agents de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE), soient 28 hommes et 13 femmes, ont prêté serment le 8 octobre 2021 à Brazzaville devant le tribunal de Grande instance, conformément aux statuts de l’institution, approuvés par le décret n°2009-477 du 24 décembre 2009. Ces agents qui dorénavant mèneront des enquêtes relatives à l’application des lois des secteurs régulés selon l’article 80 du statut de l’Arpce, viennent des directions stratégiques à savoir celles des réseaux et services des communications électroniques, de ressources en fréquences, de la régulation des postes, de l’économie et des marchés et services d’information. En prêtant serment de remplir loyalement leurs fonctions et d’observer tous les devoirs qu’elles imposent, ces nouveaux agents assermentés s’engagent également de ne rien révéler ou utiliser ce qui sera porté à leur connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.« Vous êtes une catégorie de personnel placé sous la direction générale. Vous devez mener les enquêtes, rechercher et réprimer les infractions prévues par la loi. Vous êtes des officiers de police judiciaire à compétence spécialisée. Le serment est un engagement, un pacte que vous allez signer non seulement avec votre conscience, mais aussi avec l’Etat et le peuple. Tout ce que vous ferez doit être en rapport avec le droit. Ceux qui tomberont dans l’illégalité seront poursuivis par la justice », a dit Me Mbongo Okoyo le substitut du procureur de la République. Il a aussi signifié que ceux qui tomberont dans l’illégalité seront poursuivis par la justice.De son côté, le directeur des Affaires Juridiques et Internationales de l’ARPCE, M. Jean Célestin Endoke, a fait savoir que ce serment, le quatrième du genre, est conforme au règlement n°21/08-Ueac-133-Cm-18 du 19 décembre 2008, relatif à l’harmonisation des règlementations et des politiques de régulation des communications électroniques au sein des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Pour l’impétrante Gaslannie Makosso Cheffe de bureau Sécurité Informatique à l’ARPCE « Cette assermentation vient mettre un cadre sur la façon de travailler. Nous devons prendre conscience des enjeux. Le cadre dans lequel nous pouvons intervenir a été bien défini. Aujourd’hui, chacun de nous prend conscience des actions et des enjeux des missions de l’ARPCE ». Rappelons que la pertinence des missions de l’ARPCE impose un certain formalisme dans le cadre de ses pouvoirs d’enquêtes en matière d’infractions aux lois des secteurs régulés.
Congo. L’ARPCE prend une part active à l’édition 2021 du MWC

La délégation de l’ARPCE Congo, conduite par son Directeur Général, M. Louis-Marc SAKALA, participe, du 28 juin au 1er juillet 2021, au Mobile Word Congress (MWC) édition 2021, à Barcelone (Espagne). Le Mobile World Congress, en français congrès mondial de la téléphonie mobile, est le plus grand salon de l’industrie de la téléphonie mobile. Cette grande rencontre est organisée par la Global System for Mobile Communications Association (GSMA); une association qui regroupe 250 industriels et 850 opérateurs de téléphonie mobile et qui est la combinaison du plus grand salon international de l’industrie du mobile et d’un congrès faisant intervenir les dirigeants des opérateurs, des vendeurs, des fabricants de terminaux et des producteurs de contenus du monde entier. Accompagnés de ses conseillers, le Directeur Général assiste depuis hier lundi à plusieurs échanges dans le cadre de ce congrès, qui, il faut le souligner, est une occasion idéale pour établir des liens commerciaux avec d’autres acteurs du secteur, tout en partageant les expériences et connaissances avec d’autres spécialistes. En effet, pour la journée du lundi 28 juin, M. le Directeur Général a participé à la table ronde sur « Comment libérer les avantages du spectre ». Cette table-ronde a porté sur l’importance des fréquences moyennes pour faciliter l’introduction de la 5G et le rôle que la tarification du spectre peut jouer pour accélérer l’adoption des services mobiles et offrir de meilleurs réseaux et services aux consommateurs. En matinée du mardi 29 Juin 2021, le Directeur Général Louis-Marc SAKALA a porté la voix du Régulateur Congolais durant la table ronde sur « La Transformation digitale (Digital Transformation) ». Cette dernière a eu le mérite de se pencher sur les tendances technologiques qui stimulent le déploiement et l’adoption des biens et services à large bande. Ces échanges ont permis d’identifier les rôles que peuvent jouer toutes les parties prenantes dans les priorités écosystémiques et politiques qui sont nécessaires pour accélérer la connectivité et l’adoption de services à large bande, afin d’encourager la croissance socioéconomique. La prochaine table ronde à laquelle devra prendre part le Directeur Général de l’ARPCE, prévue pour demain mercredi 30 juin, portera sur la « Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF/AfCFTA) » et se concentrera sur le rôle des Télécommunications dans la mise en œuvre effective de l’Accord de Libre Echange, étant donné l’importance de la connectivité à large bande pour faciliter la stimulation du commerce intra-africain dans le cadre de l’accord. Précisons qu’en parallèle de ces tables rondes, le Directeur Général a eu des réunions bilatérales avec ses homologues, parmi lesquels le Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication de Guinée. A cela, il faut aussi ajouter les échanges que le M. le Directeur Général a eus avec les représentants du Groupe Orange France d’un côté, et de l’autre avec les représentants de GSMA. C.P
Congo. Téléphonie mobile : L’ARPCE démantèle un autre réseau frauduleux à Pointe-Noire

Grace à la dextérité de ses agents assermentés, l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE), en partenariat avec les services de Gendarmerie de Pointe-Noire, vient de dénicher un réseau frauduleux de piratage du trafic téléphonique, dans une auberge au centre de la capitale économique. Le cerveau de l’affaire, un citoyen égyptien de 38 ans, arrivé il y a peu sur le territoire national. « Nous avons mis un certain temps pour pouvoir mettre la main sur ce réseau. Le fraudeur très équipé pour déjouer nos initiatives d’enquête a fait preuve de beaucoup d’expérience. C’est au bout de plus d’un mois que nous avons pu détecter, avec une meilleure précision, sa localisation, pour diligenter son arrestation avec le concours des services de gendarmerie, que nous remercions pour leur collaboration », indique Benjamin Mouandza, Directeur des Réseaux et Ressources de Communications Electroniques de l’ARPCE. Les services techniques de l’ARPCE sont sur les traces de ce fraudeur depuis la fin du mois de décembre dernier, date de l’émission du premier signal par les équipements du fraudeur. Parlant d’équipements, il s’agit entre autres d’une SIM Box d’une capacité de 128 SIM, 57 SIM MTN et 71 SIM Airtel en utilisation, en plus de 88 SIM MTN en réserve. A cela il faut ajouter des cartes de recharge et un générateur électrique. M. Benjamin Mouandza souligne que grâce aux équipements dont dispose l’ARPCE, l’institution fait une veille minute par minute. « Ces appareils pour lesquels le Régulateur a investi des moyens colossaux, s’adaptent non seulement aux nouvelles technologies utilisées par les opérateurs de téléphonie, mais nous permettent aussi de détecter, au mètre près, la localisation d’un réseau frauduleux », précise-t-il. Il faut rappeler que suivre et contrôler le trafic téléphonique font partie des missions principales et régaliennes de l’ARPCE, en sa qualité de Régulateur. En effet, ces opérations de démantèlement rentrent dans le cadre du travail ordinaire de l’ARPCE, qui a pour entre autres missions : protéger et garantir à la fois les intérêts de l’Etat, des usagers mais aussi des opérateurs. « Dans le cas d’espèce, les victimes sont à la fois l’état, les opérateurs et les abonnés », renchérit M. Benjamin Mouandza. Ce genre de fraudes imposent des manques à gagner qui se chiffrent en millions de francs CFA, privant ainsi l’état d’une part importante de la taxe sur le trafic international entrant et les opérateurs d’une partie de leur revenu sur le trafic international entrant. « Les abonnés quant à eux sont victimes de la mauvaise qualité des communications, car la qualité de ces réseaux frauduleux n’est pas éprouvée par le Régulateur conformément aux protocoles mis en place. Et, par ailleurs, ils sont surpris de recevoir un appel international avec un préfixe des numéros locaux », explique-t-il. Signalons que lorsqu’un appel international tombe sur un réseau local, le carrier (le transporteur d’appel) paye un droit à l’opérateur local, qui termine cet appel. Les fraudeurs, à l’aide des appareils appropriés détournent ce trafic international entrant via l’internet, le réinjectent dans les réseaux locaux en utilisant des Sim Box. L’opérateur auquel est abonné le destinataire dudit appel le traite comme un appel local. Ce qui fait que le dû à verser à l’opérateur par le transporteur d’appel est capté par les fraudeurs. Pour le chef de l’Antenne départementale de l’ARPCE à Pointe-Noire, M. Augustin Ngoma le manque d’identification préalable de l’abonné pendant la commercialisation de la carte SIM peut contribuer énormément à la fraude téléphonique. « Nous avons récupéré au total 216 cartes SIM activées, auprès de ce fraudeur et nous devons à présent nous assurer qu’elles ont été identifiées ou pas », a-t-il souligné.